23/04/2009

Si Pürro m’était contée ou Madame se dévoile.

Débat public à propos de la votation du 17 mai sur le Cycle d’orientation, lundi 20 avril.

Intervenants :

en faveur de l’initiative 134 « Pour un cycle qui oriente » deux enseignants, Madame Rita Bichsel et Monsieur Marc Fischer ;

en faveur du contre-projet, deux politiciens, Madame Véronique Pürro (PS) et Monsieur Jacques Follonier (PRG).

Le débat est lancé par Monsieur Baertschi du GHI qui donne la parole à Mme Bichsel. Celle-ci présente l’initiative 134.

Puis M. Baertschi passe la parole à Mme Pürro.

Que dit-elle en guise d’introduction ?

Stupéfaction :

1.       Elle s’affiche en victime et fait part à l’auditoire de son étonnement. Le débat oppose deux professeurs à deux politiques ! Elle avoue alors son manque de compétences en matière de pédagogie et sous-entend par là l’inégalité du débat.

Surprenant tout de même de la part d’une personne qui a pourtant participé activement à l’élaboration du contre-projet….

Monsieur Follonier reste de marbre…aucune réaction….

2.       Elle prône donc le contre-projet en argumentant, non pas sur son contenu, mais en vantant qu’il est le fruit d’un long travail de la commission de l’enseignement qui a abouti à un consensus de la part de tous les partis politiques. C’est magnifique selon elle. Elle avoue que chacun a dû faire des compromis importants dans le but premier d’éviter une nouvelle guerre scolaire !!!!

 

Comme si c’était de cela que les élèves du Cycle d’orientation avaient besoin !

Et d’ajouter, suite à mon invective, que l’initiative 138 (« S'organiser contre l'échec scolaire et garantir une formation pour tous les jeunes »), celle sur laquelle il faudra encore voter dans quelques mois, lui convient parfaitement !!!!

Mais quel jeu joue-t-elle donc ? M. Follonier souriant béatement à ses côtés.

En fait, il n’est pas très difficile de le comprendre :

L’IN 138 réclame, pour le cycle, une hétérogénéité quasi-totale. Exactement ce que le peuple genevois a refusé il n’y a pas si longtemps !

Alors, pourquoi donc Madame Pürro défend-elle si fermement le contre-projet du Conseil d’Etat ? Tout simplement parce qu’il se rapproche beaucoup de cette initiative 138 (le projet qu’elle soutient réellement) puisqu’ il implique une forte hétérogénéité en 7 ème année (on continue à y « caser » les élèves de niveau très différent en trois filières seulement…..comme c’est le cas actuellement avec les voies A, B et C).

Nul doute que si le contre-projet est voté le 17 mai, on verra très vite éclater ce « beau » consensus politicien affiché fièrement aujourd’hui par la classe politique.

Lorsque la Gauche se montrera sous son vrai jour, qu’elle affichera ouvertement son soutien à l’IN 138, Messieurs Follonier, Barrillier et autres députés des partis de l’Entente pourront alors se mordre les doigts en constatant à quel point ils ont été roulés dans la farine.

J’en connais d’autres qui doivent « se marrer » en ce moment….les initiants de la 138….

Mais bon sang, de quoi nos adolescents ont-ils réellement besoin ?

Est-ce de ce compromis de politiciens qui, de l’aveu même de Monsieur Charles Beer, est pratiquement un retour au cycle d’antan avec ses trois sections (LS, G et P) ? Il ne cesse pourtant de répéter que la société a changé…et prône pourtant un retour à l’école d’il y a 30 ans !

Est-ce de ce compromis mou, contraire à la volonté populaire qui s’est exprimée très majoritairement contre l’hétérogénéité au cycle d’orientation ?

NON ! Ils ont besoin d’un cadre clair et précis qui leur donne la possibilité de s’orienter au mieux de leurs capacités et de leurs aspirations.

C’est ce que leur offre l’initiative 134 grâce à un nombre raisonnable de filières qui permettent à chacun de trouver la voie qui lui convient. Avec, en prime, pour les élèves qui, à la sortie de 6ème primaire sont en grande difficulté scolaire, une année de transition qui leur laissera le temps de combler leurs éventuelles lacunes en français et en mathématique notamment.

