26.07.2010

Dixie Bop

Nostalgiques d’Eddy Cochran, de Gene Vincent, d’Elvis et de tous les pionniers du vrai rock’n’ roll ne ratez pas ce rendez-vous !

Dixie Bop revisite tous les « classiques » du genre.

Les organisateurs des fêtes de Genève ont eu la bonne idée (enfin !) de programmer ce groupe fabuleux le jeudi 5 août à 21 heures sur la scène des Clubs au Jardin Anglais.

A ne pas manquer ! Pour ma part, ayant pris mes quartiers d’été sur les hauteurs valaisannes, je n’hésite pas un instant et « descendrai » à Genève pour l’occasion.

02.07.2010

Un petit « drink » au bar du club ?

Hello très Chère, que dirais-tu d’une petite journée au Golf ? Demain, pourquoi pas ? Je mets Jacques-Edouard à l’  « accueil continu » de 7h 30 jusqu’à 18h, fais de même avec François-Henri, comme ça on a la journée pour nous…supeeeeer.

Réuni le mardi 29 juin, réduit à peau de chagrin (5 personnes/16) le Comité d’initiative, « pour l’accueil continu des élèves durant l’école obligatoire » s’est prononcé en faveur du retrait du texte original puisque ses points essentiels sont repris dans le contreprojet de la Commission de l’enseignement du Grand Conseil et adopté en plénière le 27 mai 2010. L’initiative avait été déposée en décembre 2007 munie de 12'500 signatures.

Cette décision a été prise par 4 voix et une abstention, la mienne !

Pourquoi ?

L’idée originale du texte soumis aux citoyens voulait que cet accueil soit réservé aux enfants qui en avaient un urgent besoin, soit ceux dont « les parents exercent une activité lucrative ou qui suivent une formation professionnelle intensive ».

Le Conseil d’Etat, dans son rapport du 7 mai 2008, a conclu que l’IN 141 pouvait être considérée comme entièrement recevable.

Malheureusement, ce texte a été par la suite complètement dénaturé.

Il a en effet suffi qu’un commissaire, libéral et juriste de son état, proclame que cette « distinction entre plusieurs types de familles bénéficiaires est discriminatoire » pour que la dite commission le suive aveuglément et décide tout soudainement de la non-conformité de l’initiative!

Et de voter tout simplement la suppression pure et simple de la phrase litigieuse :

Art. 10A Accueil à journée continue (nouveau)

1 Pendant toute la durée de la scolarité obligatoire, tous les enfants suivant leur scolarité dans l'enseignement public et dont les parents exercent une activité lucrative ou suivent une formation professionnelle intensive peuvent bénéficier d'un accueil continu garanti, du lundi au vendredi, de 07h30 à 18h.

 

Le simple avis d’un commissaire, tout juriste qu’il soit, ne pouvait suffire. Un avis de droit indépendant était pour le moins nécessaire. Le comité d’initiative, tout naturellement, en a fait la demande à la Commission de l’enseignement…qui n’a pas souhaité entrer en matière !!!

Ainsi donc, sans autre forme de procès, c’est au nez et à la barbe de 12500 citoyens signataires du texte original de l’initiative que le Conseil d’Etat a sciemment et proprement détourné l’initiative de son but premier.

Le contreprojet en va de même. Il sera sans doute voté par le peuple…et permettra ainsi à certains d’aller tranquillement faire leur parcours de golf pendant que d’autres s’occuperont tant bien que mal de leurs rejetons.

http://www.ge.ch/legislation/initiatives/f/IN_141.html

 

 

01.07.2010

Mesures d'accompagnement - lettre ouverte aux parents

Il y a bien longtemps que je le dis : les « fameuses » mesures d’accompagnement, pourtant obligatoires pour les élèves en difficulté scolaire, ne sont en réalité que « peau de chagrin ».

 

Cette fois, c’est la Société Pédagogique Genevoise (SPG) qui monte au créneau et qui dénonce fort justement cette triste réalité.

Jusqu'à quand pourrons-nous tolérer cette situation scandaleuse?

 

Voici donc le message que la SPG a envoyé aux enseignants du canton, ainsi que la lettre ouverte adressée à l’ensemble des parents avec copie aux députés du Gand Conseil.

 

Chères et chers collègues,

 

Veuillez trouver en pièce jointe la lettre ouverte que le comité de la SPG adresse aux parents en cette fin d'année scolaire.

Elle dénonce le fait que les moyens promis par le DIP en 2007 pour mettre en oeuvre les dispositifs d'appui ne sont jamais arrivés ; cela met les enseignant-e-s dans une position difficile, voire intenable, vis-à-vis des parents, essentiellement pour des raisons déontologiques.

 

Cette lettre sera diffusée par le comité aux médias, aux député-e-s, aux GAPP et aux APE, etc.

 

 

 

 

 

Société pédagogique genevoise

LETTRE OUVERTE

Aux parents et responsables légaux

des élèves primaires genevois

 

 

 

Dispositif de mesures d’accompagnement

 

 

Madame, Monsieur, chers parents,

 

Depuis l’année scolaire 2007-08, dans chaque établissement primaire, les élèves de fin de 2P à fin de 5P n’ayant pas atteint les objectifs d’apprentissage en français et/ou en mathématiques peuvent être promu-e-s au degré suivant par tolérance ou par dérogation (voir livret scolaire, p.3).

