07/06/2017

Bref aperçu des âges de la vie

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Le papier détaillé que Jean-Louis Kuffer consacre au livre de mon frère «Bref aperçu des âges de la vie» sur son excellent blog littéraire, repris en France par Mediapart. Le livre est partout en librairie.

 

 

JEAN-LOUIS KUFFER

Chroniques de La Désirade (9)

À propos d'un livre amical proposant un Bref aperçu des âges de la vie. Où Jean-François Duval prouve qu'on peut être philosophe en méditant assis devant son chien, un couteau à pamplemousse ou sa vieille mère peinant à nouer ses lacets...

Jean-Francois Duval est à la fois un jeune fou et un vieux Monsieur posé, un enfant couratant en tous sens et le penseur de Rodin, un auto-stoppeur de tous les âges, l'homme de Cro-Magnon et le gérontonaute du futur - mais qui est au fond ce type qui ose dire JE et ne fait à vrai dire que ça sans s'exhiber pour autant devant sa webcam: plus discret, plus pudiquement réservé, plus débonnairement délicat ne se trouve pas souvent chez un JE qui n'est autre que notre NOUS multiface. Je suis donc nous sommes, pense en somme Jean-Francois Duval, et tous nos MOI volent en éclats après autant de mues, à travers les âges, pour se reconnaître dans cette universelle fiction verbale du JE. Au commencement était le verbe: JE suis donc Je pense donc j'écris, etc.

Marcel Proust a fait l'inventaire pléthorique, dans sa Recherche du temps perdu, des multiples MOI de son Narrateur (l'un de ses MOI et plus encore), et de leurs transformations à travers les années et les circonstances, de leur effacement occasionnel ou de leur réapparition fortuite sous un effet non moins imprévu (le coup de la madeleine ou du pavé inégal), mais le JE qui gribouille ses cahiers est unique par sa voix et son ton, comme est unique la voix du rabbi juif Ieshoua (dixit André Chouraqui) ou le ton du poète beatnik Charles Bukowski.

D'une façon analogue, mais avec un grain de sel de modestie narquoise, quelque part entre le pédagogue humoriste Roorda et le pédéraste ironiste Oscar Wilde, le compère Duval regroupe ses MOI et les nôtres pour leur faire danser le madison, cette danse en ligne des sixties en laquelle il voit une sorte d'image du collectivisme bien tempéré, notant au passage que l'amer Michel Houellebecq gagnerait peut-être à s'y mettre. Bref, le JE du meilleur ami de sa chienne mène la danse et nos MOI fusionnent dans le temps en hologramme palimpsestueux...

Comme le précise Wikipedia, Jean-Francois Duval, auteur d'une dizaine de livres, a longtemps disposé de ce sésame qu'est une carte de presse, qui lui a permis de rencontrer quelques grands écrivains et autres clochards dont il a documenté la vie quotidienne. C'est à ce titre sans doute qu'il a rencontré Alexandre Jollien, qui le gratifie ici d'une préface très fraternelle.

Or c'est avec le même passe-passe qu'un jour, rencontrant moi aussi Jollien après la parution de son premier livre, je vécus cet épisode qui pourrait être du pur Duval. À savoir que, ce jour-là, après que le fameux Alexandre se fut pointé à notre rendez vous à bord d'une espèce de grand tricycle, et nous trouvant à la porte de son bureau, il me pria d'insérer à sa place la clef dans la serrure pour pallier sa maladresse d’handicapé – après quoi le philosophe, tel un albatros désempêtré de son grand corps patapouf, s'envolait sur les ailes de la pensée de Boèce !

J'ai fait allusion à la chienne de Duval, qui est elle-même une question philosophique sur pattes, mais une anecdote encore à propos de Jollien, en promenade avec son ami au parc Mon-Repos de Lausanne dont les volières jouxtent un bassin à poissons rouges. Alors Alexandre à Jean-François : "Plutôt oiseau où poisson ?" Et Jean-François: plutôt oiseau, avec des ailes pour gagner le ciel. Mais Alexandre : plutôt poisson, pour échapper aux barreaux...

Ainsi ce Bref aperçu des âges de la vie fait-il valoir de multiples points de vue qui, souvent, se relativisent les uns les autres sans forcément s'annuler, et c'est là que l'âge aussi joue sa partie.

Puisant ses éléments de sagesse un peu partout, Duval emprunte à Jean-Luc Godard, rencontré à Rolle au milieu de ses géraniums, l'idée selon laquelle les âges les plus réels de la vie sont la jeunesse et la vieillesse. Georges Simenon pensait lui aussi que l'essentiel d'une vie se grave dans les premières années, et à ce propos l'on retrouve, dans le livre de Duval, le charme et la totale liberté de parole des dictées du vieux romancier. Pour autant, Duval se garde d'idéaliser l'enfance ou l'âge de la retraite (ce seul mot d'ailleurs le fait rugir), pas plus que le familier des beatniks n'exalte les années 60 en général ou mai 68 en particulier.

Philosophiquement, au sens non académique en dépit de ses multiples allusions à Spinoza ou Sartre, Wittgenstein ou Camus, entre autres, Jean-Francois Duval s'inscrit à la fois dans la tradition des stoïciens à la Sénèque ou des voyageurs casaniers à la Montaigne, et plus encore dans la filiation des penseurs-poètes américains à la Thoreau, Emerson ou Whitman, avec une propension de conteur humoriste à la Chesterton ou à la Buzzati, toutes proportions gardées.

