04/11/2016

Quelle crédibilité accorder aux réponses de notre Conseil d'Etat?

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Dans mes deux derniers billets (Les directeurs d'écoles primaires sont-ils "hors la loi"? et Directeurs d'école, la honte), je vous faisais part de la délicate question des directeurs d'établissement primaire qui, selon la loi en vigueur, sont désormais tenus de consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

 

Face à l'évidente mauvaise foi que ces derniers ont pris l'habitude d'afficher, le député Jean Romain avait déposé en septembre une question écrite urgente très claire au Conseil d'Etat:

 Les députés du Grand Conseil ont voté la LIP avec un amendement qui stipule que les directeurs de l’école primaire doivent consacrer une partie de

leur temps à l’enseignement. L’association des directeurs du primaire (AGDEP) a fait recours auprès de la Cour constitutionnelle, qui a confirmé  en juin le vote des députés.

L’AGDEP s’est alors tournée vers le Tribunal fédéral, suite à la décision de la Cour constitutionnelle, à qui il reviendra de trancher définitivement cette question. Mais le TF a déjà refusé l’effet suspensif demandé par l’association des directeurs. Or la LIP est entrée en force, et elle doit être suivie par tous les acteurs du département de l’instruction publique.

Ma question est donc la suivante :

 Quel est le taux d’enseignement assuré par les directeurs de l’école primaire pour l’année 2016-2017 ?

A question claire, on est en droit d'attendre une réponse claire, précise et surtout...en lien avec la question posée.

Or, le CE se borne à écrire que "la disposition devrait être mise en application en cours d'année scolaire, dès le 1er janvier 2017".

Certes il est intéressant de savoir quand le DIP compte mettre en vigueur la loi à laquelle il est soumis, mais...ce n'était pas la question. Encore une fois, le CE botte en touche, utilise la langue de bois...Absolument RIEN sur le fonds de la question posée...à quel taux ces directeurs vont-ils enseigner? Voilà qui est inquiétant! De qui se moque-t-on?

Un "détail" qui a pourtant toute son importance quand on voit à quel point ces cadres supérieurs cherchent par tous les moyens à échapper à leurs responsabilités.

 

On aurait donc aimé que le Conseil d'Etat réponde sans ambages à la véritable question qui lui était posée. Attendons donc janvier 2017 pour être fixés car, j'en suis certain, le sujet reviendra alors sur le tapis...

 

RÉPONSE DU CONSEIL D’ÉTAT:

http://ge.ch/grandconseil/data/texte/QUE00521A.pdf

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27/09/2016

Directeurs d'école, la honte.

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Il n'aura pas fallu bien longtemps pour obtenir une "réponse" à ce que je soupçonnais dans mon précédent billet. Certes, il s'agit d'attendre la réponse officielle du Conseil d'Etat à la question écrite qui lui a été adressée mais cette "réponse" journalistique donne le ton et il y a matière à s'en inquiéter. Madame Anne Emery Torracinta a tout intérêt à très rapidement mettre de l'ordre dans cette affaire...

Ainsi, sans vergogne, les directeurs d'établissements primaires utilisent tous les moyens possibles pour éviter de respecter leur devoir. Par l'intermédiaire de leurs avocats, ils ne cessent de biaiser, quitte à enfreindre la loi. C'est pourtant simple, le Tribunal fédéral auprès duquel ils ont déposé un recours leur a refusé l'effet suspensif. Dès lors, les directeurs sont tenus de respecter la loi en vigueur et donc de consacrer une partie de leur temps à l'enseignement.

Au lieu de cela, leurs avocats tergiversent et cherchent à nous embrouiller en nous servant leur salade: «le TF a refusé d’accorder l’effet suspensif conformément à sa pratique restrictive en la matière et parce que de toute manière la mise en œuvre de l’art. 59 impliquera d’autres étapes procédurales avant d’être effective, notamment l’examen de la situation concrète des directeurs concernés. Il est donc impossible d’appliquer cet article avant que le TF n’ait statué, ce qui devrait être le cas dans les prochains mois.»

On nage en plein surréalisme! Autant de propos emberlificotés et surtout insensés.

En fait, la mauvaise foi incommensurable affichée par ces directeurs est inadmissible. Ces gens n'ont aucune éthique. N'ont-ils aucune honte pour laisser ainsi leur "image" se dégrader de la sorte jusqu'à en devenir déplorable.

Le DIP, Madame Anne Emery Torracinta en tête, se doit de réagir immédiatement. Si notre Conseillère d'Etat ne veut pas qu'on l'associe à cette mascarade, elle doit prendre ses responsabilités et faire appliquer dans les plus brefs délais la loi votée par notre Conseil législatif... c'est pour ça qu'elle a été élue par le peuple, c'est à ça que sert un Conseil Exécutif!

Il en va de sa crédibilité.

 

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23/09/2016

Les directeurs d'écoles primaires sont-ils "hors la loi"?

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La question est pertinente...

On se souvient de la loi votée par notre parlement genevois qui stipule que les directeurs de l’enseignement primaire doivent consacrer une partie de leur temps à l’enseignement.

Il s'en était suivi toute une "affaire" largement débattue sur cette plate-forme et tout récemment reprise par le directeur Didier Bonny sur son blog (Tous les directeurs d'établissement sur pied d'égalité?).