Cette promotion implique, dès la rentrée scolaire, la mise en place de mesures d’accompagnement ; l’objectif est de soutenir de façon ciblée et intensive chaque élève concerné-e afin qu’il-elle puisse combler ses lacunes et poursuivre normalement sa scolarité.

La mise en œuvre d’un tel dispositif exige de l’ensemble de l’équipe enseignante un fonctionnement particulier, directement dépendant de ressources en termes de moyens (effectifs de classes réduits, postes de maîtres-ses d’appui, notamment). Le département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP) avait promis des moyens spécifiques supplémentaires lorsque le règlement de l’enseignement primaire a été modifié en avril 2007.

Extrait de l’exposé des motifs du DIP (4 avril 2007), règlement de l’enseignement primaire (C 1 10.21) :

« Promotion, passage par tolérance ou passage par dérogation d'une année scolaire à l'autre et mesures d'accompagnement

Il est démontré que le redoublement ne constitue pas une mesure efficace de lutte contre l'échec scolaire; il est donc important de n'y recourir qu'à titre exceptionnel. Un élève qui n'a pas atteint le niveau de connaissances et de compétences requis doit pouvoir bénéficier de mesures adaptées, lui permettant de combler ses lacunes tout en poursuivant sa scolarité.

Le Département de l'instruction publique compte renforcer et améliorer le dispositif de mesures de différenciation pédagogique et d'accompagnement des élèves en difficultés, et lui octroyer des moyens supplémentaires.

Cela nécessitera toutefois une redéfinition de ces mesures et l'élaboration d'un concept clair, adapté aux différents types de besoins des élèves. »

Or, depuis l’entrée en vigueur du règlement à la rentrée 2007, rien n’a fondamentalement changé. Contre toute logique, l’enseignement primaire, faute de moyens probablement, continue à faire redoubler les élèves comme par le passé, si ce n’est davantage.

Tableau des redoublements (en %) par degrés des quatre dernières années (source : SRED)

 

Année

1E

2E

1P

2P

3P

4P

5P

6P

Nv livret 2005[1]

2005-06

0.1

0.4

1.7

2.9

0.8

2.1

0.7

1.3

Votation notes

2006-07

0.2

0.4

2.7

3.6

1.2

2.2

1.3

2.0

Nv livret 2007[2]

2007-08

0.2

0.6

2.9

3.8

1.6

1.8

1.9

2.1

Données au 17 nov.

2008-09

0.1

0.6

2.3

3.4

1.6

1.6

1.8

1.4

Face au manque de ressources à disposition, l’association professionnelle et syndicale, la SPG, a relayé tout au long de cette année auprès de la direction générale de l’enseignement primaire (DGEP) et du chef du DIP, M. Charles Beer, les fortes inquiétudes et le mécontentement du corps enseignant[3].

Cette insatisfaction est par ailleurs largement partagée par les directions d’établissement, comme en témoignent les réponses à l’enquête menée par l’Observatoire du fonctionnement de l’enseignement primaire en janvier 2010 :

Extrait des résultats aux questions 33 et 40 de l’enquête de l’Observatoire :

-         Dans quelle mesure êtes-vous satisfait-e, ou non, par rapport aux directives de la DGEP sur les points suivants :

 

Réponses ENSEIGNANT-E-S

Q 40

Insatisfait

Plutôt insatisfait

Plutôt satisfait

Satisfait

Ne s’applique pas

Le fonctionnement des études surveillées

17,29 %

25,07 %

35,93 %

13,93 %

7,68 %

L’organisation des mesures d’accompagnement

31,03 %

33,72 %

21,81 %

6,34 %

7,01 %

La cohérence d’ensemble des mesures de soutien

25,74 %

36,22 %

24,21 %

7,88 %

5,87 %

 

Réponses DIRECTRICES-DIRECTEURS

Q 33

Insatisfait

Plutôt insatisfait

Plutôt satisfait

Satisfait

Ne s’applique pas

Le fonctionnement des études surveillées

18,06 %

41,67 %

29,17 %

9,72 %

1,39 %

L’organisation des mesures d’accompagnement

23,61 %

54,17 %

19,44 %

1,39 %

1,39 %

La cohérence d’ensemble des mesures de soutien

20,83 %

44,44 %

29,17 %

1,39 %

4,17 %

Malheureusement, malgré ces faits et les nombreuses alertes et revendications, aucun ajustement déterminant n’a été apporté en vue de réunir les conditions indispensables pour offrir de réels soutiens pédagogiques spécifiques aux élèves.

Certes, les directives peuvent encore être modifiées durant l’été et les études surveillées intensifiées à la rentrée. Toutefois, sans véritables moyens en termes de postes, il est difficile d’imaginer un changement bénéfique pour les élèves en difficulté.

Le corps enseignant consacre toute son énergie à l’accomplissement de sa mission, avec toute l’exigence et l’efficacité requises. Mais les professionnel-le-s de l’éducation savent aussi qu’il serait possible de faire encore mieux si les moyens promis leur étaient accordés.

Ainsi, d’un point de vue avant tout déontologique, un grand nombre d’équipes enseignantes se trouvent empruntées car elles manquent d’éléments pour garantir qu’à la rentrée 2010, la mise en place de ce dispositif d’appui sera pleinement effective.

