26.01.2012
En quoi le DIP va-t-il mieux?
J'apprends par la TdG du jour que, selon le député PLR Jean Romain, "le DIP va mieux"!
Me voilà quelque peu surpris.
Malheureusement, il semble que l'article de Sophie Roselli soit loin de transcrire l'ensemble des propos qui ont été tenus entre eux deux et que la journaliste ait manqué de nuance, ce qui a son importance.
Elle a joyeusement gommé les critiques faites à Charles Beer et au DIP et résume au point de déformer un brin...
Selon le député, "le DIP va un peu mieux", notamment dans le cadre du collège, secteur qu'il juge en voie de structuration.
Il pense également que l'instauration du mercredi matin d'école au primaire pourrait améliorer la situation.
Pour ma part, j'estime qu'après les années noires de MBG et de la clique qui tenait les rennes du DIP à cette époque, Monsieur Beer avait toutes les cartes en main pour bien faire!
Et pourtant, son bilan est bien négatif à mon sens.
- Des consultations dont il ne tient pas compte (résultat du sondage sur le mercredi matin d'école).
- Mise en place de la nouvelle organisation du primaire dotée d'une hiérarchisation surdimensionnée (cf l'organigramme de la direction de l'enseignement primaire).
- Création de plus de 90 postes de directeurs d'établissement qui sont autant de placards dorés.
- Des mesures d'accompagnement inexistantes jusqu'à maintenant.
- Des moyens d'enseignement du français complètement farfelus (MMF).
- Mise en place d'un réseau d'écoles prioritaires (REP) dont on attend toujours de connaître les résultats évalués par un acteur indépendant...
- Création d'un IUFE (institut universitaire de formation des enseignants) qui n'en a que le nom.
- Un Cycle d'Orientation qui se montre incapable de mettre en place les fameuses passerelles.
- Des résultats PISA toujours aussi médiocres.
- Des enseignants à bout de souffle déstabilisés et de plus en plus démobilisés.
Bien des points qui ont été mentionnés à Sophie Roselli par Jean Romain...dommage qu'elle n'en ait pas tenu compte dans son article car lorsqu'on écrit, il faut choisir, alors pourquoi choisir avec si peu de nuances?
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Eh ben!!!
Il paraît que le Valais est en tête du classement PISA!
Mais comment ont-ils fait?
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23.01.2012
Croisière "Beera" sur le Concordia II
Fallait oser! Le commandant l'a fait... nous faire le coup des vases communicants!
Au DIP, on n'en est plus à une énormité de plus.
Il est vrai que ce principe physique relève des sciences et que c'est bien le problème posé dans l'article publié dans la TdG du jour: "Des profs accusent: l'école genevoise néglige les sciences".
Du coup, une pétition a été lancée par "le comité pour la valorisation des sciences expérimentales au CO", elle exige plus d'heures de sciences au Cycle d'Orientation.
Soit...
Alors, qu'en est-il de la réaction du commandant du paquebot?
La journaliste de la TdG, Sophie Rosseli, aurait-elle mal transcrit les propos de M. Charles Beer ou celui-ci prend-il vraiment les gens pour des crétins?
"Je donne raison aux enseignants. Nous prendrons en compte leurs revendications de façon prioritaire lors de la réorganisation de la grille horaire du Cycle".
Parfait! Mais voilà, notre conseiller d'Etat n'en est plus à une ânerie supplémentaire!
Et d'ajouter que cette "promesse" est dépendante du résultat du vote du 11 mars sur l'introduction du mercredi matin d'école au primaire!
Toutes les occasions de faire une "révérence" sont bonnes pour notre commandant!
"L'école le mercredi matin doit nous permettre de renforcer l'apprentissage du français, de l'allemand et d'introduire l'anglais.
De cette manière, on allégera ensuite la grille horaire du Cycle, qui verra les sciences enrichies".
Ben voyons, les profs de sciences gueulent d'un côté! Pas de problème, je les contente en prenant de l'autre côté, comme si, là, y en avait assez!
Les profs de français, d'allemand et d'anglais apprécieront....ou lanceront une pétition à leur tour...et il y a fort à parier que ce seront encore une fois les disciplines manuelles et créatives qui trinqueront!
Il manque d'heures d'enseignement au CO! Plutôt que d'avancer des aberrations pareilles, ne pourrait-on pas simplement prendre sur les heures de suisse allemand, de soi-disant étude des "grands textes" ou même d'éducation aux médias, d'information scolaire et professionnelle, sujets qui pourraient être traités pendant l'heure de maîtrise prévue dans la grille horaire des élèves du CO.
Ou plus simplement, faire comme au primaire....augmenter la dotation horaire des élèves du CO!!!
Faut-il que le commandant ait peur du résultat de la votation sur le mercredi matin pour saisir de la sorte toutes les occasions possibles et mettre ce sujet à toutes les sauces?
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Croisière Beera sur le Concordia II

Fallait oser! Le commandant l'a fait... nous faire le coup des vases communicants!
Au DIP, on n'en est plus à une énormité de plus.
Il est vrai que ce principe physique relève des sciences et que c'est bien le problème posé dans l'article publié dans la TdG du jour: "Des profs accusent: l'école genevoise néglige les sciences".
Du coup, une pétition a été lancée par "le comité pour la valorisation des sciences expérimentales au CO", elle exige plus d'heures de sciences au Cycle d'Orientation.
Soit...
Alors, qu'en est-il de la réaction du commandant du paquebot?
La journaliste de la TdG, Sophie Rosseli, aurait-elle mal transcrit les propos de M. Charles Beer ou celui-ci prend-il vraiment les gens pour des crétins?
