06/12/2009

Une journée avec un directeur d’établissement scolaire

OK, je me risque à vous décrire la journée « type » d’un directeur d’établissement. Un peu caricatural me direz-vous….pas si sûr !

-          7h.

Réveil et toilette

-          7h30

Petit déjeuner, éventuellement en famille

-          8h

Penser à téléphoner dans les écoles dont j’ai la responsabilité pour m’excuser de mon absence due aux embouteillages. Eventuellement aviser les enseignants de tel bâtiment que je serai ce matin justement dans l’autre bâtiment que le leur...

-          8h30

Dans mon bureau (que j’ai fait confortablement aménager par la commune), lecture de la Tribune de Genève.

-          9h

Régler les affaires courantes du genre courrier dont il faut extraire les publicités (petit regard sur celles-ci quand même…au cas où une « action » sympa aurait lieu au centre commercial et vite y faire un saut).

Lecture des mails envoyés par la direction…rien de spécial aujourd’hui, comme d’habitude quoi.

-          9h40

Récréation. Café/biscuits avec les enseignants, petits messages à faire passer, petits encouragements à leur prodiguer (« il est sympa notre dirlo, il nous ménage et surtout….il nous fout la paix » !).

-          10h

Retour de récréation des élèves….paraître, faire preuve de proximité et d’autorité (ne pas oublier de se montrer un brin paternaliste envers les élèves), déambuler dans les couloirs et attendre que les élèves soient tous à nouveau dans leur classe respective.

-          10h30

Tuer le temps (solitaire sur l’ordinateur, surf sur internet) peut-être une ou deux directives à rédiger. Téléphoner au fisc pour demander des explications sur le montant exorbitant de mes impôts moyennant mon salaire de 156 000 frs/année.

-          11h30

Faire preuve de ma présence, à nouveau, pour la sortie des élèves. Très important moment, à ne pas négliger, de nombreux parents sont là à attendre leur enfant.

Pause repas. Rendez-vous avec un collègue dirlo dans un resto sympa, le plus éloigné possible de mon lieu de « travail ».

-          13h30

Rentrée des classes, même tactique que ce matin…je n’en suis qu’au café et nous avons, mon collègue et moi, plein de choses à nous raconter, sans compter que nous devons parler de la croisière que nous projetons de faire lors des prochaines vacances que nous passons ensemble en famille.

-          14h

J’apprends qu’une enseignante a eu des problèmes avec un élève turbulent…enfin ! Faire preuve d’autorité : je m’en occupe ! Je le prends dans mon bureau pour le « sermonner » lui expliquer que ce ne sont pas des façons d’agir. Ensuite, je l’occupe à faire du dessin jusqu’à la récréation (véridique !).

-          15h

Récréation, même programme que ce matin…

-          15h15

Rentrée, faire preuve de….

Puis à choix selon les jours

-Lecture du dossier d’un élève à problème

-Préparation d’une entrevue éventuelle avec des parents

-Préparation d’un conseil d’établissement (établir un ordre du jour qui ne paraisse pas trop inutile)

-Préparation d’une séance de « travail » avec les enseignants (établir un ordre du jour qui ne paraisse pas trop inutile)

-Heu….rien à faire alors surfer sur internet

-          16h

Ouf ça sonne…Sortie des élèves, faire preuve de…. Ah oui….important puisque les parents sont de nouveau là !

Puis, attendre éventuellement l’heure du rendez-vous avec des parents d’élèves (ça peut arriver).

En fonction….

-          17h (au plus tard….après il y a trop de trafic pour rentrer chez moi)

Pffff journée terminée. Adopter une mine exténuée en prenant congé des enseignants qui, chacun dans leur salle de classe, rédigent un des nombreux rapports que la hiérarchie leur impose et qui doivent encore corriger les copies de leurs élèves.

Demain sera peut-être un autre jour…

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Commentaires

Mais non ! Que notre école est belle, comment peut-on imaginer le contraire ?

Les profs s'en vont à tire d'aile de l'enseignement primaire. Alors on a raison de confier la formation des prochains instituteurs à l'Université et à la Fapse : on ne change pas une équipe qui perd !

