29/01/2010

Malheureusement, Monsieur Beer ne veut rien entendre

L’article signé Jérôme Faas dans la TG du jour, intitulé « Environ 25% des élèves du primaire sont promus sans avoir la moyenne » nécessite ma réaction.

Si le Président du DIP et moi-même semblons vouloir le bien de ces élèves en difficulté scolaire, c’est sur la manière de leur prodiguer l’aide nécessaire que nous sommes en désaccord.

Reprenons donc les propos de Monsieur Beer.

1.       Le Président avance : « Si la vision consiste à dire que tout élève qui sera dirigé vers le regroupement B au cycle est un élève en difficulté, on tue la notion d’élève en difficulté. »

Il laisse entendre ainsi que les élèves qui n’ont pas obtenu les moyennes nécessaires pour une promotion « régulière » ne seraient pas en échec. Cet argument vaut ce qu’il vaut mais ne concerne que les élèves de 6P (1117) et évite soigneusement les 3585 autres élèves répartis en 2P, 3P, 4P et 5P. On botte en touche.

 

2.       A l’occasion, Monsieur Beer propose ensuite, en guise de solution, l’augmentation de l’horaire scolaire. Travailler plus comblerait aussitôt les lacunes des élèves concernés.

Grave erreur. Ce n’est pas une question de temps  de travail mais plutôt de manière d’encadrer ces élèves, individualiser les approches pédagogiques, trouver la manière adéquate de leur présenter  et d’entrainer les sujets qui leur posent problème : un enseignement du type tutorat.

 

3.       Ce type d’appui rend bien évidemment impossible l’argument avancé alors par notre ministre : « C’est à l’ensemble du corps enseignant de prodiguer des mesures d’accompagnement ».

 

S’il est vrai que chaque enseignant, dans sa classe, fait ce qu’il peut face au problème, il lui est impossible d’assumer ces mesures d’accompagnement dans les conditions actuelles (112 enseignants à disposition pour les «seconder», une misère quoi). Croire le contraire est irréaliste et laisse penser à une méconnaissance du terrain.

 

C’est également contraire aux promesses que le Président m’avait faites en 2007 lors de l’élaboration du nouveau règlement de l’enseignement primaire : créer et mettre en place de nouvelles mesures d’accompagnement, réalistes et efficaces.

 

4.       Monsieur Beer en profite ensuite pour « louer » le fonctionnement des directeurs d’établissement qui seraient, selon lui, les initiateurs de la généralisation des études surveillées. Voilà qui est surprenant. D’une part ces études existent depuis bien longtemps, d’autre part, il est inacceptable de faire un amalgame entre les mesures d’accompagnement et ces études surveillées. Ce sont deux entités bien distinctes l’une de l’autre qui doivent fonctionner séparément. Preuve en est que l’une est obligatoire (pour les élèves promus par tolérance ou dérogation) alors que l’autre est facultative, ouverte sur inscription !

 

5.       Enfin, Monsieur Beer prétend que « l’enjeu est d’éviter l’explosion du redoublement ». J’adhère volontiers à l’idée que cette mesure n’est pas toujours la bonne, d’où les passages par tolérance ou dérogation. Mais, serait-ce à dire que, dès lors, ces promotions permettent de « cacher » l’ampleur de la catastrophe en jouant sur le nombre de ces promotions. On n’est pas loin d’être en droit de le penser.

 

Et le Président de réclamer encore et encore du temps pour démontrer la justesse de sa vision.

Voilà qui est dommage ; tant de forces et de moyens qui sont à disposition et qui sont gaspillés inutilement.

Pour ma part, je constate que rien ne semble pouvoir le détourner de sa démarche. Il ne veut rien voir ni entendre.

Soit !

Dans cette optique, je vous parie donc, Monsieur le Président, que d’ici la fin de votre mandat, rien n’aura changé, les chiffres resteront quasi similaires.

Un bon repas ! Chiche ?

13:32 | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook

27/01/2010

Près d’un tiers des élèves du primaire seraient en échec scolaire

Suite à un commentaire, signé « Liberté », laissé sur mon billet précédent, il convient de préciser encore que, outre les pourcentages de promotions par dérogation ou tolérance, les pourcentages de redoublements sont

En 2P, de 3,3% soit 140 élèves

En 3P, 1,7% soit 72 élèves

En 4P, 1,6% soit 68 élèves

En 5P, 1,5% soit 63 élèves

En 6P, 1,7% soit 72 élèves

Un total de 415 élèves en situation de redoublement.

