11/02/2010

Sauver l’école !

Je sais parfaitement que ce billet est risqué et qu’il va, à coup sûr, m’attirer les foudres de certains. Peu importe, je m’y risque.

Je veux encore croire en l’école publique et refuse donc de me résoudre à prôner les écoles privées.

L’école genevoise est certes à la dérive mais le naufrage est encore évitable…à certaines conditions.

Pour cela, il faut que le capitaine du navire assume ses responsabilités et prenne des décisions courageuses. Il doit donc cesser de se couvrir derrière des priorités essentiellement politiciennes qui ne sont que poudre aux yeux.

De quoi s’agit-il ?

Pas forcément dans l’ordre :

-          Restaurer le métier d’instituteur (trice) en tant que vrai généraliste http://www.arle.ch/formation-des-maitres/instituteurs/179-instituteur-touche-a-tout   , quitte à engager des enseignants d’anglais voire d’allemand.

 

-          Exiger de l’IUFE que la formation des futurs enseignants se fasse dans ce sens, ce qui implique le retour à l’apprentissage de l’enseignement du dessin, de la gymnastique, de la musique et des activités créatrices.

 

-          Rassembler toutes les forces disponibles pour les concentrer sur LA priorité, l’appui aux élèves en difficulté scolaire.

 

-          Restreindre donc la hiérarchie inutilement trop lourde et « puiser » dans les postes « superflus » tels les 6 directeurs de l’enseignement primaire, les directeurs d’établissement, les formateurs, etc.

 

-          Mettre en place, dans les divisions élémentaire et primaire, une structure d’appui  digne de ce nom, sur l’exemple de celle qui est prévue pour le Cycle d’Orientation

            http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/02/09/paroles-paroles-paroles-sur-un-air-bien-connu.html

 

-          Instaurer l’utilisation d’un matériel didactique sérieux et efficace qui s’appuie essentiellement sur une pédagogie cadrée et basée sur des apprentissages progressifs. (Ce matériel, peut-être « non-officiel », existe, il est notamment  utilisé dans certaines communes, en Valais par exemple).

 

-          Il serait bon, par ailleurs, de prévoir une structure d’accueil pour les élèves qui en ont la nécessité parce que livrés à eux-mêmes dès les premières heures de la journée.

 

Tout le reste suivra, de la division élémentaire au post-obligatoire.

Simpliste ?

Non, tout un programme simple et concret.

Il suffit d’un peu de bonne volonté et surtout d’une bonne dose de courage.

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Commentaires

Eh oui, si seulement nos responsables prenaient un peu plus à coeur l'éducation.
Tout à fait d'dccord avec vos propositions. Nous savons tous que l'école primaire est l'étape scolaire de nos enfants où pratiquement tout se joue. Il faut arrêter de penser qu'on puisse rattraper le temps perdu au CO ou PO.
Un directuer d'un CO hétérogène, socialiste convaincu, m'a dit un jour entre quatre yeux, après avoir dirigé ce CO pendant plus de 20 ans: Vous savez Madame, TOUT SE JOUE A L'ECOLE PRIMAIRE ! Malheureusement il n'aurait jamais fait une telle affirmation officiellement.
Politiquement ce n'est pas correct. On fait croire aux gens que les portes restent toujours ouvertes. Ce n'est malheureusement pas vrai. On peut sauver un certain pourcentage d'élèves, ou ils peuvent se réveiller plus tard, mais c'est une toute petite minorité.

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 11/02/2010

Bonsoir Monsieur Duval!

Et bien moi, j'ai quelques autres idées, certes un peu "science fiction", car appliquées nulle part à ma connaissance...
Mais: De faire, dès la première primaire, des "modules". Chaque enseignant est responsable d'un module. Les classes sont organisées par TRIMESTRE, ainsi que les modules.
Chaque enfant avance à son rythme. S'il ne réussit pas son module, il ne "redouble" QUE ce module d'un trimestre. Si un élève avance plus vite, il peut "sauter" UN module.

Cela donnerait beaucoup plus de souplesse d'une part, permettrait un saut ou un redoublement d'un seul trimestre, ce qui serait bien moins dommageable qu'une année entière.

Des échéances plus courtes sont plus motivantes aussi pour les élèves.

C'est une idée que j'ai eu il y a quelques temps.

Peut-être qu'un jour elle deviendra réalité...

Bonne soirée!

VS

Écrit par : vieuxschnock | 11/02/2010

@Vieuxschnock
Votre proposition est intéressante et mériterait d'être approfondie, elle ne contredit par ailleurs pas du tout celles que j'avance.
Merci de votre contribution. Toute bonne idée est bienvenue.

Écrit par : duval | 11/02/2010

Bravo pour vos suggestions totalement pertinentes !

Écrit par : Djpi | 11/02/2010

Oui tout se joue à l'école primaire.
Oui instituteur est un métier pas une profession.
Oui l'accumulation des réformes succcessives a désorienté le corps enseignant.
Non je ne me résouds pas à penser que l'école primaire est à la dérive. Elle a besoin de ressources utilisées avec pertinence.
p.losio

Écrit par : pierre losio | 12/02/2010

Nous sommes donc d'accord sur l'essentiel: "l'école a besoin de ressources utilisées avec pertinence". A la dérive ou pas, le DIP se doit, en urgence, de cibler correctement les énormes moyens qu'il a à disposition (postes superflus à redistribuer, finance chiffrée à 33 millions pour CO + budget alloué au primaire). Je ne fais que des propositions qui sont réalistes et logiques.

Écrit par : duval | 12/02/2010

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