31/10/2009

Charles Beer réussit son coup ! Les députés bernés

On lit dans la Tribune de Genève du 31 octobre  (p.15) que « devenir instituteur prendra quatre ans ».

Les députés de la commission de l’enseignement ont donc accepté le projet d’un IUFE (institut universitaire de formation des enseignants) proposé par le DIP. Fièrement, ils croient  avoir eu gain de cause puisque le député Jacques Follonier aurait obtenu un accord « historique » avec Charles Beer, accord qui stipulerait que « les instituteurs puissent être engagés après trois ans d’étude et l’obtention d’un bachelor ».

L’équité avec tous les autres cantons romands serait ainsi respectée ? Il n’en est rien !

Car, selon la TG, «une année d’étude supplémentaire permettra aux maîtres d’être nommés»…

Le problème reste donc le même et l’inégalité de traitement avec les enseignants des autres cantons romands subsiste.

Le président du DIP et Jacques Follonier peuvent clamer que « la reconnaissance des diplômes délivrés par les autres cantons sera pleine et entière », il ne faut pas s’y tromper.

Ce serait en effet trop simple…les étudiants genevois seraient bien stupides de ne pas faire leurs valises pour aller effectuer leurs études dans une HEP vaudoise ou valaisanne. Il suffirait ensuite de revenir enseigner à Genève tout en ayant gagné ainsi une année sur le cursus genevois !

Ont-ils compris nos braves députés que les instituteurs formés ailleurs en HEP ne pourront, pas plus que les genevois, être nommés à Genève sans accomplir cette 4ème année supplémentaire ? Eux aussi, ils ne pourront, au mieux, que prétendre à un simple engagement sans aucune garantie de nomination.

Le tour est joué pour notre ministre : faire croire qu’il cède et concède une formation en trois ans alors qu’en réalité il impose son idée de formation en quatre ans 

Moralité, un judoka prendra toujours l’avantage face au QI d’une moule.

Pour mémoire :

http://www.arle.ch/formation-des-maitres/instituteurs

 

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Commentaires

EN effet, JEUNES FUTURS ENSEIGNANTS DE L'ECOLE PRIMAIRE, PLIEZ VOS BAGAGES ET ALLEZ FAIRE VOTRE FORMATION DANS UNE HEP D'UN AUTRE CANTON:
1) VOTRE FORMATION SERA 10x MEILLEURE qu'à Genève où vous subissez un lavage de cerveau à la FAPSE qui ne tolère guère une autre approche pédagogique que celle qu'elle impose, c'est-à-dire le socio-constructivisme
2) VOTRE FORMATION VOUS COUTERA MOINS CHER; CAR ELLE SERA PLUS COURTE ET VOUS POURREZ GAGNER VOTRE VIE PLUS RAPIDEMENT

Je commence à avoir l'impression qu'à Genève rien ne changera jamais !

L'attitude du DIP ainsi que des libéraux et du PDC qui s'associent très volontiers aux socialistes ( les radicaux et l'UDC ont déposé un projet de loi pour une HEP AVEC UNE FORMATION EN 3 ANS soutenu par le MCG,mais n' arrivent malheureusement pas à l'imposer faute de majorités)et soutiennent donc Ch. Beer, qui met en avant dans son exposé des motifs du PL 10432 pour un IUFE le" pôle d'excellence" genevois (OH, que je ris ....!!!!!!) est juste présomptueuse !

L'école genevoise est mauvaise parce que les directives du DIP ne tiennent pas la route, c'est un fait ! ON fait n'importe quoi depuis l'arrivée au pouvoir de MBG au DIP et cela continue avec les socialistes !



UN CAUCHEMAR !

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 31/10/2009

ben, oui si le bachelor des HEP romandes en 3 ans permet d'être nommé à Genève alors que les genevois devront faire 4 ans pour le même résultat...je vais pas me gêner, j'hésite plus, je me tire à Sion....y du soleil et du pinard en plus!

Écrit par : Joe | 31/10/2009

Les JEUNES GENEVOIS SONT-ILS PLUS BETES QUE LES JEUNES D'AUTRES CANTONS?

C'est en tout cas ce que croit visiblement CH. BBER !

Écrit par : Susi | 31/10/2009

Non, mais à Genève il y a "excellence", adjectif très tendance, comme d'autres que l'on peut lire dans les pubs pour clinique privée et autres. Et puis, il y a ces enseignants de la FAPSE avec leurs modèles inspirés de la grande révolution canadienne dans tout ce qui a trait à l'humain, dont on ne peut pas risquer de péjorer le statut. Car professeur à l'Université ce n'est quand même pas tout à fait la même chose que enseignant dans une HEP, fût-elle d'excellence. Tout cela sans parler du statut de M. Beer.

