18/12/2009

La dérobade de Monsieur le directeur

A la suite de ma dernière note « une journée avec un directeur d’établissement scolaire »

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2009/12/06/une...

un directeur, lâchement anonyme, a jugé utile de m’adresser un commentaire qui mérite qu’on s’y attarde.

De manière tout à fait « compréhensible », celui-ci me reproche de « n'être capable que de rabâcher des propos proches de la calomnie, des approximations, des contre-vérités ».

Soit….mais….  c’est un peu court, Monsieur le directeur ! Vous auriez pu dire…bien des choses en somme…. Par exemple :

???? Heu….

Dans le commentaire que je lui adresse en réponse, je lui demande de bien vouloir développer, m’apporter la preuve que je me trompe.

Je le mets donc au défi de me décrire, en détail, son emploi du temps journalier. Chacun aurait alors pu se rendre compte de l’importance de sa tache et de ma lamentable erreur.

Eh bien non ! Rien, silence radio.

Monsieur le directeur est-il dans l’incapacité de le faire ? N’en a-t-il pas le courage ?

Est-ce là une confirmation des propos que je tiens au sujet du travail de directeur d’établissement ?

Un silence révélateur qui a valeur d’aveu.

P.S. A noter, par contre, l’excellent commentaire de « enseignante ».

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Commentaires

Oui, enfin, votre petite prose ne brillait pas vraiment par sa finesse, hein? On voit mal le rapport entre les problèmes de l'école à Genève et vos élucubrations vaguement poujadistes. Peut-être le "silence révélateur" tient-il au fait que certaines personnes travaillent et n'ont guère le temps de répondre à vos "arguments". D'ailleurs, j'y retourne, à mon travail.

Écrit par : rigolaux | 18/12/2009

Le rapport, rigolaux, ce sont quelques millions de francs qui pourraient être mieux utilisés en les allouant à l'aide aux élèves en difficulté scolaire....est-ce si difficile à comprendre?
Quant au silence révélateur... ces directeurs semblent pourtant avoir le temps de me répondre pour déblatérer à mon sujet mais....pas sur la question posée: quel est leur emploi du temps? Bizarre, non?
Rigolaux ne serait-il pas le frère jumeau de "autre directeur"....

Écrit par : duval | 18/12/2009

Bonsoir,

Moi, je croyais que les retours de la SPG étaient loin d'être aussi mirifiques que ceux de monsieur C.Beer. Où sont passés les retours contestataires?

Et entendons nous: les directeurs ne sont pas flemmards ou "méchant", c'est le système qui les a mis en place qui est pervers, car inadapté.

Mais vraiment, j'aimerais bien moi aussi qu'un directeur nous donne sa journée type, savoir comment il règle les problèmes et comment les problèmes étaient gérés auparavant, pour qu'il y ait une comparaison digne de ce nom entre l'ancien système et le nouveau; puisqu'il y a quelques millions annuellement en jeu, le citoyen lambda n'est-il pas en droit de savoir, au minimum le Conseil d'Etat? Il ne s'agit pas de les juger (les directeurs), mais de savoir si ce système vaut l'investissement mis par le canton.

H.Duchemin

Écrit par : Hubert Duchemin | 18/12/2009

Merci M. Duchemin pour la pertinence de votre commentaire auquel j'adhère pleinement.
Curieusement, les documents (questionnaire aux enseignants) de la SPG ne sont pas accessibles sur leur site!

Par contre:

http://www.arle.ch/ecole-primaire/directeurs/223-la-reforme-de-lecole-primaire-mecontente-les-enseignants

http://www.arle.ch/ecole-primaire/directeurs/225-reorganisation-ecole-mal-notee-par-les-enseignants

Et plus encore:

http://www.arle.ch/ecole-primaire/directeurs

Écrit par : duval | 18/12/2009

Je viens de lire les liens...Harmos a bon dos. Que dire de "l'entourloupe" du conseil d'Etat, qui, sous prétexte d'harmoniser les différents systèmes en suisse, en profite pour y mettre des mesures qui n'existent nulle part en Suisse ou en Europe, comme la ridicule école obligatoire à 4 ans?
Car, l'entourloupe, c'était de faire admettre harmos par le peuple sans vraiment dire ce qu'il y avait dedans. Comme en fait il s'agit de changer la loi sur la scolarité, ils évitent la votation en faisant accepter Harmos
(via le Conseil d'état, si je ne m'abuse, et il aurait fallu une initiative contre pour être entendu. Pour cela, il aurait fallu savoir quand le Conseil d'Etat avait accepté....)
Là, accepter Harmos revient à changer la loi sans voter. Bizarre!!!

