26/01/2010

4600 élèves privés de leurs droits

Les articles 50 et 51 du règlement de l’enseignement primaire sont formels.

Ils définissent clairement que le passage d’un degré à l’autre peut se faire par dérogation ou par tolérance à condition que ce passage soit assorti OBLIGATOIREMENT de mesures d’accompagnement.

Il se trouve qu’aujourd’hui, on compte environ 4250 élèves en moyenne dans chaque degré du cycle moyen.

Savez-vous combien d’élèves promus selon ces conditions sont concernés ?

En 2P, 12,5% soit 531 élèves

En 3P, 20% soit 850

En 4P, 22,9% soit 973 élèves

En 5P, 25,2% soit 1071 élèves

En 6P, 27,7% soit 1177 élèves

Ce qui fait un total astronomique arrondi à 4600 élèves !

Et combien de personnes chargées de leur prodiguer ces mesures d’accompagnement que je rappelle obligatoires : 112 !

112 postes de ce qu’on appelle maintenant ECSP, Enseignant Chargé du Soutien Pédagogique.

4600 élèves pour 112 ECPS, le calcul est vite fait, cela représente une charge de 41 élèves pour chacun d’eux.

Mission impossible ! On comprend mieux pourquoi le Département est si discret sur le sujet.

Dans ces conditions, le bricolage est nécessairement de mise en effet. Le DIP se trouve dans l’incapacité d’instaurer des mesures d’accompagnement dignes de ce nom, réalistes et efficaces.

Alors…que faire ?

Je persiste à penser que les postes de directeurs d’établissement sont beaucoup trop nombreux .On pourrait sans problème les limiter à 50 ce qui libérerait 43 postes en classe 24 et permettrait alors de créer une bonne cinquantaine de postes d’ECSP, en classe 18.

Ainsi le nombre d’enseignants chargés de cet appui passerait à 162 postes (à temps complet) et le nombre d’élèves à charge à une moyenne de 28.

C’est essentiellement en français et en math que ces élèves se trouvent en difficulté scolaire.

Imaginons dès lors que ces élèves sont pris en charge à 50% par les ECSP, uniquement dans ces deux disciplines qui représentent environ la moitié de leur horaire scolaire. De 28 élèves, on passe à 7 élèves !

Voilà qui devient raisonnable lorsque l’on sait que ces mesures d’accompagnement, pour être efficaces, sont équivalentes à du tutorat.

Mais voilà, avant de hiérarchiser à outrance et inutilement l’enseignement primaire, il faudrait que le DIP applique la loi et accepte d’encadrer les élèves dans le besoin.

 

ftp://ftp.geneve.ch/Dip/actu/reglement_EP_C_1_10_21.pdf

 

19:22 | Lien permanent | Commentaires (25) | |  Facebook

Commentaires

Et après on s'étonne quand on voit que les taux d'échecs au PO sont catastrophiques, dans les écoles de commerce comme dans les collèges ! Le mal doit être soigné à la racine, c'est à dire à l'ECOLE PRIMAIRE !!!
Mais est-ce que les décideurs au DIP n'arrivent-ils pas à comprendre cela ?

Et les parlementaires qui vont s'apprêter à voter une loi qui légalisera les 91/93 directeurs, à quoi réfléchissent-ils ? Est-ce juste pour faire plaisir à la présidente du GAPP, socialiste (comme par hasard) , qui vante les excellentes relations entre les parents et les écoles primaires grâce à l'instauration des directeurs ! Mais ces soi-disantes bonnes relations n'aideront pas les élèves dans leur apprentissage de la lecture et des mathématiques.AU contraire, ave ces directeurs le DIP gaspille l'argent !!!
La POUDRE AUX YEUX AU DETRIMENT DE NOS JEUNES, VOILA TOUT !

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 26/01/2010

j'étais tellement dégoutée par le système éducatif à Genève que je n'aimerais pas commenter, de peur d'être trop subjective.

Écrit par : La Franchise | 26/01/2010

A nouveau: DU GRAND N'IMPORTE QUOI!!!