Partant de l’idée que les 4602 élèves promus par dérogation ou par tolérance sont considérés, eux aussi,  en situation d’échec scolaire (ils n’ont pas obtenu les moyennes nécessaires à une promotion « régulière »), on comptabilise alors 5017 élèves en échec.

Soit presque 1/3 des élèves du cycle moyen qui en compte actuellement 16775.

Y a le feu !

Et croyez-moi, ce ne sont pas les directeurs d’établissement qui contribueront à l’éteindre !

Voilà la priorité essentielle à laquelle le DIP devrait s’atteler au plus vite.

12:55 | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook

26/01/2010

4600 élèves privés de leurs droits

Les articles 50 et 51 du règlement de l’enseignement primaire sont formels.

Ils définissent clairement que le passage d’un degré à l’autre peut se faire par dérogation ou par tolérance à condition que ce passage soit assorti OBLIGATOIREMENT de mesures d’accompagnement.

Il se trouve qu’aujourd’hui, on compte environ 4250 élèves en moyenne dans chaque degré du cycle moyen.

Savez-vous combien d’élèves promus selon ces conditions sont concernés ?

En 2P, 12,5% soit 531 élèves

En 3P, 20% soit 850

En 4P, 22,9% soit 973 élèves

En 5P, 25,2% soit 1071 élèves

En 6P, 27,7% soit 1177 élèves

Ce qui fait un total astronomique arrondi à 4600 élèves !

Et combien de personnes chargées de leur prodiguer ces mesures d’accompagnement que je rappelle obligatoires : 112 !

112 postes de ce qu’on appelle maintenant ECSP, Enseignant Chargé du Soutien Pédagogique.

4600 élèves pour 112 ECPS, le calcul est vite fait, cela représente une charge de 41 élèves pour chacun d’eux.

Mission impossible ! On comprend mieux pourquoi le Département est si discret sur le sujet.

Dans ces conditions, le bricolage est nécessairement de mise en effet. Le DIP se trouve dans l’incapacité d’instaurer des mesures d’accompagnement dignes de ce nom, réalistes et efficaces.

Alors…que faire ?

Je persiste à penser que les postes de directeurs d’établissement sont beaucoup trop nombreux .On pourrait sans problème les limiter à 50 ce qui libérerait 43 postes en classe 24 et permettrait alors de créer une bonne cinquantaine de postes d’ECSP, en classe 18.

Ainsi le nombre d’enseignants chargés de cet appui passerait à 162 postes (à temps complet) et le nombre d’élèves à charge à une moyenne de 28.

C’est essentiellement en français et en math que ces élèves se trouvent en difficulté scolaire.

Imaginons dès lors que ces élèves sont pris en charge à 50% par les ECSP, uniquement dans ces deux disciplines qui représentent environ la moitié de leur horaire scolaire. De 28 élèves, on passe à 7 élèves !

Voilà qui devient raisonnable lorsque l’on sait que ces mesures d’accompagnement, pour être efficaces, sont équivalentes à du tutorat.

Mais voilà, avant de hiérarchiser à outrance et inutilement l’enseignement primaire, il faudrait que le DIP applique la loi et accepte d’encadrer les élèves dans le besoin.

 

ftp://ftp.geneve.ch/Dip/actu/reglement_EP_C_1_10_21.pdf

 

19:22 | Lien permanent | Commentaires (25) | |  Facebook

22/01/2010

Je vous le jure, ça sent la rose !

On a beau leur mettre le nez dedans, …

 

Je vous l’avais promis, voici donc le 3ème volet du constat posé par Monsieur Olivier Baud, président de la SPG.

 

Billet du président – Educateur no 1 – 22 janvier 2010 – Olivier Baud – Genève

 

Directions d’établissement : le cumul des erreurs

 

Surcharge de travail, grogne et épuisement professionnel seraient-ils le lot obligé de toute réforme ? Peut-être que le département de l’instruction publique (DIP) préfère laisser passer ce message plutôt que d’admettre la réalité et reconnaître l’incapacité de ses services à mettre en œuvre le changement.

 

Pas de petits chefs !