"Je donne raison aux enseignants. Nous prendrons en compte leurs revendications de façon prioritaire lors de la réorganisation de la grille horaire du Cycle".
Parfait! Mais voilà, notre conseiller d'Etat n'en est plus à une ânerie supplémentaire!
Et d'ajouter que cette "promesse" est dépendante du résultat du vote du 11 mars sur l'introduction du mercredi matin d'école au primaire!
Toutes les occasions de faire une "révérence" sont bonnes pour notre commandant!
"L'école le mercredi matin doit nous permettre de renforcer l'apprentissage du français, de l'allemand et d'introduire l'anglais.
De cette manière, on allégera ensuite la grille horaire du Cycle, qui verra les sciences enrichies".
Ben voyons, les profs de sciences gueulent d'un côté! Pas de problème, je les contente en prenant de l'autre côté, comme si, là, y en avait assez!
Les profs de français, d'allemand et d'anglais apprécieront....ou lanceront une pétition à leur tour...et il y a fort à parier que ce seront encore une fois les disciplines manuelles et créatives qui trinqueront!
Il manque d'heures d'enseignement au CO! Plutôt que d'avancer des aberrations pareilles, ne pourrait-on pas simplement prendre sur les heures de suisse allemand, de soi-disant étude des "grands textes" ou même d'éducation aux médias, d'information scolaire et professionnelle, sujets qui pourraient être traités pendant l'heure de maîtrise prévue dans la grille horaire des élèves du CO.
Ou plus simplement, faire comme au primaire....augmenter la dotation horaire des élèves du CO!!!
Faut-il que le commandant ait peur du résultat de la votation sur le mercredi matin pour saisir de la sorte toutes les occasions possibles et mettre ce sujet à toutes les sauces?
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22.01.2012
On aime le goût du luxe au DIP

On se souvient de l'usine à gaz que représente la hiérarchie de la direction de l'enseignement primaire... et de la réponse pour le moins surprenante que le Conseil d'Etat avait adressée à l'interpellation urgente écrite déposée à l'époque...
En gros, en guise de personnel inutile, les directions des autres cantons sont tout aussi bien dotées et, pour le DIP genevois, il n'y a aucune raison de ne pas suivre l'exemple, voire même remporter le titre de "roi des bobets"!
Car, hormis l'énorme stupidité de la réponse du CE, celui-ci s'est bien gardé de mentionner un élément important:
C'est à Genève que l'on trouve le plus grand nombre de directeurs d'établissement (d'école) et c'est surtout le seul canton où ceux-ci ne sont pas en charge d'enseignement.
Dans tous les autres cantons (ainsi que chez nos voisins français), ces directeurs, parallèlement à cette fonction , restent titulaires d'une classe et continuent donc à enseigner.
Mais voilà, à Genève, il s'agit de se distinguer car on adore les placards dorés et jeter l'argent par les fenêtres...
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20.01.2012
Une proposition judicieuse du MCG ?!
Saint Harmos dixit:
La scolarité est obligatoire pour les enfants dès l'âge de 4 ans révolus au 31 juillet.
L'âge d'entrée à l'école obligatoire ne peut être avancé.
Un dictat qui a poussé le Grand Conseil à voter, le 10 juin 2011, une loi qui pose tout de même un sacré problème.
Le 31 juillet étant la date de référence fixée par la convention scolaire romande (CRS), les enfants nés en août seront donc interdits d'école bien qu'ayant 4 ans révolus au moment de la rentrée scolaire de septembre!
N'y a-t-il pas là une certaine injustice à corriger?
C'est donc fort judicieusement, qu'au lendemain du vote du GC, une pétition a été lancée intitulée
"HARMOS : être né au mois d'août et ne pas pouvoir, sur dérogation, commencer l'école à 4 ans, ce n'est pas juste !
Suite de quoi, le 24 octobre 2011, un groupe de députés du MCG (+ un député UDC) a déposé un projet de loi au bureau du GC qui propose simplement un amendement de l'alinéa 2 de l'article 11 de la dite loi:
"Les enfants ayant 4 ans révolus entre la date de référence (31 juillet) et la date fixée pour la rentrée scolaire peuvent être admis à l’école".
Une affaire à suivre...les députés du GC sauront-ils, pour une fois, faire abstraction de la "provenance" de ce projet de loi (MCG) et alors faire preuve de bon sens?
En attendant, voici un extrait de l'exposé des motifs contenu dans ce PL 10884 que vous pouvez lire dans sa totalité en cliquant ici.
"Nous ne remettons pas en question la date de référence fixée une fois pour toutes au 31 juilletpar la CSR et le concordat (HarmoS).
Il n’est pas question non plus de revenir à un système de dérogations accordées après examen de dossiers personnalisés.
Nous désirons simplement offrir le droit à un enfant né après la date de référence (31 juillet), mais ayant 4 ans révolus avant la date de la rentrée scolaire d’être admis normalement à l’école, comme le suggère la convention scolaire romande.
Nous estimons en effet que rendre « l’école obligatoire pour tous les enfants ayant 4 ans révolus » ne doit pas s’accommoder d’une exception pour les enfants de 4 ans révolus avant le jour de la rentrée des classes.
Les arguments en faveur d’une retouche de l’article 11 de la LIP
(C 1 10) sont d’une simplicité évidente :
– Le bon sens populaire (si la loi dit que l’école est obligatoire dès l’âge de 4 ans, il n’y aucune raison d’y déroger).
– Nécessité de respecter le droit supérieur (Constitution, CSR, LIP).
– Un sentiment d’injustice vécu par les enfants qui ne peuvent pas participer à la rentrée scolaire malgré leurs 4 ans révolus ( il faudra être persuasif et perspicace pour convaincre des petits de 4 ans qu’ils ne peuvent aller à l’école et qu’ils doivent se rendre une année supplémentaire à la crèche).