Il se trouve qu'aujourd'hui, on est en droit de se demander si tous ces directeurs se plient à la loi à laquelle ils sont soumis. Raison pour laquelle le député Jean Romain vient de déposer sur le bureau du Grand Conseil une question écrite sur ce propos.

Bien sûr, jusqu'à preuve du contraire, accordons le bénéfice du doute aux directeurs concernés. Le Conseil d'Etat a néanmoins intérêt à répondre très clairement, sans détour aucun, à cette question fort pertinente...

En attendant, je vous en livre ci-dessous la teneur:

Question écrite

Quel est le taux d’enseignement, dès cette rentrée 2016, assuré par les directeurs de l’école primaire ?

Les députés du Grand Conseil ont voté la LIP avec un amendement qui stipule que les directeurs de l’école primaire doivent consacrer une partie de leur temps à l’enseignement. L'association des directeurs du primaire (AGDEP) a fait recours auprès de la Cour constitutionnelle, qui a confirmé en juin le vote des députés.

L’AGDEP s’est alors tournée vers le Tribunal Fédéral suite à la décision de la Cour constitutionnelle, à qui il reviendra de trancher définitivement cette question.

Mais le TF a déjà refusé l’effet suspensif demandé par l’association des directeurs. Or la LIP est entrée en force, et elle doit être suivie par tous les acteurs du département de l’Instruction publique.

 Ma question est donc la suivante :

Quel est le taux d’enseignement assuré par les directeurs de l’école primaire pour l’année 2016-2017 ?

Je remercie de Conseil d’Etat de la réponse qu’il voudra bien m’apporter.

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12/08/2016

Le syndicat s'inquiète de l'épuisement des profs

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Rien de tel pour susciter les commentaires haineux... Les enseignants sont épuisés!

"L'épuisement des profs, laissez-moi rire, qu'ils viennent voir dans le privé..." "Dur dur le job avec 12 semaines de vacances...", "Pauvres petits fonctionnaires..." Etc., j'en passe des vertes et des pas mûres.

Mais, jusqu'à quand le Département d'Anne Emery Torracinta tolèrera-t-il cette situation?

De quoi se plaignent-ils ces enseignants?

Essentiellement d'une surcharge de travail administratif, tout est dorénavant contrôlé, analysé et formalisé. Une multitude de tâches qui sont chronophages pour ne pas dire souvent inutiles. Ainsi, les enseignants sont sans cesse discrédités, "installés dans un rôle d'exécutant incompatible avec cette liberté professionnelle" qui est tant nécessaire à ce métier.

Problème il y a en effet. Mais il s'agit de ne pas se tromper de cible.

S'il y a une inflation des tâches administratives, à chacun son boulot et les vaches seront bien gardées.

Parce que, en ce qui concerne au moins l'enseignement primaire, rappelons-nous qu'il existe quand même des directeurs d'établissement qui ont un cahier des charges à remplir... Et l'aspect bureaucratique de la bonne marche d'une école est de leur ressort! Les instituteurs, eux, n'ont pas à y prendre part. Leur devoir à eux est d'enseigner, tenir leur classe, la gérer dans les limites de leur fonction, suivre leurs élèves pour les mener au mieux de leurs capacités. Toutes les autres tâches administratives et autres sont du ressort de leur directeur qui sont censés être payés pour ça!

Ceux-ci ont malheureusement tendance à facilement l'oublier pour déléguer quantité de travail aux enseignants de l'établissement dont ils ont la charge. Et ces braves instits, le plus souvent, n'osent pas refuser... Tels des moutons, ils suivent aveuglément ce qu'on leur dit de faire, ils ne savent pas dire non! Pourquoi, dès lors, ces directeurs se priveraient-ils d'une telle aubaine?

Ah oui, au fait, ces cadres supérieurs vont pouvoir encore accentuer cette pression sur "leurs" enseignants... Dès cette prochaine rentrée scolaire, ils devront consacrer une partie de leur temps à des heures d'enseignement. On se souvient que, déboutés par la Chambre Constitutionnelle, ils ont fait appel au Tribunal Fédéral...qui vient de refuser leur demande d'effet suspensif!

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04/08/2016

Où donc passent vos impôts...

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Suite à l'article dans la TdG du jour "Du Bic au clic: le prof à l’heure d’Internet", je me permets de publier à nouveau le billet que j'avais écrit en 2014.

 


Cinq millions pour le DIP

C'est la question à laquelle les députés devront répondre d'ici quelque temps.

On se souvient en effet qu'il était question que le DIP fournisse aux élèves des différentes écoles genevoises, tout ordre d'enseignement confondu, des tablettes numériques. Un précédent billet faisait état de cette aberration et, à sa suite, la question suivante a été posée au Conseil d'Etat par le député PLR Jean Romain:

"Quel est, par ordre d'enseignement, le coût de l'opération expérimentale mise en place, et, s'il était décidé de la généraliser, quels sont les moyens prévus pour l'équipement complet dans chaque ordre d'enseignement sachant par ailleurs que tout ce matériel devra régulièrement être remplacé (tous les 3 ou 4 ans) pour demeurer à jour"?

La réponse du Conseil d'Etat est tombée.

