01/01/2010

Saucisses de veau, merguez ou chipolatas ?

Le fait est assez rare…pour une fois nous sommes sur la même longueur d’ondes.

Dans son billet du 1er de l’an,

http://olivierbaud.blog.tdg.ch/archive/2010/01/01/binetot-le-couvre-feu.html

Monsieur Olivier Baud me rejoint sur un point…l’utilité des conseils d’établissement :

« Les conseils d’établissement ont trouvé un os à ronger plus consistant que le choix des saucisses de la fête de fin d’année ».

Dans ma note

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2009/11/16/du-role-primordial-des-conseils-d-etablissement.html

je n’avais pas songé à cette tâche des plus importantes. Merci donc à Olivier Baud d’y avoir pensé.

Autres suggestions qui nous auraient échappé ?

Mais revenons au sujet réel que traite le président de la SPG.

Les préaux d’école sont donc le théâtre du trafic de drogue.

Que faire pour remédier au problème soulevé ?

Quelle est « la politique cohérente » que Monsieur Baud  appelle de ses vœux ?

Selon ses propos, les conseils d’établissement « doivent se trouver une raison d’exister »….

Les directeurs de même !

Alors dans la foulée, permettez-moi de suggérer que ceux-ci prennent une heure de leur précieux temps de travail pour venir faire le ménage dans le préau de leur école, tôt le matin, avant la rentrée des classes. Ils pourraient ainsi enfin remplir un rôle d’utilité publique en ramassant les seringues, mégots de joints et autres déchets que ces pauvres dealers ont pris soin de laisser sur place.

Aie! Souhaitons tout de même que nos directeurs ne délèguent pas, une fois de plus... les enseignants apprécieraient...

Au fait….ces braves directeurs ne nous ont toujours pas donné justification de leur emploi du temps…peut-être qu’un petit effort pour la nouvelle année ?

13:46 | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Facebook

Commentaires

"....faire le ménage dans le préau de leur école..", voilà une excellente suggestion! Au moins les dirceteurs se rendraient ainsi utile d'une façon concrète !

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 01/01/2010

Bonsoir.
Directeur d'école en France, je découvre avec un certain amusement l'incapacité des directeurs d'école de votre pays à vous expliquer leur journée de travail. Etant pour ma part inutilement "surbooké" -désolé pour l'anglicisme-, de plus chargé de classe, et enfin nettement moins payé qu'en Suisse malgré mes trente années de carrière, je vous suggère de les envoyer un par un faire chacun un stage en responsabilité de quelques semaines à ma place, ce qui me reposerait un peu.
J'en profite pour vous informer que ma situation est loin d'être exceptionnelle, d'où la création en France du GDID pour nous permettre d'espérer obtenir un jour un statut.
Cordialement.
Pascal Oudot

Écrit par : Pascal Oudot | 01/01/2010

Bonjour Monsieur Oudot,

Je vous remercie pour votre commentaire...il aura fallu attendre que ce soit un directeur en France qui enfin me réponde, quelle honte pour nos directeurs genevois!
Votre message m'intéresse évidemment très sérieusement et je vous serais donc très reconnaissant si vous pouviez développer un peu certains points. Qu'entendez-vous exactement par "inutilement surbooké" et qu'est-ce que le GDID ?
Vous pouvez, si vous préférez, prendre contact avec moi via mon adresse e-mail
duval.andre@infomaniak.ch
En vous remerciant infiniment.

Écrit par : duval | 02/01/2010

Bonjour M. Duval.

Pour comprendre le problème des directeurs d’école français, il faut savoir que nous n’avons pas de statut particulier : nous sommes des enseignants comme les autres, chargés de classe, qui avons accepté de remplir une fonction de direction.

Pour cela nous ne sommes pas payés, mais très légèrement indemnisés (disons-le clairement, cette indemnité est ridicule, pour moi elle est approximativement de 200 € par mois, soit 300 FS). Et selon le nombre de classes de l’école que nous administrons nous sommes déchargés de cours un jour par semaine, ou plus, ou moins : pour une maternelle de trois classes, pas de décharge ; pour sept classes, une journée par semaine, etc.