La SPG, par souci de vous informer au mieux, relaie la profonde préoccupation du corps enseignant et se voit obligée de vous annoncer en cette fin d’année scolaire que, si aucune ressource supplémentaire n’est fournie à la rentrée 2010, plusieurs établissements, dont celui de votre enfant peut-être, devront selon toute vraisemblance renoncer à dispenser certaines prestations de soutien dues aux élèves.

Concrètement, la SPG attend que le DIP défende et obtienne de la part du parlement des moyens extra-budgétaires dès la rentrée du 30 août 2010. Ces postes doivent servir à renforcer l’encadrement, à faire baisser la moyenne d’élèves par classe à 18 par exemple (au lieu de 20 actuellement) afin de lutter contre l’échec scolaire et, in fine, améliorer la qualité de l’enseignement pour toutes et tous.

 

Le comité vous remercie de votre attention et de votre compréhension, espère votre soutien et vous présente, Madame, Monsieur, chers parents, ses salutations les meilleures.

Le comité de la SPG

 



 

 

 

21.06.2010

Peur de finir en EMS ?

Qui mieux que mon frère pouvait transcrire ce que tous deux nous ressentons. Voici donc sa chronique parue dans Migros Magazine No 25 du 21 juin 2010.

 

Je ne retournerai plus à l’EMS où je rendais visite à ma mère depuis trois ans et demi.

Je n’ai plus de raison de m’y rendre. Bizarrement, je m’aperçois que ce petit univers, ce microcosme va me manquer: résidants, aides soignant(e)s, infirmière(s), animatrices, serveuses de la cafétéria. Je m’y sentais chez moi, avec l’impression parfois d’être comme dans le café d’Amélie Poulain ou un roman d’Anna Gavalda.

Franchir la porte d’entrée, grimper à l’étage par l’escalier ou par l’ascenseur, m’asseoir avec pensionnaires et familles à la cafétéria... ces trois ans et demi m’en ont appris. (Faites pareil, rien n’interdit de rendre ce genre de situation enrichissante).

 Je sais, la plupart des personnes qui ont dû se résigner à vivre là s’en plaignent. Elles voudraient «partir d’ici», retrouver leur «chez soi», ne pas passer leur temps à «attendre».

Quoi? la même chose que nous tous, au fond.

Il en est qui n’ont jamais de visite – et l’on se sent triste pour elles. N’empêche, simple hypothèse de ma part, si autour d’une table et dans quelque au-delà, les pensionnaires pouvaient évoquer leurs souvenirs d’EMS – comme de vieux combattants évoquent les batailles d’antan – que diraient ces personnes?

Je ne suis pas sûr qu’avec le recul, elles peignent de leur dernier lieu de vie le noir tableau qu’on imagine, et qui nous effraie tant, nous qui courons encore au soleil.

 Comme nous le faisons tous à propos des circonstances difficiles de la vie, n’en retiendraient-elles pas, avant tout, les moments heureux, riches d’humanité: la caresse sur leur bras, dans leur dos ou sur leur joue de telle aide soignante, infirmière, animatrice, le sourire de celles-ci, leur gentillesse et leur douceur, leur façon d’être et de créer autour d’elles une atmosphère de vie. Ce sont des métiers où l’art consiste parfois à porter avec attention et délicatesse, en étant avec elle ou lui, la cuillère à la bouche de qui n’est plus capable de la tenir de ses propres doigts, et qui ouvre désormais la bouche comme l’oisillon recevant la becquée.

Bien sûr, tout ça n’a rien de la vie en rose, mais c’est la vraie vie, en sa réalité la plus palpable  et concrète, quand on est ramené à l’essentiel, et qu’une humanité authentique affleure dans les rapports avec autrui.

Non, finir en EMS n’est pas forcément tragique. Est-ce que j’idéalise?

J’ai vu. J’ai vu là des gens dont je ne soupçonnais pas l’existence. Un vieux monsieur hongrois au nom imprononçable que nous appelions «Monsieur C’est cela» (car l’expression revenait souvent dans sa bouche). Il écrivit jadis un roman que je suis en train de commander sur Internet: j’ai envie d’en savoir plus sur ce qu’il fut. Un autre qui espérait franchir le cap des 100 ans avec autant d’aisance qu’il avait magnifiquement franchi à pied les Alpes dans sa jeunesse, du Tessin à Genève, mais qui n’y parvint pas, même si jusqu’au dernier jour, il mit un point d’honneur, impeccablement vêtu, à utiliser ses jambes pour descendre et monter l’escalier menant à l’étage plutôt que d’emprunter l’ascenseur.

J’ai vu que le 90% du personnel était composé de personnes d’origine étrangère: frontaliers, Françaises à l’accent méditerranéen, Portugais(es), Kosovar(e)s, Malienne, etc. Je me demande ce que nous ferions sans elles. N’apportaient-elles pas en cet EMS une joie de vie, une attention à l’autre, une capacité d’empathie que les Suisses ont peut-être perdue, à force d’être les chanceux de l’Histoire?