– Le nombre d’élèves concernés n’est pas anodin puisque selon le bulletin statistique mensuel du canton de Genève, ce nombre totalise 377 enfants nés en août 2008, 384 en août 2009, etc.
– Cette obligation faite aux parents de trouver une place de crèche malgré la pénurie implique une année de coûts supplémentaires à leur charge.
– Transfert de cette charge jusqu’ici supportée par l’Etat sur les Communes qui se voient dans l’obligation de prévoir entre 200 et 300 places de crèches supplémentaires, sans compter les 400 à 500 places de crèches supplémentaires qu’il a fallu trouver pour les enfants nés en septembre ou octobre.
– Il n’est pas question de remettre en cause la date fixée du 31 juillet comme « jour de référence », mais d’accorder individuellement une dispense simple aux enfants nés avant la date du jour de la rentrée scolaire.
– La rentrée scolaire d’août 2011 a démontré qu’une dispense accordée aux enfants nés en août ne déstabilise pas le système : cette dérogation est possible et réaliste."
Texte de la pétition:
Date de dépôt : 6 juin 2011
Pétition
HARMOS : être né au mois d'août et ne pas pouvoir, sur dérogation, commencer l'école à 4 ans, ce n'est pas juste !
Mesdames et
Messieurs les députés,
Dès 2012 à Genève, les enfants âgés de 4 ans révolus à la date de la rentrée scolaire, mais nés en août, seront interdits d’école publique dans l’année courante et devront attendre un an pour commencer leur cursus scolaire.
En effet, en vertu du deuxième alinéa de l’article 4 de la Convention scolaire romande (HarmoS), qui fixe une date butoir de naissance au 31 juillet, le DIP et la Commission de l’enseignement du Grand Conseil ont décidé de n’accorder plus aucune dérogation à ces enfants, dès 2012.
Mais que dit la loi ?
– L’alinéa 1 de la Convention scolaire romande fixe l’âge d’entrée à l’école
obligatoire à 4 ans révolus.
– L’alinéa 2 de cette convention fixe effectivement une date butoir de
naissance au 31 juillet.
– L’alinéa 3 de cette convention prévoit que les cas de dérogations
individuelles sont possibles et relèvent des Cantons.
En refusant d’octroyer à ces enfants - pourtant âgés de 4 ans révolus à la rentrée scolaire - une dérogation prévue par la loi, le DIP et le Grand Conseil créent une discrimination. Nous demandons que cette injustice soit corrigée.
Nous demandons que le DIP et le Grand Conseil prennent des mesures urgentes afin que, dès à présent, les enfants nés en août et âgés de 4 ans révolus à la rentrée 2012 et aux rentrées scolaires des années suivantes puissent, si leurs parents en font la demande, bénéficier d’une dérogation rapide, déjà prévue par la loi, pour commencer l’école à 4 ans et non à 5 ans.
N.B. 541 signatures
p.a Comité Halte à la discrimination
scolaire des enfants nés en août
Rue Bellot 7
1206 Genève
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Une proposition judicieuse du MCG ?!
Saint Harmos dixit:
La scolarité est obligatoire pour les enfants dès l'âge de 4 ans révolus au 31 juillet.
L'âge d'entrée à l'école obligatoire ne peut être avancé.
Un dictat qui a poussé le Grand Conseil à voter, le 10 juin 2011, une loi qui pose tout de même un sacré problème.
Le 31 juillet étant la date de référence fixée par la convention scolaire romande (CRS), les enfants nés en août seront donc interdits d'école bien qu'ayant 4 ans révolus au moment de la rentrée scolaire de septembre!
N'y a-t-il pas là une certaine injustice à corriger?
C'est donc fort judicieusement, qu'au lendemain du vote du GC, une pétition a été lancée intitulée
"HARMOS : être né au mois d'août et ne pas pouvoir, sur dérogation, commencer l'école à 4 ans, ce n'est pas juste !
Suite de quoi, le 24 octobre 2011, un groupe de députés du MCG (+ un député UDC) a déposé un projet de loi au bureau du GC qui propose simplement un amendement de l'alinéa 2 de l'article 11 de la dite loi:
"Les enfants ayant 4 ans révolus entre la date de référence (31 juillet) et la date fixée pour la rentrée scolaire peuvent être admis à l’école".
Une affaire à suivre...les députés du GC sauront-ils, pour une fois, faire abstraction de la "provenance" de ce projet de loi (MCG) et alors faire preuve de bon sens?
En attendant, voici un extrait de l'exposé des motifs contenu dans ce PL 10884 que vous pouvez lire dans sa totalité en cliquant ici.
"Nous ne remettons pas en question la date de référence fixée une fois pour toutes au 31 juilletpar la CSR et le concordat (HarmoS).
Il n’est pas question non plus de revenir à un système de dérogations accordées après examen de dossiers personnalisés.
Nous désirons simplement offrir le droit à un enfant né après la date de référence (31 juillet), mais ayant 4 ans révolus avant la date de la rentrée scolaire d’être admis normalement à l’école, comme le suggère la convention scolaire romande.
Nous estimons en effet que rendre « l’école obligatoire pour tous les enfants ayant 4 ans révolus » ne doit pas s’accommoder d’une exception pour les enfants de 4 ans révolus avant le jour de la rentrée des classes.
Les arguments en faveur d’une retouche de l’article 11 de la LIP
(C 1 10) sont d’une simplicité évidente :
– Le bon sens populaire (si la loi dit que l’école est obligatoire dès l’âge de 4 ans, il n’y aucune raison d’y déroger).