Écrit par : Jean Romain | 06/12/2009

Et si on augmentait leur salaire?

Écrit par : aigle von Genf | 06/12/2009

La croisière devrait leur être offerte tout de même, pour services rendus.

Écrit par : joe | 06/12/2009

Voilà, un nouveau métier à proposer à nos élèves !

Vous vous souvenez ? Dans l'appel d'offre on exgeait aucune langue étrangère, et un titre universitaire OU EQUIVALENT pour pouvoir postuler. Les directeurs sont payés en classe 24.

Par contre pour devenir enseignant dans le primaire à Genève il faudra dorénavant maîtriser 'L'ALLEMAND et L'ANGLAIS et attester d'un degré universitaire ( pour les Genevois aucun titre équivalent sera accepté) avec le PL 10432 !Et les enseignants sont payés en classe 18.

Cherchez l'erreur !!!!!!

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 06/12/2009

Avec ces histoires de minarets j'ai presque oublié que notre cher Mollah à nous, Ch. Beer, qui après avoir institué 93 directeurs en toute illégalité, se félicite aujourd'hui du succès de son entreprise. C'est ce qu'on peut appeler de l'autsatisfaction à 14'000'000CHF par année !
Il s'est fait un joli cadeau de Noël !
N'y a-t-il pas une cour des comptes à Genève ? Et que fait-elle ?

Écrit par : aigle von Genf | 06/12/2009

Bof, c'est quoi 14 ou 15 millions? 7 à 8 fois moins que le théléton...et ces directeurs sont bien plus importants que la lutte contre les maladies graves! Non?

Écrit par : jycroispas | 06/12/2009

Ah j'avais mal compris M. Duval, j'ai cru qu'il militait contre les directeurs d'établissement, alors que voilà une magnifique promotion de ce métier si méconnu, une véritable révélation pour moi. Avec 3 titres universitaires et 20 ans d'expérience industrielle, je m'aperçois que j'ai raté ma véritable vocation, mais une fois de plus trop tard. Ne pourrait-on pas envisager créer aussi des postes de sous-directeurs, de vice-directeurs et de directeurs adjoints ? je crois que je pourrais me contenter de la classe 23...

Écrit par : Dr. Goulu | 06/12/2009

Il y a mieux encore....vous savez ces 4 ou 5 directeurs de l'enseignement primaire dont on n'entend plus jamais parler (les Guerrier, Perrenoud-Aeby et compagnie)....que font-ils, eux, toute la journée? Ah, oui, ils doivent probablement être les membres de cet "observatoire"....mais à quoi sert-il donc ce "machin" déjà?

Écrit par : un enseignant | 06/12/2009

Jour à Toutes-Tous ! en lisant tous ces chiffres de - classe - 18, 23, 24, 26 etc..., les pauvres navets que nous sommes ne nous rendons pas bien compte de quoi il s'agit. Des numéros de salles de cours ? ou autres signes distinctifs ? Bref, nous aimerions bien savoir de quoi il s'agit. Alors svp éclairez-nous.

Écrit par : Zazimut | 06/12/2009

Pour une idée :
http://www.numericworld.ch/jobs/docs/bareme%20salaires.pdf

Écrit par : Jean Romain | 06/12/2009

@ Mr J. Romain: Merci, vous êtes très aimable. Nous sommes mieux aptes à comprendre maintenant. Si je peux me permettre, de mon côté, j'ai un bon copain à qui je dois rendre un service. Il recherche à tout prix et vite un job et une idée m'est venue à ce sujet. Bon, certes, c'est pas une une étoile ce gars dans tout; en optant pour la Classe 0, çà devrait passer non ? il en prendrait bien à ce tarif-là pour 15 ans d'un coup ... Merci encore beaucoup de votre tuyau.