À cet égard, Duval ne pose jamais ni ne cherche à en imposer. Un pédant le raccordera peut-être à l'empirio-criticisme pour sa façon de découvrir l'essence de l'esprit critique dans le couteau courbe à pamplemousse, mais il n'en demande pas tant, et sa façon de constater la disparition du sentiment sartro-camusien de l'Absurde relève de l'observation non dogmatique.

À juste titre aussi, Duval constate l'augmentation de la presbytie liée à l'âge, qui nous fait trouver plus courts les siècles séparant les fresques de Lascaux des inscriptions numériques de la Silicon Valley, et plus dense chaque instant vécu. Rêvant de son père, le fils décline franchement l'offre de poursuivre avec celui-ci une conversation sempiternelle dans un hypothétique au-delà, en somme content de ce qui a été échangé durant une vie ou le non-dit voire le secret gardent leur légitimité; et ses visites à sa mère nonagénaire ne sont pas moins émouvantes, mais sans pathos, même s’il se sait exclu du bal des clones futurs.

Un bon livre est, entre autres, une cabane où se réfugier des pluies acides et des emmerdeurs furieusement décidés à sauver le monde. Du moins Jean François Duval est-il un compère généreux, qui parie pour la bonne volonté pragmatique de nouvelles générations se rappelant plus ou moins les lendemains qui déchantent de diverses utopies meurtrières, sans cynisme pour autant.

Dans ses observations de vieux youngster, Jean- François Duval constate que la marche distingue l'adulte de l'enfant (et du jogger ou du battant courant au bureau), de même que la station assise caractérise le penseur et son chien, tandis que le noble cheval dort debout dans la nuit pensive. Or la fantaisie n'est pas exclue de la vie du sage, que sa tondeuse à gazon mécanique emporte au-dessus des pelouses tel un ange de Chagall. Alexandre Vialatte dirait que c'est ainsi qu'Allah est grand, alors que dans sa préface Jollien souligne le bon usage de tous nos défauts (inconséquence et paresse comprises) dans notre effort quotidien de bien faire, rappelant l'exclamation de Whitman et la bonne fortune de chacun: "Un matin de gloire à ma fenêtre me satisfait davantage que tous les livres de métaphysique !"

Jean François Duval, Bref aperçu des âges de la vie. Préface d’Alexandre Jollien. Michalon, 240 p. 2017.


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12/05/2017

Les âges de la vie

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Bel accueil parisien pour le nouveau livre de mon frère, à propos duquel le mensuel Philosophie Magazine écrit :

 

Bref Aperçu des âges de la vie (Michalon), de Jean-François Duval, est une méditation superbe sur la fugacité de nos vies. «S’il fallait reconstruire l’humanité, ne comptez pas sur moi», confesse l’auteur. Grand amateur d’autostop et de la Beat Generation, il su téter à la mamelle le lait de l’incertitude (à moins que ce ne soit à un alcool fort ?). Mécréant, il écrit : «Nous prions jour et nuit sans le savoir, mais nous ne nous reconnaissons pas dans nos prières», car «le réel auquel elles renvoient n’est pas religieux mais poétique.» La poésie, planche de salut pour traverser le chaos ?

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15/03/2017

Mais jusqu’où iront-ils ?

 

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Le TF déboute les directeurs d'école primaire

 

 On se souvient qu’après avoir fermement contesté l’article 59 de la loi qui leur impose de consacrer une partie de leur temps à l’enseignement, les directeurs d’établissement primaire, via leur association, l’AGDEP, avaient usé de tous les moyens possibles pour échapper à leur obligation.

Déboutés par la Cour constitutionnelle l’AGEP, en désespoir de cause, avait encore fait recours auprès du Tribunal Fédéral. A tort, les directeurs argumentaient que le vote du GC avait été fait sans même les avoir entendus en commission. On attendait donc avec impatience la décision du TF…

Elle est tombée dans un arrêt du 8 mars, relayée dans l’article du « Courrier », paru le 15 mars. On y apprend, qu’une fois de plus, l’AGDEP a été déboutée par le TF !

On aurait pu alors penser qu’il s’agissait là du dernier épisode de ce mauvais feuilleton… Que nenni, c’était oublier que le ridicule ne tue pas.

En effet, Maître Jordan, l’avocat de l’AGDEP, nous informe que l’association examinera l’opportunité de saisir la juridiction supérieure, c’est-à-dire la Cour européenne des droits de l’homme.

Allo quoi ! On croit rêver…Est-ce à la cour européenne des droits de l’homme de dire quel est le cahier des charges des directeurs primaires genevois ? Allons donc, soyons sérieux.

A noter que, selon Le Courrier, l’affaire n’est pas close « puisqu’une trentaine de directeurs, soit environ deux tiers d’entre eux, ont individuellement recouru contre la mise en œuvre de l’article controversé de la Loi sur l’instruction publique ». Le TF doit donc encore répondre individuellement à chacun d’eux….la teneur de la requête à titre individuel a beau légèrement différer, elle n’en est que l’hologramme de celle de leur association. On voit mal comment la décision du TF pourrait changer selon qu’il répond à l’association ou individuellement aux directeurs…à n’en pas douter, on connaît déjà la teneur de cette réponse…

Par ailleurs, selon Le Courrier, « depuis le début de l’année, le Département de l’instruction publique (DIP) oblige les directeurs à enseigner deux heures dans la semaine ». Que voilà une belle affirmation si ce n’est qu’elle n’est pas exacte !