 Ne se pourrait-il pas que les moments les plus vrais de la vie soient en ses extrémités: en son commencement, quand on est un petit enfant, en son achèvement, quand il n’y a plus d’autre nécessité que de goûter la saveur d’être, le simple sentiment d’exister? Tout le reste, la vie «active», n’étant en fait qu’une parenthèse largement remplie de toutes sortes d’activités superficielles et futiles? Se pourrait-il qu’il nous faille, vous et moi, attendre d’entrer en EMS pour apprendre à vivre?

 

19.06.2010

La mauvaise foi du Conseil d’Etat ou comment « botter en touche » !

On se souvient de la « fameuse » directive que Madame Guerrier, directrice de l’enseignement primaire, avait adressée à l’ensemble des écoles du canton.

 

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/05/11/hyp...

 

Celle-ci avait alors fait l’objet d’une interpellation de la part du député Jean Romain.

Aujourd’hui, on prend connaissance de la réponse du Conseil d’Etat.

 

Jugez plutôt de quelle manière celui-ci esquive le vrai problème:

 

Cette note mentionnait clairement, texte en gras et souligné, que « le passage de la 1re enfantine à la 2ème primaire était automatique ».

 

Une formule bien différente de celle qu’on peut lire dans la réponse du Conseil d’Etat :

 

« … conformément à la loi et au règlement, en 1re enfantine, 2e enfantine et 1re primaire l'évaluation n'est pas certificative, mais centrée sur la progression de l'élève ».

 

Des propos parfaitement corrects et conformes à la loi…

Mais…voilà, le Conseil d’Etat se garde bien de souligner l’illégalité dans laquelle le DIP s’était englué. Ce n’est en effet qu’en fin de réponse, dans un paragraphe bien alambiqué, qu’on perçoit une reconnaissance toute mesurée de cette illégalité, d’une erreur éventuelle de la part de la Direction…mais en était-ce vraiment une ?

 

Peut-être des excuses ? Pensez-vous, que nenni…

 

Plutôt que de faire clairement amende honorable, le Conseil d’Etat se borne à prétendre que le seul et simple motif du retrait de cette directive est le fait qu’elle «ne prévoyait pas de redoublement en 1re primaire… »  !!!

 

Une belle réponse de politicards.

 

Peut-on encore se réjouir que « les dispositions réglementaires ont été rappelées aux directrices et directeurs d'établissement » ?

 

Hum !!!

 

Texte de l’IUE et réponse donnée :

http://www.geneve.ch/grandconseil/data/texte/IUE00985A.pd...

 

Ma question est la suivante :

Comment se fait-il que cette directive de la direction de l’enseignement primaire viole la loi sur l’Instruction publique à son Art. 27-2 ?

 

REPONSE DU CONSEIL D’ETAT

 

En matière d'évaluation et de promotion des élèves, la loi C 1 10 sur l'instruction publique et le règlement C 1 10.21 de l'enseignement primaire définissent respectivement les principes et leurs modalités d'application. Pour apporter davantage de précisions, une directive sur l'évaluation et les compétences des élèves a été adressée à l'ensemble du corps enseignant le 20 janvier 2010.

Le 29 janvier 2010, en réponse à certaines interrogations d'enseignantes et enseignants, une note de service, objet de l'interpellation, a été éditée pour compléter la directive en mentionnant notamment, conformément à la loi et au  règlement, qu'en 1re enfantine, 2e enfantine et 1re primaire l'évaluation n'est pas certificative, mais centrée sur la progression de l'élève.           

C'est parce que cette note ne prévoyait pas de redoublement en 1reprimaire, pourtant prévu dans la loi et présent dans les faits, qu'elle a été retirée et les dispositions réglementaires rappelées aux directrices et directeurs d'établissement.

La directive sur l'évaluation et les compétences des élèves sera revue pour la rentrée 2010 afin d'y intégrer toutes les précisions nécessaires, rendant ainsi possible l'application stricte et sans ambiguïté du cadre légal et règlementaire.

Conformément à ce qui a déjà été développé publiquement, il convient de répéter que compte tenu de ses omissions, puisqu'elle a rapidement nécessité une note de service – qui s'est par ailleurs révélée contraire à la loi C 1 10 et au règlement C 1 10.21 – cette directive n'aurait incontestablement pas dû être validée, elle non plus.

Au bénéfice de ces explications, le Conseil d’Etat vous invite, Mesdames et Messieurs les Députés, à prendre acte de la présente réponse.

 

11.06.2010

Le Président du DIP, tel un illusionniste

Monsieur Charles Beer était l’invité de Pascal Décaillet, ce matin, au 7 à 8 sur les ondes de Radio Cité.

 

http://www.radiocite.ch/menu-143-39-07h08h-%3A-p-decaille...

 

Ainsi donc, le Conseiller d’Etat, contrairement au Président français, préfère « consulter » plutôt qu’ « imposer ».

Le mot est lâché : CONSULTER.

Fort bien ! A condition que cette consultation serve à quelque chose, qu’on tienne compte du résultat. Mais voilà, Monsieur Beer a sa manière de faire, bien à lui. Quel que soit le résultat du sondage, comme à son habitude, il n’en démordra pas. Il s’en tient à son idée première comme si c’était parole d’évangile.

L’argument paraît de taille : le respect du rythme de travail des enfants. Seulement voilà, on trouvera autant d’ «experts » qui prétendront qu’un jour de congé en milieu de semaine est dommageable pour les écoliers que d’autres qui , au contraire, avanceront que ce « break » est salutaire puisqu’il permet de s’adonner à toutes sortes d’activités des plus bénéfiques (sport, musique, théâtre, etc.)