Écrit par : Zazimut | 06/12/2009

Le portrait est savamment brossé. Avec un bémol ... (« il est sympa notre dirlo, il nous ménage et surtout….il nous fout la paix » ! j'en connais dont le seul plaisir et la seule raison d'être est d'emmerder leurs collègues. Un ami instituteur vient de me raconter que sa directrice ne l'a mêm epas osutenu lorsque des parents ont voulu intriguer pour que leurs enfants ne soient pas dans sa classe; à plat-ventre devant la toute-puissance durant les fameux conseils, elle ne s'occupe que de sa carrière, au détriment de l'excellente réputation accompagnée de bons résultats de certains collaborateurs au bénéfice de quelques décennies d'expérience. Ce système pourri constitue une chasse-gardée de quelques ronds-de-cuir assis.

Écrit par : Judith | 06/12/2009

@Judith
C'est soit l'un soit l'autre: le grand vide, le transparent que les enseignants ne voient jamais, ce qui leur fait dire "chic, on est bien tombé, il nous fout la paix" et les autres, les frustrés qui sont devenus des chefaillons insupportables... inutiles et lamentables l'un comme l'autre.

Écrit par : un enseignant | 06/12/2009

Monsieur le Rédacteur de ce blog,
J'aimerais penser que vous profitez de votre retraite, après votre carrière sans doute toute de conscience professionnelle et de rigueur ... rigueur qui se mue maintenant en une manière de rigidité: est-ce votre métier qui vous a éprouvé au point de n'être capable que de rabâcher des propos proches de la calomnie, des approximations, des contre-vérités ? Tout ceci en usant d'un humour dont même un potache ne se vanterait pas ...
Poujadiste, vous agitez sciemment les aigreurs et les petites haines, avec succès, à en lire les commentaires de vos lecteurs.
Je m'étonne d'ailleurs que M. J. Putallaz dit Romain, intellectuel portant haut, dans les chroniques qu'il destine à la presse de caniveau, les valeurs humanistes, s'abaisse à des commentaires de hall de gare, au niveau des autres contributions.
Je suis un directeur, de ceux dont vous vous gaussez. Je suis étonné de votre acharnement. Je ne le comprends pas.
Et comme bon nombre de vos lecteurs, je ne divulguerai pas mon identité, tout en espérant, Monsieur le Rédacteur, que vous aurez le courage de ne pas censurer mon commentaire.

Écrit par : un directeur | 15/12/2009

Monsieur Duval,
D'habitude, je suis d'accord avec vous:mais là, c'est juste une caricature grossière. Ma directrice n'est PAS comme ça. C'est une personne intègre qui bosse, soulage les enseignants comme prévu dans son cahier des charges. J'ai cru entendre que tous les directeurs ne sont pas à la hauteur....mais certains le sont sans l'ombre d'un doute. Par respect pour ceux qui bossent, il faut éviter de tous les mettre dans le même panier.
Et pourtant, je ne suis pas une adepte, même pas du tout, du système de "directeurs" mis en place....
E.

Écrit par : enseignante | 16/12/2009

Enfin ! Je me demandais si un directeur, un enseignant réagirait… c’est chose faite, qu’ils en soient remerciés.
Permettez-moi donc de vous répondre.
Monsieur le directeur anonyme,
1. Je déplore vivement votre anonymat. Pourquoi ne pas avoir le courage de ses opinons et de ses propos plus ou moins « piquants » qui sont de bonne guerre d’ailleurs ? Pour ma part, je n’ai jamais caché mon identité, à la retraite ou pas ! Mon combat, je lai mené depuis de nombreuses années à visage découvert. Au fait, Monsieur le directeur, la retraite est-elle une tare qui interdit qu’on s’intéresse toujours à ce qui fut sa profession ?
2. Plutôt que de vous étonner de mes propos et de vous en plaindre, de prétendre à la calomnie, à des approximations, des contre-vérités, j’aurais aimé que vous m’apportiez la preuve que je me trompe ! Développez donc ! Ainsi, je vous mets au défi de me décrire dans le détail votre journée « type ». Quel est donc votre emploi du temps journalier ? Ayez le courage de me décrire en détail le planning de vos journées maintenant que la rentrée scolaire est du passé ?
Je me réjouis de vous lire…