Tout cela fonctionnait bien jusqu’à il y a à peu près quinze ans. Diriger une école était auparavant simple, mais d’année en année nos tâches se sont amplement alourdies, ainsi que nos responsabilités légales et pénales, sans qu’apparaisse le moindre changement dans nos prérogatives. Au point qu’aujourd’hui être directeur d’école en France apparait aux yeux des enseignants jeunes ou moins jeunes comme une fonction difficile, désagréable, exposée, lourde, ingrate. C’est la cas.

Si j’ai écrit « inutilement surbooké », c’est parce qu’une grande partie de cette charge de travail ne me parait pas utile : redondances d’informations administratives et chiffrées réclamées pour l’avant-veille, tableaux Excel divers que personne ne lira à remplir de trente-six façons pour dans deux jours, abondance d’ordres et contrordres divers tellement ce ministère navigue à vue, etc.

Aujourd’hui nous en sommes au point de rupture. Ceci est d’ailleurs parfaitement reconnu par de nombreux acteurs de la vie politique de notre pays (députés, sénateurs, ministres…). Mais les pesanteurs diverses qui immobilisent la France depuis des lustres font que rien ne change.

Il y a une dizaine d’années s’est constituée une association de directeurs d’école excédés, le GDID ou Groupement de Défense des Idées des Directeurs, qui essaye de faire bouger les choses, et tant bien que mal a réussi à ébranler la machine. L’adresse du site http://www.dirlo.org/ . Vous trouverez dans la colonne de gauche les coordonnées des responsables de l’association, n’hésitez pas à les contacter, ils se feront un plaisir de vous répondre.

Cordialement,
Pascal Oudot

Écrit par : Pascal Oudot | 02/01/2010

Encore une fois merci Monsieur Oudot pour votre précieux message.
La situation que vous décrivez semble correspondre à celle que nous avons connue à Genève jusqu’à il a 2 ou 3 ans. Le statut de directeur en France ressemble à celui de ce qu’était le maître principal chez nous. Il était chargé de la bonne marche de l’école et restait en charge d’une classe.(Par contre, celui-ci n’avait pas droit à des jours de décharge).
Il en va de même pour la situation actuelle en France comme à Genève : il s’agit de remplir inutilement son emploi du temps afin d’en justifier….et, à Genève, ce sont les enseignants qui en pâtissent ! Les directeurs délèguent toutes les tâches et multiplient les paperasseries et séances inutiles.
Malheureusement, nos politiciens n’y comprennent rien et ne semblent pas voir ce lamentable constat. Tant de forces disponibles gaspillées ! Des directeurs en profusion (qui n’ont, eux, aucune charge de classe) qui peinent à remplir leur emploi du temps….et qui sont même incapables de nous dire ce qu’ils font exactement ! Payés à 13000 frs par mois !
Je me permets encore une question :Pouvez-vous me dire encore en quoi consistent vos « responsabilités légales et pénales » ?
Bien à vous.

Écrit par : duval | 02/01/2010

Votre expérience nous est précieuse, je suis en train d'en faire état auprès de mes collègues car nous pouvons éviter certaines erreurs déjà commises ailleurs. Serons-nous écoutés?
Je crains par exemple que les postes de Direction d'Etablissement Primaire qui vont certainement être créés en France soient récupérés par des fonctionnaires qui n'ont pas ou peu enseigné, donc connaissent mal les réalités du terrain.
En ce qui concerne nos responsabilités, je peux par exemple citer le fait qu'un enseignant ne peut sortir avec sa classe que si le directeur l'y autorise. Cette autorisation engage la responsabilité du directeur auprès de notre administration (responsabilité légale) comme auprès de la justice (responsabilité pénale). Ce n'est qu'un exemple, que je pourrais multiplier mais qui polluerait votre blog... :-)