Monsieur Duval doit savoir, en sa qualité d'enseignant à la retraite, que le premier maillon de la chaîne reste encore et toujours l'enseignant au front de sa classe.
Je m'étonne qu'il ne soit pas au courant de cela...

Le GNT, ou peu importe comment on l'appelle, n'est qu'un soutien supplémentaire qui doit permettre à l'enseignant de prendre en charge de manière plus efficace les élèves en difficulté.

L'étonnement feint de certain-e-s commentateurs/trices est juste ridicule.

Écrit par : Ervan Dalud | 26/01/2010

Cher Monsieur Duval,

Si je m'en remets à vos chiffres, plusieurs constats s'imposent : 1. plus les degrés évoluent et plus le taux (d'échec puisque théoriquement non promu) augmente 2. En 6ème, soit au terme du cycle primaire, près d'un élève sur trois - 27,7%, 1/3 tout de même - n'a ainsi pas atteint le niveau escompté...

C'est énorme, vous en conviendrez ! Ainsi, un peu moins de tolérance - préférer faire doubler-refaire le degré-l'année, plutôt que de favoriser à tous prix le passage d'un degré à un autre - serait vraisemblablement, à la lumière de ce triste constat, un début de solution.

Aussi, si les bases enseignées en primaire puis en secondaire ne sont pas intégrées, comment imaginer entreprendre un apprentissage, une maturité...le niveau des employés de commerce suffit à nous en convaincre.

Quel-est votre avis ?

Bien à vous

Écrit par : Liberté | 27/01/2010

Au lâche Ervan
S’il y en a un qui retarde, c’est bien vous ! Le système auquel vous faites allusion (enseignant+GNT) a fait son temps et ne suffit plus pour résoudre le problème, ces chiffres en sont la preuve.
Le nouveau règlement est prévu pour mette en place de nouvelles solutions, c’est ce qui était entendu avec Monsieur Beer lorsque l’Arle avait participé à sa rédaction après la votation sur les notes.

A Liberté
Ces chiffres sont officiels et en effet très inquiétants. Il est donc urgent de trouver des solutions.
A l’origine, suite à la votation de 2006, l’Arle aurait pu exiger que le redoublement soit la seule et unique solution. Mais il est vrai que pour de nombreux élèves ce ne soit pas forcément la bonne chose. Il fallait trouver autre chose ! Nous étions alors entrés en matière avec le DIP et avions accepté cette formule de promotion par tolérance ou dérogation. MAIS à CONDITION que ce passage soit assorti de mesures d’accompagnement et pas n’importe lesquelles. Différentes de ce qui se faisait jusqu’alors (qualifiées par M. Beer lui-même de « c’est du n’importe quoi »…eh oui Ervan) donc de nouveaux moyens d’appui. Il était entendu qu’il fallait imaginer et créer tout un système qui permette d’appliquer efficacement ces mesures d’accompagnement. Hélas, on attend toujours !
Ma proposition est réaliste, elle permettait de faire un pas en avant me semble-t-il. Une chose est sûre en effet, on ne peut pas continuer de la sorte.

Écrit par : duval | 27/01/2010

Français, je n'ai pas à commenter votre système d'encadrement de la difficulté scolaire, système que je ne connais pas. Mais je peux donner à "Liberté" un élément de réponse concernant ce qu'en France nous appelons le "redoublement".
La France a effectué depuis trente de nombreuses études sur le "redoublement": toutes se sont conclues par la totale inefficacité du système. Pire, il semble bien qu'un redoublement accentue la difficulté au lieu de l'amoindrir ou de la "solutionner". Le seul principe efficace d'aide à un élève en difficulté est celui de l'accompagnement individuel, ce qui semble par ailleurs parfaitement logique. Encore faut-il avoir les armes pour répondre efficacement à un "décrochage" -car cela commence toujours ainsi- au moment où celui-ci arrive! Ceci implique une souplesse de fonctionnement qu'en France nous n'avons hélas pas encore réussi à mettre en place.

