23/05/2013

Formation des futurs enseignants genevois, où en est-on?

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Cela fait depuis la création de l'IUFE (2009) qu'avec l'Arle, j'ai dénoncé à maintes reprises les nombreux dysfonctionnements de cet institut, notamment le fait que le diplôme qu'il délivre n'était pas reconnu dans les autres cantons (voir les liens que je publie à la fin de ce billet).

Nos autorités promettaient d'y travailler...

Aujourd'hui, le temps a passé et RIEN n'a changé!

C'est la raison pour laquelle le député Jean Romain a déposé aujourd'hui même, une question urgente écrite au bureau du Grand Conseil.

Je vous en livre la teneur ci-dessous.

 

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Il serait temps que les diplômes de l’IUFE soient enfin reconnus par la Confédération

 

Depuis sa création, l’Institut Universitaire de Formation des Enseignants (IUFE), qui à Genève a pris la place d’une Haute Ecole Pédagogique – comme cela est institué partout ailleurs en Suisse – et qui délivre des diplômes après une année de plus que ce qui se fait ailleurs en Suisse, n’est pas encore parvenu à faire reconnaître ses titres par la CDIP.

Cet IUFE a connu de multiples problèmes depuis sa mise sur pied, tant en ce qui concerne le contenu des cours dispensés que l’organisation administrative. Est-ce une raison du retard confédéral ?

Par ailleurs, Genève n’a pas souhaité deux filières différenciées pour la formation de ses maîtres qui enseignent au Secondaire 1 (Cycle d’orientation) et de ceux qui enseignement au Secondaire 2 (écoles du post-obligatoire), ce qui force le concours de deux commissions différentes en vue d’établir les dossiers de procédure de reconnaissance fédérale, mais enfin il est largement temps que les étudiants qui fréquentent cet Institut genevois ne soient plus lésés sur la validité suisse de leur diplôme, alors qu’ils le sont déjà sur la durée de leurs études.

 

Ma question est donc la suivante :

 

Depuis le temps que les étudiants et les politiques attendent, ne serait-il pas urgent que les diplômes délivrés par l’IUFE soient enfin reconnus par la Confédération et que Genève ne passe pas une fois de plus pour le parent pauvre de l’enseignement ?

 

Que le Conseil d’Etat soit remercié de la réponse qu’il voudra bien apporter à cette question urgente.


Liens divers:


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2012/10/01/les-enseignants-genevois-sont-discrimines.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2009/10/31/charles-beer-reussit-son-coup-les-deputes-bernes.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/10/19/formation-des-enseignants-la-cata-annoncee.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/04/18/rassemblement-des-etudiants-de-l-iufe-formation-des-enseigna1.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/05/03/en-colere-les-futurs-enseignants-manifestent-demain.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2012/06/20/l-iufe-severement-decrie.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2012/06/27/l-iufe-va-t-il-reussir-a-me-casser.html

 

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22/05/2013

Le Valais qui pleure

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- Salut Cyprien, alors comment?

- M'en parle pas, j'vais chez Héritier, tu m'accompagnes?

- Mais? T'es tout pâle, y un problème?

- Tu te rends pas compte ou quoi?! Tu sais pas?

- Non, quoi?

- Ben... j'ai plus qu'à acheter des plants de patates et les semer sur mon terrain à Verbier.

- Ah, bon, tu voulais pas y construire une douzaine de chalets, tu avais pas fait les plans et toutes les démarches?

- Ben!!!! Ca y est, ils ont tranché. Toutes les demandes de construire postérieures au 11 mars 2012 sont rejetées. C'est la cata!

- Aie! Oui, mais....on est en Valais! C'est pas comme ailleurs, on va bien trouver une combine, tu crois pas?

- Hum, j'crois bien qu'y a Oskar qu'est sur le coup...faudra voir! Tu me remontes un peu le moral, ça vaut un bon coup, viens j'te paye le verre.

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19/05/2013

Conseil municipal, chroniques de la mauvaise foi

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Chacun y va de son chapelet, politiciens de gauche ou de droite, journalistes aguerris ou apprenti-journaliste, chacun avec sa dose de mauvaise foi!

Alors, pourquoi pas moi!

L'affaire est pourtant simple.

D'un côté ceux qui privilégient la faute "politique". Ainsi, ils ont tendance à plutôt sanctionner le fait que certains se permettent de prendre le parlement municipal pour un lieu de manifestation...au point de minimiser l'autre aspect des choses...

Et ceux qui en profitent pour tenir des propos idiots et malsains.

De part et d'autre, il y a faute, certes.

Mais de nature et de proportions différentes. Il s'agit donc d'en tenir compte quant aux sanctions à appliquer.