Écrit par : Pascal Oudot | 02/01/2010

Vos craintes sont plus que fondées !
Bien que l’appel d’offre précisait, à l’époque, que les candidats devaient être au bénéfice d’une expérience dans l’enseignement (5 ans sauf erreur), je peux vous dire qu’à Genève, sur les 94 directeurs qui ont été engagés, plusieurs sont des personnes qui ne viennent pas de l’enseignement du tout. Ils n’y connaissent rien. Résultat, ce sont les enseignants qui doivent les aider et les « former » (s’ils doivent être formés à qqch !) ou plutôt donc à leur expliquer comment fonctionne l’enseignement dans notre canton !!!
Il y a fort à parier que vous serez à la même enseigne.
Situation que nos autorités s’apprêtent à institutionnaliser. Nos politiciens doivent en effet, très prochainement, voter une loi qui légalisera ces postes de directeurs. Du gâchis légal quoi !
Tous les exemples que vous pourrez me donner me sont utiles et m’intéressent. Je peux ainsi plus facilement comparer les situations et cerner ce qui serait du ressort de nos directeurs.
Nous pouvons donc sans problème continuer nos échanges par adresses e-mail directes.
Bien à vous

Écrit par : duval | 02/01/2010

Encore une fois merci Monsieur Oudot pour votre précieux message.
La situation que vous décrivez semble correspondre à celle que nous avons connue à Genève jusqu’à il a 2 ou 3 ans. Le statut de directeur en France ressemble à celui de ce qu’était le maître principal chez nous. Il était chargé de la bonne marche de l’école et restait en charge d’une classe.(Par contre, celui-ci n’avait pas droit à des jours de décharge).
Il en va de même pour la situation actuelle en France comme à Genève : il s’agit de remplir inutilement son emploi du temps afin d’en justifier….et, à Genève, ce sont les enseignants qui en pâtissent ! Les directeurs délèguent toutes les tâches et multiplient les paperasseries et séances inutiles.

Mauvaise foi, mensonges et diffamation... comme la plupart du temps malheureusement!

Malheureusement, nos politiciens n’y comprennent rien et ne semblent pas voir ce lamentable constat. Tant de forces disponibles gaspillées ! Des directeurs en profusion (qui n’ont, eux, aucune charge de classe) qui peinent à remplir leur emploi du temps….et qui sont même incapables de nous dire ce qu’ils font exactement ! Payés à 13000 frs par mois !

Mon brave Dudu, as-tu expliqué à Monsieur Oudot que les salaires genevois et français étaient très différents et que le tien en fin de carrière n'était pas si éloigné de ce que tu dénonces (après avoir bien profité des largesses du système, évidemment).

Écrit par : Ervan Dalud | 02/01/2010

Au lâche qui se cache derrière le pseudo de Ervan Dalud
1.Pas la peine de retranscrire mes propos, on sait lire !
2.Vous qui m’appelez « Dudu » pour faire croire que vous me connaissez, ayez le courage alors de vous dévoilez (au moins sur mon adresse e-mail).
3. "Mauvaise foi, mensonges et diffamation"….encore une fois, prouvez-moi que je me trompe et osez donner l’emploi du temps journalier d’un directeur d’établissement.
4.M. Oudot n’est pas débile, il connaît les différences salariales entre la France et Genève… ce qui n’a rien à voir et ne justifie pas l’indécence du montant de 13000 frs pour la « quantité » de travail d’un directeur.
5. Mon salaire, en fin de carrière, était de l’ordre 9500 frs et je ne m’en suis jamais plaint, au contraire, je pense que les enseignants sont très bien payés (mais eux, ils bossent !). Il est indécent de prétendre le contraire…Je n’ai pas participé à certaines manifestations organisées dans ce sens !
6.Je ne vois pas en quoi j’ai profité des largesses du système….mais si ça peut vous faire plaisir, libre à vous, encore une fois, de penser ce que vous voulez de moi.
7.Moi aussi….je vous aime !

Écrit par : duval | 02/01/2010

Merci d'avoir saisi qu'il y a une tête sur mes épaules... :-)

Détail: après trente ans de carrière, et en tant que directeur 3 classes, je gagne (net) 2450 € par mois, soit 3632 FS...

Il y a tout de même une légère différence. Exploité? J'en ai tout à fait l'impression. D'autant plus qu'il faudra désormais un Master2 pour faire ce travail.

Écrit par : Pascal Oudot | 02/01/2010

Monsieur Oudot,

Vous devriez vous expatrier à Genève et postuler pour un poste de directeur d'établissement, le département a engagé des français et pourquoi ne continuerait-il pas? Vous êtes en effet exploité et mériteriez donc de bénéficier d'une de nos bonne planque décrite par M. Duval...bien payé et peinard...ça vous tente?
Sincèrement et sans rire, je vous comprends et vous plains.