En effet, si quelques directeurs se plient à la loi et passent un peu de leur temps à l’enseignement, il se trouve que ce n’est manifestement pas le cas de la totalité d’entre eux… loin de là ! (Article 20 minutes)

Jusqu’à quand Madame Anne Emery Torracinta supportera-t-elle cette situation illégale. Quand donc se résignera-t-elle à faire ce pourquoi elle a été élue au Conseil Exécutif, vous savez, cette instance qui est chargée de faire appliquer les lois votées par les députés du Conseil législatif.

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15/02/2017

Genève, quelle République ?

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Qu’est-ce que c’est que cette République genevoise ? Nous sommes censés vivre dans un Etat de droit…le peuple élit des personnalités auxquelles il devrait pouvoir faire confiance. Les députés du Grand Conseil forment donc le pouvoir législatif qui fait et vote les lois et les conseillers d’Etat représentent le pouvoir exécutif qui est chargé, lui, de faire respecter ces lois.

Au vu de l’article paru ce jour dans le journal 20 minutes, que je reproduis ci-dessous, il semble bien que l’on soit aujourd’hui bien loin de ce mode de fonctionnement…

On se retrouve dans une situation pour le moins stupéfiante avec des gens, la plupart des directeurs d’école primaire, qui tout simplement rechignent ouvertement à respecter la loi en vigueur et un DIP qui semble cautionner cette attitude, qui n’a pas l’air très motivé à jouer son rôle. A quoi bon, en effet, décréter que «Ils (les directeurs) doivent tenir à jour un tableau de leurs heures d’enseignement et le transmettre à la Direction Générale à échéance régulière, ceux qui ne le font pas s’exposent à des sanctions définissables au cas par cas.» si ce n’est pas appliqué dans les faits ? Il y a là vraiment de quoi se faire du souci face à une telle attitude de la part et du DIP et des directeurs. Comment encore croire à nos institutions ?

Désormais, c’est aux députés du Grand Conseil, ceux que nous avons élus, de réagir pour interpeller le Président du Conseil d’Etat afin que celui-ci joue son rôle et rappelle à Madame Anne Emery Torracinta qu’elle a le devoir de faire respecter la loi, même si celle-ci ne lui plaît pas.

20 minutes du mercredi 15 février :

Malgré la loi, des directeurs n'enseignent toujours pas

par Marine Guillain - Des dirlos d'école primaire rechignent à donner la leçon. Ils ne sont pourtant pas sanctionnés.

 «S’il s’agit de donner un coup de main par ci par là, je le faisais déjà avant, note un directeur. Mais s’il s’agit de donner deux heures de cours par semaine, je ne vois pas où on trouverait le temps et je pense que très peu de mes collègues le font.»

Depuis le 9 janvier, les chefs des établissements primaires du canton doivent s’acquitter de «missions d’enseignement et d’actions pédagogiques face aux élèves», à raison d’une à deux périodes par semaine. Il peut s’agir de cours, devoirs surveillés, soutien pédagogique ou remplacement de profs absents. Cette loi a été votée en septembre 2015. L’association genevoise des directeurs d’établissements primaires (AGDEP) avait fait recours, allant jusqu’au Tribunal fédéral (TF). Celui-ci n’a pas encore tranché mais a rejeté l’effet suspensif.

Pourtant, selon nos informations, plusieurs responsables n’enseignent pas. Ceux que nous avons contactés éludent et renvoient au département de l’instruction publique (DIP). Comment vérifier si la loi est appliquée? «Ils doivent tenir à jour un tableau de leurs heures d’enseignement et le transmettre à la Direction Générale à échéance régulière, indique le DIP, qui est contre la mesure mais a promis d’appliquer la loi. Ceux qui ne le font pas s’exposent à des sanctions définissables au cas par cas.» Concernant les questions sur la nature de ces sanctions ou la fréquence de l’«échéance», la communication du département est restée très floue.

«Faire preuve de souplesse» tant que l’issue est incertaine

La décision du TF devrait tomber ces prochaines semaines, au plus tard ce printemps. «Dans l’intervalle, le DIP doit faire preuve de souplesse, car personne ne peut savoir aujourd’hui si cette obligation d’enseigner sera ou non validée», avancent Mes Thomas Barth et Romain Jordan, avocats de l’AGDEP. Le député Jean Romain (PLR) a voté la mesure car il estime que le contact régulier avec les jeunes élèves est important. Il ne déplore cependant pas le flou qui règne actuellement: «Tant que la justice n’a pas tranché, le DIP ne sait pas trop sur quel pied danser», dit-il.

Déjà assez à faire

L’AGDEP juge que les responsables d’établissements ont un cahier des charges bien assez lourd et que leur rôle n’est pas de donner des cours. Chacun gère entre 500 et 800 élèves. «Si le Tribunal fédéral tranche, on enseignera, assure la présidente Daniela Capolarello. Pour l’instant, l’association essaie de défendre ce qu’elle pense être le plus juste.» La société pédagogique aussi s’est opposée à la loi.

 

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06/02/2017

Mélenchon Président ?!

mélenchon.jpgJ’ai écouté le discours qu’a tenu Jean-Luc Mélenchon hier à Lyon !

Le personnage est de toute évidence un show man de grande qualité. Il est, me semble-t-il, contrairement à la plupart de ses adversaires, d’une sincérité remarquable. Ses qualités d’orateur sont indéniables. Point besoin de « nègre » pour lui rédiger son discours, quelques notes griffonnées sur une page A4 lui suffisent, son talent d’orateur, son franc-parlé font le reste pour captiver l’auditoire.

Je ne suis pas un adepte de tout son programme présidentiel mais je dois avouer que je le rejoins sur plusieurs points qui ne sont pas de la moindre importance. Son point de vue écologique par exemple me plaît.