 

Le conseiller d’Etat a eu beau marteler qu’il ne tolérerait pas l’avènement de directeurs d’établissement (Dir-E) autoritaires et assoiffés de pouvoir, son discours est resté lettre morte. Une conception caporaliste de la fonction rebute et fait des dégâts – c’était déjà le cas par le passé avec quelques inspecteurs, mais à une échelle moindre. Aujourd’hui, certains Dir-E ont tout loisir (il faut bien s’occuper!) de convoquer à tout bout de champ des collègues pour des babioles, leur rappeler qui est le chef et leur chercher des poux dans la tête. D’aucuns ne souffrent pas qu’une idée autre que la leur puisse être exprimée et cherchent à couper les têtes qui dépassent. D’autres jouent sur l’affect (« vous m’aimez ou vous me quittez ! ») ; etc. Face à des ambiances détestables, des équipes ont eu le courage d’écrire. Mais la direction générale de l’enseignement primaire (DGEP) a couvert ses cadres en banalisant les doléances, les reléguant à des « problèmes de communication » qu’elle se faisait fort d’aplanir. Seules les équipes soudées, qui ne s’en sont pas laissé compter, ont, avec l’aide de l’association professionnelle et au prix d’un grand effort, obtenu gain de cause. Ailleurs, le corps enseignant s’est divisé, la loi du silence a commencé à s’installer, et les conflits perdurent. Si, par négligence, ces cadres aux compétences insuffisantes sont confirmés dans leur fonction à la rentrée 2010 (après deux ans de période probatoire), la situation des équipes actuellement en souffrance ne s’améliorera pas, au contraire.

 

Girouettes régionales

 

L’évaluation des Dir-E révèle l’ampleur du malaise. Ce sont les cinq directeurs en charge des régions qui sont censés la faire, par délégation. Mais ceux-là ont été propulsés au dernier moment à cette pseudo fonction, sans cahier des charges. En effet, le conseiller d’Etat, faisant fi de la concertation, a décrété au printemps 2008, que les 5 directeurs en place à la DGEP n’avaient qu’à se dédoubler et improviser.

 

Les errances se répètent

 

Les multiples travers de la rénovation, depuis 1995 jusqu’à son quasi abandon en 2002, ont été analysés. Ils devaient être évités lors de cette nouvelle réforme. Les leçons du passé semblent cependant totalement ignorées. Le DIP continue à prétendre qu’il faut laisser du temps et ne prend aucune mesure corrective. Mais, finalement, si la réforme divise à nouveau, n’est-ce pas aussi tout simplement dû au fait que la DGEP n’est pas vraiment convaincue et ne croit pas à ce qu’elle fait (mal)? M. Didier Salamin, ancien directeur général, n’avouait-il pas, au moment de prendre sa retraite, que son pire souvenir[1] était le jour où il avait appris que les notes allaient disparaître ? Autant hier avec la rénovation qu’aujourd’hui avec le nouveau fonctionnement, un pilotage clairvoyant et convaincu fait défaut. Pour rire, relevons encore que lors de la première commission de fonctionnement, le 9 septembre 2005, les maîtres mots pour définir l’objectif étaient : « déhiérarchisation » et « désenchevêtrement ». Avec une DGEP nantie de tous les pouvoirs et un système opaque, plus bureaucratisé que jamais, c’est raté.

 



[1] Tribune de Genève du 27 déc. 2008, interview réalisée par Laurence Bézaguet

17:02 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

15/01/2010

L’objet insolite

DSC05760.JPG
DSC05762.JPGDSC05759.JPG

Encore une fois, je fais appel à votre sagacité.

Je viens d’acquérir cet objet dans une brocante…Quelqu’un pourrait-il m’éclairer ?

Marqué de ce sigle, quel est cet objet et à quoi pouvait-il bien servir ?

18:23 | Lien permanent | Commentaires (15) | |  Facebook

14/01/2010

Cacher la m… au chat !

images.jpg

Le Grand Conseil s’apprête à voter la loi qui légalisera les directeurs d’établissement.

On a beau dénoncer l’aberration de cette nouvelle organisation du primaire, que ce soit au DIP ou auprès des députés de la commission de l’enseignement, rien n’y fait. Tout ce beau monde semble atteint autant de surdité que de cécité !

 

Tous les feux sont au rouge…cette fois ce n’est pas moi qui le dis mais Monsieur Olivier Baud, président de la Société Pédagogique Genevoise (SPG) dans les deux billets qu’il a fait paraître dans le journal l’Educateur.