Au delà de sa forme sibylline à souhait, comme d'habitude, il s'agit de la décrypter...

Ainsi, on apprend que "Le Conseil d'Etat relève que l'introduction des tablettes numériques dans l'enseignement s'inscrit dans une réflexion fondée sur la plus-value, démontrée par la littérature scientifique, qu'apportent ces nouveaux moyens par rapport aux ordinateurs classiques".

La littérature scientifique, pas moins! Une affirmation sans faille! Pourtant, on se demande bien de quelle littérature il s'agit? Serait-ce le texte tiré du prospectus de publicité de l'une ou l'autre marque de tablette numérique?

Par ailleurs, on est heureux d'apprendre qu'il est prévu pour nos petits "d'utiliser des contenus d’apprentissage numérique avant même de maîtriser la lecture"

Voilà qui est génial, on salue une telle initiative...

Mais venons-en à l'aspect financier qu'impliquerait la mise en place de ce projet.

En référence aux chiffres cités dans la réponse du CE, le prix de la tablette s'élève à 500 francs. Un montant déjà étonnant lorsqu'on pense au nombre de tablettes qui seraient commandées...

Genève compte environ 1700 classes primaires et enfantines (32500 élèves à la rentrée 2013). A raison de 4 tablettes par classe, on obtient 6800 tablettes...à 500 frs/pièce, total 3.400.000 francs! Ajoutez à cela le coût de la formation qu'exige la mise en place de ce projet ("La technologie peut en effet enrichir l’enseignement et faciliter les apprentissages, pour autant que son utilisation soit encadrée par des enseignant-e-s bien formé-e-s"...) et vous arrivez sans problème à un coût d'au moins 5 millions de francs.

Soit plus de...50 postes qui pourraient servir à l'aide aux élèves en difficulté scolaire!!!

Allô quoi? Anne, allô quoi?

Dès lors, faut-il s'étonner de cette réponse du Conseil d'Etat?

Il faut savoir que, dans ce genre de situation, celui-ci fait bien évidemment appel aux services concernés pour rédiger la réponse à la question posée. En l'occurrence, le SEM (service école et média). Comment pourrait-on attendre de leur part une réponse objective sachant que l'existence de ce service est bien entendu étroitement liée au développement de l'informatique dans nos écoles. Ses responsables ne sont tout de même pas assez stupides pour scier la branche sur laquelle ils sont assis.

Un peu comme si on demandait à un pilote de chasse ce qu'il pense de l'achat du Gripen...

 

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27/07/2016

Redoublement refusé, quand Monsieur Bugnion s'emmêle les pinceaux

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Suite à "l'affaire Léa", une élève du Cycle d'Orientation à qui l'on a refusé le redoublement de sa dernière année (11ème) de scolarité obligatoire, Monsieur Bugnion, ex directeur de CO et député vert au Grand Conseil, s'est fendu d'un billet sur son blog qui a suscité de nombreux commentaires. Chacun y va de son avis, les uns applaudissent la décision controversée, les autres crient au scandale en prétextant que tout un chacun a droit à une seconde chance.

Jusque là, il n'y a pas de problème, chacun peut donner son avis...

Mais voilà, Léa souhaiterait redoubler cette dernière année du CO afin d'obtenir les résultats qui lui ouvriraient les portes de l'Ecole de Commerce. Elle en a réglementairement le droit. Or, dans son billet, Monsieur Bugnion argumente qu'il est préférable pour elle de fréquenter une classe préparatoire puisque " tel le maçon, elle se serait retrouvée au pied du mur, soit elle travaillait scolairement suffisamment pour passer en première année, soit elle se rendait compte que l’école n’est pas sa tasse de thé et se mobilisait pour choisir un apprentissage qui lui convienne, aidée par les enseignants de sa classe préparatoire, formés à cet effet".

Et c'est là que l'affaire se corse.

Selon Monsieur Bugnion, cette classe préparatoire, si elle est bien menée, permettrait d'accéder à l'Ecole de Commerce... Ce qu'il confirme dans l'un de ses commentaires ...L'orientation de cette élève en école préparatoire constitue sa meilleure chance et ne condamne pas son projet d'aller à l'école de commerce. En effet, si elle réussit scolairement cette année préparatoire, elle peut avoir accès à la 1ère de l'EC.

Et de me renvoyer au règlement des classes préparatoires.

Un règlement que, manifestement, Monsieur Bugnion n'avait pas consulté avant d'écrire son billet... On n'y trouve absolument rien qui accréditerait ce qu'il avance:

Classe préparatoire ECG - Filières de transition

Débouchés

Classes préparatoires à l'entrée à l'ECG;
voie Certificat option arts, communication-information, santé et socio-éducative;
Maturité spécialisée dans le domaine des arts visuels, communication-information, musique, santé et travail social;voie Certificat pour adultes option santé, socio-éducative et communication-information; Compléments de formation (adultes) en vue de l'accès aux filières ES du CFPS.


Confronté à cet état de fait, Monsieur Bugnion persiste et répond:

"Effectivement, le site du DIP ne mentionne pas cette possibilité. Sans doute un oubli? Je téléphone demain matin à l'OFPC pour en avoir la confirmation, et les références ".