Madame l’enseignante,
En ce qui vous concerne, contrairement à ce directeur, je comprends votre anonymat…
Pourriez-vous me dire si votre directrice est en charge d’un établissement qui fait partie du REP ?
Si c’est le cas, je veux bien croire que son emploi du temps est autre que celui que je décris dans mon « billet ».
De toute manière, je vous fais la même demande qu’à Monsieur le directeur, plutôt que de prétendre à la caricature et simplement avancer que votre directrice « bosse », je vous serais reconnaissant de développer et de me décrire ce fameux emploi du temps journalier. J’ai de la peine à croire que les « cas » d’élèves, les soutiens aux enseignants, les « je ne sais quoi » sont si nombreux qu’ils meublent toutes les journées de ces directeurs. Merci d’avance.
P.S. Comme je l'écris au début de ma note, je vous accorde bien sûr que mon billet est volontairement quelque peu caricatural. J’ose cependant, et jusqu’à preuve du contraire, affirmer qu’il n’est pas si éloigné de la réalité.

Écrit par : duval | 16/12/2009

@enseignante,
Encore une chose, chère enseignante, pourriez-vous alors, par la même occasion, me dire en quoi vous n'êtes pas favorable à ce système avec directeurs?

Écrit par : duval | 16/12/2009

Cher Monsieur Duval,

Oui, l'école dont je vous parle est en REP.

Quant à l'autre question...pour avoir travaillé dans plusieurs écoles, je sais que la plupart des petits établissements géraient très bien leurs soucis de terrain, connaissant généralement bien les divers acteurs scolaires, tels que le para scolaire, les communes, les parents, avec des équipes en place depuis de longues années, avec un(e) MP se débrouillant tout à fait honorablement sur le terrain.
Pour ces écoles, la mise en place de directeurs(trices) a été souvent très mal vécu, des personnes compétentes se retrouvant sous pouvoir hiérarchique de directeurs moins calés qu'elles pour gérer ladite école. Un nombre impressionnant de réunions alourdissant la tâche des enseignants, pour une gestion peu ou pas améliorée, est encore venue noircir le tableau.

Si je conçois que dans les grandes écoles ou celles en REP, un directeur puisse être un vraie aide pour le corps enseignant, dans la plupart des écoles du canton, ce n'est qu'alourdir l'administration.

De plus, dans bon nombre d'école, le travail accompli auparavant par le MP sur décharge partielle de temps d'enseignement, est aujourd'hui accompli par un Dir, plus une secrétaire, plus encore souvent un maître adjoint...dans l'efficacité, on fait mieux!

Pour justifier leur fonction, certains directeurs(trices) deviennent de vrais petits cheffaillons, et la plupart imposent tellement de réunions en tout genre que nombre d'enseignants se sentent découragés et débordés.

Tout ce nouveau fonctionnement alourdi le travail extra-enseignement des enseignants; d'une certaine manière, nombre de tâches supplémentaires sont créées afin de justifier l'utilité du poste de directeur! donc va à l'encontre du but prétendument recherché.

Je laisse de côté les questions financières, mais je crois savoir qu'il y a comme un couac à ce niveau également.

Bonne journée!

E.

Écrit par : enseignante | 16/12/2009

Chère enseignante,
Merci et encore merci pour votre réponse. Les écoles en REP sont un cas à part, ma note ne les concerne pas, je comprends mieux votre réaction.
Pour le reste, je vous suis totalement. Votre analyse et constat est on ne peut plus juste.
Cela confirme ce que j’ai dit et clamé depuis le début : inspecteurs ou directeurs, peu importe. Ce qui n’est pas normal, c’est le nombre. De 25 inspecteurs, il est passé à 93 directeurs. Je prétends que la charge de travail ne correspond pas à cet effectif, d’où certains placards dorés ! De tels moyens existent donc, il sont gaspillés. Ceux-ci devraient être alloués en priorité aux élèves, aux mesures d'accompagnement qui restent peau de chagrin.
Si seulement les enseignants osaient faire comme vous et s’exprimer, faire valoir leur opinion.
Il n’est pas trop tard, la loi sur ce nouveau fonctionnement n’est toujours pas votée par le Grand Conseil. La commission de l’enseignement qui planche sur le sujet peut encore vous entendre (anonymat garanti)….ce qui ferait quand même un sacré « retour » sur les autres auditions qu’elle reçoit….toujours le même discours… « tout va bien, il n’y a que quelques petits problèmes insignifiants que le temps effacera, mais pas de souci, tout le monde est satisfait ! »
Encore merci à vous.
André Duval
P.S. Au cas où vous et d’autres collègues sont disposés à faire connaître leur opinion auprès de la commission de l’enseignement, je vous invite à me contacter hors blog, via mon adresse e-mail :
duval.andre@infomaniak.ch
Une médaille vous sera décernée pour services rendus!