Donner l’illusion d’être à l’écoute tout en imposant son diktat, tout un art !

Car enfin, le résultat de la consultation était très clair : augmentation de l’horaire scolaire, oui, mais, de manière très majoritaire, pas le mercredi matin ! D’autres solutions existent…mais elles ne plaisent pas au président du DIP.

Hum…ça sent le référendum à plein nez !

 

Pour mémoire, les deux textes publiés il y a peu de temps sur ce blog :

 

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/03/26/hum...

 

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/03/27/hor...

31.05.2010

Le DIP se fout du monde

On se souvient qu’au début du mois de mai, une interpellation urgente écrite (IUE) avait été adressée au secrétariat de Grand Conseil :

 

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/05/07/bon...

 

La réponse du Conseil d’Etat est tombée en fin de semaine :

 

http://www.ge.ch/grandconseil/data/texte/IUE00971A.pdf

 

Constat : confirmation du « bricolage » dénoncé dans la question posée par le député Jean Romain.

Jugez plutôt :

IUE :

Face à ces carences, le DIP a recours à des solutions de bricolage pour combler le manque d’appui manifeste :

Ce sont les titulaires de classe qui sont mis à contribution et qui doivent aller faire de l’appui chez leurs collègues pendant que leurs propres élèves sont pris en charge par un MS (maître de discipline spéciale, dessin, gym, etc.). En plus du fait que l’organisation de ce genre de pratique est quasi impossible…

 

Réponse du CE :

Les mesures d'accompagnement prennent plusieurs formes: travail en

classe, en demi-classe, travail en groupes restreints, interventions de maîtres

spécialistes et d'enseignantes et d'enseignants chargés du soutien pédagogique.

!!!!! ???

 

IUE :

De manière assez astucieuse, le DIP a entremêlé les heures d’étude surveillée avec des heures d’appui. Deux entités de nature différente, facultatif pour l’une et obligatoire pour l’autre. Les études surveillées (facultatives) sont destinées à tous les élèves qui ont la possibilité ainsi de faire leurs devoirs sous l’autorité d’un adulte. Les heures d’appui (obligatoires) avec d’autres élèves, afin de les mettre à niveau.

 

Réponse du CE :

Mais aussi mise en place progressive d'appuis en dehors du temps scolaire avec l'introduction d'études surveillées dans l'ensemble des établissements du canton

!!!!!!! ???

 

A noter tout de même que le Conseil d’Etat, en conclusion, s'engage à ….améliorer la qualité de l'enseignement primaire ainsi:

 

développement des mesures d'accompagnement….

 

si si !!!!

 

Pas de panique donc, on y travaille, soyez patients…y a pas le feu, ça ne fait jamais que 3 ans qu’elles devraient être effectives !

22.05.2010

Des arguments qui ne tiennent pas la route

L’excellent article de Jérôme Faas dans la Tribune de Genève de ce samedi m’amène à vous faire part d’un certain nombre de remarques.

http://www.tdg.ch/geneve/actu/eleve-quarante-redouble-1re...

 

Constat

Il se trouve que le nombre d’élèves qui redoublent en 1ère primaire, ils sont donc en difficulté scolaire, est important.

Dès lors, peu importe les divergences que l’on peut observer sur les bienfaits ou non du redoublement. Ce qui est primordial, c’est de trouver des solutions qui puissent aider ces enfants.

Qu’en est-il alors ? Quelles sont les propositions avancées par Monsieur Beer, président du DIP ?

Au début de son mandat,  il m’avait affirmé qu’il n’était pas un pédagogue mais un politicien, ses vues  vont bien évidemment dans ce sens. Est-ce la peur d’affronter certains députés, particulièrement celui qui ne se soucie que de l’aspect financier? Voilà que le conseiller d’Etat annonce clairement qu’  « il se refuse à toute hausse budgétaire »!

Et de proposer « ses » solutions :

1.    L’école obligatoire à 4 ans.

Elle permettrait de « caler les apprentissages fondamentaux dès cet âge ». On le sait très bien, c’est plus tard que ces apprentissages, notamment celui de la lecture, se mettent en place, soit justement dès la 1ère primaire. Ce serait à ces « petiots » de 4 ans que, désormais, les enseignants vont inculquer des « apprentissages fondamentaux », j’ai de la peine à l’imaginer.

A cet âge, la priorité sera donnée à leur socialisation.

 

2.    La formation des enseignants axée sur l’apprentissage de la lecture.

Eh bien, là encore, j‘émets de sérieux doutes. Quand on sait ce que vaut réellement cette formation.

http://www.arle.ch/formation-des-maitres/instituteurs

 

L’argument invoqué par Monsieur Beer peine à tenir la route. Tant que l’idéologie dominante restera ce qu’elle est dans cet institut de formation, tant que, pour l’apprentissage de la lecture, on continuera à y prôner des méthodes globales ou semi-globales, aux résultats catastrophiques, on continuera à foncer dans le mur.

http://www.arle.ch/apprentissage-de-la-lecture

 

http://www.arle.ch/images/stories/file/primaire-oct-2007....