A l’évidence, il ne s’agit absolument pas de la sélection outrancière avancée par les partisans du contre-projet mais du simple bon sens.

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Commentaires

C'est clair, les socialistes vont voter "en douce", pour la 138 en septembre.Ils ont visiblement le courage de leur opinion... quelle mentalité !

Écrit par : Marion Garica-Bedetti | 23/04/2009

On ne sait pas s'il faut accuser plus particulièrement les socialistes, ou la gauche dans son ensemble.

Et puis bon : pourquoi "accuser" ? Après tout chacun a droit à ses opinions. Et si, lors du vote sur l'initiative pour le maintien des notes, 76% des votants l'ont approuvée, il y avait forcément des électeurs de gauche qui l'approuvaient aussi.

Ce sera aussi le cas ce coup-ci.

De toute façon, la consigne de voter pour le contre-projet, puis ultérieurement pour l'initiative 138, qui préconise le "tout-homogénéité", est clairement donnée.

Voyez le dernier n° de la Pravda du DIP, les clefs pour l'école, p. 19, l'entrefilet à droite :"(...) En d'autres termes, un électeur ou une électrice particulièrement sensible aux objectifs d'hétérogénéité pourrait parfaitement approuver le contreprojet et se prononcer en faveur de l'initiatve 138 cet automne".

C'est la position officielle de la "gôche" (qui n'est pas la "gauche", mais son équivalent en burlesque, vous expliquerai plus tard).

Écrit par : yves scheller | 24/04/2009

Cher Monsieur,

La droite non-centriste (UDC assurément, libéraux probablement) soutient le contre-projet justement pour faire barrage à l'IN138.

Si l'IN134 devait passer, la gauche se rangerait comme un seul homme (ou plutôt une seule femme !) derrière la 138 cet automne. Dans ce cas et sachant que les positions du centre (PDC & PRD) sont toujours assez aléatoires et volatiles, il existe un risque non-négligeable de voir l'IN138 être acceptée.

l'UDC refuse d'imaginer une telle catastrophe. Raison pour laquelle nous prônons un double oui, qui exprime notre volonté de changer le CO actuel qui a prouvé son inefficacité, et le contre-projet à la question subsidiaire pour ne donner aucune chance à la 138 cet automne.

Tactique politicienne ? Certes, mais il faut parfois passer par là pour éviter le pire.

Cordialement,
Antoine Berstchy

Écrit par : Antoine Bertschy | 24/04/2009

Cher Monsieur Berstchy,

Dans votre projection vous faites entièrement abstraction du lien de cohérence qu'on peut raisonnablement supposer entre le résultat du vote du 17 mai et de celui de septembre.

En effet, si le peuple choisit l'Initiative 134, il exprime par son vote la volonté de voir le cycle d'orientation évoluer sur la voie tracée par l'écrasante victoire de l'initiative 121 sur les notes à l'école primaire du 24 septembre 2006.

Dès lors, je verrais mal les mêmes personnes se désavouer trois mois plus tard en votant pour un cycle entièrement hétérogène.

Par contre, la stratégie de la gauche, du DIP et des ses associations satellites qui soutiennent le contreprojet est limpide: le contreprojet contient insidieusement déjà tous les ingrédients de l'initiative 138.
S'il passe le 17 mai, il suffira de faire sauter le dernier verrou.

Alors, et c'est sur ce point que je rejoins votre analyse, le beau consensus politique de circonstance d'aujourd'hui volera en éclats et nous risquerons le pire pour le cycle d'orientation.

Écrit par : rita Bichsel | 25/04/2009

à l'attention de M. André Duval...

"T'as rien compris mon petit gars"

Etre méchant, revanchard ou arrogant ne ferra jamais d'une mauvaise initiative une bonne initiative, si ça existait, ça se saurait!
A vouloir retranscrire des petits bouts d'un débat, on en devient caricaturiste.
Pourquoi n'avoir pas dit à tous tes lecteurs, que le débat auquel Mme. Purro et moi-même étions conviés, était en fait composé d'un public entièrement composé de membres de l'Arle.
Sans doute deviez-vous être en nombre pour supporter, dans tous les sens du terme, Mme. Bichsel et M.Fischer dans la présentation surréaliste de cette initiative.

