02/05/2009

Pas certain que nos politiciens aient compris…

Préambule

C’est amusant de voir comme soudain, à chaque occasion qui leur est offerte, certains politiciens cherchent à s’approprier la réhabilitation des notes à l’école primaire.

A l’image de Messieurs Weiss et Follonier qui oublient un peu facilement que c’est l’Arle qui a lancé une initiative sur ce sujet et que c’est bien cette initiative qui a gagné la votation du 24 septembre 2006….et non le contre-projet qui lui était opposé et qu’ils ont soutenu !

La bataille au sujet de la votation sur le cycle d’orientation est donc lancée.

  1. Journal « Entreprise » du 1er mai 09

https://secure1.fer-ge.ch/wps/portal/fer-ge/!ut/p/c1/04_S...

Monsieur Pierre Weiss se fend d’un éditorial étonnant. Il y décrit, de manière pour le moins fallacieuse l’initiative 134 « Pour un cycle qui oriente » et aborde un point particulier qu’il faut relever.

Selon lui, les 6 filières de l’initiative …«déterminent en particulier le futur professionnel des apprentis en 8ème année du CO, alors que les contrats sont signés en moyenne à 18 ans à Genève ».

!!!!??? Mais si les contrats sont signés si tard, Monsieur Weiss, c’est parce que le CO actuel ne fait pas son travail ! Les élèves qui en sortent à 15 ans ne sont pas suffisamment préparés pour commencer un apprentissage ! Ils doivent suivre une formation complémentaire, bon gré mal gré, pour parvenir à un niveau acceptable et, à 18 ans, commencer enfin leur formation professionnelle.

Est-ce cela que vous voulez faire perdurer avec le contre-projet qui n’invente rien de nouveau et qui préconise un CO très similaire à celui d’aujourd’hui? Un CO qui n’oriente en rien !

Au contraire, l’initiative, elle, est novatrice et adaptée à notre société.

OUI, elle oriente dès la 8ème et permet justement, grâce à cela, aux élèves qui en sortent à 15 ans d’être aptes à suivre un bon apprentissage s’ils le désirent.

Monsieur Weiss a-t-il bien compris que c’est l’initiative 134 et non le contre-projet qui va exactement dans le sens de ce que demandent les entreprises depuis de nombreuses années ?

  1. Face à face entre Mme R. Bichsel et M. J. Follonier dans la Tribune de GE du 1er mai 09

Après s’être gaussé d’avoir « stabilisé l’école primaire », au lieu de présenter clairement le contre-projet qu’il était censé défendre dans ce débat, M. Follonier s’est borné à démontrer combien le cycle d’orientation ACTUEL est  mauvais.

Mais, Monsieur, vous vous trompez de cible! Tout le monde s’accorde à dire qu’il faut changer ce CO….pas besoin d’y revenir et d’enfoncer des portes ouvertes. Ce n’est pas ce que les citoyens attendent. On aurait plutôt aimé avoir une description claire et compréhensible de ce que propose votre contre-projet tout comme l’a très bien fait Madame Bichsel à propos de l’initiative 134.

Mais non, rien ou presque.

Des formules vides, sans le mode d’emploi:

« Ne pas être sélectif trop tôt mais diriger dans la bonne direction », « un cycle bien dans ses baskets »….

Bref nous sommes de bons politiciens, nous avons bien travaillé, pas besoin de vous en dire davantage, faites-nous confiance et votez pour notre projet !

Faire confiance aux politiciens, à ceux qui ont essayé de leurrer le peuple en novembre dernier en « bidouillant » la brochure officielle des votations (jugement du Tribunal Administratif) ???

Cela peut être fort risqué….

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Commentaires

Soyons clair ! Ce ne sont pas les politiques qui ont remporté la bataille sur les notes. Ils avaient des actions dans notre INITIATIVE, certes, mais la bataille a été menée par l'Arle et par elle seule avec, il est vrai, le soutien clair du PDC.

Par la suite, pour des raisons électorales, on tire la couverture à soi. Notre bon La Fontaine, jadis, avait fait une fable sur le geai qui se parait des plumes du paon.

Si aujourd’hui l'Arle soutient l'IN134, ce sont pour les mêmes raisons qui l'ont fait proposer le maintien des notes il y a trois ans. Il existe une seule et même vision de l'ARLE sur l'école, toujours la même, celle de l’exigence, alors que les politiques sont des anémomètres : ils vont où le vent les mène. En fait, ils ne veulent pas changer l’école mais simplement s’inscrire dans le fort mouvement mimétique actuel : « faire semblant ». Comme on a fait semblant de proposer des notes (les fausses notes de M. Beer, rappelez-vous) on fait semblant de proposer une réforme, mais le changement n’est que cosmétique : comment sinon obtenir un si vaste consensus politique ?

