21/12/2009

Anne ma sœur Anne…ne vois-tu rien venir ?

On attend toujours que nos braves directeurs d’établissement veuillent bien nous livrer leur emploi du temps journalier. Ceux-ci seraient-ils des lâches, des poltrons ou sont-ils tout simplement incapables de le faire ?

On n’y changera rien. Il faut se rendre à l’évidence, jamais ils ne s’exécuteront. Ils savent pertinemment que ce serait un suicide de leur part.

Un silence qui ressemble fort à un aveu.

Alors peut-être qu’au niveau de la Direction Générale on pourrait espérer une réponse ?

Allo, allo ! Personne !

En attendant, je ne résiste pas à vous livrer quelques points qui figurent dans le cahier des charges des directeurs d’établissement.

Outre que dans le genre pédant  et redondant il est difficile de faire mieux, une fois décrypté, le message est…comment dire…intéressant.

Voici donc :

« Dans le cadre du projet d’établissement, le directeur organise les délégations, répartit les responsabilités et régule le travail de ses collaborateurs ».

En fait…en plus clair, il délègue les différentes tâches aux enseignants pour ensuite se la couler douce !

« Il développe des outils de pilotage et de gestion de la qualité de l’établissement ».

Heu…traduction ?

« Il assure le suivi et la qualité de la formation, de l’évaluation et de l’orientation des élèves ».

Moi qui croyais que c’était là le boulot des enseignants….mais, alors, que font-ils, eux ?

« Il intègre les résultats des évaluations internes et externes dans la gestion de l’école ».

Heu…???

« Il est responsable de la promotion de l’innovation ».

Heu…???

« Il développe une stratégie de communication avec l’ensemble des partenaires de son école ».

Mazette ! Il est vrai que ça doit bien remplir sa journée.

Bref…blablabla….je vous fais grâce des autres points de ce cahier des charges.

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Commentaires

Oups, cela, dans le flou artistique ressemble tellement à certaines lettres reçues de la dégéheupé qu'ils doivent avoir, là haut sur la montagne, des formations communes en "français évasif", ou l'art d'avoir l'air de dire quelque chose en ne disant rien ou son contraire, et vice et versa.

J'attends moi aussi un éventuel retour d'un directeur, mais peut-être ont-ils des consignes...(floues?)

:o)

Écrit par : lol | 21/12/2009

Cher Monsieur,

La puérilité de vos propos ne me lasse pas, elle me navre.
Quant à vos assertions fallacieuses, je vous adresse une seule demande: prouvez-les.
Vous conviendrez en effet qu'il incombe à l'accusation de prouver ses dires.
Puisque vous accusez sans cesse les directeurs d'établissement, laissez-moi vous poser deux questions:
Combien de fois avez-vous accompagné vos élèves à l'éducation routière pendant vos années d'enseignement ?
Vous rendiez-vous à la piscine en compagnie de vos élèves ?
Si vous répondez avec honnêteté à ces deux questions, les lecteurs de votre blog commenceront alors à comprendre qui vous êtes.
Pour conclure, je forme mes voeux de fielleuses fêtes de fin d'année.

Écrit par : grincheux | 21/12/2009

Cher Monsieur Grincheux,

Que voilà une réponse étrange....
J'ai cru comprendre que Monsieur Duval n'accuse pas des personnes, mais bien un système, système qui est loin de faire l'unanimité tant chez les enseignants que parmi nos politiques.

Si je conviens que sa description d'une journée type d'un directeur était (volontairement) provocante et caricaturée, la question posée était bien de savoir si ces postes de directeurs correspondaient à un réel besoin dans l'enseignement primaire, si les élèves étaient aujourd'hui mieux pris en charge et les enseignants soulagés de tâches administratives qui occupaient une partie de leur temps d'enseignement(les anciens MP)

Etant donné l'investissement important (directeur, plus secrétaire, plus parfois maîtres adjoints) que cela représente, la question de l'horaire du directeur semble tout à fait légitime.

Ainsi, répondre sur un plan personnel semble parfaitement mesquin, en essayant de faire oublier la question sous prétexte que celui qui la pose n'est pas un homme parfait.

Mais, pourquoi donc refuser de répondre à cette question légitime? Après tout, les directeurs sont payés avec nos impôts, non?

Et de terminer par de bons voeux aussi originaux après avoir tenté de salir votre interlocuteur ne vous laisse pas non plus blanc comme neige....

Si vous êtes vraiment directeur, il y a du souci à se faire...

Écrit par : lol | 21/12/2009

@lol

Hum, je crois savoir que la retraite d'ancien fonctionnaire de M. Duval est aussi "payée par nos impôts, non?"

A part ça, je suis d'accord avec le constat de grincheux: les accusations sont puériles, ou du moins leur formulation, qui ne dépasse pas le cliché amer et outré. On voit mal dans quelle mesure ces attaques répétées font avancer le débat autour des problèmes de l'école à Genève. Or, M. Duval se dit le répondant de l'association ARLE, qui revendique un rôle prépondérant à cet égard. Vu son argumentation, difficile prendre tout cela pour autre chose que des ratiocinations d'oisifs aigris.

Désolé Monsieur Duval, je suis peu aimable, mais vous devriez vraiment prendre un peu de distance par rapport à ce sujet!