– Nécessité de respecter le droit supérieur (Constitution, CSR, LIP).
– Un sentiment d’injustice vécu par les enfants qui ne peuvent pas participer à la rentrée scolaire malgré leurs 4 ans révolus ( il faudra être persuasif et perspicace pour convaincre des petits de 4 ans qu’ils ne peuvent aller à l’école et qu’ils doivent se rendre une année supplémentaire à la crèche).
– Le nombre d’élèves concernés n’est pas anodin puisque selon le bulletin statistique mensuel du canton de Genève, ce nombre totalise 377 enfants nés en août 2008, 384 en août 2009, etc.
– Cette obligation faite aux parents de trouver une place de crèche malgré la pénurie implique une année de coûts supplémentaires à leur charge.
– Transfert de cette charge jusqu’ici supportée par l’Etat sur les Communes qui se voient dans l’obligation de prévoir entre 200 et 300 places de crèches supplémentaires, sans compter les 400 à 500 places de crèches supplémentaires qu’il a fallu trouver pour les enfants nés en septembre ou octobre.
– Il n’est pas question de remettre en cause la date fixée du 31 juillet comme « jour de référence », mais d’accorder individuellement une dispense simple aux enfants nés avant la date du jour de la rentrée scolaire.
– La rentrée scolaire d’août 2011 a démontré qu’une dispense accordée aux enfants nés en août ne déstabilise pas le système : cette dérogation est possible et réaliste."
Texte de la pétition:
Date de dépôt : 6 juin 2011
Pétition
HARMOS : être né au mois d'août et ne pas pouvoir, sur dérogation, commencer l'école à 4 ans, ce n'est pas juste !
Mesdames et
Messieurs les députés,
Dès 2012 à Genève, les enfants âgés de 4 ans révolus à la date de la rentrée scolaire, mais nés en août, seront interdits d’école publique dans l’année courante et devront attendre un an pour commencer leur cursus scolaire.
En effet, en vertu du deuxième alinéa de l’article 4 de la Convention scolaire romande (HarmoS), qui fixe une date butoir de naissance au 31 juillet, le DIP et la Commission de l’enseignement du Grand Conseil ont décidé de n’accorder plus aucune dérogation à ces enfants, dès 2012.
Mais que dit la loi ?
– L’alinéa 1 de la Convention scolaire romande fixe l’âge d’entrée à l’école
obligatoire à 4 ans révolus.
– L’alinéa 2 de cette convention fixe effectivement une date butoir de
naissance au 31 juillet.
– L’alinéa 3 de cette convention prévoit que les cas de dérogations
individuelles sont possibles et relèvent des Cantons.
En refusant d’octroyer à ces enfants - pourtant âgés de 4 ans révolus à la rentrée scolaire - une dérogation prévue par la loi, le DIP et le Grand Conseil créent une discrimination. Nous demandons que cette injustice soit corrigée.
Nous demandons que le DIP et le Grand Conseil prennent des mesures urgentes afin que, dès à présent, les enfants nés en août et âgés de 4 ans révolus à la rentrée 2012 et aux rentrées scolaires des années suivantes puissent, si leurs parents en font la demande, bénéficier d’une dérogation rapide, déjà prévue par la loi, pour commencer l’école à 4 ans et non à 5 ans.
N.B. 541 signatures
p.a Comité Halte à la discrimination
scolaire des enfants nés en août
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1206 Genève
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19.01.2012
Dallas sur Genève ou "Beer lâche Müller"
Vous voulez passer un bon moment? Faites comme moi, prenez un peu de temps pour visionner le dernier feuilleton que la TSR vient de diffuser sur Infrarouge...une pure merveille!
Une saga extraordinaire, mise en scène par Mme Esther Mamarbachi, un casting à toute épreuve, des acteurs qui, à n'en pas douter, se verront nominés aux prochains "Oscars".
On y apprend que
- M. Charles Beer a posé "THE" question à son collègue M.Mark Müller
- Que, dès lors, notre conseiller d'Etat est le roi des contorsionnistes
- Que celui-ci n'a pas de romance avec M. Yves Nidegger et qu'ils ne partiront donc pas ensemble en vacances
- Que nous n'avons aucune chance de croiser M. Beer en galante compagnie, les trappons sur les chevilles, dans les WC d'un établissement public
- Qu'il ne peut laisser dire tout haut à M. Nidegger ce que, comme tout le monde, il pense tout bas...
- Et que donc, Mme Rochat est tout à fait compétente
- Que M. Weiss est un grand professeur de morale
- Que, pour le prouver, il n'hésite pas à être complètement hors sujet pour dire combien il n'aime pas les paradis fiscaux
- Que, lui non plus, ne passera pas ses vacances avec M. Dominique Warluzel puisqu'il a décliné son invitation à le rejoindre sur son yacht aux Bahamas... au-dessus de ses moyens prétend-il...
- Que nous n'aurons pas non plus la chance de le rencontrer en fâcheuse posture dans les WC publics
- Que M. Pascal Décaillet, s'il était journaliste, titrerait son prochain édito "Beer lâche Müller" mais que la vie privée des gens ne l'intéresse pas.
- Qu'il apprécie particulièrement l'art de la rhétorique astucieuse développée par le contorsionniste
- Que Mme Mamarbachi a de plus en plus de peine à contenir ses invités...
- Que, pour être titulaire d'un permis fédéral de port d'armes, M. Stauffer a dû montrer "patte blanche".
- Que celui-ci n'est pas certain que M. Weiss ait les qualifications suffisantes pour en faire autant!
