13/05/2009

M. Charles Beer, ou l’arroseur arrosé

Voilà que dans l’édition du Courrier de ce jour Monsieur Charles Beer, à propos de la campagne sur le Cycle d’orientation, « déplore les dénigrements systématiques qui polluent le débat » et « dénonce les dérapages de la campagne » !

Il est des gens qui ne manquent pas d’air, et ils en manquent d’autant moins qu’ils sont au bord de l’asphyxie ! Le Contreprojet est un consensus minimaliste qui nécessite, pour être défendu, le recours systémique au mensonge.

Voyez vous-même : condamné après avoir tenté, en novembre dernier, d’influencer les citoyens (jugement du Tribunal administratif), pris les doigts dans la confiture, Monsieur le Président se pose en victime aux yeux du citoyen qui devrait, sans broncher, encore avaler des couleuvres !

Voilà donc le temps des jérémiades ! On pardonnerait tout à un homme qui sait bien pleurer ! Tout… sauf le mensonge !

13:03 | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook

Commentaires

Qu'en termes choisis vos propos sont mis !
Pauve Monsieur Beer, êtes-vous si certain de perdre dimanche qu'il vous faille pleurnicher auprès du Courrier (l'allier habituel des jours amers) ?

Quant à Monsieur Gillet (qu'on lit dans la Tribune d'aujourd'hui), il faudra se souvenir que ce Monsieur était en 2006 pour la suppression des notes. Il défendait les apprécisations au motif que les notes étaient trop contraignants pour nos pauvres élèves.

Ce sont ces constipés de Mai 68 qui aujourd'hui défendent le contreprojet ! Allons, Monsieur Gillet, mourrez de honte, c'est le mieux que vous pourrez faire !

Écrit par : Pierre Ducondeux | 13/05/2009

Ayant participé au banquet du 450e anniversaire du Collège Calvin avec quelque 3.700 anciens collégiens,je souhaite porter à la connaissance des Genevois la façon dont M. Charles Beer et son discours (avorté) ont été accueillis.

La presse a tout simplement oublié de mentionner l'immense clameur qui s'est élevée à l'annonce de la présence du "ministre de l'éducation" (?). Il a été copieusement hué, ce qui de mémoire d'homme ne s'était jamais produit.

Écrit par : Peter König | 13/05/2009

Sieur Duval,
Toujours aussi pertinent et percutant !

Continuez...

Écrit par : Dédé | 13/05/2009

Nooon ?
Monsieur Beer a été copieusement hué et la presse n'en a même pas parlé ?
Ah ben çaaa alors... comment se fait-ce ?

:o)

Écrit par : Blondesen | 13/05/2009

Je ne porte par CB dans mon coeur, mais je trouve que le fait de huer un Conseiller d'Etat montre bien le niveau lamentable des gens présents à cette "kermesse" au Collège Calvin. Quel exemple !

Écrit par : Yves K | 13/05/2009

"La presse a tout simplement oublié de mentionner l'immense clameur qui s'est élevée à l'annonce de la présence du "ministre de l'éducation" (?). Il a été copieusement hué, ce qui de mémoire d'homme ne s'était jamais produit."

Tiens! On a notre Sarkozy à nous!

Et ensuite que s'est-il passé? Il est parti la queue entre les jambes?


"Je ne porte par CB dans mon coeur, mais je trouve que le fait de huer un Conseiller d'Etat montre bien le niveau lamentable des gens présents à cette "kermesse" au Collège Calvin. Quel exemple !"

Si j'avais été présent, j'aurais bien aimé avoir des tomates sous la main...

Restait les souliers...

Écrit par : Johann | 13/05/2009

"Je ne porte par CB dans mon coeur, mais je trouve que le fait de huer un Conseiller d'Etat montre bien le niveau lamentable des gens présents à cette "kermesse" au Collège Calvin. Quel exemple !"

je suis tout à fait d'acord. Je trouve que les gens mélangent tout...
Cependant il semblerait que A.Chavanne avait aussi été hué.. Je connais des gens qi y étaient déjà!
Il semblerait que c'est la coutume d'anciens potaches....Je ne sais si c'est significatif de quoi que ce soit!

Écrit par : isabelle | 13/05/2009

Pourtant, aujourd'hui, on parle des années Chavanne avec nostalgie...

Écrit par : Yves K | 13/05/2009

La nostalgie !

Il ne s’agit pas de regretter l’école d’autrefois, ni le bon vieux temps. Il ne s’agit pas non plus de revenir à l’école traditionnelle mais c’est plutôt la tradition scolaire qu’il faudrait retrouver : un contenu précis à transmettre pas à pas, pouvoir en vérifier son acquisition (évaluation notée), s’assurer que l’ambiance de travail soit propice à cette transmission des connaissances(ce qu’on appelle l’attitude, etc.).

Depuis Chavanne, ce qui a évolué n’est pas tellement le contenu (à part dans les sciences – et encore lorsqu’on enseigne les rudiments…) à transmettre au secondaire I, mais c’est surtout l’incroyable élargissement du public scolaire. Six sections au lieu des 3 du CO de Chavanne semblent peut-être mieux répondre à l’immigration importante que nous avons connue afin que chaque élève puisse trouver avec le moins de distorsion possible la classe homogène où il pourra suivre.

Écrit par : Jean Romain | 13/05/2009

...Tout… sauf le mensonge !...

pas se faire absolument tout

Écrit par : Medwin : international phone cards | 01/10/2009

Les commentaires sont fermés.