 

3.    L’augmentation de l’horaire scolaire.

Certes l’horaire scolaire de l’écolier du primaire devra augmenter mais dans des proportions infimes. En effet, comparativement aux autres cantons romands, force est de constater que c’est essentiellement au niveau du Cycle d’Orientation qu’il y a un déficit d’heures d’enseignement à Genève. Encore un argument « bidon ».

Pourtant, c’est au Cycle d’Orientation qu’il est prévu d’injecter 33 millions afin de mettre en place ces fameuses « passerelles ».

Voilà qui me paraît totalement illogique.

Le « mal » doit être pris à la racine, dès les premières années de scolarité. Ne serait-il pas plus judicieux alors de mieux répartir ces moyens financiers entre les deux ordres d’enseignement, voire de les augmenter ?

Se donner les moyens de….respecter la loi…elle qui stipule que les mesures d’appui au primaire sont OBLIGATOIRES pour les élèves en difficulté scolaire.

17.05.2010

Le Président du DIP : un politicien habile, un vrai de vrai

 

Communiqué de presse

 

Charles Beer: "J'ai immédiatement retiré la circulaire Guerrier".

 

Ce matin, dans un débat qui l’opposait à Jean Romain, en direct dans le 7-8 de Pascal Décaillet, sur Radio Cité, le conseiller d’Etat chargé de l’Instruction publique, Charles Beer, a reconnu que la « circulaire Guerrier », émanant de la direction de l’enseignement primaire, allait à l’encontre de la loi. « Je l’ai immédiatement retirée », a ajouté Charles Beer.

 

La « circulaire Guerrier », du nom de Thérèse Guerrier, directrice de l’enseignement primaire, est une directive décrivant comme « automatique » le passage de 1E à 2P. Alors que la loi sur l’instruction publique (article 27, alinéa 2) stipule exactement le contraire.

 

Vous pouvez écouter ce passage, ainsi que le débat Charles Beer / Jean Romain en cliquant sur le lien suivant :

 

http://www.radiocite.ch/menu-143-39-07h08h-%3A-p-decaille...

 

Avec nos cordiales salutations.

 

L’équipe du 7-8

 

 

Hum ! Bien bien, Monsieur Charles Beer admet la chose mais…qu’en est-il de la question essentielle qui lui est posée lors de ce débat :

 

Comment près de 100 directeurs ayant reçu cette fameuse circulaire depuis 4 mois ont-ils pu rester sans réaction aucune durant tout ce temps?

 

Vous apprécierez la manière dont Monsieur Beer « botte en touche » quant à sa réponse…et d’en profiter pour détourner l’attention en mentionnant un sujet tout à fait étranger à celui qui nous occupe aujourd’hui : le futur nouvel horaire scolaire des écoliers.

 

C’est ce qu’on appelle un joli tour de passe passe.

 

 

 

 

 

 

16.05.2010

Ce que cache l’affaire de la circulaire Guerrier

Invité sur ce blog, de Jean Romain:

La direction du primaire va renvoyer une circulaire sur le passage non-automatique de la 1P à la 6P, pour remplacer la directive Guerrier, qui prônait le contraire. On plaide l’erreur de vocabulaire ! Contrainte à la palinodie, la Direction ne s’excuse pas d’avoir violé la loi sur l’instruction publique à son art. 27. On s’est trompé, c’est tout. Mais qui est dupe de cette feinte ?

 

Ce qui se cache derrière l’affaire Guerrier, dont cette circulaire n’est que la partie visible, c’est la profonde déliquescence de cet ordre d’enseignement. On ne sait plus où on en est.

 

D’une part, l’idéologie dominante, qui a perverti tous les étages de la hiérarchie prône une école du minimum, de la médiocrité, du moindre effort, et cela en vue de modifier la société trop sélective et prétendument élitiste. L'idée qu'on peut changer le monde en agissant sur les enfants, écrit Hannah Arendt, est une utopie politique mise en œuvre dans les régimes dictatoriaux. Derrière cette idéologie pernicieuse, se cache la volonté de passer de l’égalité des droits (idée républicaine) à l’égalité des personnes (idéologie prônée par les « sciences » de l’éducation). Bien sûr, pour que les personnes soient égales, il faut trouver le PPCM, le plus petit commun multiple. Je pense même que c’est là la base idéologique de HarmoS.

 

D’autre part, le frein marqué à la dérive pédagogiste par la fameuse votation sur les notes, en septembre 2006, qui a sonné le début de la fin pour la visibilité de cette idéologie. En tout cas, la Rénovation au Primaire s’est brusquement arrêtée. Le peuple, ce jour-là, ne voulait plus de ceux qui ont fait main basse sur l’école. Mais ceux-là même qui se trouvaient aux premiers rangs ont simplement dû se masquer pour continuer leur travail de sape, à plus bas bruit.

 

Or chez nous, les défaites politiques n’ont aucune incidence sur les responsables en place. Les choses changent mais tout continue avec les mêmes dont on ne peut raisonnablement penser qu’ils n’entendent pas tourner leur veste. Le masque a changé, les objectifs sont identiques.

 

Le récent ajout à cette hiérarchie de 91 directeurs coulés dans le même moule idéologique facilite le travail des pédagogistes : en augmentant l’épaisseur du paravent, ils évoluent plus aisément dans la brume hiérarchique. Ce qui donne, parfois, cette circulaire qu’ils ont fait signer par une directrice acquise à leurs idées.