Car entre proférer des insultes homophobes tout en menaçant d'exhiber des croix gammées et manifester de manière inopportune, son soutien à une juste cause, pour moi, il n'y a pas photo.

Privilégier l'incorrection à l'horreur intolérable et insoutenable ne me semble pas judicieux, d'autant plus de la part de journalistes...aguerris ou novices.

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16/05/2013

Ces cons que je méprise

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L'être humain est censé intelligent, et donc doté de la capacité de raisonnement...à moins d'un handicap mental et donc de dégénérescence.

Ce ne sont pourtant pas d'eux dont il est question ici mais bel et bien de tous ceux, encore trop nombreux, qui, consciemment, ouvertement, véhiculent leur idéologie nauséabonde!

« On n'est pas des pédés » !

Depuis longtemps, il me tenait à cœur de faire ce coup de gueule, c'est à la suite de l'article "Dérapages au Municipal: «Une surenchère de la provocation» que je me suis décidé.

Aujourd'hui, c'est dans les travées du Conseil municipal qu'un élu tient des propos homophobes intolérables. Pourtant, c'est tous les jours que, partout, nous y sommes confrontés.

Associant allègrement un pédéraste à un homosexuel, combien de fois n'ai-je pas entendu ces expressions idiotes? Combien de fois n'ai-je pas dû écouter ces "blagues" imbéciles sur les homosexuels? Parfois même de la part de gens qui vous sont proches!

Soutenue même par certains bigots, véhiculée souvent au sein des familles, cette idéologie malsaine est encore tenace tant les cons sont nombreux. Et je crains fort qu'il faudra beaucoup de temps encore pour que les mœurs évoluent.

Pour l'heure, voyez-vous, ces cons là, je les méprise!

Et une fois n'est pas coutume, je salue et applaudis toutes les actions menées dans le cadre de la lutte contre l'homophobie, notamment celles du DIP.

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13/05/2013

Gonflés ces profs de gym!

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A chaque fois c'est la même chose...Parler du salaire des fonctionnaires, particulièrement ceux des enseignants et ceux de la police, sujet brûlant!

Pour s'en rendre compte, il suffit de lire les commentaires pour le moins virulents qui accompagnent l'article sur "les profs de gym du secondaire qui se plaignent de leurs salaires" publié sur le site de la TdG.

On y apprend que "les maîtres d’éducation physique de l’enseignement secondaire sont en colère. Ils ne comprennent pas pourquoi ils ne bénéficient pas d’un traitement salarial équivalent à celui des maîtres des autres disciplines".

Et du coup, chacun y va de sa petite pointe sarcastique.

Pensez donc, des profs de gym aux gros muscles mais aux neurones limités qui osent demander une augmentation. Sacrilège suprême, se comparer à des enseignants de français ou de math, des gens à la grosse tête, des universitaires, eux!

Mais voilà....cette image n'est que caricature.

Les "déverseurs de boue", savent-ils que, de nos jours, le prof de gym n'a rien à voir avec celui qu'ils imaginent, celui qu'ils se représentent comme dans la BD du Petit Spirou?

Aujourd'hui, pour être prof de gym au secondaire, il faut avoir suivi une double formation (universitaire). Outre une longue formation spécifique à cet enseignement, ils ont l'obligation d'enseigner une autre branche pour laquelle ils ont dû obtenir une licence (ou un master).

Ainsi, ces enseignants ne sont jamais UNIQUEMENT prof de gym, mais également prof de géo, d'histoire, de français, de math, etc.

Dès lors, leur revendication est-elle vraiment indécente?

Ne sont-ils pas des profs comme les autres et donc rétribués à salaire égal?

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09/05/2013

Une société de voyous assistés

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J'ai lu avec beaucoup d'attention l'article "Surchauffe aux cuisines scolaires" paru dans le GHI du 8-9 mai.

On y apprend que "les BENEVOLES qui œuvrent aux service des chères petites têtes blondes n'en peuvent plus de la hausse des problèmes d'irrespect, des décibels et d'exiguïté des réfectoires".

Agathe, employée d'une cuisine scolaire, a "l'impression d'être un distributeur, un robot invisible où les mots "merci" et "s'il vous-plaît" sont remplacés par "encore" et "ta gueule"...

Pourtant, "les autorités nient les questions d'irrespect"!

Ce n'est pas le défi majeur d'aujourd'hui selon Nicolas Diserens, directeur du giap (Groupement intercommunal pour l'animation parascolaire). Pour Isabelle Widmer, cheffe du service des écoles et de la petite enfance, il semble que ce soit les compétences des animateurs qui sont remises en cause...que certains sont plus aptes que d'autres à gérer ce genre de problèmes.