- Que le PLR perd tout son crédit à vouloir soutenir l'insoutenable
- Que le MCG n'existerait pas sans les échecs de la Droite qui n'a pas fait son travail
- Que tous les politiques savent que M. Müller n'a pas vraiment menti, il a juste "menti" par omission
- Qu'il est consterné et profondément attristé par toute cette "affaire Müller" dont il ne peut bien sûr se réjouir...
- Que M. Weiss en sourit....jaune...pense-t-il à une probable entrée du MCG au Conseil d'Etat...
- Que sur l'échiquier politique, à Droite, les candidats à un mandat se font rares, ce qui n'est pas le cas à Gauche ... une question d'argent... un homme de gauche gagnerait plus d'argent qu'il n'en touchait avant dans sa profession... et inversement pour un homme de droite.
Peut-être faudrait-il poser la question à M. Christian Brunier!?
Au final, on est content d'apprendre qu'à Genève, tout ne va pas si mal et que ça ira encore mieux puisque M.Beer est encore parvenu à "placer" la prochaine votation sur le mercredi matin d'école....
Tsssss M, Beer, devoir rendu mais....hors sujet!
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18.01.2012
Auditionné par la commission du Grand Conseil
Il y a déjà quelques années que je dénonce la mascarade mise en place par le DIP en matière de mesures d'accompagnement à l'école primaire!
On se souvient que, en novembre 2010, quelques députés, tous partis confondus, avaient eu la bonne idée de prendre les choses en main et de déposer une motion qui veut donner les moyens à l’école primaire de mettre en place de vraies mesures d’accompagnement.
C'est dans ce cadre que j'ai été récemment auditionné par la commission de l'enseignement du GC qui vient de remettre son rapport au bureau du GC.
Je me réjouis de l'accueil qui a été fait à mes propos...
Audition de M. André Duval, président de l’Arle
M. Duval précise que les mesures d’accompagnement sont une entité à part entière, qu’elles nécessitent la mise en place d’une structure particulière de tutorat (du type « répétiteur ») qui leur est entièrement dévolue. Elles ne peuvent avoir lieu durant les heures scolaires.
Mentionnées dans la loi, obligatoires, elles doivent donc impérativement faire l’objet d’un article du règlement qui stipule précisément en quoi elles consistent : des heures d’accompagnement hors temps scolaire durant le 1er trimestre de l’année scolaire, tenues par :
– les ECSP, enseignants chargés du soutien pédagogique (il faudrait donc en engager dans les possibilités du budget) ;
– les titulaires volontaires ;
– des étudiants de 3e et 4e année de l’IUFE (institut universitaire de formation des enseignants).
Cette dernière proposition de l’Arle est fort novatrice : elle permet d’une part de placer de futurs enseignants face à de réels problèmes in situ et d’autre part, puisque ces étudiants sont au terme de leur cursus et qu’ils doivent faire des stages, elle permet de satisfaire à cette double exigence : celle des appuis et celle de leurs stages.
M. Duval termine sur une remarque :
il serait erroné de croire, comme le prétendent certains, que l’augmentation prochaine de l’horaire scolaire (quelle que soit sa forme) résoudra le problème posé par les mesures d’accompagnement… en aucun cas, M. Beer l’a dit très clairement, cet ajout de 4 périodes ne servira à un quelconque appui mais il répondra aux exigences du PER, introduction de l’anglais et exigences plus élevées en français et en math.
Aujourd'hui, les choses semblent avancer puisque un certain nombre de disfonctionnements ont été enfin répertoriés et que vraisemblablement, un effort certain sera fourni pour que ces mesures d'accompagnement deviennent enfin efficaces et réalistes.
Affaire à suivre donc, voici, en attendant, la proposition de motion qui vient d'être déposée au bureau du GC.
Proposition de motion
(1983)
pour donner les moyens à l’école primaire de mettre en place de vraies mesures d’accompagnement
Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève considérant :
– que le règlement d’enseignement primaire REP (C1 10 21) exige la mise en place de mesuresd’accompagnement spécifiques et pédagogiques pour les élèves de l’école primaire ayant redoublé ou ayant passé « par tolérance » ;
– le manque de moyens logistiques et de personnel qualifié à disposition des écoles primaires pour répondre à ce mandat ;
– l’augmentation du nombre d’élèves se trouvant en difficulté ou confrontés à ce type de situations ;
invite le Conseil d’Etat
– à vérifier les besoins réels de mesures d’accompagnement au primaire, en concertation avec les établissements ;
– à établir les manques éventuels à l’accomplissement de ce mandat que ce soit en personnel, en logistique ou en moyens financiers ;
– à présenter les résultats de ces évaluations sous la forme d’un rapport au Grand Conseil ;
– à améliorer l’information aux parents sur les différentes mesures existantes ;
– à étudier la possibilité d’intégrer au dispositif des étudiants IUFE en fin de cursus.
En cliquant ici, vous pourrez prendre connaissance de la totalité du rapport de la commission, des différentes auditions, notamment de celle de Monsieur Beer, conseiller d'Etat en charge du DIP.
Vous pourrez également savourer les contre-vérités avancées par Madame Marchesini, directrice générale de l'enseignement primaire, à grand renfort de documents particulièrement indigestes.
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06.01.2012
Lettre de Madame Martine Brunschwig Graf (MBG)
MBG tord le cou à certaines contre-vérités !
Et la caravane passe, les chiens aboient…au gré du vent !
Depuis mon précédent billet, j’ai fait quelques recherches qui m’ont permis de retrouver deux documents qui ont leur importance.
Ils prouvent entre autre qu’il est faux de prétendre que, en 1997, lors de l’introduction de l’horaire de 4 jours pour l’écolier genevois, les heures d’enseignement auraient diminué.
J’ai, en effet, en ma possession, une lettre édifiante signée de Madame Brunschwig Graf, alors Conseillère d’Etat en charge du DIP.