Écrit par : Jean Romain | 02/05/2009

Tout de même P. Weiss relève dans son article:
"Certes, de son côté, le contreprojet est lisible et, partant, applicable. Mais il ne garantit pas que la direction prise vers plus de rigueur et l’accent mis sur la notion d’effort intellectuel se traduiront dans les faits. D’autant que la collaboration de tous les enseignants comme des parents ne va pas de soi. Sa mise en œuvre devra donc être suivie de près."
Cette mis en oeuvre va-t-elle être suivie par les députés d'aussi près que les mesures d'accompagenement à l'école primaire ?
L'IN 134 prévoit, elle, la note de comportement, et par les structures clairement définies une rigueur certaine. P. Weiss est de mauvaise foi quand il prétend que les élèves ne pourraient pas "s'élever" par leur effort. S'ils montrent pendant l'année leur intérêt et réuississent à passer l'examen, rien n'empêche un changement dans une filière plus exigeante.
Prétendre que l'IN 134 n'est pas compatible avec Harmos, sans avancer des arguments, est un peu facile.
Info peut-être intéressante:
Il se trouve que je suis en possession d'un échange de courriel entre l'UIG (union industrielle genevoise) et les initiants ainsi que le FMB (Fédération genevoise des métiers du bâtiment) et les initiants, qui dans un premier temps ont promis un soutien même financier aux initiants, et puis ont tout d'un coup change de cap, "ayant du mal à situer les initiants".
Curieux ?!

Écrit par : marre | 02/05/2009

Monsieur P. Weiss prétend que les 6 filières de l'IN 134 sont "quasi-étanches". "QUASI-étanches", car il faut passer un examen pour rejoindre une filière plus exigeante?
L'examen dérange qui ? Quel est le problème ?
Si on veut obtenir un meilleur classement dans un sport comme par exemple le tennis, il faut gagner un certain nombre de tournois et /ou matchs pendant toute une année !
QUuand une équipe de football veut monter dans une ligue supérieure, il faut qu'elle gagne un certain nombre de matchs pendant toute une année. Et cela ne dérange personne !
L'esprit de compétition dans le sport est une chose acquise. Le fait de devoir faire des efforts pendant une certaine durée également.
POurquoi ne serait-ce pas valable également pour l'école ? Et si l'effort est continu, pendant les 3 années du CO, nos élèves auront enfin le niveau pour entrer en apprentissage à la fin du CO et ne devront pas attendre l'âge de 18 ans.

Écrit par : Mairon Garcia-Bedetti | 02/05/2009

Mais Follonier est incapable, comme tous les autres politiciens, de décrire clairement le contre-projet et d’ en donner des explications compréhensibles !!!!

Même dans la brochure sur la votation cantonale, les supporters de ce contre-projet ne le font pas….ils se bornent simplement à démolir l’initiative !

Comment pourraient-ils, tous ces magouilleurs, faire autrement….il leur faut déjà 8 pages d’articles de loi pour en venir à bout et pas moins d'une bonne cinquantaine pour en faire l’exposé des motifs !

Aucun doute…..L’initiative 134 !

Écrit par : robert | 03/05/2009

Le débat du 20 avril à UNI Mail a été très révélateur.

Monsieur Follonier n'a rien compris au "redoublement promotionnel" du contreprojet. Il s'est tellement embrouillé en essayant de l'expliquer que Marc Fischer, président de l'ARLE a dû le faire à sa place.

Madame Pürro, quant à elle, nous a fait passer un message d'une édifiante ambigüité: "Je défends ici le contreprojet, mais à moi l'initiative 138 elle me va très bien". Voilà qui est clair!

Écrit par : rita bichsel | 03/05/2009

M. Weiss n'a rien compris à l'Ecole. Il veut simplement la libéaliser, donc faire mourir l'Ecole publique. Quel triste personnage!

Écrit par : Riro | 03/05/2009

Monsieur Pierre Weiss, à qui j'ai présenté naguère notre IN 134, me disait d'un air suffisant, que c'était "une usine à gaz"... J'aurais pu lui répondre qu'il valait mieux une usine à gaz qu'une pétaudière! Ce que je lui réponds aujourd'hui, c'est que le (son?) contreprojet est une usine à gaz modèle soviétique. Et j'allais oublier les magouilles du Conseil d'Etat, l'annulation du scrutin par le Tribunal administratif, la tentative infructueuse de faire annuler cette décision par le Tribunal fédéral par Madame son épouse Laura (FAPSE).

Écrit par : Peter König | 04/05/2009

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