Écrit par : Pascal Oudot | 27/01/2010

Au lâche Dédé,

Tes attaques personnelles sont stupides et puériles... mais je l'ai déjà écrit.
Je note que l'Arle n'a fait qu'envenimer la réflexion autour de l'école genevoise.

A Monsieur Oudot,

Je vous rejoins, sur ce coup-là, à 100%. La mise en place d'un dispositif adéquat me semble indispensable en effet; je ne faisais que rappeler que l'enseignant est et reste avant tout le premier élément qui permet cette meilleure prise en charge individuelle, n'en déplaise à mon détracteur.

Écrit par : Ervan Dalud | 27/01/2010

@Ervan Dalud

"L'Arle ne fait envenimer la réflexion autour de l'école genevoise" !
Vous êtes d'une mauvaise foi crasse ! Depuis que l'Arle existe elle ne fait que mettre le doigt sur les problèmes énormes de l'école geenvoise. Mais cela dérange visiblement passablement de personnes, surtout ceux qui en sont responsables ! VOus aussi, j'imagine !
Les résultats des élèves genevois à l'étude Pisa sont d'ailleurs clairs,les élèves genevois sont les plus mauvais de Suisse ? Et pourquoi ? Parce qu'il y a bcp d'étrangers ? Cela arrangera bien le beau monde, mais non, les approches pédagogiques catastrophiques,m les réformes introduites sans de réflexions sérieuses sont à la base de ce système néfaste.
Je dis simplement à tous les parents qui lisent ces billets: Rendez-vous à l'évidence, mettez vos enfants dans une école privée si vous avez les moyens, c'est la seule solution.
C'est triste, je défends en général plutôt l'école publique républicaine, mais Genève ne veut pas changer de cap, un canton qui adore c.... la m.... au ch ...!

Écrit par : susi | 27/01/2010

@Ervan le poltron,
1. En quoi suis-je un lâche? Je suis à visage découvert, moi!
2.Vous avez en effet la mémoire courte....à vous lire, 76% de la population genevoise qui a suivi l'Arle a donc envenimé la réflexion sur l'école!
3. Selon vous, il ne faut donc rien faire et continuer avec les moyens utilisés jusque là, à savoir à chaque enseignant de se débrouiller pour assurer l'appui nécessaire à ses élèves en difficulté. Les résultats sont pourtant catastrophiques...
4. Ou alors, que proposez-vous concrètement?

Écrit par : duval | 27/01/2010

Mon bon Dudu,
la bassesse de tes propos à mon encontre ne font que refléter la médiocrité de ta pensée...

Écrit par : Ervan Dalud | 27/01/2010

Le monde à l'envers, selon Ervan...impayable!

Écrit par : duval | 27/01/2010

ervan, sais-tu argumenter plutôt que de n'être bon qu'à rabaisser tes contradicteurs, dans des joutes orales de bas niveau?

tu penses peut-être rayonner de vivacité et de sens de la formule, mais si tu sortais un peu de ta bulle egocentrique tu te rendrais compte que tu ne parais que cassant et creux, surtout très creux, hélas pour le débat...c'est dommage que quand on te donne la parole tu la fuies, tu pourrais faire mieux!

la peur du contenu, c'est ça ton problème?

Écrit par : job | 27/01/2010

Oh là, ce que ça sent la rose par ici .... effluves nauséabondes dont la liste exhaustive serait bien longue. En résumé:
- attaques personnelles
- mises au pilori
- menaces
- approximations et mensonges ....
- agit-prop ....

CENSURE

Écrit par : Jack Dutronck | 28/01/2010

@ Jack Dutronck

Quelle classe! Moi aussi je vous aime!

Écrit par : duval | 28/01/2010

Cher Monsieur Dutronck,

Je constate, non sans amusement, que le brave Dudu vous gratifie d'une déclaration comme lui seul en a le secret.

Si je comprends bien votre agacement dirigé contre les gourous de la secte arlienne et leurs mensonges à répétition, je ne peux que regretter, comme je l'ai fait pour Dudu, vos attaques personnelles qui ne font que desservir vos propos.
...A moins que votre pseudo ne cache quelque Duval s'amusant à rendre son blog vivant comme l'a soulevé un perspicace lecteur...