Puis :

"M. Fischer, directeur du service de la formation professionnelle à l'OFPC, confirme qu'effectivement réussir une classe préparatoire donne accès à la 1ère de l'école de commerce".

Mazette! Il paraît que oui, on peut...

Sans remettre en cause ces propos je trouve la démarche un peu légère. Quelle manque de rigueur de la part de Monsieur Bugnion qui se permet de décider de l'avenir d'une adolescente de 15 ans en argumentant sur des affirmations totalement infondées. Comment peut-on accorder un quelconque crédit à un propos oral qui contredit totalement le règlement qui, lui, est très clair et qui, jusqu'à preuve du contraire, fait foi.

Depuis lors, Monsieur Bugnion a coupé court à notre "entretien" et censure le dernier message que je lui ai transmis...raison pour laquelle, je me permets d'écrire ce billet.

 

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22/06/2016

Des écoliers fourbus et des directeurs opportunistes...

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Le DIP, dans un récent rapport, dresse un état des lieux, deux ans après l'introduction du mercredi matin d'école pour les écoliers genevois.

On apprend alors que 90% des maîtres sondés constatent que les élèves sont plus fatigués qu'avant. Parallèlement, les directeurs d'établissement primaire estiment que cette nouvelle grille horaire a entraîné pour eux "un surcroît de leur charge de travail ainsi qu'une complexification de leurs tâches".

Voilà deux points de vue qui n'ont rien d'étonnant. L'un prête à rire, l'autre, auquel j'adhère volontiers, beaucoup moins.

1. Les directeurs d'établissement primaire

Rien de plus normal d'entendre les directeurs d'établissement crier au loup et se plaindre d'une charge de travail insupportable. Ils le prétendaient déjà avant l'introduction de ce mercredi matin d'école. C'est là, pour ces cadres supérieurs, une occasion supplémentaire de se prétendre "overbookés" et ainsi justifier leur opposition à la loi qui leur demande de consacrer une partie de leur temps à des heures d'enseignement.

Une position qui ne tient pas la route.

Les heures d'enseignement du mercredi matin, comme toutes les autres d'ailleurs, ne les concernent pas puisque ce ne sont pas eux qui les donnent. Une fois l'organisation de cet horaire mise en place, en début d'année scolaire, je ne vois pas en quoi ces directeurs seraient exagérément mis à contribution par la suite .

Quoi qu'il en soit, les directeurs sont des cadres supérieurs et, que je sache, ils sont soumis à un tout autre horaire de travail que celui de l'écolier... Le mercredi n'est pas un jour de congé pour eux, du moins j'ose l'espérer, et donc, l'instauration du mercredi matin d'école n'a aucune incidence sur leur horaire hebdomadaire qui est de 5 jours. A moins que...

2.Les écoliers

En revanche, il n'en va pas de même pour les écoliers genevois pour qui, contrairement donc aux directeurs, oui, il y a réellement une charge de travail supplémentaire occasionnée par ces quatre périodes du mercredi. Il y a surtout l'abolition d'un jour entier de congé, pourtant fort bénéfique, au milieu de la semaine. Une pause bienvenue qui leur permettait de se ressourcer, de recharger les batteries pour repartir d'un bon pied. Point besoin de faire un dessin. Il est certain que la qualité vaut mieux que la quantité. Un écolier reposé, dispo, assimile mieux qu'un enfant éreinté, au bout du rouleau.

Il y a quelque temps, dans un précédent billet, j'avais osé suggérer une solution qui, à mon sens, tient toujours...

Aie! J'entends déjà les cris d'orfraie de certains...

 

Pour rappel, je n'accepte de publier que les commentaires dont l'auteur m'est connu.

Pour ce faire, chacun peut continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exige que l'adresse email utilisée soit correcte et je demande au commentateur de me communiquer son nom et son adresse via mon adresse e-mail.

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20/06/2016

Pauvre foot!

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Triste spectacle... Et pourtant, ça fait partie du jeu m'a-t-on dit!

Il y a longtemps que je pense que le foot masculin, en tout cas tel qu'il est présenté aujourd'hui, est un sport de voyous.

Les matchs de ce championnat d'Europe ne font que me conforter dans cette idée. A quoi assistons-nous?

Des joueurs aux allures de "terreurs" de gang, tatoués jusqu'au bout des doigts, aux coiffures de "skin head" qui se livrent à un pugilat organisé. Des hommes qui crachent à qui mieux mieux et qui n'hésitent pas à tricher honteusement, "dressés" qu'ils sont à tout faire pour obtenir un coup-franc avantageux, voire un pénalty réparateur. Peu importe que la faute soit réelle ou pas. Tous les moyens sont bons pour piéger l'arbitre. Ce ne sont plus des équipes de foot mais des compagnies de comédiens qui sont sur le terrain. On simule la faute de l'adversaire pour chuter spectaculairement, il paraît que dans certaines écoles de foot, très tôt, on y enseignerait aux jeunes cette technique de mystification. On feint alors la douleur extrême dans l'espoir de voir le soi-disant fautif sanctionné d'un avertissement, ou mieux, d'un carton rouge lui signifiant l'expulsion, avantage certain. Peu importe si le joueur laissé quasi mort sur le moment court comme un lapin aussitôt le but escompté atteint. On tire effrontément le maillot pour entraver la course du joueur qui pourrait se présenter favorablement devant le but adverse. Certains n'y résistent pas d'ailleurs et finissent en véritables chiffons. Et de lever les bras au ciel dans un signe d'innocence certaine! "Comment Monsieur l'arbitre? Moi, commettre une faute, jamais, ce n'est pas mon genre...vous vous trompez!"