Mais ce qui m’a interpellé hier, ce sont les propos qu’il a tenus sur la question de la formation des professeurs.

 « On a besoin de professeurs ! Quand j’étais jeune-homme, on allait, quand on avait pas trop de sous et qu’on voulait faire une carrière, et qu’on était « doué » pour les études, on allait souvent à l’Ecole Normale. On y allait après 16 ans et on recevait un salaire, tant et si bien que les instituteurs et les institutrices de l’époque ressemblaient au milieu social des gens qu’ils accueillaient, des enfants qu’ils accueillaient. Tandis que quand on est avec une exigence d’avoir bac +5 pour pouvoir devenir professeur, eh bien, je sais une chose : c’est qu’il faut que les familles aient les moyens de consacrer une part importante de revenu à faire vivre un jeune jusqu’à bac +5 pour pouvoir devenir professeur !

Je vous propose de recommencer le système de pré-recrutement pour des jeunes de 16/17 ans ! Nous leur verserons un salaire et ils devront 10 ans de service à la Patrie, dans les écoles qui leur seront désignées ensuite. Et alors, ils auront la même couleur, la même allure que le peuple lui-même tout entier » !

 Une idée pleine de bon sens...

En 2012 j’écrivais, notamment, dans mon billet « UDC, : un apprentissage d’instit »

Oui, il fut un temps où les futurs instituteurs étaient bien formés!

Ça portait un nom: Études pédagogiques, École Normale en Valais.

Études pédagogiques qui répondaient en grande partie aux attentes dont se réclame aujourd'hui l'UDC.

Elles se faisaient en trois ans. Non seulement, elles savaient équilibrer connaissances pratiques et théoriques mais permettaient à tout un chacun, quel que soit son milieu social, de les suivre. En effet, durant leurs études, les étudiants touchaient alors un salaire modeste qui leur permettait de subvenir à leurs besoins.

Il suffisait d'avoir sa maturité en poche.

Jugez plutôt.

1ère année

- 50% de cours didactiques sur toutes les disciplines que le futur instituteur était appelé à enseigner...français, math, géographie, histoire, gymnastique, dessin, travaux manuels, chant, et même "écriture au tableau noir"(!), etc.

- 50% de remplacements à plein temps, avec prise en charge à 100% de la classe qui lui était confiée. Remplacements (souvent de longue durée) assortis de contrôles inopinés et fréquents effectués par une équipe d'inspecteurs en charge de rendre un jugement, le tout suivi d'un rapport écrit à signer par le candidat.

 2ème année

Un important et nécessaire apport théorique qui consistait en une année universitaire en sciences de l'éducation et l'obtention d'une demi-licence.

Le calendrier universitaire de l'époque laissait de nombreuses semaines "libres". Qu'à cela ne tienne, durant l'absence de cours, les candidats aux études pédagogiques devaient alors se tenir à disposition du "Service des remplacements" qui se chargeait de meubler ce temps libre.

 3ème année

50% apprentissage des "techniques d'enseignement". Sous le contrôle d'instituteurs formateurs chevronnés, les candidats étaient mis en situation réelle, face aux élèves d'une classe, et s'entraînaient à donner des leçons dans toutes les disciplines enseignées au primaire. S'en suivaient critiques et conseils.

50% stages de trois semaines dans une classe sous le contrôle de l'enseignant titulaire. Stages qui consistaient en

- une première semaine d'observation (enseignement du titulaire),

- une deuxième en collaboration avec le maître(50% d'enseignement pour l'un et l'autre) qui, bien sûr, prodiguait tous les conseils utiles.

- Une troisième semaine avec prise en charge totale à 100% de la classe (enseignement, corrections, évaluation, entretiens avec les parents, etc.)

S'en suivait le rapport de stage que le maître titulaire rédigeait alors.

 

Mais voilà...depuis cette époque, bien de l'eau a coulé sous les ponts et bien des décideurs se sont succédé...

J'entends déjà certains hurler au retour à la formation de grand-papa!

Qu'à cela ne tienne, comme Mélenchon aujourd’hui, je persiste et signe...une formation efficace et pleine de bon sens ! Nos politiciens feraient bien d’y penser avant qu’il ne soit trop tard.

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04/02/2017

Je l’ai échappé belle

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- Ho Cyprien, quoi de neuf ?

- Ben, ça va, je me remets gentiment…

- Quoi, qu’est-ce qui t’est encore arrivé ?

- T’as pas su ? J’ai un peu décon….

- Non, je sais rien, raconte !

- Cet automne, j’ai vu qu’au mayen, y avait une tuile qui s’était déplacée sur le toit du mazot…

- Aie, je la sens mal ton histoire

- Heu, oui, pas faux. Tu vois, j’ai installé l’échelle pour accéder au faîte du toit. Une fois le boulot terminé, au moment où je m’apprêtais à redescendre, voilà que l’échelle a glissé, basculé, je me suis payé une lourde chute d’environ trois ou quatre mètres !

- Et ?

- A moitié KO ! J’arrivais plus à respirer, des douleurs partout.

- Punaise, t’as fait quoi alors ?

- Heureusement que j’étais accompagné, je sais pas comment, j’ai pu me traîner jusqu’à la voiture…

- Mais ? T’es cinglé, il fallait appeler l’hélico, c’est super dangereux de bouger après une chute pareille.

- Rétrospectivement, oui, je m’en rends bien compte. Bref, je t’explique pas le trajet jusqu’aux urgences de l’hôpital de Sion…l’horreur à chaque bosse, chaque virage.

- Mais t’avais quoi ?