Écrit par : duval | 16/12/2009

Monsieur le directeur d'une école primaire,

Je serais très curieuse de savoir ce que vous avez fait dans votre vie avant d'accéder à votre poste de directeur, quelle est votre formation et votre expérience professionnelle et quelles langues étrangères vous maîtrisez.
Et en effet il serait très intéressant que vous nous contiez "une journée dans la vie d'un directeur d'école primaire à Genève" (un peu à l'instar du "Odin den' Ivana Denissovitcha" - un jour dans le vie d'Ivan Denissovitch, mais moins long quand-même) pour qu'on puisse apprécier - peut-être - à juste titre votre travail.

merci d'avance

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 16/12/2009

Cher Monsieur Duval, que je n'ai heureusement pas l'honneur de connaître et de compter au nombre de mes amis.
Dans "Rien n'est sacré, tout peut se dire" Raoul Vaneigem défend, avec beaucoup de conviction, l'idée que tout peut se dire. Je ne suis pas loin de partager son analyse. Mais là n'est pas la question. Ou plus exactement, en ce qui vous concerne, je me pose malgré tout quelques questions. La première est de me dire que vous devez être vraiment très aigri par votre passage dans l'enseignement primaire pour tenir les propos qui sont les vôtres, d'avoir accumulé tant de rancœur et de haine pour un système dont vous pensez, peut-être, qu'il n'a pas su reconnaître en vous le Grand Homme que vous croyez être. Néanmoins, durant toutes ces années vous en avez bien profité, tant en termes de salaire que d'avantages sociaux (13 semaines de vacances ça ne se refuse pas !) et je pense qu'il y a là, pour le moins, une certaine forme d'indécence par rapport à des personnes qui sont au banc de la société et qui n'ont pas pu bénéficier des avantages et du confort social qui ont été les vôtres durant tant d'années passées au "service" de l'Etat.
La deuxième interrogation porte sur votre programme. Quel est-il ? Que proposez-vous comme améliorations du système ? Bref, je constate qu'il n'est pas loin du degré zéro. Mais peut-être que cet exercice créatif sort-il du cadre de vos (in)compétences et qu'en définitive il ne faille vous considérer que comme un épiphénomène sans importance qui s'éteindra de sa belle mort, de part son venin et son fiel accumulé ?
Allez ! Et ne déversez pas trop de bile sur mon anonymat dont vous ne comprendrez certainement pas les raisons.

Écrit par : Un autre directeur | 18/12/2009

Cher M. l'autre directeur,

Vous ne me répondez guère mieux que votre collègue. Vous vous contentez de me juger sans fondement aucun d’ailleurs. Votre analyse pseudo-psychologique de ma personne prouve qu'en effet vous ne me connaissez pas et que vous ne savez rien de mes années passées dans l’enseignement. Mais, ce n’est pas grave, libre à vous de penser ce que vous voulez de moi, peu m'importe.
L’essentiel est ailleurs.
Je constate donc que vous aussi êtes incapable de justifier de votre emploi du temps!
Ce qui est sûr, c’est que votre commentaire a été posté un vendredi à 14h30 !….Vous avez donc trouvé le temps de surfer sur internet, vous rendre sur le site de la Tribune de Genève, prendre connaissance de ma note et rédiger votre commentaire….tout cela pendant votre temps de travail….je vous croyais submergé !!!
En ce qui concerne les « avantages sociaux et financiers » auxquels vous faites référence…vous me semblez bien mal placé ! C’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité…rappelez-nous votre salaire et….le nombre de semaines de vacances que vous avez obtenues auprès du DIP ?
Enfin, si vous aviez pris la peine de vous renseigner avant de poster votre commentaire, vous auriez appris que je ne vous ai pas attendu pour proposer des solutions. Je vous suggère d’aller potasser le site de l’Arle puisque vous semblez avoir tout le temps pour cela
http://www.arle.ch/
notamment le document suivant :
http://www.arle.ch/ecole-primaire/classes-dappui/72-appui-ecole-primaire
ou encore :
http://www.arle.ch/ecole-primaire/directeurs