Plutôt que d'interdire aux enfants de taper dans leur assiette avec leur cuillère, afin de "réduire le bruit", Isabelle Widmer préfère "travailler sur les matériaux phono-absorbants, comme les tables, les parois et les murs".

C'est vidéo-gag!

Franchement, on croit rêver. Dans quelle société vivons-nous?

Désormais. tout est dû à l'enfant roi, tout lui est permis!

Une question d'éducation... que nenni!

Pas du tout, selon les autorités, la priorité est ailleurs. Il faut améliorer l'aménagement des espaces, la formation du personnel...et "même si les enfants n'ont pas toujours un comportement idéal, ce sont des enfants" !!!

Revoir leur éducation, fixer, une bonne fois pour toutes, des limites acceptables aux comportement des petits voyous? Pensez donc... "ce sont les adultes, y compris les bénévoles, qui doivent réfléchir aux meilleurs moyens pour proposer aux élèves un temps de repos et de repas de qualité".

Elle est belle la génération future que nos autorités préparent.

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05/05/2013

Le cadeau des contribuables

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800000 francs! C'est l'équivalent d'environ 7 ou 8 postes d'enseignants primaires...c'est aussi le cadeau qui est fait chaque année aux parents des élèves qui fréquentent l'école primaire genevoise.

Car, en effet, à Genève, chaque élève reçoit au début de l'année scolaire tout une batterie de matériel scolaire estimé à environ 25 francs par élève. C'est que les crayons, les cahiers, les gommes, etc. coûtent assez chers.

Aux enseignants de gérer ce budget. Ils ont pour charge de commander chaque année ce matériel pour leurs élèves.

Ils se trouvent qu'à la rentrée scolaire 2012/2013, l'école primaire genevoise a accueilli 32339 élèves(prévisions du SRED). Le calcul est vite fait, à 25 frs/élève, un budget de plus de 800000 francs.

Certes, la loi garantit la gratuité de l'école mais pas forcément la gratuité du matériel!

J'en veux pour preuve que cette particularité genevoise n'est pas appliquée dans tous les cantons. En Valais par exemple, les parents reçoivent une liste précise du matériel qu'ils doivent fournir, à leurs frais, à leur enfant pour la rentrée scolaire.

Au nom de quoi cet investissement est-il donc offert aux parents genevois?

En ces temps de difficultés financières et de pénurie d'enseignants ne serait-ce pas l'occasion, à Genève, de mettre un terme à cette pratique?

Quand on sait de quelle manière bien des élèves martyrisent leur matériel, on se dit que s'ils doivent le payer, tout le monde aurait à y gagner...car je suis persuadé qu'alors, ils en prendraient beaucoup plus soin.

Mesdames et Messieurs les députés, la balle est dans votre camps...

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27/04/2013

Les profs sont des "planqués"

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"Un prof, c'est 6 mois de vacances par an, grassement payé. il bénéficie en plus de la garantie d'emploi"!

Combien de fois ne l'ai-je entendu?

Ils sont nombreux ceux qui pensent que les profs sont des profiteurs et que leur situation est un havre de paix...

Une profession qui ne présente que des avantages.

Si tel est le cas, je me suis souvent demandé pour quelle raison, alors, ceux qui tiennent de tels propos ne choisissent pas de se lancer dans l'enseignement.

Ont-ils vécu l'expérience?

En dépit du simple travail pédagogique que nécessite cette profession, connaissent-ils le revers de la médaille?

Ces gens, savent-ils ce qu'implique la tenue d'une classe? Ont-ils mesuré le stress qu'implique la responsabilité d'une vingtaine d'élèves?

Parallèlement à une hiérarchie complètement dépassée par les événements, trop souvent confrontés à des parents toujours plus demandeurs de tâches qui ne sont pas de leur ressort, ont-ils conscience de la pression constante à laquelle les profs sont soumis?

Peuvent-ils m'expliquer pourquoi le taux de dépression, voire de suicide, est l'un des plus élevé dans cette profession?

Faut-vous dire. Monsieur, que chez ces gens-là, on ne pense pas, Monsieur, on ne pense pas...

Alors, plutôt que de déverser injustement des torrents de boue, justifiez donc vos propos, vous qui vous reconnaissez! Je vous attends de pied ferme...

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18/04/2013

Les députés du GC sauront-ils faire preuve de bon sens?

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En octobre 2012, j'avais soulevé le problème de "doublon" que posaient, à l'école primaire, les postes de maîtres adjoints cumulés à ceux de directeurs d'établissement (Les faux cul du Conseil d'Etat)

S'en était suivi le dépôt d'une pétition au bureau du Grand Conseil

Depuis, comme il se doit, j'ai été auditionné par la commission des pétitions et j'ai alors pu développer l'essentiel des arguments avancés.