- Ils m’ont extrait de la voiture, j'ai cru crever! Minerve, goutte à goutte, scanner, la totale… verdict, huit côtes fracturées ainsi que l’omoplate et deux vertèbres fissurées…un peu plus c’était la petite chaise !

- Quelle horreur, les côtes, il paraît que c’est hyper douloureux !

- Ouais, c’est pas mal. Il a fallu me mettre une péridurale pour anesthésier tout le torse, ainsi qu’un drain pour vider la poche d’eau qui s’était formée à la suite de la compression du poumon.

- Pfffff, j’ose pas imaginer. Et, du coup, tu es resté combien de temps à l’hosto ?

- Onze jours. Je dois dire qu’ils se sont vraiment bien occupés de moi. Bon, comme dans tous les hôpitaux, une fois que tu n’es plus aux soins intensifs, la chanson n’est plus la même…

- C’est à dire ?

- Ben, y a un manque de personnel. Tu dois très vite te débrouiller sans trop d’aide, c’est pas évident. Sur le moment, j’avoue que je me suis énervé quelques fois, mais bon, dans l’ensemble je peux pas me plaindre, ils ont été à la hauteur quand même.

- Heureusement que tu as une bonne assurance ! La facture a dû être salée.

- Onze jours d’hosto en pension complète avec tous les soins, trois scanners, des radios à n’en plus finir, les médocs, etc. Combien tu crois?

- Aie, je sais pas. A Genève, je pense que c’est un truc à quinze mille balles environ.

- Tu crois, autant que ça ! Parce que, en effet, j’ai été super étonné… 5500 francs tout compris !

- Quoi !!! Alors là, tu m’étonnes, c’est vraiment incroyable. Je comprends un peu mieux les différences de primes entre les cantons…

- Ouais ! La-dessus, t’as le temps ? On s’en jette un petit ?

 

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02/02/2017

Dur dur d’être Président de la République

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Est-il possible d’être à la fois « honnête et propre » et Président de la République française ?

L’affaire Fillon, c’est le feuilleton à la mode, personne ne peut y échapper. Chaque jour qui passe amène son lot de nouvelles révélations toutes plus hallucinantes les unes que les autres…

Pourtant, rien de nouveau sous le soleil français.

 

Après le général de Gaulle, tous les présidents de la 5ème République, sans exception, élus ou en campagne, ont eu à faire face à des « affaires » plus ou moins louches qui se sont soldées par des non-lieux…ou pas.

Ainsi, Georges Pompidou s’est vu impliquer dans la sombre affaire du meurtre de Stefan Markovic, le garde du corps d’Alain Delon. Ce personnage organisait des soirées à tendances libertines auxquelles on a, à l’époque, laissé entendre que Claude Pompidou aurait participé…

On raconte que Valéry Giscard d’Estaing, alors premier ministre, aurait reçu pour un million de francs de diamants de Bokassa, président de la République centrafricaine.

On se souvient de l’affaire des écoutes téléphoniques de l’Elysée ordonnées par François Mitterand ainsi que de sa double vie qu’on a soigneusement cachée aux français.

Jacques Chirac, maire de Paris, à l’instar de François Fillon aujourd’hui, est accusé de quantité d’emplois fictifs qui lui ont valu une condamnation pour détournements de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d’intérêts.

Plus près de nous, Nicolas Sarkozy n’est pas en reste, lui qui, à plusieurs reprises, est mis en examen : affaire Bygmalion, affaire Karachi, financements douteux de campagne présidentielle, etc.

 


Rien ne va plus dans cette République aux relents de pourriture. Des marionnettes aux airs angéliques sont capables aujourd’hui de vous prêcher le « plus blanc que blanc », on leur donnerait le bon-dieu sans confession... alors qu’en réalité ils ne sont que des manipulateurs assoiffés de pouvoir et d’argent !

Sont-ils donc tous du même acabit? Peut-on dire qu’en Suisse nous sommes bien mieux lotis ?

Je suis bien incapable de le dire, mais ce que je sais, c’est que, par principe, je me méfie de la politique dont les règles du jeu me semblent de plus en plus aléatoires, trompeuses et donc dangereuses.

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22/01/2017

Chou blanc

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On commence à le savoir. Dorénavant, les directeurs d’écoles primaires doivent respecter la loi en vigueur et donc enseigner. On aurait pu penser que, ayant épuisé tous les moyens à disposition pour y échapper, on en resterait là. C’était sans compter sur la dernière trouvaille…

Selon Madame Daniella Capolarello, présidente de L’association des directeurs d’établissements du primaire (AGDEP), «Il existe une iniquité avec les directeurs des écoles du secondaire, à qui on ne demande pas d’enseigner ».

Soit.

Elle semble pourtant oublier allégrement une toute petite chose...

Loin de moi l’idée d’un quelconque « téléguidage », mais il se trouve néanmoins qu’en fin d’année 2016, un projet de loi a été proposé au Grand Conseil par la voix du député Pierre Vanek… un projet qui aurait pu arranger les affaires de nos directeurs du primaire :

« La nouvelle LIP est entrée en force. A son Art. 59, elle stipule en ce qui concerne l’école primaire genevoise que « Les directeurs d’établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement ». Ce projet de loi, au nom de l’égalité de traitement, demande que tous les directeurs des degrés primaire, secondaire 1 et 2, et tertiaire B aient « le droit » d’en faire autant ».

On comprend bien la nuance….demander que TOUS les directeurs, tous ordres d’enseignement confondus, aient LE DROIT d’enseigner...et non l’obligation

On saisit facilement tout le loisir qu’ils auraient alors pu en tirer...