Écrit par : Joe | 02/01/2010

Ce qui me sidère dans cette affaire, c'est que presque toute la classe politique geenvoise semble approuver qu'on engage 94 directeurs pour faire quoi ? Pour faire semblant que quelqu'un exerce une certaine autorité sur les enseignants, pour les faire travailler, les surveiller ? C'est ce que j'ai cru entendre dans les rangs des partis de droite, et à gauche on soutient Beer, car par le biais de ces dirlos il pourra imposer un certain type d'enseignement .
Dans AUCUN canton suisse un directeur d'école dirige son école sans y avoir une charge en tant qu'enseignant, même pas dans les écoles gymnasiales.
Mais à GE, on a assez d'argent pour gonfler l'administration, dans le seul canton de SUisse où la dette est aussi faramineuse, 11 millards env.
Les parlementaires nouvellement élus cet automne qui accepteront d'inscire la fonction de directeurs d'école primaire dans la loi,seront à mon avis tout simplement irresponsables !

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 02/01/2010

Les 13000 francs ne correspondent pas, selon la grille salariale 2009, à une annuité de début de carrière.

http://etat.geneve.ch/df/ope/util/Echelle_20090101_22_positions_avec_charges.pdf

Or, à lire un certain nombre des arguments employés pour dégommer les directeurs, ils ne seraient que des bons à rien dont certains n'auraient que très peu d'années d'enseignement, voire pas du tout. Comment pourraient-ils alors toucher un salaire de 13000 Frs/mois en début de carrière ?
Cette inexactitude reflète, à elle seule, les innombrables incongruités que l'on peut lire dans ce blog.

...Votre déclaration me va droit au coeur! ;-)

Écrit par : Ervan Dalud | 02/01/2010

Votre grille de salaire me semble compliquée. Néanmoins, je prends! C'est toujours deux ou trois fois plus que ce que je gagne...

Écrit par : Pascal Oudot | 02/01/2010

@ervan dalud: votre grille de salaire n'est pas complète, elle s'arrête à la classe 22..... mais dans les faits cette grille va bien au-delà de la classe 22. Les directeurs des écoles primaires sont en classe 24, ceux du CO et PO en classe 26 ....
Vous n'avez pas l'air d'être très au courant.

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 02/01/2010

@P Oudot

Que venez vous faire ici? à quel propos et pourquoi.
Le salaire?

Quid de votre formation, votre temps de travail etc, le type de carrière,
tout cela n'a rien à voir avec ce qui se passe de l'autre côté de la frontière

- la Suisse ne faisant pas partie de votre Europe, n'est-il-pas ?
- Posez donc votre question et vos ambitions par ex. en Espagne.


sinon tiens donc, pour vous, la Suisse ferait partie de l'UE ?
si vous vous comparez,
vous français qui travaillez.. euh 35h/.. 22h/semaine...
aux suisses qui travaillent 42h/semaine? (jusqu'à 64-66ans...)


alors que vous vous plaignez n'être payé que...
pour combien de congés annuels payés ? 3 - 5 mois/an ?
& pour votre retraite à 50... 55 ans max?


pas trop de respect ici pour les enseignants français,
encore moins pour ceux lorgnant le pognon d'à côté


explications

ici en zone, soit à -1km de Gve, on se souvient d'un directeur d'école qui refoula les parents d'élèves de maternelle et laissa les enfants subir seuls les dégâts de leur instit névrosée

qui affligeait des sévices physiques & psychologiques sur ses élèves,
(ex. en plein hiver, pot de colle liquide vidé par l'instit sur les cheveux de mon fils, que la nounou puni ensuite)
les cataloguant de crétins, d'imbéciles, d'idiots, les punissant, les humiliant régulièrement, en condamnant une partie dès décembre à redoubler, ce qui pénalisait sans appel ces élèves dans leur cursus scolaire.