Aujourd'hui, ce rapport est public et je vous invite donc à en prendre connaissance ici.

Pour ceux qui n'auraient pas le courage d'en lire la totalité, voici, ci-dessous, le compte-rendu de mon interpellation, suivi du rapport du député Jean Romain.

En préambule permettez-moi cependant quelques remarques quant aux propos tenus par Monsieur Charles Beer tant ils font preuve de mauvaise foi.

Le Président du DIP, une fois encore se contente de noyer le poisson pour éviter d'aborder honnêtement la question des doublons posée par la pétition.

C'est en habile politicien qu'il mélange tout et rien...

Une fois de plus, HARMOS a bon dos! Selon Charles Beer, c'est ce processus d'harmonisation qui serait à la base de ce profond changement de l'organisation de l'école primaire!

"Des compétences allant être acquises au niveau suisse et au niveau  romand, il étaient nécessaire de mettre en place un pilotage de l'enseignement primaire...

Genève n'a fait qu'harmoniser le fonctionnement de l'enseignement primaire en suivant les pratiques des autres cantons"...

Autant d'affirmations fallacieuses...tant Harmos n'a rien à voir dans cette question et tant justement les pratiques des autres cantons ne sont pas les mêmes qu'à Genève!

 

La commission des pétitions ayant terminé sont travail, la pétition est désormais inscrite à l'ordre du jour de la session du Grand Conseil des 25, 26 et 27 avril.

Je me réjouis de suivre ce débat et espère vivement que les députés sauront faire la part des choses entre la pure réalité et les arguments fallacieux et purement politiques.

Il s'agit là de simple bon sens.

A noter qu'il sera intéressant de voir si le député indépendant Didier Bonny, par ailleurs, directeur d'établissement, participera ou non au débat et au vote...

 

Audition des pétitionnaires représentés par M. André Duval

 

M. Duval rappelle qu’avant 2008 le DIP possédait une trentaine  d’inspecteurs et que chaque école avait un maître principal. La nouvelle  organisation de l’enseignement primaire mise en place en 2008, impliquant la  création de directeurs d’établissements, devait permettre de développer une  certaine proximité avec les différents acteurs.  

Or, il remarque que la proximité n’est pas possible puisque ces directeurs  sont chargés de plusieurs bâtiment s scolaires, d’autant plus que certains  d’entre eux travaillent  à temps partiel. Un contact quotidien avec les parents  avait été évoqué, mais ce sont les maîtres principaux qui assurent cet aspect.

Enfin, la décharge des tâches administratives dont les maîtres devaient bénéficier ne s’est pas mise en place car ils n’ont jamais autant croulé sous  les charges administratives. Il fait remarquer que les directeurs  d’établissement dans les autres cantons ou  dans les autres pays ont tous des  charges de classe, ce qui n’est pas le cas à Genève.

Depuis 1990, les effectifs de l’école  ont officiellement augmenté de 26%,  ce qui aurait dû impliquer l’engagement d’une dizaine d’inspecteurs supplémentaires. Or, il rappelle que ce sont 94 directeurs qui ont été nommés,

soit un 200% d’augmentation. Il signale que, entre 2008 et 2012, le nombre  de directeurs a diminué à 79 et il mentionne que, des 30 inspecteurs de base à  ces 79 directeurs, l’augmentation n’est plus que de 130%, ce qui reste très  important.

Il mentionne ensuite que le département a décidé en 2012 de placer dans  chaque établissement des maîtres adjoints dont les tâches sont similaires à  celles du directeur d’établissement. Il remarque que ce dernier ne fait donc  plus que contrôler le travail des enseignants, s’occuper du suivi des personnes qu’il engage, ce qui intervient en début d’année, gérer les conflits entre les enseignants et présider les conseils d’établissement. Il répète que tout le reste

est délégué au maître adjoint, ce qui entraîne en l’occurrence l’idée d’un doublon.

En conclusion, il pense donc que les  directeurs sont trop nombreux, et qu’ils ont en outre à présent des maîtres adjoints pour les seconder. Il rappelle

que la question avait été posée au Conseil d’Etat par M. Jean Romain, mais

que la réponse était insatisfaisante selon lui. Il répète que la situation actuelle

est en définitive similaire à celle d’avant 2008, mais avec des effectifs

autrement plus importants.

M. Duval pense qu’il faudrait garder 70 directeurs si ces derniers assurent toutes ces tâches. Il ne serait dès lors plus nécessaire d’avoir des maîtres

adjoints. Il serait judicieux de leur donner des charges d’enseignement, ce qui

serait en outre bénéfique pour ces directeurs puisqu’ils auraient un pied dans

la réalité.