De toute manière, d'abord je ne souris pas béatement car il n'y avait rien de drôle dans la présentation militaire qui nous a été faite de l'initiative par ces deux personnes, mais en plus il fallait se concentrer pour essayer de comprendre l'imbroglio dans lequel nous mène cette initiative.
Pas claire sur ses visées, incompréhensible dans ses buts, une initiative faite par des enseignants pour des enfants d'enseignants en fait, un monde parfait pour vous mais inapplicable pour l'ensemble de la population des élèves du cycle.
Vous vous êtes fait plaisir en rédigeant cette initiative regroupant tous les fantasmes de certains, jusqu'à la fin du débat où Mme. Bichsel nous a enfin expliqué simplement le but ultime de cette initiative: parquer les élèves dans des filières définies, la théorie du"ça passe ou ça casse", chacun avançant comme un bon petit soldat.

Si c'est votre conception du cycle ce n'est pas la mienne, et je n'ai aucune peine à laisser le peuple en décider.

Jacques Follonier Député

PS:_ si une seconde tu as compris que le contre-projet était en lien avec l'initiative 138, c'est qu'il te faut le relire, et ce n'est pas parce qu'on a fait un contre-projet génial qu'il est le fruit de compromis!

D'ailleurs, ne t'es-tu jamais demandé pourquoi autant de monde et de tous les milieux le défend avec tant d'enthousiasme?

Lorsqu'on est seul et que le soir vient, il est temps de se poser les bonnes questions, ne crois-tu pas?

Avec mes amitiés

Écrit par : Follonier Jacques | 26/04/2009

Monsieur Follonier,

Le sarcasme goguenard n'est pas un argument bien intelligent pour défendre une cause indéfendable, en l'occurence le Contreprojet C 1 10 - 10176.

Joint à un tutoiement méprisant, votre intervention sera évaluée pour ce qu'elle est.

Écrit par : Freddy Koopmans | 26/04/2009

Pire qu'un pédagogo pour s'occuper de l'école: un député.

Selon ses propres dires, il n'a rien compris à l'initiative. Besoin d'un recyclage scolaire?

Écrit par : Johann | 26/04/2009

Jacques, je suis tout de même stupéfaite par le ton de ta note sur ce blog.

Jusqu'à présent tu étais un des seuls députés qui connaît bien l'école et qui s'investit pour essayer d'améliorer les choses au DIP.

Très sincèrement, l'IN 134 n'a nullement l'intention de "parquer" les élèves comme tant d'opposants à l'IN et de défenseurs du contre-projet le prétendent.

J'aimerais juste savoir, qu'alors, en Suisse allemande, dans de nombreux cantons où les élèves à partir de l'école primaire, suite à un examen, vont dans tel ou tel bâtiment (Gymnasium avec 3 filières, Sekundarschule avec 3 niveaux et Realschule = une sorte de "prim sup") sont également parqués ?
Les changements sont toujours possibles par examen, et on le sait,et dans l'IN 134 également.
Mais c'est vrai, les parents n'ont pas tous la prétention à la genevoise d'estimer que la seule filière valable serait la gymnasiale. Là-bas ils sont plus terre à terre et ne surestiment pas l'intellectualisation d'une formation.

Dans le contre-projet il y a un grand problème, la soi-disante homogénité des classes et la médicalisation de l'école.Une seule classe gymnasiale, dans laquelle les élèves seront toujours éclatées, très difficile pour le maître principal de les suivre (un tiers sera chez tel ou tel prof d'all, d'angl, de math et de phys, l'autre tiers encore ailleurs et le troisième tiers chez d'autres profs encore), un système que je connais trop bien du CO hétérogène, puis ils restent les 2 filières, genre B et C, ce que nous connaissons actuellement.
Puis l'omniprésence de toute l'équipe médico-psycho-sociale, déjà à l'heure actuelle surrprésentée.... tout élève qui ne "réussit" pas doit être "suivi"... il s'agit là d'une déresponsabilisation des élèves, parents, etc qui tend vers une école sous forme d'assistanat.
Les passerelles du contre-projet: cela existe déjà maintenant,et puis si on lit comment elles vont être mise sur pied (6 pages d'explication) on voit bien que cela sera un casse-tête pour les directions et d'un point de vue organisationnel une pure folie.Nous aurons à nouveau une école sans cadre, car les élèves se balladeront d'une classe à l'autre, et à l'heure actuelle nous avons besoin d'autre chose.
Voilà.
Nos avis divergent sur ce point, mais heureusement on est d'accord sur la formation des maîtres.
AMicalement
Marion