http://www.arle.ch/ecole-primaire/classes-dappui/72-appui-ecole-primaire

Écrit par : duval | 18/12/2009

Je ne vois pas en quoi les propos de M. Duval attesteraient d’une rancœur ou d’une haine envers le système qu’il a connu. Il ne s’attaque pas au métier d’enseignant, au contraire, il le défend bec et ongle. C’est à celui de directeur d’établissement qu’il s’en prend…et on est en droit, en effet, de se poser la question de l’utilité réelle de ces postes.
Manifestement, il semble que ces directeurs rechignent à livrer leur emploi du temps.
Un autre enseignant

Écrit par : un autre enseignant | 18/12/2009

@un autre directeur,

Le jour de votre départ à la retraite,si vous avez aussi droit à une "standing ovation" de tous les parents d'une commune, vous aurez conquis le droit de critiquer M. Duval.

Je ne crois pas que M. Duval soit aigri par le système, car il n'en faisait pas partie. Il enseignait juste à nos enfants.

Mettez un petit d à département, un gros I à Instruction et virez le P de paperasse. Dans chaque classe il y a un seule personne devant les élèves, c'est elle qui est "productive". Vous ne l'êtes pas.

Philippe Guglielmetti, Satigny

Écrit par : Philippe Guglielmetti | 19/12/2009

Messieurs (ou mesdames) les directeurs intervenants ci-dessus,

La rhétorique dont vous faîtes preuve pour vous défendre est absolument consternante. En gros, vous attaquez André Duval sur sa personne et non sur ses arguments, sans aucun scrupule d'ordre éthique ni le moindre respect pour un ancien ensignant chevronné (dont vous ne connaissez semble-t-il rien, mais ça ne vous gêne pas!)

Ceci sans en venir au contenu de ses critiques sur les récents changements à l'ecole primaire et dans son organisation. Ses critiques sont pertinentes, plus construites et plus nuancées que vous ne voulez le faire croire. Et vous le savez.

Elles sont très bien documentées quant aux idéologies sous-jacentes sur le plan de l'analyse et de la situation politique antérieures aux décisions managementales. Il s'agit donc de tout sauf d'un enième petit fonctionaire râleur, bien genevois dans sa posture traditionnelle presque attachante à la longue, mal dans sa peau, désouvré ou je ne sais quel genre de xème schtroumpf grognon.

Or vous lui répondez sur un ton qui correspondrait à une remontrance destinée à un "mauvais élève" distribuée à de vos employés qui gémirait systématiquement en séances dans sa barbe (comme on en connaît certains), sans que ses propos soient vraiment cohérents ni conséquents à la longue: instinctifs, intuitifs, spontanés, bref peu strucuturés ni vraiment intelligents. Première grave erreur d'appréciation du contexte pour résoudre le conflit, et de saisie de la qualité intellectuelle et expérimentée, apte à penser en fait, des acteurs en place.

Donc avec une mauvaise foi spectaculaire, vous essayez de dénigrer ce qui a été son passge au DIP et en plus vous le faîtes très maladroitement. Sans avoir fait preuve de beaucoup de recherches apparement, tant c'est peu virulent et démonstratif. Je vous rappelle que dans ce billet d'humeur c'est pas les enseignants qui sont attaqués, ni même les inspecteurs de l'époque ou les actuels directeurs des écoles en REP si vous savez lire, mais bien du nombre de directeurs nommés, de leur staut et de leur soutien administratif onéreux.