 

Rapport de M. Jean Romain

 

Mesdames et Messieurs les députés,

Pour paraître sérieuse, notre école s’est ingéniée à complexifier son propre système ; le quantitatif a suppléé au qualitatif. Et, se refermant ainsi peu à peu sur son propre fonctionnement, notre école ne résout pas les problèmes, elle les sécrète. Ainsi, au degré primaire, elle a désigné il y a quelques années des directeurs d’établissement en large surnombre, et elle vient à la rentrée 2012 de leur permettre, par délégation, d’engager des maîtres adjoints (MA) et des maîtres référents (MR). Et pour le dire crûment : à Genève, plus le savoir

s’universalise, plus notre école se provincialise.

La soif de modernisation a fait augmenter exponentiellement la gestion parce qu’elle déteste les temps morts, elle veut aller vite alors que l’apprentissage à la culture ne se fait pas à la va-vite. Cette succession d’ajouts gestionnaires s’apparente à de la gesticulation, incapable de résoudre les difficultés liées à notre temps. Non seulement cette lourdeur administrative est néfaste pour l’école et ne lui permet en rien de gagner en efficacité – tout au contraire –, mais encore cela a un prix, un prix excessif en période de restriction budgétaire. Nous n’avons simplement pas les moyens de donner dans cette complexité inutile.

Dans les autres cantons suisses, les directeurs d’école primaire enseignent à temps partiel et ils n’ont pas un éventail d’adjoints qui viendraient les épauler. Si Genève connaît des zones plus délicates d’enseignement, elle n’est pas à ce point différente des autres qu’il lui faille mettre sur pied ces doublons.

Simple, tranchante, précise et pleine de bon sens, cette pétition demande de renoncer aux doublons que la toute nouvelle introduction de ces MA et MR impose.

Si l’on en croit le DIP : « depuis 1990 l’école primaire genevoise a vu ses effectifs croître fortement (+26%). Les structures d’encadrement n’ont pas changé depuis des décennies pour faire face à cette forte croissance des effectifs alors que le contexte socio-économique de Genève s’est profondément modifié ». Cette affirmation est parfaitement exacte. Dès lors, il fallait logiquement augmenter le nombre d’inspecteurs (directeurs) dans la  même mesure. Il aurait donc fallu engager des directeurs dans la proportion, et passer de 28 inspecteurs à 36 directeurs, et non d’abord à 94 directeurs, en 2008 (une augmentation de plus de 200%), puis aujourd’hui à 79 directeurs dont certains à temps partiel. Et on veut encore y adjoindre, depuis la rentrée 2012, des MA et des MR !

Certes, ces maîtres adjoints ne sont pas payés autrement que par une décharge d’heures d’enseignement. Mais cette décharge a un prix : il faut engager plus d’instituteurs (ou de remplaçants) pour combler les lacunes de l’horaire. Tout cela s’ajoute au salaire des directeurs qui sont payés en classe 24. Nous n’avons pas les moyens de cette énième genevoiserie car il est faux de penser que plus d’encadrement administratif induit automatiquement de meilleurs résultats. Ce qui induit de meilleurs résultats, c’est plus d’exigence – un mot qui a déserté les écoles de chez nous.

Cessons de gesticuler et de nous auto-intoxiquer avec une administration pléthorique. Ce dont notre école a urgemment besoin n’est pas d’une augmentation administrative, truffée de doublons, et artificiellement légitime, mais de :

Remettre le savoir au centre de l’école. Le rôle premier de l’école est de transmettre pas à pas des connaissances et d’en vérifier l’acquisition (notes, épreuves communes). L’héritage culturel passe aussi par l’école ; celui qui l’acquiert se sent plus fort, car cet héritage assure à chaque élève les principaux repères pour sa vie d’adulte.

Mettre l’accent sur les connaissances de base.Trop de jeunes sortent de l’école obligatoire sans maîtriser le calcul, la lecture ni l’écriture. Il en va de la dignité de chaque élève de pouvoir acquérir ces connaissances élémentaires. Notre école doit s’y engager. La langue française doit faire l’objet de tous les soins parce qu’il ne s’agit pas d’une branche mais du tronc de l’école, dont les lacunes ont des répercussions sur les autres disciplines.

 

–Recentrer l’école obligatoire sur le respect et sur l’effort. Pour que l’autorité de l’école soit restaurée, il convient d’abord d’assurer l’autorité à l’école. Cela implique que chaque élève l’apprenne au sein de cette vie en commun. Les manquements doivent être sanctionnés. Valoriser l’effort, c’est d’abord donner à chacun les moyens de se rendre compte que les résultats scolaires ne sont pas des droits, mais la récompense d’un mérite.