C’est assez finement tenté. Sauf que les députés de la commission de l’enseignement chargés d’étudier ce projet de loi ne se sont pas laissé berner.

C’est une nouvelle fois « chou blanc », la commission a refusé l’entrée en matière !

Je vous laisse prendre ici connaissance du rapport qui a été dressé par le député Jean Romain.

Rapport PL 11965-A

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20/01/2017

Que dire?

dirlo.JPGLe DIP veut mettre les directeurs d'écoles primaires au pas!

Le moins qu'on puisse dire c'est que la TdG n'y va pas de main morte...

Pas grand chose à rajouter donc.

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10/01/2017

Caramba, encore raté !

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Peut-on y voir une tentative d’intimidation, l’espoir de me faire taire ?

Je ne puis croire qu’ils aient été si mal conseillés par leurs avocats.

Faut-il donc qu’ils soient vraiment sots pour en être arrivés là ?

 Bref, toujours est-il que, suite à mon billet du 27 septembre, « Directeurs d’école, la honte », l’association des directeurs du primaire (AGDEP), ainsi que 22 plaignants à titre individuel, ont cru bon de déposer contre moi une plainte pour calomnie, voire diffamation, auprès du Ministère public.

Celui-ci leur a répondu mi-décembre.

Selon les plaignants, affirmer, comme je le fais dans mon billet, qu’ils auraient agi de manière « honteuse », « sans vergogne » par « tous les moyens possibles », avec une mauvaise foi incommensurable » pour « éviter de respecter leur devoir » en ne cessant de « biaiser quitte à enfreindre la loi » et affirmer que leurs démarches dégradent leur image et trahit un manque d’éthique, reviendrait à volontairement faire apparaître les plaignants comme des gens méprisables, à « ruiner » leur réputation.

Mazette !

J’ai donc bien entendu été auditionné par la police pour y faire valoir mes arguments… J’ai alors démontré que mes propos se référaient à des faits avérés. J’ai fait valoir que les directeurs d’école devaient bel et bien respecter la loi en vigueur, votée le 17 septembre 2015, et donc enseigner, puisque le Tribunal fédéral auprès duquel ils avaient fait recours, leur avait tout simplement refusé un quelconque effet suspensif ; ce d’autant plus que le DIP avait d’ores et déjà pris des mesures pour la mise en œuvre de la loi.

Dans mon billet incriminé, j’ai considéré que ce refus d’enseigner, nonobstant l’entrée en vigueur de la loi, était contraire à l’éthique, laquelle comprend le respect des règles démocratiques.

 Le procureur du ministère public a donc tranché…

 «  Rien n’indique, tout d’abord, qu’André Duval ait allégué faussement que les plaignants aient cherché à éviter d’être soumis à la loi précitée et aient agi judiciairement en ce sens, par tous les moyens qui leur étaient ouverts. Ce comportement, licite sous réserve d’un éventuel abus de droit, peut faire l’objet, dans le cadre d’un débat politique et démocratique, d’appréciations diverses…

André Duval estime en bref que les recourants (non cités nommément) devraient avoir « honte » de recourir à la voie judiciaire, et qu’ils auraient dû obtempérer au moins une fois refusée la restitution de l’effet suspensif à leur recours…

 Le Ministère public relève ainsi que les éléments constitutifs de la diffamation ou de la calomnie ne sont manifestement pas réunis. La procédure ne peut être poursuivie.

La présente vaut ainsi notification d’une ordonnance de non-entrée en matière.

 Allons, Mesdames et Messieurs les directeurs d’établissement, il est grand temps de cesser vos enfantillages dignes des préaux d’école et de saisir enfin l’occasion qui vous est offerte de revaloriser votre fonction, de lui conférer le respect qu’elle mérite.

Par deux fois (18 juillet et 30 décembre) le Tribunal fédéral vous a refusé l’effet suspensif que vous réclamez éperdument, alors, on attend avec impatience de voir de quelle manière vous allez honorer la tâche qui désormais fait partie de votre devoir, consacrer une partie de votre temps à l’enseignement. Ce qui devrait être chose faite depuis cette rentrée scolaire de janvier 2017 comme l’a affirmé Madame Anne Emery Torracinta, président du DIP.

 

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08/01/2017

Une expérience palpitante

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- Eh, salut Cyprien !

- Eh toi, alors comment ? Ca fait un bail qu’on t’a pas vu…

- Oui, que veux-tu, on respecte les trêves de fin d’année.

- Et par Geunèèèève, rien de nouveau ?

- Si, quand même, il m’est arrivé un truc assez incroyable, une aventure plutôt intéressante.

- Raconte donc…

- J’avais jamais vécu ça ! Tu apprécies les « polars » ? Moi, j’aime bien. Souvent, je me demande s’ils reflètent la réalité, si certaines scènes dans les bureaux de police ne sont pas un peu exagérées.

- Quel rapport ?

- Ben, j’ai eu cette occasion ; l’impression de me retrouver acteur dans un film avec Lino Ventura et Alain Delon.

- Heu, oui ?

- Il y a quelque temps, j’ai reçu un « mandat de comparution ». J’étais expressément convoqué au Boulevard Carl-Vogt par la police judiciaire.

- J’y crois pas, mais pourquoi ?

- J’en savais rien ! A ma connaissance, je n’avais tué personne ni même braqué une banque. J’ai eu beau prendre contact avec l’inspecteur en charge de l’affaire pour lui demander des explications, respectant la procédure, il ne pouvait rien me dire avant mon audition.