"Le ballon passe....pas l'homme" telle serait la devise d'entraîneurs peu scrupuleux.

Autant d'attitudes déplorables qui sont reprises dans les cours d'école, singées par nos écoliers en admiration béate devant ces tricheurs professionnels...

Devenues des rencontres pour voyous trop fortunés, ce sport a perdu toute crédibilité, toute beauté.

Alors?

Alors, il serait grand temps que les fédérations réagissent et remettent de l'ordre dans ce bourbier.

Pourquoi ne donne-t-on pas des consignes strictes aux arbitres pour sanctionner fermement de telles attitudes? Pourquoi refuse-t-on de recourir aux images vidéo qui sont sans appel et qui permettraient de punir sévèrement les tricheurs. Il suffirait de quelques mesures d'expulsion exemplaires, bien assénées, pour que, très rapidement, ces sales habitudes disparaissent des terrains de foot.

Pauvre foot! Mais, sans doute, faut-il que ce sport reste à l'image de trop nombreux fans qui y trouvent ainsi leur compte. Pourvu qu'on leur donne du pain, de la bière et des jeux...

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12/06/2016

Pour la laïcité, réflexion de Jean Romain

Réflexion de Jean Romain:


L’affaire serait banale si elle n’impliquait Hani Ramadan et si elle ne tombait à la pointe de nos actuelles discussions sur la laïcité. La période est délicate. En effet, face au retour en force des prétentions religieuses sur le domaine public et de l’islamisme sur le devant de la scène, pas moins de trois projets de loi sont étudiés pour légiférer sur le sujet dans notre République.
La laïcité ! Une loi qui exige que l’Etat reste neutre dans les affaires religieuses afin de garantir à tous, y compris aux athées, la liberté de conscience. Nul besoin de brouiller les cartes ni d’assortir cette laïcité d’un adjectif : ouverte, fermée, permissive, tolérante, positive. Mais à force de demeurer floues sur leur application, les choses élémentaires se sont compliquées à Genève. Même les serviteurs de l’Etat ne savent pas bien de quoi il s’agit ; on invite au débotté des prédicateurs qui n’attendent que ça pour reconquérir un territoire perdu et duquel ils se sont fait chasser. Cette enseignante, peu au fait du monde qui l’entoure, a commis une faute professionnelle, sans doute par ignorance. Mais, malgré elle, c’est un acte hautement politique. Et c’est là que le débat blesse ! Le canton de Genève a une loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, mais son application approximative (par exemple on permet les signes convictionnels pour les élèves ; la Ville n’est pas claire sur le port du foulard pour ses employées en contact avec le public) donne le sentiment que tout le monde a raison dans son interprétation personnelle ou dans son ignorance de la laïcité. Lorsqu’on enseigne à des élèves, on peut parfois se tromper, mais il est essentiel d’être au fait des aspects structuraux de notre société puisqu’on prétend les enseigner ! Rien n’est jamais acquis.
De l’autre côté, bien des religions et des sectes se pressent à la porte de nos écoles et sont à l’affût de la moindre fissure pour y glisser un coin. Une personnalité musulmane m’affirmait sans rire que nulle autre religion que la sienne n’était plus ouverte à la laïcité. C’est que la loi sur la laïcité est devenue si aléatoire que chacun revendique de recoloniser pour son propre compte le domaine public. Le piège : au nom même de la liberté de conscience, on prétend avoir droit d’occuper la sphère publique pour assurer cette liberté. Ainsi, en utilisant le langage même de ce qu’on veut détruire, on revendique de s’émanciper de l’émancipation. Et puisque ce discours sonne comme celui de l’ouverture, de la tolérance, alors même qu’il est celui du plus crasse obscurantisme, de naïfs amis de la liberté se laissent gruger. C’est peut-être le cas de cette enseignante.
Enfin, la vision de la femme-perle à dérober aux regards concupiscents sinon elle passe de mains en mains comme une pièce de monnaie ne peut qu’offusquer. Cela signifie que puisque les femmes de chez nous ne sont pas voilées elles sont donc disponibles pour tous ! L’ampleur de cette injure faite non seulement aux femmes mais à toute une société a de quoi soulever des haut-le-cœur. Revenons sur terre : en démocratie, la libération de la femme est due à la sécularisation de la société donc à l’avance de la laïcisation. Les prétentions actuelles ne sont pas toutes aussi lisibles que les coups de boutoir des islamistes, elles prennent des formes plus insidieuses : avec l’aide même de ceux qui prônent le multiculturalisme, l’idée s’est répandue dans le milieux branchés et islamo-gauchistes que toutes les affirmations convictionnelles sont légitimes, y compris les plus fondamentalistes. Liberté à chacun ! Mais ce ne sera pas la première fois qu’on tente ainsi de faire passer l’antiféminisme pour du féminisme.