L’accent doit être porté prioritairement sur ces trois buts car nous en sommes fort loin aujourd’hui. Cessons d’alourdir une structure qui devient poussive et inefficace ! L’heure est à la soustraction au DIP en matière administrative. Il est temps de revenir à l’essentiel en ces temps peu cléments en matière budgétaire.

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11/04/2013

Plan de route pour le nouveau Président du DIP

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Les élections au Conseil d'Etat genevois sont toute proches. Tous les partis politiques s'activent et cherchent à présenter leurs "meilleurs" candidats...

Combien de nouvelle personnalité?

Ce qui est certain, c'est que le poste de Président du DIP est à pourvoir...mais qui peut dire, à l'heure actuelle qui le reprendra?

Quoi qu'il en soit, en ce qui concerne l'école primaire, un vaste chantier se présente à lui!

Lui Président,

il devra faire table rase des aberrations qui ont été faites par son prédécesseur et, entre autre, sans ordre d'importance

            - opérer des coupes drastiques dans l'organigramme de la direction pour supprimer les nombreux postes inutiles qui sont autant de placards dorés

            - notamment, diminuer massivement les postes de directeurs d'établissement et supprimer leur possibilité de travail à temps partiel

            - leur imposer une charge d'enseignement de l'ordre de 25 %

            - supprimer les postes "doublons" que représentent les postes de maîtres adjoints

            - créer une cellule d'appui pour les élèves en difficultés scolaires avec l'ouverture de classes d'appui dans chaque établissement prises en charge entre autre par les directeurs d'établissement et par les futurs enseignants, étudiants à l'IUFE

            - supprimer les conseils d'établissement, inutiles et dispendieux

            - supprimer les projets d'école pour les remplacer par UN projet cantonal, élaboré par les autorités compétentes

            - engager des enseignants spécialistes en charge de l'enseignement de l'allemand

            - dans pratiquement toutes les disciplines, mettre en place des moyens didactiques appropriés et efficaces ( par exemple, remplacement de MMF pour "L'île aux mots")

            - sauf justification sérieuse, supprimer tous "luxes" abusifs, tels le remplacement trop fréquent du matériel informatique dans les écoles

            - supprimer la possibilité pour les profs de gym de participer à 2 semaines de camps de ski ou classe verte (limitation à une semaine)

            - faire acheter le matériel de base par les parents (crayons, gomme, cahiers, etc.)

            - gagner un temps de travail significatif d'un mois par la passation des épreuves cantonales dans le courant de la 2ème et 3ème semaine de juin au lieu de début mai ainsi que la remise des moyennes annuelles à fin juin

            - organisation des classes pour l'années scolaire suivante par les directeurs d'établissement dans la 1ère quinzaine de juillet

            Etc, etc, etc.

 

Du pain sur la planche....

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10/04/2013

Après la France, au tour de Genève

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L'escalade ne fait probablement que commencer!

Le site de la TdG nous fait découvrir les "aventures panaméennes" de certains de nos élus...grâce à un moteur de recherche qui permet d'interroger le registre du commerce de cet Eldorado en matière d'évasion et de fraude fiscale, de dissimulation de fonds grâce à des sociétés offshore.

J'adôôôôre!

Oui, j'adore la manière dont les élus en question cherchent à se justifier. La main sur le cœur, venir nous dire toute leur bonne foi.

Créer des sociétés offshore? Pas de problème!

Pensez donc, non, non, il n'y a pas de contradiction entre cette activité et son mandat d'élu.

En aucun cas ces sociétés n'ont été créées pour frauder le fisc.

Elles ont été vendues par centaines à des avocats genevois...elles étaient utiles dans des cas où les clients désiraient payer moins d'impôts, mais en aucun cas s'y soustraire.

On ne les encourage pas mais... si ça peut rendre service à des clients tant que cela rentre dans le cadre légal!

 

Magnifique, quelle bonté, quelle grandeur d'âme!

Mais mais mais...alors...

Pour quelle raison ces aventures panaméennes...?

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08/04/2013

Poudre aux yeux

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Ou quand un gouvernement prend les citoyens pour des imbéciles...et je reste poli!

Suite à une sale affaire de mensonges de la part d'un certain ministre, le président Hollande se doit de réagir.

C'est ainsi que "le Premier ministre est chargé de préparer avec les ministres concernés, et sous l’autorité du président de la République, un ensemble de mesures, en vue d’assurer la transparence complète sur les patrimoines des responsables politiques et des collaborateurs des ministres du Président de la République et du Premier ministre, de sanctionner plus sévèrement les manquements à la loi en matière financière et aux règles de déontologie et de probité, et de renforcer la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux.

