27/01/2010

Près d’un tiers des élèves du primaire seraient en échec scolaire

Suite à un commentaire, signé « Liberté », laissé sur mon billet précédent, il convient de préciser encore que, outre les pourcentages de promotions par dérogation ou tolérance, les pourcentages de redoublements sont

En 2P, de 3,3% soit 140 élèves

En 3P, 1,7% soit 72 élèves

En 4P, 1,6% soit 68 élèves

En 5P, 1,5% soit 63 élèves

En 6P, 1,7% soit 72 élèves

Un total de 415 élèves en situation de redoublement.

Partant de l’idée que les 4602 élèves promus par dérogation ou par tolérance sont considérés, eux aussi,  en situation d’échec scolaire (ils n’ont pas obtenu les moyennes nécessaires à une promotion « régulière »), on comptabilise alors 5017 élèves en échec.

Soit presque 1/3 des élèves du cycle moyen qui en compte actuellement 16775.

Y a le feu !

Et croyez-moi, ce ne sont pas les directeurs d’établissement qui contribueront à l’éteindre !

Voilà la priorité essentielle à laquelle le DIP devrait s’atteler au plus vite.

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Commentaires

Ces chiffres valent toutes les études pisa. C'est le résultat du sabotage de l'école genevoise commencée sous MBG.


"Y a le feu !"

Et malheureusement pas de pompiers!

Écrit par : Johann | 27/01/2010

Précisons toutefois que le sabotage ne remonte pas à MBG, mais à l'apparition d'Arle.
Sans cette bande de joyeux lurons plus pressés de nuire à l'école genevoise que de se poser de réelles questions pédagogiques, - en attaquant toutefois à juste titre, j'en conviens, les joyeux hurluberlus universitaires qui déversaient leur flot de bonne parole à coup d'études en tous genres, sans se tourner vers les préoccupations légitimes du terrain - nous n'en serions pas là et l'école genevoise aurait progressé au lieu de régresser...

Merci Arle!

Écrit par : Ervan Dalud | 27/01/2010

Vous avez la mémoire très courte!

Écrit par : Johann | 27/01/2010

Les réformes introduites depuis des années basées sur des croyances et non pas sur des études sérieuses sont à la base de tous nos problèmes dans les écoles genevoises.
MBG est en effet la 1ère responsable, en collaborant avec les socialistes.

Une sorte de secte prend des décisions néfastes. Soit le DIP prend un virage à 100% soit l'école genevoise républicaine disparaîtra totalement ! C'est que vous voulez, Messieurs et Mmes les responsables ?
Je commence à le croire et moi voilà désolée.

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 27/01/2010

le taux d'échec scolaire n'est PAS une bonne mesure de ce qui se passe à l'école.

Pourquoi? Parce qu'il peut être aisément manipulé, en abaissant le niveau d'exigences. Il suffit de voir ce que font les Français pour le Bac, ou les Anglais avec les "A levels": chaque année ou presque, le taux de réussite augmente.

Et pourtant, le niveau de connaissances, lui, baisse, chaque année ou presque.

La SEULE façon valable de mesurer la réussite, ou non, de l'école, c'est de mesurer les capacités acquises, comme cela est par exemple fait dans les études PISA. Qui n'ont évidemment pas lieu chaque année, car elles représentent un effort très important.

Il me semble en tout cas très sain que, en dépit du fait que l'école genevoise soit l'avant-dernière de Suisse (telle que mesurée par l'étude PISA donc sur la base des capacités acquises, elle ose au moins encore faire redoubler.

Sur la base de ce que me disent mes enfants, il semble clair que le taux de redoublement devrait être plus élevé: un élève sur 25 cela ne fait que 4% donc les taux actuels semblent bien trop bas, car il est visible que, chaque année, dans chaque classe, il y a au moins un enfant qui, parce qu'il ne travaille pas, qu'il s'en fout, qu'il insulte la maîtresse, n'acquiert pas les capacités nécessaires.


Arrêtons de piloter avec l'outil erroné qu'est le taux de réussite si aisément manipulable, ne nous calquons pas sur les pays qui voient le niveau de leur école baisser année après année. Osons une école de qualité, qui confère aux enfants des capacités et connaissances mesurables, année après année.

Écrit par : antoineb | 27/01/2010

Cherché l'erreur. Du temps jadis l'école primaire avait 1,5 jours de congé par semaine. Soit le jeudi et le samedi après midi. 1,5 jours sur 6 jours ouvrables, cela faissait le 25% de congé. Actuelement ils ont deux jours par semaine de congé, soit 2 jours sur 6 jours ouvrables, cela fait 33.3% de congé. Sans compter que l'horaire actuel des clases est plus court qu'avant. Vous pouvait faire toutes les reformes que vous voudrait, le mal est là. Moins d'heures de clase, enseignement moins performant. Tout le reste est du bla bla bla. A remarquer que les enseignants aussi travaillaient moins que ses prédeceseurs.

Écrit par : Diogenes | 27/01/2010

L'erreur? Trop de psychosociologues, trop d'ex-soixante-huitards, pas assez de coups de pieds au cul et pas assez de courage politique, voilà l'erreur! v. aussi http://www.apexserv.com/asingh/formation.php

Écrit par : Ashwani Singh | 28/01/2010

Je remets ici mon commentaire sur un autre billet, mais en l'adaptant. :-)

Français, je n'ai pas à commenter votre système d'encadrement de la difficulté scolaire, système que je ne connais pas. Mais je peux donner à "AntoineB" un élément de réponse concernant le "redoublement".
La France a effectué depuis trente de nombreuses études sur le "redoublement": toutes se sont conclues par la totale inefficacité du système. Pire, il semble bien qu'un redoublement accentue la difficulté au lieu de l'amoindrir ou de la "solutionner". Le seul principe efficace d'aide à un élève en difficulté est celui de l'accompagnement individuel, ce qui semble par ailleurs parfaitement logique. Encore faut-il avoir les armes pour répondre efficacement à un "décrochage" -car cela commence toujours ainsi- au moment où celui-ci arrive! Ceci implique une souplesse de fonctionnement qu'en France nous n'avons hélas pas encore réussi à mettre en place.

Écrit par : Pascal Oudot | 28/01/2010

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