Semble que le salaire, pour les enseignants comme vous
comme pour d'autres passeurs salariaux
ce soit le graal

Écrit par : na...ya | 02/01/2010

@Marion Garcia-Bedetti

Votre lecture de la grille salariale me premet de mieux appréhender les incohérences et absurdités de toutes sortes que l'on trouve sur ce blog...

Écrit par : Ervan Dalud | 02/01/2010

Le vrai sujet n’est pas le salaire exact des directeurs d’établissement. Ce qui est important, c’est de savoir à quoi il correspond dans les actes. Erwan évite à chaque fois d’y répondre, dommage.

Ceci dit, afin de bien clarifier cette question, la lecture de la grille salariale 2009 des fonctionnaires de l’Etat mentionne que le salaire en classe 24, 0 annuité est de 9669.65 frs/mois et de 13074.85 frs/mois avec la totalité des annuités.
A ma connaissance, il n’y a pas de directeur en annuité 0, ceci en fonction de l’appel d’offre auquel ils ont répondu.
Le salaire des directeurs varie donc entre ces deux montants en fonction des annuités dont ils bénéficient.
Lorsque je parle de 13000 frs, c’est par rapport à ma situation (annuités). Cette somme n’est pas du tout une
Quoi qu’il en soit, jusqu’à preuve du contraire, un salaire indécent en fonction de la quantité de travail à effectuer…des placards dorés.
Je répète encore que 50 personnes auraient suffi, ce qui aurait permis d’allouer l’équivalent des 44 postes de trop à l’aide aux élèves en difficultés scolaires, aux mesures d’accompagnement qui manquent cruellement.

Écrit par : duval | 03/01/2010

Je vais répondre au si agréable billet de na...ya. Sa bêtise n'a pas de bornes, mais on m'a appris à être aimable.

"Que venez vous faire ici? à quel propos et pourquoi. "
Je n'ai rien à vous devoir, que je sache mes pérégrinations sur le net ne regardent que moi. Néanmoins, je m'intéresse beaucoup à la situation des directeurs d'école dans le monde, pour la comparer à la nôtre, et en particulier dans un pays qui jusqu'à votre billet me paraissait civilisé.

"votre europe"
Vous n'êtes pas européen? C'est amusant. Et pourquoi diable prétendrais-je que la Suisse fait partie de l'Union Européenne? Mais ça vous pend au nez, vous n'avez pas remarqué votre isolement de plus en plus marqué?

"vous français qui travaillez.. euh 35h/.. 22h/semaine."
Calcul facile à faire: j'ai 26 heures face à mes 24 élèves de cinq ans (vous avez déjà essayé?) + la direction de l'école, à peu près 4 heures + la préparation de mon boulot de classe soit 5 heures + des réunions diverses et variées à peu près 2 heures... disons 37 heures pas semaine. Vos directeurs d'école font plus? Je demande à voir.

"combien de congés annuels payés ?"
J'ai quatre mois de congés, dont deux seulement sont payés: dix mois de salaire annualisés, les deux mois d'été sont des mois de chômage. Eeeh oui. J'ai donc huit semaines de congé. En fait, d'ailleurs, ce sont légalement mes élèves qui sont en vacances. Cela leur permet d'aller faire du ski dans les Alpes, et dépenser un peu d'argent en Suisse, par exemple.

"pas trop de respect ici pour les enseignants français, encore moins pour ceux lorgnant le pognon d'à côté"
Cela vous regarde, mais la xénophobie suisse est peut-être en ce moment un peu trop mise en avant, vous devriez mesurer vos propos. Un détail: je ne vise rien, je ne faisais que plaisanter dans mes réponses où je m'imaginais chez vous. Mais pour le comprendre il faudrait avoir quelque chose entre les oreilles.

"Semble que le salaire, pour les enseignants comme vous comme pour d'autres passeurs salariaux ce soit le graal"
Vous travaillez pour quoi, vous?

Et puis, enfin, je vous remercie pour vos considérations générales sur les enseignants. Sachez qu'en France des sévices tels que ceux que vous décrivez auraient été sévèrement punis. Ce n'est pas le cas chez vous? La Justice suisse n'est décidemment pas vraiment au point.

Cordialement.

Écrit par : Pascal Oudot | 03/01/2010

Les commentaires sont fermés.