Dans l’immédiat les déclarations de patrimoine de tous les membres du Gouvernement seront publiées d’ici le 15 avril".

On pourrait applaudir...et pourtant...

Une question néanmoins!

En quoi publier sa déclaration de patrimoine empêche-t-il la malhonnêteté et le mensonge?

Pourquoi cette déclaration serait-elle complète? Croyez-vous vraiment que l'escroc qui cache une grande partie de son patrimoine sera assez stupide pour tout soudainement le déclarer?

Les mesures annoncées par le gouvernement Hollande ne sont que des effets de manches, de la poudre aux yeux.

J'ose espérer que les citoyens français ne se laisseront pas berner de la sorte.

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07/04/2013

Enseigner l'économie familiale ou le bon sens des femmes paysannes suisses

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"Mobilisation pour que l'école enseigne la poutze"!

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt cet article paru ce samedi dans la TdG.

Enfin, des personnes de bon sens se manifestent et appellent au retour de l'enseignement de l'économie familiale à l'école obligatoire.

Il va leur en falloir du courage et de la ténacité pour faire valoir leurs arguments auprès des technocrates qui ont la main mise sur notre école.

Et pourtant, quelle sagesse dans cette démarche.

Il faut venir en aide aux parents "désespérés". Des pères et des mères débordés, qui ne connaissent plus les bons gestes pour s'occuper du ménage, croulant sous les montagnes de lessive et peinant à confectionner trois repas par jour sans compter les "goûters sains qui font plaisir aux enfants".

Il est grand temps d'enseigner à l'école obligatoire, aux filles et aux garçons, les tâches pratiques comme la cuisine ainsi que l'entretien du linge et du ménage.

Redonner ses lettres de noblesse à l'économie familiale!

Comme elles ont raison ces femmes paysannes suisses lorsqu'elles affirment que le PER (plan d'études romand) néglige les compétences pratiques.

Il suffit de le consulter pour constater à quel point ce plan d'études se perd, une fois de plus, dans des formules redondantes qui se limitent à d'insignifiants aspects théoriques.

Sans compter la peau de chagrin  que représente le temps qui y est consacré...

Adieu l'enseignement de l'entretien du linge, de la couture, du raccommodage, de la cuisine, des travaux manuels...de la tenue d'un budget familial.

Selon Monsieur Olivier Maradan, secrétaire général de la CIIP (Conférence intercantonale de l'instruction publique), soutenu par Monsieur Harry Koumrouyan du DIP genevois, transmettre ces savoirs est d'abord une tâche des familles...

Si seulement ils disaient vrai!

Mais voilà, c'est oublier que la famille dont ils parlent, celle à laquelle ils font référence...n'existe tout simplement plus!

A notre époque, les parents ont d'autres priorités. La plupart d'entre eux sont accaparés par leur travail et leurs ambitions, société oblige!

Désormais, l'Etat est là pour  prendre en charge notre progéniture.

Dès lors, Messieurs les technocrates, qui donc peut encore transmettre le b.a.-ba de ces compétences, pourtant indispensables, si ce n'est l'école obligatoire?

A défaut, tout ce savoir-faire est condamné à disparaître en même temps que la génération de nos parents et grands-parents.

Je les entends déjà....En voilà une idée rétrograde et réactionnaire!

Il est vrai que pour nos jeunes, à l'heure de l'obésité, de la course à l'endettement, il y a bien mieux à faire!

Soyez rassurés, l'école mise en place par nos pédagogos de service s'en charge.

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28/03/2013

Tu sens bon la terre, ma terre

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Qui donc reprendra le département de l'instruction publique en Valais?

Sera-t-il alors suffisamment fort pour résister aux chants des sirènes pédagogos?

Saura-t-il déjouer les pièges tendus par le PER (Plan d'études romand), instrument armé de leurs gourous?

Parviendra-t-il à maintenir le niveau de l'école valaisanne en tête des tests PISA et éviter le naufrage auquel Genève a succombé?

Quel manuel de français imposera-t-il à l'école primaire valaisanne? Le désastreux MMF (Mon manuel de français) ou l'excellent "L'île aux mots"?

Saura-t-il rétablir un véritable enseignement de l'histoire et de la géographie de notre pays?

Entendra-t-il le bon sens du texte que Jean Romain publie ce jour dans le Nouvelliste?