Écrit par : Ervan Dalud | 28/01/2010

Venant d'Ervan, c'est plutôt amusant! Il ose moraliser sur les attaques personnelles, lui qui en use et en abuse?!
Bref, moi, j'ai l'impression que c'est le même personnage, peu intéressant, qui se cache derrière plusieurs pseudos.Ervan, dutronk, le perspicace lecteur...
J'hésite franchement à censurer certains de ces commentaires lâches et orduriers qui n'amènen rien. Facile de se cacher derrière un pseudo pour se défouler.

Écrit par : duval | 28/01/2010

Ce sont bien évidemment des trolls dont le but est de dégouter le lecteur. Une manière de sabotage, par des gens qui s'y connaissent vu qu'ils se sont d'abord attaqué à l'école elle-même.

Écrit par : Johann | 28/01/2010

Vous devriez pouvoir vérifier les IP des différents posteurs, non? :-)

Écrit par : Pascal Oudot | 28/01/2010

Après la menace de censure, voici maintenant la menace de fichage!
Bravo messieurs!

Écrit par : Ervan Dalud | 28/01/2010

M. Ervan Dalud m'épate! Il vient pousser des hurlements de contradiction chez autrui, puis se plaint ensuite d'une prétendue censure (où?) et d'un éventuel fichage (très drôle). Cela s'appelle, au choix, de la paranoïa ou du foutage de gueule (excusez l'expression, mais je n'ai pas trouvé mieux).

Gérant d'un site et d'un blog, je filtre pour ma part tous les commentaires, et supprime avec allégresse et détermination tout ce qui ne me convient pas. N'en ajoutez pas pas trop, M. Dalud, car M. Duval finira en désespoir de cause, devant votre mauvaise foi ahurissante et l'accumulation d'épithètes malsonnantes, par en faire de même.

Et vous pouvez me traiter de ce que vous voulez, personnellement cela m'indiffère à un point dont vous ne pouvez avoir le moindre soupçon de conscience.

Écrit par : Pascal Oudot | 29/01/2010

"Gérant d'un site et d'un blog, je filtre pour ma part tous les commentaires, et supprime avec allégresse et détermination tout ce qui ne me convient pas."

Ça ne m'étonne pas. Vive la pensée unique!

Écrit par : Ervan Dalud | 29/01/2010

Commentaire injurieux et diffamatore censuré

Écrit par : Jack Dutronck | 31/01/2010

Bravo!
Le grand inquisiteur a frappé!

S'il fallait supprimer les propos diffamatoires, c'est tout le blog qu'il faudrait remettre en question...

Messieurs les censeurs, bonsoir!

Écrit par : Ervan Dalud | 01/02/2010

Je m'attendais à votre réaction, Ervan...toujours aussi anonyme...
Encore une fois précisons... chacun a le droit de s'exprimer sur ce blog, de manière positive ou négative, pourvu que ce soit fait sans caractère injurieux ou diffamatoire.
Je ne vois pas en quoi mes billets le seraient.
Par ailleurs, au vu de ce que vous pensez de ce blog,libre à vous de boycoter cet espace et décider de ne plus y figurer.

Écrit par : duval | 01/02/2010

Hé, c'est le blog de Duval le rase-mottes, non ? Il a bien le droit de censurer et de publier ce qu'il veut ! Elémentaire principe de démocratie ... mais si vous aviez lu mon post, celui qu'il a censuré, vous douteriez encore davantage de sa probité et de son sens de la mesure .... toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, et encore moins à être publiées sur ce site. De l'injure, certes (quoique traiter qqn de rase-mottes, ça me paraît relativement soft - tiens, j'y pense, n'y aurait-il pas que la vérité qui blesse ?), de la diffamation en tout cas pas ! Ou alors le rase-mottes et moi ne possédons pas le même dictionnaire.

Écrit par : Jack Dutronck | 03/02/2010

Les commentaires sont fermés.