Il s'en passe des trucs bizarres à Genève...

Écrit par : Hubert Duchemin | 18/12/2009

Messieurs (ou mesdames) les directeurs intervenants ci-dessus,

La rhétorique dont vous faîtes preuve pour vous défendre est absolument consternante. En gros, vous attaquez André Duval sur sa personne et non sur ses arguments, sans aucun scrupule d'ordre éthique ni le moindre respect pour un ancien enseignant chevronné (dont vous ne connaissez semble-t-il rien, mais ça ne vous gêne pas!)

Ceci sans en venir au contenu de ses critiques sur les récents changements à l'ecole primaire et dans son organisation. Ses critiques sont pertinentes, plus construites et plus nuancées que vous ne voulez le faire croire. Et vous le savez.

Elles sont très bien documentées quant aux idéologies sous-jacentes sur le plan de l'analyse de la situation politique antérieures aux décisions managementales. Il s'agit donc de tout sauf d'un enième petit fonctionaire râleur, bien genevois dans sa posture traditionnelle presque attachante à la longue, mal dans sa peau, désoeuvré ou je ne sais quel genre de xème schtroumpf grognon une fois passée l'âge de servir la collectivité.

Or vous lui répondez sur un ton qui correspondrait à une remontrance destinée à un "mauvais élève" distribuée à de vos employés qui gémirait systématiquement en séances dans sa barbe (comme on en connaît certains), sans que ses propos soient vraiment cohérents ni conséquents à la longue: instinctifs, intuitifs, spontanés, bref peu strucuturés ni vraiment intelligents. Première grave erreur d'appréciation du contexte pour résoudre le conflit, mauvaise saisie de la qualité intellectuelle et expérimentée (aptitude à penser et formuler en fait) des acteurs en place.

Donc avec une mauvaise foi spectaculaire, vous essayez de dénigrer ce qui a été son passge au DIP et en plus vous le faîtes très maladroitement. Sans avoir fait preuve de beaucoup de recherches apparement, tant c'est peu virulent et démonstratif. Je vous rappelle que dans ce billet d'humeur c'est pas les enseignants qui sont attaqués, ni même les inspecteurs de l'époque ou les actuels directeurs des écoles en REP si vous savez lire, mais bien le nombre de directeurs nommés, leur statut, leur salaire de ministre (haut fonctionaire) et leur soutien administratif, très onéreux.

Vous êtes pourtant des cadres. Des cadres universitaires. Des cadres de l'Etat. Quand vous prenez la parole, vous devriez vous exprimer de façon exemplaire, vos interventions devraient être des modèles de pertinence, de déontologie et même de sagacité, tant par l'écrit qu'en terme d'aisance orale devant un oratoire. Est-ce que vous désireriez qu'on vous évalue chacun pour votre prestation actuelle sur ce blog?...Non, je crois que ce ne sera pas nécéssaire.

Alors appliquez-vous, je vous le demande avec humilité, sans arrogance malveillante, et tâchez de rebondir sur l'offre de dialogue (et d'ouverture d'esprit prouvée) qui vous est faite ici:

Pouvez-vous nous donner un exemple d'horaire d'une journée-type d'un directeur d'EP (en campagne, par exemple?) Merci beaucoup. Il serait surtout relevant de nous démontrer toute la plus-value opérationnelle en terme d'heures de soutien actif aux enseignants que vous apportez par jour; gestion des élèves difficiles, des parents insaitisafaits, de projets CONCRETS pour résoudre des problèmes REELS, et donc tout le bénéfice, la valeur ajouté pour l'école, que ne pouvait donner un "simple" maître RE chapeautant anciennement un établissement. Voilà une proposition d'intervention qui serait vraiment intéressante pour les lecteurs.

Meilleures Salutations,

Job

PS: le silence comme réponse serait un désaveu un peu embarassant pour vous, je crois...

Écrit par : job | 19/12/2009

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