Vous êtes pourtant des cadres. Des cadres universitaires. Des cadres de l'Etat. Quand vous prenez la parole, vous devriez vous exprimer de façon exemplaire, vos interventions devraient être des modèles de pertinence, de déontologie et même de sagacité, tant par l'écrit qu'en terme d'aisance orale devant un oratoire. Est-ce que vous désieriez qu'on vous évalue chacun pour votre prestation actuelle sur ce blog?...Non je crois que ce ne sera pas nécéssaire.

Alors appliquez-vous, je vous le demande avec humilité, sans arrogance malveillante, et tâchez de rebondir sur l'offre de dialogue (et d'ouverture d'esprit prouvée) qui vous est faite ici:

Pouvez-vous nous donner un exemple d'horaire d'une journée-type d'un directeur d'EP (en campagne, par exemple?) Merci beaucoup. Il serait surtout relevant de nous démontrer toute la plus-value opérationnelle en terme de soutien aux enseignants que vous apportez par jour; gestion des élèves difficiles, des parents insaitisafaits, de projets CONCRETS pour résoudre des problèmes REELS, et donc tout le bénéfice, la valeur ajouté pour l'école, que ne pouvait donner un "simple" maître Responsable d'Etablissement. Voilà une proposition d'intervention qui serait vraiment intéressante pour les lecteurs.

Meilleures Salutations

Job

PS: le silence comme réponse serait un désaveu un peu embarassant pour vous, je crois...

Écrit par : job | 19/12/2009

Ah ! Je vois à l’instant qu’un directeur n’écoutant que son courage intervient pour nous dire combien il est lui-même nécessaire à la République, combien son salaire est mérité, et combien grâce à lui l’école primaire, qui a pâle figure, va retrouver sa fière allure !

Sans doute, lisant la presse de caniveau et l’apprenant par cœur, n’a-t-il pas le temps de répondre à l’invitation de M. Duval d’expliquer un peu son harassante journée ! Si Monsieur le Directeur lisait d’autres journaux, par exemple Le Temps, il verrait que j’y mets aussi quelques réflexions. Mais le travail de gestion accaparant de Monsieur le Directeur le claquemure dans sa nescience.

Soyons sérieux ! Si dans les 15 REP, on peut imaginer la présence d’un directeur, elle est parfaitement inutile dans la plupart des autres établissements. Les Directeurs primaires ne servent pas la pédagogie, ils sont entièrement dévolus à l’administration, bien vite d’ailleurs transformée en bureaucratie. Paperasse, projets d’établissement (c’est le grand dessein ubuesque à la mode), réunions, directives, gesticulations, conseils d’établissement (autre scorie du Père Ubu) remplissent l’horizon scolaire.

Je peux comprendre qu’il faille mettre au pas une école primaire où chacun faisait ce qu’il voulait avant la votation sur les notes, je peux comprendre que la dispersion des volontés aboutissait à une diversité consternante, mais pour remettre au pas le Primaire, 92 directeurs-cerbères sont inutiles.

Car l’essentiel n’est pas là : il nous faut revenir au but premier de l’école qui est de transmettre des connaissances pas à pas grâce à des « exercices » et non à des « activités », de s’assurer qu’elles soient comprises, et d’en vérifier l’acquisition.

Mais laissant sur la rive réaliste tout repère afin de s’adonner à une bureaucratie kafkaïenne, certains directeurs du Primaire réclament aujourd’hui une secrétaire, des doyens… comme au CO, m’a-t-on assuré.

Écrit par : Jean Romain | 20/12/2009

"Allez ! Et ne déversez pas trop de bile sur mon anonymat dont vous ne comprendrez certainement pas les raisons."

Désolé, mais je crois tout à fait comprendre la raison de cet anonymat. Ce commentateur n'est pas plus directeur que moi! Ca me paraît évident. Pour vomir comme ça sur Duval et sur l'école elle-même.

Écrit par : Johann | 20/12/2009

Réellement bien rédigé celui là de billet!
C'était difficile de l'écrire ?!
Pour ma part je n'y connais pas grand chose en matière de "redaction web".
Très bonne continuation !

Écrit par : http://poele-a-granule.tumblr.com | 28/01/2012

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