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 27/04/2009

Cher Monsieur Follonier,
J'avoue que la forme que prend votre réaction me surprend.Vous qui semblez toujours si calme et posé, voilà que vous sortez de vos gonds et déraillez....vraiment étonnant de votre part. Aurais-je tout simlement touché juste?

Écrit par : Duval | 27/04/2009

La suffisance de l'apothicaire Follonier, accessoirement député,lors du débat organisé par GHI en dit long sur les fabricateurs du contreprojet. Reprocher à Monsieur Duval la présence d'"un public entièrement composé des membres d'ARLE" (sic!)en oubliant que l'IN 134 a été lancée par REEL également bien présente ce soir-là, c'est être méchant et arrogant. C'est que les initiants ne craignent pas le débat. Mais au fait, où étaient donc passés "autant de monde et de tous les milieux qui défendent le contreprojet avec tant d'enthousiasme."(sic!)

Il y a visiblement des gens qui ont perdu leur orientation.

Écrit par : Peter König | 27/04/2009

L'arrogance de certains députés n'a pas de bornes.
Il est vrai qu'ils se croient au-dessus des lois, comme l'a montré la condamnation du Tribunal administratif.

Antoine,
pas membre de l'arle (ni du reel)

Écrit par : Antoine | 27/04/2009

Le drame qu'illustre la position de Monsieur Follonier est le suivant: la droite n'a plus aucune philosophie de l'école. La Gauche (avec une vision idéologique très claire et sans compromis) a lancé une véritable OPA sur cette institution qui est son dernier bastion et le lieu où elle fabrique littéralement son électorat.

La droite a donc comme unique rôle de jouer les faire-valoir de la Gauche et de se contenter des miettes qu'on veut bien lui laisser. Même lorsqu'elle est aux commandes du Département, elle fait par incapacité la politique de la Gauche (MBG en est un sinistre exemple) et ne développe aucune vision propre.

Le problème est qu'à l'automne lorsque la Gauche comme un seul homme soutiendra l'hétérogénéité de l'IN 138 (peut-être pas officiellement mais certainement dans l'isoloir), le beau consensus aura alors un goût très amer et nous laissera (dans le meilleur des cas) avec un projet bâtard qui ne satisfera personne.

Un autre exemple de cette situation est l'initiative radicale pour l'accueil continu des élèves à l'école. Un beau projet de gauche qui encourage la démission des parents et qui livre encore un peu plus les enfants à l'école unique.

PS: j'ai mis volontairement un G majuscule à la Gauche pour monter qu'on a affaire avec elle à une vision totalisante de la société et un d minuscule à la droite pour monter qu'elle est devenue une petite officine de gestion.

PSbis: "Le consensus, c'est aliénation joyeuse." Jean Bothorel (journaliste et biographe de Georges Bernanos).

Écrit par : Marc Fischer | 27/04/2009

Et bien, quel ton arrogant qu'utilise M. Follonier dans son message, alors qu'il le reproche à d'autres ?? Privilège de député au-dessus des autres ?

J'étais présente, en tant que citoyenne libre, le soir du débat à Uni Mail et je peux affirmer que la présentation de Mme Bichsel et M. Ficher était très claire, précise, réaliste et n'avait absolument rien de militaire !!
Etions-nous au même en droit, M. Follonier ?

J'ai même plutôt été suprise par votre intervention lorsque vous avez dit à l'assemblée que cette IN ressemblait à une "école des anéées 50 en Allemagne tant elle était compliquée...." Il ne manquait plus que le mot " nazi" à votre description. Il a du vous brûler les lèvres, n'est-ce pas !!?