Écrit par : Mère | 31/10/2009

Il y a trente ans déjà, certains profs du Collège se plaignaient de ne pouvoir faire valoir le fait qu'ils avaient soutenu une thèse et étaient donc docteurs. La réponse du DIP était que leurs sur-qualification académique ne donnait droit à aucune compensation, sauf celle de prestige personnel.
Et bien, M. Beer est en train de donner une solution à ce problème, qui touche toujours un certain nombre d'enseignants: après quatre années d'études universitaires à la FAPSE, il suffira, dans une étape ultérieure d'ajouter une année pour que tous les maîtres primaires soient docteurs aussi. Et là nous serons enfin en avance, quant aux diplômes du moins, sur la Finlande et tous les autres pays bien classés par le programme PISA.

Écrit par : Mère | 31/10/2009

Cher André Duval,

vous vous trompez. Le texte de loi voté par la commission de l'enseignement supérieur est on ne peut plus clair. Les porteurs d'un bachelor d'une hep suisse pourront être nommés sans le moindre certificat complémentaire qui sera exigé en revanche des étudiants suivant leurs études à Genève, une fois leur BA terminé.

Il y aura donc des Genevois qui iront à Lausanne ou St-Maurice pour faire leurs études en 3 ans, comme des Valaisans ou des Vaudois qui voudront suivre leur formation à Genève en 4 ans. Le futur nous montrera quelle tendance l'emportera.

J'ai d'ailleurs personnellement souligné cette possibilité/ce danger/cette chance en commission.

Au surplus, les étudiants genevois sachant l'allemand ou bientôt l'anglais, par exemple, ou ayant effectué d'autres études précédemment, pourront accomplir leur cursus en moins de 4 ans. Le règlement précisera les modalités.

Pour plus de précisions, je vous renvoie au rapport de majorité qu'un député radical va déposer prochainement pour permettre au Grand Conseil de voter ce projet de loi avant la fin de l'année.

Écrit par : Pierre Weiss | 01/11/2009

Cher Monsieur Weiss,

Je ne vois pas en quoi je me trompe, au contraire vous confirmez exactement ce que j'ai écrit et que je déplore. L'inégalité est flagrante entre genevois et romands puisque les premiers ne pourront être nommés qu'après 4 ans d'étude alors que 3 ans suffiront aux romands....la tendance, dites-vous? je vous parie que la plupart des étudiants choisiront la filière HEP parce que plus courte et meilleure formatrice.
Bravo à Genève qui croit encore qu'elle fait mieux que les autres! Cette arrogance genevoise est d'ailleurs assez honteuse et stupide, d'autant plus qu'elle risque bien de prétériter NOS jeunes.

Écrit par : duval | 01/11/2009

Mais c'est dégueu! Pouvez-vous nous dire Monsieur Weiss pourquoi alors les étudiants genevois choisiront des études de 4 ans à Genève plutôt que 3 ans ailleurs... pour un même résultat? Y doit y avoir une raison obscure qui m'échappe?

Écrit par : Joe | 01/11/2009

En discutant avec un professeur universitaire de Genève il a y quelque temps à qui j'avais posé la question pourquoi GE tenait tellement à former les futurs enseignants à l'université et non pas dans une HEP, il m'a répondu ceci:"Tu ne te rends pas compte combien d'étudiants nous allons encore perdre ! Qu'allons nous faire alors ?"

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 01/11/2009

La discussion gagnerait en clarté si nous distinguions la formation des instituteurs de l'école primaire de celle des maîtres du Cycle d'Orientation et du Collège de Genève.
Il me semble que le problème dont il s'agit ici est la formation des instituteurs, soit des enseignants du primaire, qui est généralement assumée par des écoles spécialisées dans les autres cantons. Il en est de même d'ailleurs, si les choses n'ont pas changées, pour les enseignants du niveau du Cycle d'Orientation. Genève constituait autrefois et constitue peut-être encore une exception, en ce qu'elle exigeait une licence universitaire, non acquise à la FAPSE mais dans une des facultés spécifiques à l'enseignement de la discipline visée, Faculté des lettres pour les maîtres de français, de langues anciennes et de langues modernes, par exemple, Faculté des sciences pour les maîtres de mathématique(s), de physique, de chimie, et ainsi de suite.
Si c'est toujours le cas, il me semble que ce n'est que la FAPSE qui perdrait des étudiants, et nous nous retrouverions simplement dans la situation d'avant sa création, celle qui a existé pendant des décennies ou même des siècles à vrai dire, et qui ne s'est pas révélée désastreuse ni pour l'Université de Genève, ni pour la l'Enseignement genevois en général.
Il serait intéressant de savoir en quoi l'ancien système de formation des instituteurs et celui de la formation des maîtres secondaires n'a pas donné satisfaction et s'est vu remplacer dans une vague d'inflation des diplômes dont le public aimerait peut-être savoir en quoi elle a amélioré l'enseignement.