 

 

 

 

 

15.05.2010

Epilogue ? Le DIP plaide …l’erreur !!!

Ainsi donc le DIP reconnaît que la note de service envoyée par Mme Guerrier est parfaitement illégale (lire l’article de Jérôme Faas dans la tribune de Genève du jour ainsi que mes billets précédents).

Comment est-ce possible ?

Prise les doigts dans la confiture, voilà que la direction générale, coiffée de sa plus belle auréole, vient prétendre qu’il s’agit d’une petite erreur, d’une « maladresse de vocabulaire » !! Celle-ci sera corrigée par l’envoi d’une circulaire rectificative.

De qui se moque-t-on ? Ce n’est pas sérieux.

La réalité est toute autre.

Il n'y a pas d'erreur de la part des directeurs du primaire, il y a un esprit faussé et rongé par les théories des « pédagogistes » qui ne veulent toujours pas reconnaître la défaite de 2006.

La Direction de l’enseignement primaire est encore « truffée » de gens endoctrinés par cette idéologie qui a miné l’école pendant des années. Ils n’hésitent pas, s’il le faut, à violer la loi pour tenter de la faire passer.

A force d’avoir multiplié à outrance la hiérarchie dans l’enseignement primaire, le président du DIP y a installé des directeurs d’établissement qui, eux aussi endoctrinés, cautionnent ces théories et s’y confortent. Cette pseudo erreur prouve manifestement que la plus dangereuse des gabegies s’est instaurée au sein de cette Direction.

Comment expliquer sinon l’absence de réaction de la part des 94 directeurs d’établissement face à cette directive qui date pourtant du mois de janvier 2010 ?

Cette erreur leur aurait-elle échappé ?

Allons, allons, essayé... pas pu pour cette fois !

Sur le même sujet, un excellent billet de Pascal Décaillet :

http://pascaldecaillet.blog.tdg.ch/archive/2010/05/15/la-...

 

Pour la petite histoire, j’ai appris, à la lecture de l’article de Monsieur Faas, que Monsieur Beer avait « décidé de ne plus commenter » mon blog !

Ah, bon ? C’est que ça lui serait arrivé ? Je n’ai pas souvenir d’un quelconque commentaire de sa part…ou alors….sous quel pseudo ?

14.05.2010

Pourquoi le passage promotionnel des élèves de 1E à 2P devrait-il être automatique ?

 

Les visées ne sont assurément pas les mêmes, il est pourtant un point sur lequel nous nous accordons, la Société Pédagogique Genevoise (SPG) et moi-même :

L’illégalité dans laquelle se trouve le DIP.

Voici en effet un extrait du texte paru en janvier 2010 dans le journal l’Educateur, rubrique « En bref » :

Osée, la DG !

Les bien-pensants et autres béni-oui-oui qui jouent les vierges effarouchées dès qu’on ose remettre en question une loi ou un règlement devraient prendre exemple sur la direction générale ! Cette dernière affirme que le passage est automatique de la 1P à la 2P alors que la loi, depuis la victoire de l’initiative pour le maintien des notes, dit exactement le contraire. Un acte courageux qu’il faut saluer. Encore un effort et les effets néfastes de cette votation perdue, que la SPG ne cesse de dénoncer, ne seront bientôt plus qu’un mauvais souvenir !

Le député Jean Romain est passé aux actes. Il a déposé une IUE (interpellation urgente écrite) au secrétariat du Grand Conseil. Il s’en explique ce matin, sur les ondes de Radio Cité.

http://www.radiocite.ch/menu-143-217-07h08h-%3A-p-decaill...

La question est donc posée:

Comment cela se fait-il que cette directive de la direction de l’enseignement primaire viole la loi sur l’Instruction publique à son Art. 27-2 ?

 

Pour mémoire, mes deux précédents billets :

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/05/11/hyp...

 

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/05/12/la-...

 

 

 

 

12.05.2010

La loi serait-elle interprétée…

Suite à mon précédent billet et certains commentaires dont il a fait l’objet, je constate avec étonnement combien on peut interpréter un texte de loi.

Soyons donc clair, point besoin, me semble-t-il, de juristes pour cela.

1.    Le texte de l’initiative a été accepté, cet article unique est devenu le texte de loi

2.    Il concerne les 6 degrés du primaire, soit de la 1P à la 6P

3.    En ce qui concerne ces 6 degrés, le passage de l’un à l’autre n’est PAS AUTOMATIQUE

4.    Ce passage  est conditionné aux notes dès la 3P

5.    Il n’y a pas de notes en 1P ni en 2P, dès lors, ce sont les appréciations que l’élève a obtenues durant ces années qui  doivent conditionner son passage dans le degré suivant

6.    En aucun cas toutefois  son passage en 1P ou en2P ne saurait être automatique comme l’ « ordonne » Madame Thérèse Guerrier, directrice de l’enseignement primaire, dans sa note aux directeurs d’établissement.

 

Il n’y a donc pas photo, le DIP est tout simplement hors la loi.

 

A noter encore, comme le dit Monsieur Pierre Losio dans son commentaire,

(voir billet précédent http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/05/11/hyp...)

que les degrés 1P et 2p sont d’une importance capitale.

Le laxisme constaté au sujet de la promotion de l’un à l’autre est inadmissible !