Par contre, ce soir là, je n'ai pas entendu beaucoup d'explications claires sur ce "génial contre-projet" hormis qu'il y aura des passerelles ( peu convaincue !) une augmentation des aides psycho-médicales pour les élèves en difficulté et qu'il était le fruit d'un inattendu (!?) concensus entre partis politiques, que cela n'était pas arrivé depuis de nombreuses années selon Mme Pürro... Ah ? Curiseuse révélation politique...

Mais, c'est maigre comme arguments et surtout, cela ne semble pas s'intéresser aux vrais interlocuteurs que sont les enfants.

En tant que citoyens, on s'en fiche pas mal que vous ayez, tous ou non, été d'accord pour une fois, on veut simplement une école de qualité pour nos enfants sans se soucier de vos petites querelles de députés.

Clairement et je le répète, je préfère faire confiance aux professionnels de l'enseignement et à l'IN 134, car ils savent de quoi il parlent, eux !
Ils sont sur le terrain chaque jour et depuis de nombreuses années.

Merci pour leur travail de patience !

Écrit par : kali | 27/04/2009

la réaction de M. Follonnier est intéressante pour deux raisons :

- elle révèle la peur panique que la majorité de nos politiques éprouve devant notre initiative : ils ne peuvent ignorer que le contre-projet qu'ils ont mitonné n'est rien d'autre qu'un simulacre politique destiné à éviter les règlements de compte entre gauche et droite. Cela ne concerne pas l'école. Et au moment où il faudra voter le budget, éventuellement même celui du contre-projet s'il l'emporte, on pourra se rendre compte de la fragilité de ce "consensus" mou et provisoire.

On s'en rendra aussi compte au moment de voter sur l'IN 138 en septembre : là, le consensus n'existera plus. Il n'aura été qu'un simulacre provisoire fait pour cacher le vide persistant de la "pensée" politique en matière d'école. J'ai envoe de dire - comme Clémenceau au sujet des militaires - que l'école est une chose trop sérieuse pour être confiée à des politiques.

- ensuite, son indignation devant la majorité des présents hostile au contre-projet est, comme le dit M. König, très révélatrice. Où étaient en effet les innombrables partisans enthousiastes du contre-projet ? Apparemment, aux champignons.

Écrit par : yves scheller | 27/04/2009

Concernant les votations sur le CO, M.Duval veut donc faire la leçon à M. Gillet ... Pourtant, il oublie (et ce n'est évidemment pas un hasard)deux points importants:

- Au sujet du redoublement au Primaire, il faut rappeler qu'au moment du lancement de l'IN 134, le redoublement n'était possible qu'à la fin de chaque cycle. Après l'adoption de l'IN sur les notes et sur pression de l'ARLE (M. Duval semble défendre tout et son contraire ...)le nouveau règlement à réintroduit le redoublement à la fin de chaque degré. Depuis, ce ne sont pas moins de 600 élèves qui ont été autorisés à redoubler l'un ou l'autre degré! Les quelques cas d'élèves, ayant déjà doublé une fois et n'étant pas autorisés à le faire une seconde fois (auxquels fait allusion M. Duval) justifie-t-il que l'on généralise dans tous les établissements du CO une année de transition unique en Suisse ? Evidemment pas !!

- Concernant l'ensemble d'examens que devront passer les élèves s'il veulent saisir l'infime chance qui leur est laissée par l'IN 134 de mériter un réorientation, on nous explique, à la dernière minute, qu'il s'agit des épreuves communes. Mais alors, pourquoi n'avoir pas mentioné le terme d'"épreuves communes" dans cette article de la loi, alors qu'il y figure pourtant trois articles plus hauts ? Evidemment pour faire croire que les barrières que les initiants ont dressées devant les élèves méritants sont moins hautes qu'elles ne sont en réalité !

Non ! l'IN 134 ne cadre plus du tout ni avec le Primaire, ni avec le Post-obligatolire ! Oui ! L'IN 134 est pour un cycle qui sélectionne prématurément ou lieu d'orienter ! Pour un cycle qui oriente véritablement, il faut voter OUI au contreprojet !!!