Celle-ci explique très clairement le choix de l’horaire de 4 jours en remplacement de celui de 4 jours et demi.
Autre temps, autre politique, autres « experts » consultés ( ?), autre vision….jugez plutôt des propos de MBG en 1997.
…
Suite à la consultation de quelques vingt-cinq groupes et associations, partenaires de l’école, mon choix s’est porté sur la semaine de quatre jours…
Nous avions à cœur de ne pas diminuer le temps d’enseignement. Les heures du samedi matin ne sont donc pas « perdues », mais au contraire reportées sur la semaine.
L’autre grand objectif a consisté à modifier la journée de travail afin de mieux l’équilibrer…
Grâce à ce nouvel horaire scolaire, une organisation plus judicieuse de la journée de l’élève évitera des sources de fatigue inutiles. On favorise ainsi la réceptivité de l’enfant, sa capacité de concentration pour apprendre. En outre le temps d’enseignement s’accroît. Autant de changements qui vont permettre à l’école de consolider sa capacité à instruire dans les meilleures conditions.
…
La lettre est accompagnée d’un deuxième document, le tableau comparatif entre l’horaire alors remplacé (1996) et le nouveau (1997) :
HORAIRE DE L’ECOLIER
Voici comparées, les répartitions des temps d’enseignement hebdomadaires, on y constate une AUGMENTATION considérable des heures d’enseignement :
Dans l’ancien horaire (1996) 4,5 jours
1P 2P 3P 4P 5P 6P
13h45 20h05 20h05 21h35 21h35 21h35
Dans le nouvel horaire (1997) 4 jours
1P 2P 3P 4P 5P 6P
15h00 21h00 21h00 21h40 21h40 21h40
La caravane passe, les chiens aboient….au gré du vent !
Au fait, j’avoue avoir un trou de mémoire…quelqu’un se souvient-il de l’horaire scolaire journalier en vigueur avant 1977 ? Heure de rentrée en classe, récréations, etc, horaire du samedi matin ( plus court que les autres jours, me semble-t-il) ? Vacances ?
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31.12.2011
Que les choses soient bien claires
Lulu Berlue a posté un commentaire intéressant sur mon dernier billet. Il pose un certain nombre de questions qui me semblent judicieuses.
1. Est-il vrai qu’à Genève les écoliers de 8 à 11 ans vont moins à l’école que ceux des autres cantons ?
A ce sujet, chacun y va de ses propres chiffres sans prendre la peine de bien sérier de quelles disciplines il s’agit…
Plus de quoi ? Plus de français, de math, de gymnastique, de dessin, de religion?
2. Qu’en est-il du rythme scolaire des enfants de cet âge, est-ce judicieux de l’uniformiser avec celui des élèves de 12/15 ans ? Une pause d'un jour en milieu de semaine est-elle bénéfique ou pas?
A ce propos, il serait intéressant de connaître l’avis des professionnels, psychologues et pédiatres. Quels sont les conséquences réelles que pourraient occasionner l’allongement d’une journée d’école pour des enfants de 8/11 ans?
3. Il est faux de prétendre que l’horaire scolaire a diminué avec l’introduction de la semaine de 4 jours.
En effet, les 4 périodes du samedi matin d’antan ont été reportées sur les 4 jours scolaires et le mercredi a remplacé le jeudi de congé.
4. Le peuple a voté et accepté Harmos. Il faudra donc bien introduire l’enseignement de l’anglais à l’école primaire. Pour ce faire, quelles sont les propositions des antis mercredi matin ?
5. Le PER (plan d’étude romand) est-il réellement plus exigeant et en quoi exactement ? Si oui, comment y répondre ?
6. Enfin, quant à moi, que Lulu Berlue se rassure, je suis loin de pouvoir me positionner clairement. Je reste sur ma position, déjà exprimée :
http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/05/18/mer...
http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/06/27/t-e...
http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/10/21/com...
Mon rôle, pour le moment, est d’alimenter le débat que je souhaite le plus ouvert possible, raison pour laquelle j’ai proposé de poster ici tous les avis qui pourraient éclairer la question.
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29.12.2011
A l’école, il y a trop d’école ?
Le débat sur le mercredi d’école serait-il lancé ? Voici la réponse de Jean Romain aux propos tenus par Monsieur Lefort dans « Le Courrier » du 19 décembre.
Dans l’intérêt du débat, il serait intéressant que ceux (pas toujours les mêmes !) qui s’opposent à ce nouvel horaire scolaire se manifestent et fassent valoir clairement leurs arguments…
Le député des Verts au Grand Conseil de Genève, M. François Lefort confie ceci au Courrier à propos du mercredi matin : « Davantage d’école, c’est antidémocratique, car cela va assommer les plus faibles, allophones ou issus des classes populaires et qui, en comptant le parascolaire, sont souvent de 7h du matin à 18h à l’école ! » (19 déc. 2011)
On reconnaît là cette antienne purement idéologique qui contribue à saper l’école républicaine depuis plus de trente ans : à l’école, il y a trop d’école ! Derrière ce slogan, il y a une conception qui propose de changer notre vision de l’école. En fait, on veut remplacer l’instruction par l’éducation.
On se souvient que Rousseau, dans l’Emile, pense que l’enfant est dépositaire naturellement d’un contenu affectif qui l’oriente vers le bien. Tout le rôle de l’éducation consiste, non pas à lui dire ce qu’il faut faire mais à lui montrer ce qu’il ne faut pas faire, pour que puisse harmonieusement s’épanouir ce qu’il a en lui. Rousseau appelle cela l’éducation négative, entendez : l’éducation par la négation. En fait, cette vision naturaliste demande à intervenir le moins possible lorsque les choses se développent harmonieusement, c’est à dire conformément à la nature, et le plus possible lorsque la société met en place des obstacles à cette bonté naturelle de l’enfant. On comprend qu’il existe deux facteurs : d’une part un donné naturel et de l’autre une culture qui permet à ce donné d’éclore.