11.05.2010

Hypocrisie et malhonnêteté au DIP

Voilà qu’une fois de plus le DIP est hors la loi.

Directrice de l’enseignement primaire, Madame Thérèse Guerrier a adressé une note aux directeurs d’établissement qui sont chargés de la faire appliquer par les enseignants.

Au point 6 de ce document, on lit avec effarement que :

 

6. Passage d'un degré à l'autre :

Promotion de 1E à 2P,

 

le passage d'un degré à l'autre est automatique.

 

Pourtant le texte voté en 2006, accepté par près de 76% de la population, était très clair. Le point 2 plus précisément pour ce qui concerne le sujet de ce billet.

Voyez plutôt :

Article unique

Loi sur l'instruction publique (RS/GE C 1 10)

Article 27 (nouvelle teneur)

1. L'école primaire comprend six degrés ou années d'étude.

2. Le passage d'un degré à l'autre n'est pas automatique.

3. Les conditions de promotion annuelle des élèves sont déterminées, à partir de la 3e année primaire, par une évaluation continue, chiffrée (de 1 à 6) et certificative.

4. Les normes de promotion et les conditions d'admission des élèves sont fixées par le règlement.

 

Voilà qui est tout simplement scandaleux.

C’est de manière totalement malhonnête que le DIP se permet de violer la volonté populaire.

 

Combien de temps encore les députés du Grand Conseil, chargés d’élaborer la loi, se laisseront-ils berner ? Combien de temps accepteront-ils que le pouvoir exécutif ignore le législatif, se moque des députés, élus par le peuple, en omettant consciemment d’appliquer la loi dont ils sont responsables?

07.05.2010

Bonne question posée au DIP !

Le député Jean Romain vient de déposer une interpellation urgente au secrétariat du Grand Conseil. Je vous en livre la teneur ci-dessous. On se réjouit déjà de lire la réponse qui lui sera faite….

Voici également le lien qui vous permettra d'écouter les explications de Jean Romain au micro de Pascal Décaillet:

http://www.radiocite.ch/menu-143-39-07h08h-%3A-p-decaille...

                      

Interpellation urgente écrite

Que compte faire le DIP pour mettre en place à l’école primaire des mesures d’accompagnement dignes de ce nom et efficaces ?

Le nouveau règlement de l’enseignement primaire, issu de la votation de septembre 2006, est en vigueur depuis la rentrée 2007, soit depuis 3 ans. Ce règlement stipule que les élèves promus par dérogation ou par tolérance sont tenus de suivre des mesures d’accompagnement à caractère obligatoire. Or, ces mesures sont restées à l’état embryonnaire.

 

Au lieu de s’occuper de ce problème prioritaire, le DIP a préféré mettre en place un nouveau fonctionnement de l’enseignement primaire, essentiellement structuré autour de la nomination de 94 directeurs d’établissement, soit en quadruplant les forces hiérarchiques (25 inspecteurs auparavant). De ce fait, les moyens disponibles sont gaspillés.

 

Aujourd’hui, les mesures d’accompagnement ne sont que des réponses fort lacunaires. Le DIP a nommé 112 enseignants dits ECSP (enseignants chargés du soutien pédagogique). Un nombre insuffisant. Selon un document du SRED, calcul fait, il y a près de 4600 élèves concernés par ces mesures d’accompagnement, soit une moyenne de plus de 41 élèves par ECSP. Ce n’est pas sérieux. Et il semble même que le DIP envisage de diminuer, peut-être même de supprimer ce poste dans certaines écoles, alors qu’il y a de plus en plus de classes en double degré.

 

Face à ces carences, le DIP a recours à des solutions de bricolage pour combler le manque d’appui manifeste :

 

-          Ce sont les titulaires de classe qui sont mis à contribution et qui doivent aller faire de l’appui chez leur collègues pendant que leurs propres élèves sont pris en charge par un MS (maître de discipline spéciale, dessin, gym, etc.). En plus du fait que l’organisation de ce genre de pratique est quasi impossible au primaire, cette mesure est critiquable car elle transforme radicalement la profession d’instituteur en lui faisant perdre son caractère de généraliste.

 

-          De manière assez astucieuse, le DIP a entremêlé les heures d’étude surveillée avec des heures d’appui. Deux entités de nature différente, facultatif pour l’une et obligatoire pour l’autre. Les études surveillées (facultatives) sont destinées à tous les élèves qui ont la possibilité ainsi de faire leurs devoirs sous l’autorité d’un adulte. Les heures d’appui (obligatoires) avec d’autres élèves, afin de les mettre à niveau.

 

-          Avec la nouvelle augmentation de l’horaire scolaire du mercredi matin, le DIP prévoit d’instaurer des heures d’appui. Malheureusement celles-ci ne concernent que les « petits » degrés (de la 1ère E à la 1ère P) ce qui est curieux : comme si les élèves plus âgés n’en avaient pas besoin. Or le document du SRED démontre que le problème de l’échec scolaire augmente au cours des années scolaires.

 

 

Ma question est donc la suivante :

 

Qu’attend le DIP pour mettre sur pied à l’école primaire un système d’accompagnement énergique pour les élèves promus par tolérance et par dérogation ?

 

Que le Conseil d’État soit vivement remercié par avance pour la réponse qu’il apportera à la présente interpellation.