Écrit par : jean-claude ducrot | 15/05/2009

Cher Monsieur,
Vous devez faire partie de ces gens qui ne connaissent pas le sujet dont ils parlent...ou alors qui ont un problème plus grave encore et là….je ne puis plus rien faire pour vous.
Apprenez donc que les cycles d’apprentissage n’ont jamais été généralisés…fort heureusement ! Les écoles qui appliquaient la rénovation ne se gênaient pas d’ailleurs pour faire redoubler les élèves en cours de cycle, malgré leurs belles théories ! Le redoublement n’a donc pas cessé d’exister et ceci à tous les degrés du primaire.
Quant aux examens ou épreuves communes, vous pouvez jouer sur les mots et tenter de faire croire que nous sommes des affreux personnages qui ne pensent qu’à sélectionner….alors que…c’est bien VOUS, Cher Monsieur, qui refusez une chance de se remettre à niveau aux élèves qui arrivent au CO avec des difficultés scolaires. Qui est donc l’affreux ?
Pour le bien des élèves, la seule solution : OUI à l’initiative 134

Écrit par : Duval | 15/05/2009

Votre âge néanmoins respectable provoque chez vous quelques blocages
intellectuels.Il vous faut dépasser les théories du 19ème sicèle sur la pédagogie car c'est celle-ci, élitaire ne permettait qu'aux riches de pouvoir faire des études. L'on peut certes, reprocher beaucoup de choses à l'école "Chavanne"(je ne suis pas socialiste), mais, il est certain qu'elle a permis aux enfants d'ouvriers comme moi de pouvoir profiter et faire profiter nos enfants de la démocratisation des études.
Quant à votre dernière remarque,doit-on vous rappeler que le regroupement à effectifs réduits de 7ème( 12 élèves),ainsi que les soutiens pédagogiques prévus dans le contre-projet permettent justement aux élèves en difficulté en fin de scolarité primaire, de se remettre à niveau. Nul besoin pour cela d'une année de transition inutile et discriminatoire!
Même si les initiants considèrent qu'un élève faible au Primaire ne connaîtra jamais une évolution favorable, permettez-moi de vous rappeler qu'à l'adolescence les "déclics" sont fréquents. C'est vrai qu'en n'ayant pas l'expérience du cycle d'orientation, vous n'avez pas pu l'expérimenter. Le contre-projet, lui, grâce aux passerelles, permet aux élèves qui en ont la possibilité et qui sont prêts à fournir un effort de se réorienter.
Conclusion : NON à l'initiative 134, OUI au contre-projet!
Avec mes meilleurs messages

Écrit par : jean-claude ducrot | 15/05/2009

Votre âge néanmoins respectable provoque chez vous quelques blocages
intellectuels.Il vous faut dépasser les théories du 19ème sicèle sur la pédagogie car c'est celle-ci, élitaire ne permettait qu'aux riches de pouvoir faire des études. L'on peut certes, reprocher beaucoup de choses à l'école "Chavanne"(je ne suis pas socialiste), mais, il est certain qu'elle a permis aux enfants d'ouvriers comme moi de pouvoir profiter et faire profiter nos enfants de la démocratisation des études.
Quant à votre dernière remarque,doit-on vous rappeler que le regroupement à effectifs réduits de 7ème( 12 élèves),ainsi que les soutiens pédagogiques prévus dans le contre-projet permettent justement aux élèves en difficulté en fin de scolarité primaire, de se remettre à niveau. Nul besoin pour cela d'une année de transition inutile et discriminatoire!
Même si les initiants considèrent qu'un élève faible au Primaire ne connaîtra jamais une évolution favorable, permettez-moi de vous rappeler qu'à l'adolescence les "déclics" sont fréquents. C'est vrai qu'en n'ayant pas l'expérience du cycle d'orientation, vous n'avez pas pu l'expérimenter. Le contre-projet, lui, grâce aux passerelles, permet aux élèves qui en ont la possibilité et qui sont prêts à fournir un effort de se réorienter.
Conclusion : NON à l'initiative 134, OUI au contre-projet!
Avec mes meilleurs messages

Écrit par : jean-claude ducrot | 15/05/2009

Je ne sais pas si c'est l'âge, la difficulté de comprendre les choses ou l'énervement qui vous ferait trembler....mais je vous signale qu'il n'est pas nécessaire d'envoyer vos commentaires à double....ou en trois exemplaires comme le premier (que j'ai donc effacé 2 fois....).Je sais lire, moi!
Bien à vous

Écrit par : Duval | 15/05/2009

"Quant à votre dernière remarque,doit-on vous rappeler que le regroupement à effectifs réduits de 7ème( 12 élèves),ainsi que les soutiens pédagogiques prévus dans le contre-projet permettent justement aux élèves en difficulté en fin de scolarité primaire, de se remettre à niveau."