- Donc, tu y es allé sans savoir de quoi tu étais « accusé », à l’aveuglette ?

- Oui, et rempli de curiosité, tu penses bien…

- Et alors ?

- J’ai dû patienter quelques minutes à la réception du commissariat ; un inspecteur, droit sorti de la dernière série policière à la mode, une stature imposante, grand, musclé, un regard d’acier est venu me chercher. Après s’être présenté, il m’a emmené dans un dédale de couloirs et m’a prié de m’installer dans une petite pièce pour le moins austère. Je voyageais dans mon imaginaire cinématographique… Bon, il m’a épargné les menottes « réglementaires » mais tout le reste y était : quatre murs blancs, une simple table et deux chaises, une fenêtre opaque et complètement condamnée.

- Le grand luxe ! Mais viens-en au fait… !

- Gentiment, le policier m’a expliqué que, pour ce genre d’audition, la procédure était toujours la même, quel que soit le délit en question.

Ensuite, il m’a fait part d’un certain nombre de points réglementaires et, enfin, il m’a remis le dossier qui me concernait. Il m’a prié d’en prendre connaissance en vue de quelques questions qu’il devait me poser avant de rédiger un rapport à remettre au procureur.

- Aloooors, c’était quoi ???

- Patience Cyprien, ça, tu le sauras au second épisode en lisant mon prochain billet...

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04/11/2016

Quelle crédibilité accorder aux réponses de notre Conseil d'Etat?

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Dans mes deux derniers billets (Les directeurs d'écoles primaires sont-ils "hors la loi"? et Directeurs d'école, la honte), je vous faisais part de la délicate question des directeurs d'établissement primaire qui, selon la loi en vigueur, sont désormais tenus de consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

 

Face à l'évidente mauvaise foi que ces derniers ont pris l'habitude d'afficher, le député Jean Romain avait déposé en septembre une question écrite urgente très claire au Conseil d'Etat:

 Les députés du Grand Conseil ont voté la LIP avec un amendement qui stipule que les directeurs de l’école primaire doivent consacrer une partie de

leur temps à l’enseignement. L’association des directeurs du primaire (AGDEP) a fait recours auprès de la Cour constitutionnelle, qui a confirmé  en juin le vote des députés.

L’AGDEP s’est alors tournée vers le Tribunal fédéral, suite à la décision de la Cour constitutionnelle, à qui il reviendra de trancher définitivement cette question. Mais le TF a déjà refusé l’effet suspensif demandé par l’association des directeurs. Or la LIP est entrée en force, et elle doit être suivie par tous les acteurs du département de l’instruction publique.

Ma question est donc la suivante :

 Quel est le taux d’enseignement assuré par les directeurs de l’école primaire pour l’année 2016-2017 ?

A question claire, on est en droit d'attendre une réponse claire, précise et surtout...en lien avec la question posée.

Or, le CE se borne à écrire que "la disposition devrait être mise en application en cours d'année scolaire, dès le 1er janvier 2017".

Certes il est intéressant de savoir quand le DIP compte mettre en vigueur la loi à laquelle il est soumis, mais...ce n'était pas la question. Encore une fois, le CE botte en touche, utilise la langue de bois...Absolument RIEN sur le fonds de la question posée...à quel taux ces directeurs vont-ils enseigner? Voilà qui est inquiétant! De qui se moque-t-on?

Un "détail" qui a pourtant toute son importance quand on voit à quel point ces cadres supérieurs cherchent par tous les moyens à échapper à leurs responsabilités.

 

On aurait donc aimé que le Conseil d'Etat réponde sans ambages à la véritable question qui lui était posée. Attendons donc janvier 2017 pour être fixés car, j'en suis certain, le sujet reviendra alors sur le tapis...

 

RÉPONSE DU CONSEIL D’ÉTAT:

http://ge.ch/grandconseil/data/texte/QUE00521A.pdf

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27/09/2016

Directeurs d'école, la honte.

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Il n'aura pas fallu bien longtemps pour obtenir une "réponse" à ce que je soupçonnais dans mon précédent billet. Certes, il s'agit d'attendre la réponse officielle du Conseil d'Etat à la question écrite qui lui a été adressée mais cette "réponse" journalistique donne le ton et il y a matière à s'en inquiéter. Madame Anne Emery Torracinta a tout intérêt à très rapidement mettre de l'ordre dans cette affaire...

Ainsi, sans vergogne, les directeurs d'établissements primaires utilisent tous les moyens possibles pour éviter de respecter leur devoir. Par l'intermédiaire de leurs avocats, ils ne cessent de biaiser, quitte à enfreindre la loi. C'est pourtant simple, le Tribunal fédéral auprès duquel ils ont déposé un recours leur a refusé l'effet suspensif. Dès lors, les directeurs sont tenus de respecter la loi en vigueur et donc de consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

Au lieu de cela, leurs avocats tergiversent et cherchent à nous embrouiller en nous servant leur salade: «le TF a refusé d’accorder l’effet suspensif conformément à sa pratique restrictive en la matière et parce que de toute manière la mise en œuvre de l’art. 59 impliquera d’autres étapes procédurales avant d’être effective, notamment l’examen de la situation concrète des directeurs concernés. Il est donc impossible d’appliquer cet article avant que le TF n’ait statué, ce qui devrait être le cas dans les prochains mois.»

On nage en plein surréalisme! Autant de propos emberlificotés et surtout insensés.

En fait, la mauvaise foi incommensurable affichée par ces directeurs est inadmissible. Ces gens n'ont aucune éthique. N'ont-ils aucune honte pour laisser ainsi leur "image" se dégrader de la sorte jusqu'à en devenir déplorable.