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27/05/2016

Déculottée pour des culottés

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On s'en souvient, les députés du Grand Conseil avaient voté et accepté un article de loi qui demande que les directeurs d'établissement primaire consacrent une partie de leur temps à l'enseignement.

Ces cadres supérieurs du DIP n'ont alors pas hésité à utiliser tous les subterfuges possibles pour échapper à leurs obligations, pour continuer à profiter de leur placard doré. Ainsi, ils ont fait opposition à cette décision institutionnelle et déposé aussitôt un recours auprès de la cour constitutionnelle. Sans attendre la décision de cette dernière, pensant peut-être intelligent de mettre la pression sur les juges, les directeurs ont même, il y a peu, demandé une audience supplémentaire et extraordinaire auprès de la cour afin de faire valoir à nouveau leurs arguments pourtant déjà largement exposés précédemment.

Peine perdue. Le verdict est tombé cette semaine. Leur recours est sèchement rejeté, les directeurs sont déboutés et devront consacrer une partie de leur temps à des heures d'enseignement. Une fessée méritée pour ces enfants gâtés...

Mais, ont-ils compris que leur démarche n'avait pas grand chose à voir avec leurs revendications? Ont-ils saisi qu'en attaquant ainsi une décision prise démocratiquement par les députés du Grand Conseil, c'était tout simplement le fonctionnement de nos institutions qu'ils contestaient et remettaient en cause? Rien à voir avec leur jérémiades sur une soi-disant insurmontable surcharge de travail...

Suite à la correction que la cour constitutionnelle vient de leur signifier, les directeurs d'établissement primaire avaient l'occasion de faire profil bas et, pourquoi pas, redonner un semblant de crédibilité et de respectabilité à leur profession. Mais non, ça ne leur a pas suffi. Les "gâtions" s'accrochent aux privilèges dont ils jouissent et plutôt que de redorer un tant soit peu leur blason, voilà qu'ils préfèrent aggraver leur cas et faire encore appel au tribunal fédéral!

Soit, ils gagnent du temps grâce à un probable effet suspensif. Ils repoussent un peu la décision évidente, inévitable, ce qui leur permet de se soustraire encore quelque temps à leurs obligations. Mais, tôt ou tard, une deuxième fessée leur sera infligée. Et cette fois, ils auront épuisé tous les moyens pour échapper à leurs responsabilités, ils devront enfin se soumettre à ce que la loi leur impose...

 

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03/05/2016

Madame Anne Emery-Torracinta se fait tirer les oreilles

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A Genève, on le sait depuis un moment, la formation des enseignants ne cesse de faire parler d'elle tant elle pose de sérieux problèmes. Cela fait maintenant des années que, à maintes reprises, j'en ai fait part sur cette plate-forme.

Aujourd'hui, on apprend par l'agence de presse de Monsieur Pascal Décaillet (Décaprod) que la Conférence suisse des directeur cantonaux de l'Instruction publique (CDIP) a adressé un ultimatum sévère à la Présidente du DIP:

 

 

INFO DECAPROD - De nouveaux soucis, à Genève, pour l'IUFE (Institut universitaire de formation des enseignants). Dans une lettre adressée le 30 mars 2016 à Anne Emery-Torracinta, cheffe du DIP, la CDIP (Conférence suisse des directeur cantonaux de l'Instruction publique) annonce à la Conseillère d'Etat que les conditions pour la reconnaissance du diplôme d'enseignement pour le secondaire 1 et les écoles de Maturité (diplôme combiné) ne sont de loin pas remplies.

La CDIP donne six mois à Mme Emery-Torracinta pour transmettre aux commissions de reconnaissance les documents attestant que trois conditions sont remplies. L'une de ces conditions touche aux "stages en responsabilité". Ces derniers ont certes été réorganisés, note la CDIP, mais cela "n'a pas réglé les problèmes existants et en a même créé de nouveaux".

La fin de la lettre, signée des deux présidents des commissions de reconnaissance (secondaire 1, et écoles de Maturité) se veut plus menaçante : "Compte tenu du fait qu'il s'agit du troisième délai de six mois accordé par le Comité de la CDIP", les signataires de la missive n'excluent pas de demander aux plus hautes instances de la CDIP "l'annulation de la reconnaissance à l'échelon national de ce diplôme combiné".

En clair, Mme Emery-Torracinta se voit notifier par la CDIP un véritable ultimatum concernant cet Institut de formation qui a déjà maintes fois, ces dernières années à Genève, défrayé la chronique.

 

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30/04/2016

Témoins des témoins

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Mardi, c'est la journée du souvenir de la Shoah.

Il est de notre devoir de transmettre et de ne jamais oublier...

C'est ce qu'ont bien compris ces deux enseignants d'histoire du Cycle d'orientation du Renard en invitant Monsieur Noah Klieger, l'un des derniers rescapés du camp d'Auschwitz.

Une initiative remarquable qu'il faut saluer.

La lecture de cet article de la TdG démontre fort bien à quel point il reste nécessaire de toujours et encore "raconter".

"Silence, les élèves de 11ème année du CO, réunis hier dans l'aula, ne soufflent plus un mot. Leurs yeux sont rivés sur l'interlocuteur de 90 ans"...