Et ce n'est pas ce qui existe déjà? A mon avis si c'était le cas (permettre de se remettre à niveau), ça se saurait. Est-ce le cas?

Un prof avec 12 élèves dans la salle?

D'autre part si on dit constamment aux élèves (les parents par exemple, les politiciens très sûrement) que l'école c'est de la merde, pourquoi seraient-il prêts à fournir le moindre effort?

PS: il faut pardonner à JCD son analphabétisme informatique: l'école de Chavanne ne connaissait pas encore l'ordinateur. Et d'après ce qu'on m'a dit, l'école de Chavanne était très sélective. Démocratisation des études veut dire accès pour tous sans distinction de revenu, mais ce n'était en aucun cas une porte ouverte à tous les incapables. Maintenant on assiste à des tentatives de retour à la sélection par l'argent.

Écrit par : Johann | 15/05/2009

J'ai l'expérience d'un père de trois enfants lesquels, grâce à l'école de Chavanne ont pu faire leurs études secondaires et universitaires dans d'excellentes conditions. Cette école leur a permis la réussite professionnelle. Arrêtez de ternir l'enseignement genevois!

Écrit par : jean-claude ducrot | 16/05/2009

"Arrêtez de ternir l'enseignement genevois!"

Moi! Ternir l'enseignement genevois! Allons donc!

D'une part, qu'une école soit sélective, je l'entends comme un compliment.

Adressez-vous d'autre part à MBG et CB, car ce sont eux qui ont terni l'enseignement genevois. Durablement. Cf. Pisa.

Et je ne résiste pas à proposer ce texte (eh oui, trouvé en cherchant à "construire" mes connaissance sur les pédagogos comme certains les appellent):

http://www.meirieu.com/FORUM/vellas.pdf

Voilà ceux qui sabotent l'enseignement et que vous soutenez. Lisez ce texte et vous verrez ce à quoi aboutit le "socioconstructivisme". L'arrogance et la démolition de l'intelligence.

Écrit par : Johann | 17/05/2009

« J'ai l'expérience d'un père de trois enfants lesquels, grâce à l'école de Chavanne ont pu faire leurs études secondaires et universitaires dans d'excellentes conditions. »

Mais, cher Monsieur, personne ne nie les vertus du C.O. d’André Chavanne, au contraire tout le monde – même les plus sots à part quelques gardes rouges du monde comme il va – s’accordent pour dire que cet enseignement s’est dégradé. Il s’est dégradé pour de multiples raisons (sociales, économiques, etc.) mais surtout à cause de l’idéologie mortifère du socioconstructivisme.

Que certains élèves en aient récemment tiré profit, c’est bien. C’est heureux. C’est normal. Ce qui l’est moins c’est que la majorité (75 pour cent), avec ces méthodes socioconstructivistes, est larguée.

Personne ne ternit l’école genevoise, mais de plus en plus de monde montre comment, derrière un paravent de fumée beerienne et quelques formules qui dopent la dérive émotionnelle, cette école est devenue celle de la reproduction sociale au lieu de devenir celle du mérite républicain.

Alors, les tenants du socioconstructivisme, sous nos yeux, se sont rabattus sur une idée infiniment simple : lutter contre l’échec scolaire. Belle idée au demeurant, mais la seule lutte qui vaille n’est pas celle préconisée : l’élève au centre, à son rythme, en phase avec son projet, qui veut apprendre à apprendre, l’hétérogénéité des classes, et toutes ces farines pédagogistes ; la seule lutte c’est la transmission de savoir pas à pas, l’autorité du savoir et du maître qui le dispense, et la vérification cohérente et notée de cette acquisition.

Écrit par : Jean Romain | 17/05/2009

A la niche ...

Écrit par : toxo | 17/05/2009

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