C’est cette conception qui alimente le A l’école, il y a trop d’école ! En effet, il convient de ne pas trop intervenir sur l’enfant car on risque de fausser plus que promouvoir ce fonds naturel de chaque homme. On ne peut rien apprendre de meilleur à l’enfant que de lui apprendre à apprendre, c’est à dire à acquérir des savoir-faire, puisque le contenu, il le possède déjà.
Donc, assez logiquement, on va prétendre que l’école n’est plus le lieu privilégié de la transmission du savoir pas à pas et cohérent, mais qu’il existe bien d’autres lieux alternatifs (parascolaires, périscolaires, etc.) propices à éveiller, à faire apparaître, à laisser éclore le bon fonds de l’enfant.
Certes, mais il s’agit là de l’éducation et non de l’instruction ; il s’agit là de l’enfant et non de l’élève. Parce qu’on ne va pas à l’école en tant qu’enfant, on y va en tant qu’élève. L’éducation vise à apprendre et non à recevoir un enseignement. Qu’est-ce que cela signifie ?
Ce signifie qu’il est plus important d’apprendre à apprendre que de maîtriser des prétendus « faits » comme l’orthographe, la syntaxe, le vocabulaire, le calcul. Qu’il faut encourager la possession d’un iPad. Que les élèves doivent apprendre à utiliser les services de réseau de la même manière qu’ils utilisent le téléphone. Que le service public d’éducation a désormais un concurrent redoutable : Internet. Que c’est la Toile qui éduquera et contrôlera sans punir, qui aidera chacun à son rythme, sans notes, qui s’affranchira des distances et du temps, permettant aussi bien l’enseignement à distance que l’éducation tout au long de la vie. Bref, que nous aurons là un mode d’enseignement associant les racines de notre culture quant aux contenus à la modernité quant aux méthodes. N’est-ce pas fantastique, l’enseignement sans contrainte ? Voilà en tout cas un exemple des convergences possibles entre ces idées néo-rousseauistes : l’utopie d’un enseignement sans contraintes (qui ne dit pas ce qu’il faut faire, mais ce qu’il faut éviter) rejoint l’utopie de l’enseignement à distance. Et c’est exactement l’utopie qu’essaient actuellement de concrétiser tous les industriels de la planète, pour pouvoir faire payer à leurs employés leur propre formation continue « du berceau au tombeau », comme ils le disent si joliment… Alors, ça, oui, c’est démocratique, M. Lefort, ce n’est pas assommant, c’est populaire, et c’est en anglais !
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27.12.2011
Mme Roullet, imaginons…
Réponse de Jean Romain à Madame Roullet:
Chère Madame,
Vous m’épinglez dans votre dernier blog sur mon propos au sujet du mercredi matin, paru sur le blog de M. Duval. Je me suis beaucoup amusé à vous lire parce, je dois l’admettre, il n’était pas aisé de voir courir le vent dans ce cas de figure. Ce papier intitulé « Bien sûr que non ! » a été écrit en fait pour le Nouvelliste du Rhône, et c’est dans ce quotidien qu’il est passé. M. Duval l’a mis sur son propre blog avec mon approbation.
Mais… imaginons ensemble, voulez-vous :
- Imaginons que les enseignants primaires du Valais aient obtenu, après âpre négociation, une diminution de leurs heures d’enseignement hebdomadaire.
- Imaginons que le Département de l’instruction publique du Valais se trouve ennuyé pour deux raisons : d’une part, à cause d’une organisation plus complexe du primaire dès lors qu’on conserve les heures-élèves telles qu’elles étaient avant la négociation, complexité due à la structure même du primaire organisé essentiellement autour d’un seul titulaire (dont la présence en classe diminue dorénavant) ; et d’autre part, pour des raisons financières évidentes si les heures-élèves ne suivent pas la même courbe que les heures-enseignants.
- Imaginons que le Valais lance un ballon d’essai afin de tester les réactions suscitées par une éventuelle diminution des heures-élèves, et s’en va répandre la nouvelle qu’une réflexion interne est en cours à ce propos.
- Imaginons même qu’un haut fonctionnaire dudit Département en parle à des personnes bien placées, à des décideurs locaux, en leur faisant comprendre que rien n’est encore fait mais qu’on se tâte.
- Imaginons que des articles de journaux de votre serviteur (celui paru sur le blog de M. Duval) et d’autres, fassent monter la pression et réagir le Département concerné.
- Imaginons que ces réactions dans la presse locale soient relayées par des blogs bien choisis et par des politiques sensibles à l’opinion publique.
- Imaginons que le ballon lancé par le Département soit secoué par ces vents et commence à se dégonfler.
- Imaginons– mais c’est de la pure fiction, vous l’imaginez bien – que ce projet mort-né soit tenu pour un projet maladroit par ceux mêmes qui l’avaient testé.
- Et imaginons enfin que l’égérie du statu quo au primaire de Genève se laisse prendre au point de relayer dans son propre blog le thème de la dotation horaire au Primaire.
Pensez-vous, chère Madame, étant donné le but visé, qu’il soit possible de faire beaucoup mieux ?
Mais tout cela n’est que de la pure spéculation, évidemment.
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21.12.2011
Ecole, l’avis d’un conseiller national valaisan
Après celui de Jean Romain, voici le point de vue de Monsieur Oskar Freysinger.