Écrit par : Mère | 01/11/2009

@mère
C’est en effet essentiellement du primaire dont il s’agit ici….quoique pour le secondaire la situation n’est pas meilleure !
Pour répondre à votre propos….la formation des instituteurs à l’université a remplacé les « études pédagogiques »d’antan au moment ou….oh surprise….le DIP a tenté de mettre en place la tristement célèbre « rénovation de l’enseignement primaire »…bizarre coïncidence !
Les gourous de la FAPSE avaient ainsi le champ libre de faire passer leur idéologie destructrice.

Écrit par : duval | 01/11/2009

Merci de votre réponse. Pourrais-je aussi savoir dans quelle faculté le professeur dont vous parlez enseigne, car à moins qu'il enseigne à la FAPSE je ne vois pas pourquoi il craint de prendre de étudiants?

Écrit par : Mère | 01/11/2009

@mère
Je parle bien sûr de la FAPSE....et DES "gourous" car ils y sont nombreux les adeptes du socio-constructivisme.

Écrit par : duval | 01/11/2009

Cher Monsieur Duval, chère Madame Garcia,

nous sommes donc d'accord que les étudiants venant des HEP du reste de la Suisse n'auront pas à faire de certificat complémentaire. Ce qui n'est pas rien et constitue même une concession d'importance vu de Genève.

Pour autant, les Genevois pourraient ne pas être très nombreux à choisir de se former hors du canton pour de nombreuses raisons. Moindre coût (malgré une année d'étude supplémentaire), moindre effort (de ne pas se déplace), prestige de l'université par rapport au prestige de la HEP, etc. Au bout du compte, ce sera aux directeurs d'école de choisir entre candidats - pour autant qu'ils aient le choix - en fonction de l'expérience qu'ils auront faite des deux types de formation.

D'ici là, on verra bien si les HEP passent à 4 ans.

Ce qui est sûr, sur un strict plan financier, c'est que l'Etat est gagnant à ne pas ouvrir de HEP. Les radicaux, et pas seulement eux, l'ont bien compris.

Écrit par : Pierre Weiss | 01/11/2009

Il suffit de voir le nombre d'enseignants de la seule section des "Sciences de l'éducation" :

http://www.unige.ch/fapse/people/sse.html

Pour justifier une telle pléthore d'enseignants, il faut bien fournir des étudiants. Des otages? Non?

On notera que les enseignants instruisent et n'éduquent pas, sauf à vouloir se substituer aux parents (comme dans les Etats totalitaires). Cette section est donc inappropriée pour former des enseignants.

La vocation d'enseignant ne s'apprend pas sur les bancs de l'université, mais elle se découvre face aux élèves, en classe.

Les réformes à Genève n'ont pas été enclenchées pour améliorer les choses, mais pour satisfaire la carrière d'un certain nombre de personnes. Dans les faits on assiste à une dégradation de la qualité de l'enseignement à tous les niveaux. A vouloir appliquer le socio-constructivisme certains enseignants en deviennent incompétents. Le but ultime est bien sûr la privation de l'enseignement.

L'autre grande farce est de vouloir introduire des cours sur les "faits religieux".

Écrit par : Georges | 01/11/2009

@pierre Weiss
"Pour autant, les Genevois pourraient ne pas être très nombreux à choisir de se former hors du canton pour de nombreuses raisons. Moindre coût (malgré une année d'étude supplémentaire), moindre effort (de ne pas se déplace), prestige de l'université par rapport au prestige de la HEP, etc."
Monsieur Weiss, vous n'êtes pas sérieux? Ne me dites pas que ce sont là des arguments sensés pour décider de faire ses études à Genève. "Prestige de l'université par rapport au prestige de la HEP"...j'hallucine! Merci au passage pour les étudiants romands qui apprécieront.
"Au bout du compte, ce sera aux directeurs d'école de choisir entre candidats - pour autant qu'ils aient le choix - en fonction de l'expérience qu'ils auront faite des deux types de formation."
Belle perspective! Ils n'auront pas le choix...comme c'est déjà le cas, ils ne peuvent choisir "leur" personnel que parmi les dossiers que la Direction veut bien leur transmettre.
Ce qui n'est peut-être pas plus mal...tant leurs compétences sont minces ou même inadaptées....combien ne savent absolument RIEN de l'enseignement?!