 

Je vous en livre ici quelques extraits, édifiant !

 

Le 3ème volet de son constat qui paraîtra le 22 janvier nous réserve le meilleur. Je ne manquerai pas de vous en faire part.

 

Educateur N° 12 et 13 du 20 novembre et 11 décembre 2009

 

L’enquête menée par la SPG en automne 2008 avait d’emblée révélé les faiblesses et défauts du nouveau fonctionnement instauré trois mois auparavant. Mais, soi-disant, ces observations intervenaient trop tôt. Il fallait laisser du temps au temps, permettre au système de s’installer et de s’ajuster. Alors, maintenant qu’une année s’est écoulée, où en est-on ?

 

Directions d’établissement: le cumul des erreurs

 

La mise en place du nouveau fonctionnement de l’enseignement primaire à la rentrée 2008 n’a pas laissé de place à la critique. Ainsi, les propositions faites dès le début par l’association professionnelle, la seule à même de les formuler en consultant au plus près sa base, ont été ignorées par les autorités. Au prétexte qu’il était prématuré de demander l’avis du corps enseignant, aucune vraie correction n’a été apportée, comme cela aurait pu ou dû être le cas, dès janvier 2009.

Les éléments nouveaux, qui ne pouvaient être connus à l’époque de l’enquête, expliquent et renforcent a posteriori la justesse du profond sentiment d’insatisfaction exprimé alors, et qui perdure.

… le DIP a préféré invoquer la fatalité et imposer un changement sans revoir le scénario, en taillant dans les forces au front, mais en se gardant bien, par exemple, de toucher à un seul poste de directeur

 

Le nouveau fonctionnement de l’enseignement primaire ne produit pas les effets escomptés, au contraire. Source de démobilisation du corps enseignant, il convient d’essayer de comprendre comment nous en sommes arrivés là.

 

Le département de l’instruction publique (DIP) est resté sourd face aux revendications exprimées depuis un an. Occulter les doléances, se réfugier derrières des bilans globalement positifs et prôner la fuite en avant ne résoudra pas grand-chose. Un certain nombre de faits objectifs existent et ils doivent être pris en compte.

Avant que les directeurs d’établissement (Dir-E) ne forment un groupe de plus en plus homogène, davantage motivé par le management que par le leadership pédagogique, il faut soit diminuer drastiquement leur nombre soit modifier leurs responsabilités.

 

Un réservoir insuffisant

L’ambition d’engager d’un seul coup 93 Dir-E impliquait de disposer ou d’être capable d’attirer suffisamment de personnes ayant les compétences pour assumer cette fonction. Or, il a vite été avéré, le DIP l’a reconnu en premier, que les candidatures n’étaient pas à la hauteur des attentes. Le repêchage des dossiers a engendré une suspicion légitime envers l’ensemble des Dir-E. Là encore, garder une position rigide comme l’a fait le DIP en maintenant à tout prix son plan, alors qu’à l’évidence une proportion importante des futurs cadres supérieurs n’avait pas les qualités requises, ne peut être compris que comme une incapacité à anticiper, à reconnaître les défauts et à s’adapter. Mais refuser aussi ensuite – alors qu’un 10% de « déchet » avait été prévu – de se séparer des éléments inadéquats constitue un aveu de faiblesse pire.

 

(à suivre)

 

14:45 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

13/01/2010

Lèche-bottes blues 2

« Joyeux Noël Monsieur le Directeur ! En guise de reconnaissance et de remerciements, acceptez donc ce modeste présent de la part du corps enseignant ».

J’apprends qu’à l’occasion des fêtes de fin d’année, dans certains établissements scolaires, les enseignants se sont cotisés pour offrir un cadeau à leur directeur.

Pour quelle raison ? Hum, mystère…

Jamais, à ma connaissance, les enseignants n’ont eu ce genre d’attention pour les ex-inspecteurs.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des entreprises publiques dans lesquelles les employés gâtent ainsi leur directeur ?

A noter que les enseignants qui rechignaient et qui auraient osé émettre quelques réticences se sont vus obliger de s’exécuter sous menace d’être honteusement montrées du doigt par les collègues organisateurs de la collecte…

Une ère nouvelle aurait-elle fait apparition ? S’agit-il dorénavant de couvrir de cadeaux son supérieur hiérarchique ? Dans quel but? N’y a-t-il pas là matière à dérapages dangereux ?