Le DIP, Madame Anne Emery Torracinta en tête, se doit de réagir immédiatement. Si notre Conseillère d'Etat ne veut pas qu'on l'associe à cette mascarade, elle doit prendre ses responsabilités et faire appliquer dans les plus brefs délais la loi votée par notre Conseil législatif... c'est pour ça qu'elle a été élue par le peuple, c'est à ça que sert un Conseil Exécutif!

Il en va de sa crédibilité.

 

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23/09/2016

Les directeurs d'écoles primaires sont-ils "hors la loi"?

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La question est pertinente...

On se souvient de la loi votée par notre parlement genevois qui stipule que les directeurs de l’enseignement primaire doivent consacrer une partie de leur temps à l’enseignement.

Il s'en était suivi toute une "affaire" largement débattue sur cette plate-forme et tout récemment reprise par le directeur Didier Bonny sur son blog (Tous les directeurs d'établissement sur pied d'égalité?).

Il se trouve qu'aujourd'hui, on est en droit de se demander si tous ces directeurs se plient à la loi à laquelle ils sont soumis. Raison pour laquelle le député Jean Romain vient de déposer sur le bureau du Grand Conseil une question écrite sur ce propos.

Bien sûr, jusqu'à preuve du contraire, accordons le bénéfice du doute aux directeurs concernés. Le Conseil d'Etat a néanmoins intérêt à répondre très clairement, sans détour aucun, à cette question fort pertinente...

En attendant, je vous en livre ci-dessous la teneur:

Question écrite

Quel est le taux d’enseignement, dès cette rentrée 2016, assuré par les directeurs de l’école primaire ?

Les députés du Grand Conseil ont voté la LIP avec un amendement qui stipule que les directeurs de l’école primaire doivent consacrer une partie de leur temps à l’enseignement. L'association des directeurs du primaire (AGDEP) a fait recours auprès de la Cour constitutionnelle, qui a confirmé en juin le vote des députés.

L’AGDEP s’est alors tournée vers le Tribunal Fédéral suite à la décision de la Cour constitutionnelle, à qui il reviendra de trancher définitivement cette question.

Mais le TF a déjà refusé l’effet suspensif demandé par l’association des directeurs. Or la LIP est entrée en force, et elle doit être suivie par tous les acteurs du département de l’Instruction publique.

 Ma question est donc la suivante :

Quel est le taux d’enseignement assuré par les directeurs de l’école primaire pour l’année 2016-2017 ?

Je remercie de Conseil d’Etat de la réponse qu’il voudra bien m’apporter.

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12/08/2016

Le syndicat s'inquiète de l'épuisement des profs

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Rien de tel pour susciter les commentaires haineux... Les enseignants sont épuisés!

"L'épuisement des profs, laissez-moi rire, qu'ils viennent voir dans le privé..." "Dur dur le job avec 12 semaines de vacances...", "Pauvres petits fonctionnaires..." Etc., j'en passe des vertes et des pas mûres.

Mais, jusqu'à quand le Département d'Anne Emery Torracinta tolèrera-t-il cette situation?

De quoi se plaignent-ils ces enseignants?

Essentiellement d'une surcharge de travail administratif, tout est dorénavant contrôlé, analysé et formalisé. Une multitude de tâches qui sont chronophages pour ne pas dire souvent inutiles. Ainsi, les enseignants sont sans cesse discrédités, "installés dans un rôle d'exécutant incompatible avec cette liberté professionnelle" qui est tant nécessaire à ce métier.

Problème il y a en effet. Mais il s'agit de ne pas se tromper de cible.

S'il y a une inflation des tâches administratives, à chacun son boulot et les vaches seront bien gardées.

Parce que, en ce qui concerne au moins l'enseignement primaire, rappelons-nous qu'il existe quand même des directeurs d'établissement qui ont un cahier des charges à remplir... Et l'aspect bureaucratique de la bonne marche d'une école est de leur ressort! Les instituteurs, eux, n'ont pas à y prendre part. Leur devoir à eux est d'enseigner, tenir leur classe, la gérer dans les limites de leur fonction, suivre leurs élèves pour les mener au mieux de leurs capacités. Toutes les autres tâches administratives et autres sont du ressort de leur directeur qui sont censés être payés pour ça!

Ceux-ci ont malheureusement tendance à facilement l'oublier pour déléguer quantité de travail aux enseignants de l'établissement dont ils ont la charge. Et ces braves instits, le plus souvent, n'osent pas refuser... Tels des moutons, ils suivent aveuglément ce qu'on leur dit de faire, ils ne savent pas dire non! Pourquoi, dès lors, ces directeurs se priveraient-ils d'une telle aubaine?

Ah oui, au fait, ces cadres supérieurs vont pouvoir encore accentuer cette pression sur "leurs" enseignants... Dès cette prochaine rentrée scolaire, ils devront consacrer une partie de leur temps à des heures d'enseignement. On se souvient que, déboutés par la Chambre Constitutionnelle, ils ont fait appel au Tribunal Fédéral...qui vient de refuser leur demande d'effet suspensif!

Pour rappel, je n'accepte de publier que les commentaires dont l'auteur m'est connu.

Pour ce faire, chacun peut continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exige que l'adresse email utilisée soit correcte et je demande au commentateur de me communiquer son nom et son adresse via mon adresse e-mail.

De cette manière, le commentateur reste anonyme pour les lecteurs et je suis seul à connaître son identité. De mon côté, je m'engage bien évidemment à préserver et à respecter cet anonymat.

 

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