Tu sens bon la terre, ma terre

 J’avais onze ans, et de mon école primaire en Valais, je conserve de vifs souvenirs, non seulement ceux qui gravitent autour de l’écriture, de la lecture et du calcul, mais encore ceux qui se mêlent de géographie, ce temps long de l’histoire. Mon pays de fortes pierres, je l’ai parcouru comme mes petits copains d’alors sur nos jambes de bambins. Ah ! les promenades printanières le long du Rhône où l’instituteur nous expliquait le grand fleuve, la vallée en U, la formation des Alpes ! On est d’un pays avec ses odeurs et ses couleurs avant d’être un hypothétique citoyen du monde ! C’est parce qu’on connaît ses frontières qu’on peut, plus tard, non les supprimer – quelle sottise ! - mais les enjamber ! Le mur interdit le passage, la frontière le régule, il faut donc connaître et reconnaître ses limites. Puis, par analogie, nous apprenions le plateau suisse, les grandes plaines, les contreforts des Alpes.

 

Le plan d’étude romand de nos écoliers d’aujourd’hui n’a que faire de la géographie physique qui sent bon la terre et l’eau des glaciers ; il a été concocté par des fonctionnaires universitaires très calés, mais ignorants des choses de la vie enfantine. Voyez plutôt ce qu’il propose :

- découvrir des cultures et des modes de pensée différents à travers l’espace et le temps ;

- identifier et analyser le système de relation qui unit chaque individu et chaque groupe social au monde et aux autres ;

- développer des compétences civiques et culturelles qui conduisent à exercer une citoyenneté active et responsable par la compréhension de la façon dont les sociétés se sont organisées et ont organisé leur espace, leur milieu, à différents moments.

 

Développer des compétences ! Identifier ! Le charabia pédagogo, la haute vacuité intellectuelle des HEP, en ligne directe ! Et toujours la même idéologie : l’humanitarisme pieux par l’éducation à la « citoyenneté ». Le culte des nouveaux moyens de communication, associé à la négation de la spécificité des disciplines enseignées, semble répondre à une attente des industriels qui ont bien compris que l’éducation est devenue un enjeu économique mondial. Mais c’est à une démission que l’on assiste : en même temps que la langue abandonnée au profit du traitement de textes, l’oubli géographique et historique de sa propre région se répand parce qu’il est programmé.

 

Mais n’est-il pas paradoxal de vouloir éduquer les jeunes élèves à la grammaire citoyenne en les privant de la grammaire littéraire ? A la connaissance de la Terre en les privant de la connaissance de leur terre ? A la sensibilité de l’histoire du monde en les amputant de l’histoire de leur pays ? Parce qu’en fait, « celui qui n’a point de veille, comment lui ferait-on un lendemain ? » (Péguy).

 

09:20 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | |  Facebook

22/03/2013

Où sont passées les Alpes?

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Nos écoliers savent-ils que la Suisse est une Confédération? De combien de cantons? Savent-ils que son territoire est partagé en "régions naturelles"? Connaissent-ils les bassins fluviaux qui l'arrosent?

Bref, ont-ils eu droit à l'enseignement basique de la géographie du pays dans lequel ils vivent?

Que nenni!

Tout comme pour nos braves Waldstätten, cet enseignement a disparu des cours dispensés à l'école primaire (PER, plan d'études romand)

N'oublions pas qu'il s'agit d'enfants de 10/11 ans...

Dorénavant, la géographie physique du pays a vécu. Les visées prioritaires du PER se bornent à

- découvrir des cultures et des modes de pensée différents à travers l'espace et le temps;

- identifier et analyser le système de relation qui unit chaque individu et chaque groupe social au monde et aux autres.

- développer des compétences civiques et culturelles qui conduisent à exercer une citoyenneté active et responsable par la compréhension de la façon dont les sociétés se sont organisées et ont organisé leur espace, leur milieu, à différents moments.

 

Adieu cantons, Alpes, Plateau, Jura, Rhône, Rhin, Gothard, etc.

Place aux thèmes à choix, à la recherche et l'observation, au questionnement, à l'analyse de

- Lieux d'habitation en Suisse, évolution de la répartition de la population, raisons qui dictent les choix, aménagements nécessaires

- Schématisation d'un espace régional en lien avec les lieux étudiés (zones d'immeubles, de maisons individuelles, noyau ancien/quartier récent, milieu urbain/périphérique/rural,…)

- Identification des principaux éléments liés à l'habitation (densité, type de constructions,…)

- Identification de phénomènes (mouvements pendulaires, évolution du peuplement, densité de peuplement)

- Catégories de facteurs influençant le choix d'un lieu : naturel, social, économique, culturel

 

On se croirait à l'université...

Autant d'objectifs qui me semblent complètement aberrants tant ils sont décalés et inappropriés aux élèves de l'école primaire!

Après l'enseignement du français, des maths, de l'"histoire", encore une fois, le DIP met la charrue avant les bœufs.

Et en oublie l'enseignement des bases, du b.a.-ba!

 

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