A force de courage, de patience, de récits d'horreur, pendant plus d'une heure, Noah Klieger a transmis le témoin à cette jeune génération. Plus de soixante ans qu'il le fait! A des jeunes captivés, si souvent décriés pourtant. Ils lui ont réservé des applaudissements nourris. Ils se sont précipités vers leur invité pour le féliciter, pour immortaliser l'événement à l'aide d'un selfie.

Pour ma part, j'en ai eu les larmes aux yeux. Depuis ma plus tendre enfance j'ai entendu ma mère me raconter ce qu'elle avait vécu pendant la guerre. Elle était hollandaise et a subi l'occupation allemande.

Juive d'origine, elle a vécu dans la clandestinité et a échappé aux déportations. Du côté maternel, sa famille s'était convertie depuis le milieu du 19è siècle au protestantisme ce qui lui a permis d'être ainsi considérée comme une "mischling", une "sang mêlé". Une sorte de sursis...

Ce n'était pas le cas de mon grand-père qui lui, était contraint de porter l'étoile jaune. Il a été déporté. Fort heureusement, il s'en est sorti. Passionné d'aéronefs, il a été l'un des fondateurs de la compagnie aérienne KLM. Ironie du sort, en 1948, il a péri avec sa femme et sa fille dans un crash aérien de la même compagnie.

C'est son étoile de David que j'ai retrouvée il y a quelque temps en mettant de l'ordre dans de vieilles malles qui dormaient au grenier, un moment d'émotion intense.

Aujourd'hui, ravivé par cet article de la TdG, ce sont quantité de récits de ma mère qui se rappellent à mon souvenir...

Je tiens donc à remercier chaleureusement Birgit Foti et Thierry Bubloz, ces deux enseignants, qui ont organisé la venue à Genève de Noah Kiegler. Fasse que, grâce à lui et à tous les autres rescapés qui n'ont de cesse de témoigner, tous ces jeunes n'oublient jamais ce qui s'est passé, de quoi l'Homme peut être capable.

Qu'ils continuent à transmettre.

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08/04/2016

Ils sont fatigués

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Une récente pétition demande la suppression du mercredi matin d'école pour les élèves du primaire. Deux ans après son instauration cette mesure va faire l'objet d'un bilan de la part du DIP. Selon une grande majorité des enseignants, les élèves se montrent en effet très fatigués en classe ce qui, bien entendu, remet passablement en cause l'utilité de ce mercredi d'école.

Soit.

Premier constat...

N'est-ce pas là une question d'éducation? Aujourd'hui, les parents ne sont-ils pas trop laxistes? Pensent-ils à coucher leurs enfants à une heure convenable afin de leur laisser le temps nécessaire, à leur âge, pour récupérer et repartir d'un bon pied pour une nouvelle journée de travail? Pensent-ils à passer un moment de partage avec leur progéniture plutôt que de céder à la facilité en les laissant passer des heures sur leur tablette pour jouer à des jeux trop souvent inadaptés à leur jeunesse?

Deuxième constat...

Il fut un temps, pas si lointain, où la semaine scolaire des écoliers comprenait une journée complète de congé, le jeudi, alors qu'ils allaient à l'école le samedi matin.

Horreur me direz-vous. Inimaginable!

Je suis bien conscient qu'il semble peu probable de revenir à une telle formule tant la pression de certains milieux est forte. Pensez donc, il deviendrait fort difficile pour ces familles de se rendre en week-end dans leur chalet en Valais.

Pourtant la formule ne manquait pas de points positifs.

D'un point de vue pédagogique, elle répondait au problème de la fatigue que constatent aujourd'hui les enseignants. La journée complète de congé en milieu de semaine permettait aux enfants de se "régénérer" et repartir en pleine forme le lendemain matin. C'était également l'opportunité de passer agréablement, en famille, une soirée un peu prolongée.

Le samedi matin était passablement apprécié. Etrangement tout ce petit monde, les enfants comme les instituteurs, y trouvaient leur compte. L'atmosphère de cette matinée était curieusement calme, sereine et les élèves étaient alors fort réceptifs.

Par ailleurs, ce découpage hebdomadaire permettait également aux parents de profiter pleinement d'un moment qui leur était réservé. Ils pouvaient ainsi se retrouver pour profiter d'un moment de partage. Faire les courses ensemble, passer tranquillement quelques instants intimes, venir en couple chercher son enfant à la sortie de l'école, permettre au père de prendre contact avec l'enseignant.

Sans oublier, et ce n'est pas anodin, que la formule du jour entier de congé en milieu de semaine résolvait tous les problèmes rencontrés en ce qui concerne l'organisation de toutes les activités, artistiques, sportives, manuelles et autres qui, aujourd'hui, ont toutes les peines à trouver des créneaux horaires dans une seule demi-journée.

 

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04/04/2016

Serrons-nous la main

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Chaque matin, j'avais l'habitude de "passer en revue" mes élèves.

Ainsi, j'appréciais de me tenir à l'entrée de la classe et de serrer la main de chacun d'eux avant qu'il ne regagne sa place...

Une prise de contact, au premier sens du terme.

Question de politesse, se dire bonjour, bien commencer la journée.

Cela me permettait également d'estimer l'état de forme, moral comme physique, de celui-ci, de voir à quel point il était réveillé, de rappeler à celui-là de retirer sa casquette ou baisser les jambières de son training, à celle-ci d'éviter ce "top" et cacher son petit ventre trop apparent.