La question est posée.

En attendant, j’y vois une raison bien affligeante :

Lèche-bottes blues

J'aime mes directeurs, leur clairvoyance
Leurs multi talents, leur polyvalence
Oh ! oui, j'les aime, j'les aime
J'aime, j'aime, j'aime
J'aime les séances inutiles
Etes-vous sûr de n'avoir rien oublié ?
Oh oui j'les aime, j'les aime
J'aime, j'aime, j'aime
Sans oublier mon petit dirlo
Qui sait, ô combien, combien je l'aime

Lèche-bottes blues
Je fais le lèche-bottes blues
Lèche-bottes blues

A force de lécher
Ma langue est râpée
Mais j'aime le lèche-bottes blues

21:16 | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

Lèche-bottes blues

« Joyeux Noël Monsieur le Directeur ! En guise de reconnaissance et de remerciements, acceptez donc ce modeste présent de la part du corps enseignant ».

J’apprends qu’à l’occasion des fêtes de fin d’année, dans certains établissements scolaires, les enseignants se sont cotisés pour offrir un cadeau à leur directeur.

Pour quelle raison ? Hum, mystère…

Jamais, à ma connaissance, les enseignants n’ont eu ce genre d’attention pour les ex-inspecteurs.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des entreprises publiques dans lesquelles les employés gâtent ainsi leur directeur ?

A noter que les enseignants qui rechignaient et qui auraient osé émettre quelques réticences se sont vus obliger de s’exécuter sous menace d’être honteusement montrées du doigt par les collègues organisateurs de la collecte…

Une ère nouvelle aurait-elle fait apparition ? S’agit-il dorénavant de couvrir de cadeaux son supérieur hiérarchique ? Dans quel but? N’y a-t-il pas là matière à dérapages dangereux ?

La question est posée.

En attendant, j’y vois une raison bien affligeante :

Lèche-bottes blues

J'aime mes directeurs, leur clairvoyance
Leurs multi talents, leur polyvalence
Oh ! oui, j'les aime, j'les aime
J'aime, j'aime, j'aime
J'aime les séances inutiles
Etes-vous sûr de n'avoir rien oublié ?
Oh oui j'les aime, j'les aime
J'aime, j'aime, j'aime
Sans oublier mon petit dirlo
Qui sait, ô combien, combien je l'aime

Lèche-bottes blues
Je fais le lèche-bottes blues
Lèche-bottes blues

A force de lécher
Ma langue est râpée
Mais j'aime le lèche-bottes blues

15:29 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

01/01/2010

Saucisses de veau, merguez ou chipolatas ?

Le fait est assez rare…pour une fois nous sommes sur la même longueur d’ondes.

Dans son billet du 1er de l’an,

http://olivierbaud.blog.tdg.ch/archive/2010/01/01/binetot-le-couvre-feu.html

Monsieur Olivier Baud me rejoint sur un point…l’utilité des conseils d’établissement :

« Les conseils d’établissement ont trouvé un os à ronger plus consistant que le choix des saucisses de la fête de fin d’année ».

Dans ma note

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2009/11/16/du-role-primordial-des-conseils-d-etablissement.html

je n’avais pas songé à cette tâche des plus importantes. Merci donc à Olivier Baud d’y avoir pensé.

Autres suggestions qui nous auraient échappé ?

Mais revenons au sujet réel que traite le président de la SPG.

Les préaux d’école sont donc le théâtre du trafic de drogue.

Que faire pour remédier au problème soulevé ?

Quelle est « la politique cohérente » que Monsieur Baud  appelle de ses vœux ?

Selon ses propos, les conseils d’établissement « doivent se trouver une raison d’exister »….

Les directeurs de même !

Alors dans la foulée, permettez-moi de suggérer que ceux-ci prennent une heure de leur précieux temps de travail pour venir faire le ménage dans le préau de leur école, tôt le matin, avant la rentrée des classes. Ils pourraient ainsi enfin remplir un rôle d’utilité publique en ramassant les seringues, mégots de joints et autres déchets que ces pauvres dealers ont pris soin de laisser sur place.

Aie! Souhaitons tout de même que nos directeurs ne délèguent pas, une fois de plus... les enseignants apprécieraient...

Au fait….ces braves directeurs ne nous ont toujours pas donné justification de leur emploi du temps…peut-être qu’un petit effort pour la nouvelle année ?

13:46 | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Facebook