Écrit par : rigolaux | 21/12/2009

Cher Monsieur Grincheux, Cher rigolaux

C’est très volontiers que je vous réponds.
Je ne vois pas en quoi mes propos sont fallacieux. Je me borne ici à retranscrire ce qui est dans le cahier des charges des directeurs d’établissement.
Pour le reste, je ne demande qu’à être contredit par l’un d’entre eux….celui qui aura le courage de me dire ce qu’il fait exactement durant toute sa journée.
Vous semblez un peu dur à la comprenette, je me permets donc de vous renvoyer au commentaire que « job » a laissé sur ma note précédente et surtout au passage que je joins en fin de message…
Je ne le répéterai jamais assez. A mon sens il existe des moyens énormes qui sont gaspillés dans cette nouvelle organisation. Le seul but que je vise est de voir ces forces allouées à qui de droit, aux élèves en difficulté scolaire, notamment aux mesures d’accompagnement qui sont toujours réduite à une peau de chagrin...ça va comme ça, rigolaux...est-ce faire avancer le débat?
Bien que hors propos, quant à mon sujet :
Le cours d’éducation routière (je suppose que vous parlez de celui qui est délivré pour les 6p) est obligatoire, j’y suis donc allé de nombreuses fois avec mes élèves. Il est vrai qu’il m’est arrivé quelquefois, en accord avec mon inspecteur de l’époque, de confier mes élèves aux gendarmes qui donnaient le cours et de ne pas m’y rendre. Ceci est parfaitement en accord avec le mandat de maître principal que j’exerçais, celui-ci ayant le droit de profiter de ce genre d’occasion pour effectuer un peu de travail administratif.
Conformément à l’horaire en vigueur, je donnais le cours de piscine tous les 15 jours de même que j’accompagnais le prof de gym qui en faisait de même tous les 15 jours (alternance donc). Pour la même raison que citée auparavant, il m’est arrivé de laisser, de temps à autre, le prof de gym seul.

Pour rigolaux...ma retraite est payée par les cotisations que j'ai versées pendant 30 ans...ne confondez pas CIA et AVS.


Messieurs (ou mesdames) les directeurs intervenants ci-dessus,

…..
Je vous rappelle que dans ce billet d'humeur c'est pas les enseignants qui sont attaqués, ni même les inspecteurs de l'époque ou les actuels directeurs des écoles en REP si vous savez lire, mais bien le nombre de directeurs nommés, leur statut, leur salaire de ministre (haut fonctionnaire) et leur soutien administratif, très onéreux.


Job

Écrit par : duval | 21/12/2009

@ ça va comme ça, rigolaux...est-ce faire avancer le débat

Eh oui cher Monsieur Duval, la forme n'est pas indifférente, tant s'en faut, pour être pris au sérieux.

Bonnes fêtes.

Écrit par : rigolaux | 21/12/2009

...et moi je constate que le fond de la question n'est toujours pas abordé...

Écrit par : lol | 21/12/2009

....et que citer le cahier des charges sont des propos puérils, avec une formulation amer et outrée...

:o))

Écrit par : lol | 21/12/2009

Anne ma sœur Anne…ne vois-tu rien venir ?
On attend toujours que nos braves directeurs d’établissement veuillent bien nous livrer leur emploi du temps journalier. Ceux-ci seraient-ils des lâches, des poltrons ou sont-ils tout simplement incapables de le faire ?

Mon cher Dudu, je croyais que tu avais décrit la journée d'un directeur; que voudrais-tu de plus? Une vérité qui te dérangerait et qui viendrait contrecarrer tes sarcasmes au point de les contredire? Ce serait un non-sens...

On n’y changera rien. Il faut se rendre à l’évidence, jamais ils ne s’exécuteront. Ils savent pertinemment que ce serait un suicide de leur part.

Je suppose que tu as des actions dans les cordages ?

Un silence qui ressemble fort à un aveu.

Une interprétation bien puérile!

Alors peut-être qu’au niveau de la Direction Générale on pourrait espérer une réponse ?

Allo, allo ! Personne !

En attendant, je ne résiste pas à vous livrer quelques points qui figurent dans le cahier des charges des directeurs d’établissement.

Outre que dans le genre pédant et redondant il est difficile de faire mieux, une fois décrypté, le message est…comment dire…intéressant.

Voici donc :

« Dans le cadre du projet d’établissement, le directeur organise les délégations, répartit les responsabilités et régule le travail de ses collaborateurs ».

En fait…en plus clair, il délègue les différentes tâches aux enseignants pour ensuite se la couler douce !

Ça me rappelle certains enseignants qui avaient l'habitude de lâcher leurs élèves dans le préau 1/4 d'heure à 20 minutes avant l'heure. Fort curieusement, ces mêmes enseignants arrivaient à se retrouver ensemble sur les courts de tennis moins d'une minute après que la sonnerie de la cloche...
Qui parle de se la couler douce?

« Il développe des outils de pilotage et de gestion de la qualité de l’établissement ».

Heu…traduction ?

Trop compliqué pour toi: c'est du français!

« Il assure le suivi et la qualité de la formation, de l’évaluation et de l’orientation des élèves ».

Moi qui croyais que c’était là le boulot des enseignants….mais, alors, que font-ils, eux ?

Pour certains, ils vont jouer au tennis (voir plus haut); pour les autres, ils travaillent consciencieusement.

« Il intègre les résultats des évaluations internes et externes dans la gestion de l’école ».

Heu…???

C'est encore du français...

« Il est responsable de la promotion de l’innovation ».

Heu…???

Heu... C'en est encore !

« Il développe une stratégie de communication avec l’ensemble des partenaires de son école ».

Mazette ! Il est vrai que ça doit bien remplir sa journée.

Bien entendu, il s'astreint à lire les blogs de Dudu! ;-)

Bref…blablabla….je vous fais grâce des autres points de ce cahier des charges.

C'est en effet préférable...

Écrit par : Ervan Dalud | 21/12/2009

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