Bref, autant de détails qui permettent d'observer les règles de la bienséance. Enfin, celle qui est la nôtre dans ce pays.

Mais voilà que dorénavant, certains élèves pourront refuser de se plier à cette pratique inadéquate selon leurs vues. Ou plutôt, pour être précis, certains élèves mâles pourront refuser de serrer la main à leur....enseignante!

Et les responsables scolaires comme politiques de déclarer: "C'est difficile lorsque quelqu'un ne veut pas adopter notre mode de vie".

Nous y voilà! Adopter le mode de vie de l'endroit où l'on se trouve.

Le bon sens même...

Car, je serais curieux de voir ce qui se passerait si ce touriste ne se pliait pas aux lois en vigueur lorsqu'il visite la Grande Mosquée en gardant ses chaussures aux pieds. Ou ce qu'il adviendrait de cette femme si elle osait déambuler dans les rues de Téhéran sans couvrir ses cheveux.

Oui, oui, respectons les mœurs, les coutumes religieuses de chacun. Si seulement ça pouvait être de manière réciproque...

 

Pour rappel, je n'accepte de publier que les commentaires dont l'auteur m'est connu.

Pour ce faire, chacun peut continuer à utiliser le pseudo qui lui plaît mais, j'exige que l'adresse email utilisée soit correcte et je demande au commentateur de me communiquer son nom et son adresse via mon adresse e-mail.

De cette manière, le commentateur reste anonyme pour les lecteurs et je suis seul à connaître son identité. De mon côté, je m'engage bien évidemment à préserver et à respecter cet anonymat.

 

 

 

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21/03/2016

Surtout, on ne fait pas de vague, on se la coince!

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En février dernier je vous avais fait part d'une question urgente écrite que le député Jean Romain avait posée au Conseil d'Etat: (Gymnastique à l'école, y a-t-il discrimination entre les filles et les garçons?) :

 

Pourquoi les cours d’endurance de l’Ecole André-Chavanne pour les jeunes filles ne sont-ils pas dispensés à l’extérieur au même titre que ceux réservés aux garçons ?

Les questions étaient les suivantes :

1.    L’affaire de 2009 est-elle réglée une fois pour toutes ?

2.    N’existe-t-il pas une forme d’autocensure préventive de la part des profs ou de l’école, qui craignent de jeter de l’huile sur le feu ?

3.    Faut-il supposer une intervention officieuse du voisinage ?

 

Des questions qui méritaient qu'on y prête toute l'attention qu'elles méritaient...

Aujourd'hui, nous prenons connaissance de la réponse du Conseil d'Etat. Je vous laisse en apprécier la teneur qui se résume à "circulez, il n'y a rien à voir".

Rien de bien étonnant en fait tant on est habitué à voir ce Conseil d'Etat botter en touche lorsqu'il se trouve dans l'embarras.

Car, malgré ce qu'il prétend, problème il y a!

 

RÉPONSE DU CONSEIL D’ÉTAT

 

1.  L’affaire de 2009 est-elle réglée une fois pour toutes ?

L'incident de 2009 doit être considéré comme clos. Le Conseil d'Etat n'a pas eu connaissance de la répétition de tels incidents depuis.

 

2. N’existe-t-il pas une forme d’autocensure préventive de la part des profs ou de l’école, qui craignent de jeter de l’huile sur le feu ?

Selon les informations portées à la connaissance du Conseil d'Etat, il n'y a pas de forme d'autocensure. De surcroît, l'institution scolaire et la direction de l'établissement en particulier ont l'obligation de maintenir les exigences dans le domaine de l'éducation physique et sportive et notamment dans la planification des activités qui doivent être prévues à l'extérieur et qui ne doivent en aucune façon être liées au voisinage.

 

3. Faut-il supposer une intervention officieuse du voisinage ?

Directement à la suite de l'évènement de 2009, des contacts avaient été pris entre les représentants de la mosquée et la direction de l'école. Ces contacts s'étaient prolongés jusqu'à la clôture définitive de l'incident quelques mois après. Depuis cet évènement, et à la connaissance du Conseil d'Etat, aucun contact ni aucune sollicitation ne se sont produits.

 

En conclusion, le Conseil d'Etat profite de cette réponse pour rappeler le principe de laïcité inscrit dans la constitution ainsi que dans la loi sur l'instruction publique et réaffirmer que la neutralité religieuse prévaut dans l'enseignement dispensé dans le cadre de l'enseignement public. Ainsi que l'a rappelé le département de l'instruction publique, de la culture et du sport à tous ses collaborateurs au printemps dernier, les élèves ont à suivre l’ensemble des cours tels qu’ils sont prévus dans le cadre de l’organisation scolaire. Le gouvernement précise par ailleurs que la direction générale de l'enseignement secondaire II devra veiller à ce que la pratique du sport, en intérieur comme en extérieur, respecte une stricte égalité de traitement entre filles et garçons et qu'aucune influence de quelque nature qu'elle soit, ne puisse perturber le déroulement des cours dictés par les ordonnances fédérales.

 

Au bénéfice de ces explications, le Conseil d’Etat vous invite, Mesdames et Messieurs les Députés, à prendre acte de la présente réponse.

 

 

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