Un cas d’école
À chaque fois que sont publiés les résultats de l’étude PISA, les élèves valaisans sont dans le peloton de tête ou carrément premiers. Cela pousse à se demander ce que le Valais fait mieux que les autres cantons romands en matière scolaire. D’abord, il est vrai que le canton du Valais, de par sa structure géographique et sociale, est moins concerné par la dissolution du tissu familial et social que ses voisins. Ensuite, l’homogénéité des élèves étant plus grande dans les classes, cela permet de progresser plus vite dans l’acquisition des techniques et du savoir. Mais surtout, en refusant E 2000, le canton a su éviter dans les années nonanted’emprunter la voie dévastatrice des réformes scolaires qui, par phobie égalisatrice, ne font qui niveler par le bas. La sélectivité du système basée sur l’excellence a pu être maintenue et le maître d’école n’a pas été dégradé au simple rôle de coach confortant ses élèves, placés au centre du néant, dans leur conviction d’être tous des Mozart dispensés de faire leurs gammes.
Or, parlons-en de ces gammes. Ce qui est vrai pour la musique et le sport l’est aussi pour l’école : celui qui travaille mieux et plus que les autres aura plus de chances de succès.
L’école valaisanne, en continuant à privilégier l’acquisition d’un savoir général et pyramidal construit depuis la base, fait mieux que les cantons qui ont opté pour la simple transmission d’îlots de compétences isolés. Mais surtout, notre canton a le courage d’exiger plus d’efforts que les autres. Ainsi, durant sa scolarité obligatoire, un élève valaisan « pratique ses gammes » environmille heures de plus que ses petits camarades genevois. C’est un avantage indéniable, car dans tout apprentissage, il y a une corrélation évidente entre le temps passé à s’exercer et le résultat.
Cela devrait faire réfléchir Claude Roch qui, pour des raisons d’économie, a déclaré récemment vouloir diminuer les heures de présence à l’école primaire. Cette économie n’en est pas une, car des élèves moins compétents coûteront plus cher par la suite. Les Genevois s’en sont aperçus puisqu’ils vont à nouveau augmenter leur dotation horaire.
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19.12.2011
Instaurer le débat
C’est en mars 2012 que les citoyens genevois se prononceront sur l’horaire scolaire des écoliers.
Ils devront voter pour introduire ou non le mercredi matin d’école.
Il serait intéressant qu’un vrai débat s’instaure et que chacun puisse exprimer son point de vue, je propose donc de publier ici les textes qui me seront proposés.
Il suffit pour cela de me les envoyer sur mon adresse e-mail
Les pseudonymes sont acceptés, à condition bien sûr que l’identité de l’auteur me soit communiquée.
Voici donc, pour commencer, l’avis de Jean Romain.
Bien sûr que non !
Les résultats des tests Pisa sont têtus : ils placent le Valais en tête, et Genève à la queue des cantons francophones. Mais au-delà de ces tests, il est une réalité bien plus parlante : ce sont les élèves Valaisans qui recueillent les meilleures opinions aussi bien auprès des professeurs des hautes Ecoles que des patrons d’entreprises. Ce deuxième critère est le plus fiable parce qu’on peut toujours interpréter les résultats Pisa en fonction de divers paramètres et se contorsionner comme le département genevois de l’Instruction publique, les lèvres vitrifiées de lieux communs, pour montrer qu’à Pisa on était « très médiocres » et qu’en 9 ans, on a bondi à « médiocres ».
Soyons clair : c’est sur le Valais que les yeux genevois sont tournés et c’est sur lui que de plus en plus de voix prétendent se régler, à part bien sûr, les habituels pédagogos, les gardes rouges de la sous-culture de la Fapse (Faculté des « sciences » de l’éducation) qui persistent à dire qu’il n’y en a point comme les socio-constuctivistes locaux !
Mais Genève est en train de se battre pour que ses élèves du primaire retravaillent le mercredi matin : le Grand Conseil vient d’accepter une loi qui augmente les heures de fréquentation scolaire des 8-12 ans, cela coûtera 16 millions au canton ; un referendum a été lancé avec succès, et une votation aura lieu en mars 2012. Il faut savoir qu’en 1997, la magistrate libérale alors à la tête de l’Instruction publique avait, par voie réglementaire, supprimé le mercredi matin, confinant les élèves genevois à 4 jours d’école hebdomadaire. Les raisons ? Un mélange d’idéologie néo-libérale du style on peut faire mieux avec beaucoup moins (les résultats ont été probants !), la volonté de marquer son passage politique à l’exécutif local (c’est effectivement fort réussi, on ne l’oubliera pas !), et un besoin d’économiser les deniers publics. Ajoutez-y une bonne mesure de pédagogisme et le cocktail est détonnant ; nous en faisons les frais tous les jours. Il faut déployer maintenant un effort colossal pour revenir au bon sens, au statut quo ante, c’est-à-dire à suffisamment d’heures d’école, non seulement pour rattraper le retard mais encore pour y faire entrer les exigences du PER et ses copieuses innovations, dont l’introduction de l’anglais. Genève veut donc se redonner une chance. Je l’approuve.
Or le Valais songe à suivre la pente que nous tentons aujourd’hui de remonter à Genève. En Valais, on se tâte ; on consulte. J’avoue mon incompréhension et ma stupéfaction. Pourquoi changer une formule qui gagne ? Pour des raisons idéologiques, pour des raisons économiques ? Oui, les chiffres des budgets, tout comme les résultats Pisa, sont têtus ; mais il doit bien exister d’autres domaines où économiser un peu sans mettre en danger l’avenir d’une jeunesse qui devra se mesurer de plus en plus à un monde dont les lendemains risquent de déchanter.
Réduire la dotation horaire des élèves ? Bien sûr que non !
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