Écrit par : duval | 01/11/2009

"prestige de l'université par rapport au prestige de la HEP"

L'université ne doit pas être si prestigieuse que cela si "on" l'abandonne pour faire carrière dans la politique.

Écrit par : Georges | 01/11/2009

C'est Madame Anne Emery Torracinta qui était l'opposante
de la première heure aux baisses d'impôts. Comme Madame
Véronique Pürro, Madame Anne Emery est très démagogue.
Et surtout très généreuse avec l'argent des autres, en
particulier celui des entreprises.

Madame Anne Emery, fille de Monsieur Claude Torracinta,
enseignante d'histoire au Département de l'Instruction
publique, rémunérée en classe 20 de l'Etat (8000.- par
mois), épouse de Monsieur Pascal Emery, Directeur du
Collège et Ecole de commerce Emilie Gourd (près de
14'000.- par mois), avec qui elle habite une villa cos-
sue à la route d'Athenaz à Sézegnin. Dans le genre so-
cialisme parquet et gauche caviar, on avait déjà eu
Madame Marianne Extermann, ex-Directrice générale de
la DGPO, épouse de Monsieur Laurent Extermann, ex-Di-
recteur adjoint au CEPTA, ancien Président socialiste
du Conseil municipal de la Ville de Genève, élu à l'As-
semblée constituante de la République et Canton de Ge-
nève. On a aussi Daniel Pilly, Directeur général de la
DGPO, ex-Président socialiste du Conseil municipal. Com-
me le dit si bien Monsieur Christian Brunier, ex-Prési-
dent du Parti socialiste genevois, Directeur de la comm
au SIG : quand on a un salaire de 240'000.-, l'argent
n'a finalement pas grande importance... Croire que le
Parti socialiste défend la classe ouvrière est un leur-
re. C'est d'abord un parti de hauts fonctionnaires de
l'Etat de Genève, qui défendent leurs privilèges et
leurs salaires. Les enseignants secondaires réclament
d'ores et déjà la classe 22. Et les enseignants pri-
maires qui ont pourtannt bénéficié d'une réévaluation
de leur salaire de deux classes salariales vers le haut
(classe 18 désormais, avant : 16) grâce au Conseiller
d'Etat Charles Beer refusent délibérément le plan d'har-
monisation scolaire romand HARMOS, qui voudrait une ex-
tension de l'horaire scolaire au mercredi matin. Nous
ne parlerons pas du cadeau fait à certains fonction-
naire avec la création de 93 postes de directeurs en
classe 24 de l'Etat. Alors qu'autrefois 25 inspecteurs
rémunérés en classe 18 suffisaient à assurer le fonc-
tionnement administratif de l'Ecole primaire et de l'E-
cole enfantine.

Les études PISA montrent que les élèves genevois sont les
pires cancres de la Suisse romande. Peut-être serait-il
bien aussi d'évaluer les enseignant(e)s genevois(e)s, qui
de toute évidence auraient quelques préceptes à apprendre
de leurs collègues vaudois, valaisans et fribourgeois.

Les socialistes genevois n'ont qu'un objectif : saigner
l'Etat et détruire l'économie genevoise dans le but d'aug-
menter la bureaucratie, comme dans Le meilleur des mondes
d'Aldous Huxley et 1984 de Georges Orwell.

J'espère bien que ni Madame Véronique Pürro ni Madame Anne
Emery Torracinta n'accéderont jamais au Conseil d'Etat. Et
que le prochain Grand Conseil veillera à mettre un terme
au parasitisme engendré par le Parti socialiste genevois.


P.S.
Ancien salaire de Monsieur Daniel Mouchet, ancien Président
du Conseil d'administration des Services industriels de Ge-
nève : 370'000.- / an. Rien que ça...

Écrit par : Alain Fernal | 03/11/2009

Bravo à M. Fernal! La république n'a PAS besoin des filles de ... Ni Pürro ni Torracinta ne font l'affaire si ce n'est leur carrière!

Écrit par : Roxane | 03/11/2009

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