23/02/2010

La matu à 18 ans ?

 

Texte paru dans le Nouvelliste le 23 février 2010 sous la plume de Jean Romain

 

 

 

La plupart des cantons suisses ont des cursus de maturité qui se terminent, pour les candidats, à 18 ans. Ce n’est le cas ni en Valais ni à Genève, par exemple, où la maturité est  obtenue à l’âge de 19 ans.

 

L’Ordonnance fédérale qui régit les maturités impose pour l’obtenir 4 ans de scolarité, et il n’y a donc pas de maturité en 3 ans. Cependant les cantons qui veulent gagner une année se dotent d’un Cycle d’orientation dont la ou les deux dernières années sont des années gymnasiales. C’est le cas du Valais ou de Vaud, ce n’est pas celui de Genève qui n’a pas voulu au C.O. de filière pré gymnasiale. Donc après l’école obligatoire qui se termine à 15 ans, il faut ajouter les 4 ans de maturité, et l’obtention se fait à 19 ans.

 

Or, à Genève, un projet de loi libéral demandait hier encore la maturité à 18 ans au motif que les jeunes Genevois ne sont pas plus sots que ceux de la majorité des cantons suisses. Le Grand Conseil vient de balayer ce projet de loi au motif, non de la sottise des élèves, mais du travail inférieur qui leur est demandé à Genève.

 

En effet, les dernières statistiques pour les cantons latins montrent que durant l’école obligatoire, durant 9 degrés, les petits Genevois travaillent 1445 périodes de 45 minutes de moins que les petits Valaisans. C’est disproportionné ! Et je ne parle même pas des devoirs à domiciles qui sont tous les lustres contestés à Genève parce que prétendument discriminatoires (c’est le terme récurrent de la gauche), et qui ont presque disparus parce que les profs se sentent culpabilisés d’en donner. De plus, une population urbaine plus hétéroclite rend plus difficile le travail des instituteurs.

 

Là-dessus, la droite économique la plus solide demande qu’on supprime une année pour la maturité, afin de mettre nos jeunes le plus vite possible sur le marché du travail. Bien ! mais cela ressemble assez à une forme d’inconscience qui veut jeter dans la gueule du loup quantité de jeunes qui n’ont appris ce que signifie faire un effort dans la vie qu’à travers les discours que cette même droite ressasse, mais jamais sur le terrain scolaire.

 

Il convient d’abord, avant de songer à diminuer le cursus scolaire, de mettre tout ce petit monde au travail, de le confronter enfin à des difficultés surmontables, de cesser de lui apprendre l’impunité parce que le sens de la responsabilité en l’homme n’est pas inné. Il demande pour se forger d’être confronté à des exigences supérieures, exigences que l’ancienne magistrate responsable du département de l’instruction, issue de cette droite économique, avait en son temps supprimées selon la même logique de soustraction.

 

Jean Romain

 

11:28 | Lien permanent | Commentaires (28) | |  Facebook

Commentaires

Sans être exagérement discourtois. à quelle droite le"philosophe" considère appartenir la fatuité de son discours est tout simplement ridicule face à une gauche qu'il juge paralysée par sa crainte d'ajouter des discrimnations aux discriminations il prone un retour aux "vrais valeurs", que l'enseignement de l'impunité cesse, ses vieux thèmes récurants sur l'ordre en classe en font un véritable père fouettard.

Écrit par : briand | 23/02/2010

Monsieur Briand,
Sans vouloir être discourtois non plus (!)...pourriez-vous formuler correctement vos phrases ce qui permettra peut-être de comprendre votre propos.

Écrit par : duval | 23/02/2010

Mais pour cela, il faut être allé à l'école... et y avoir appris à lire d'abord. ce charabia n'est pas très brillant.

Écrit par : Egard Poe | 23/02/2010

C'est surtout la ponctuation - ou plutôt le manque de celle-ci - qui rend cette longue phrase peu compréhensible. En la lisant à haute voix, on en a le souffle coupé!

Écrit par : Kissa | 23/02/2010

Oui, c'est la ponctuation, bien sûr. Mais c'est aussi l'organisation des propositions, pénibles, peu travaillées, sans ligne claire, livrées à elles-mêmes pour ainsi dire, qui donne à ce propos un goût de fond de gourde.

Écrit par : Anselme Durand | 23/02/2010

C'est effectivement un exercice d'apnée, en reconstuant la ponctuation cela devrait aller mieux ,A. moi, ce qui me coupe le souffle, c'est que l'on puisse s'autoproclamer philosophe , Camus est au centre d'un débat sur la dimension philosophique de son oeuvre . Est-il oui ou non un philosophe? Cette question nous sera heureusement épargnée avec l'idéologue de l'Arle; c'est un philosophe ,puisqu'il le dit lui-même.
je suis un rescapé de l'école vaudoise c'est tout dire, mais contrairement à Edgar et son Corbeau je signe de mon nom.

Écrit par : briand | 23/02/2010

Est-il ou n'est-il pas? Vous avez, Briand, effectivement un gros problème à résoudre puisqu'il vous coupe le souffle! Malheureusement totalement hors sujet...

Écrit par : duval | 23/02/2010

Et si on en revenait aux arguments pour et contre la matu à 18 ans?
P.S. M'étant déjà exprimé sur le sujet dans un blog précédant, je m'abstiens ici.

Écrit par : Mère | 23/02/2010

Mais en fait, c'est vrai, vous avez raison, ma Mère ! Il faut revenir au centre du jeu.

Alors, allez-y, vous, Monsieur le brillant rescapé de l'école vaudoise, argumentez point par point pour contrer les propos de M. Romain. Allez-y, montrez-nous combien vous n'êtes pas un naufragé de l'intelligence. Vous avez un boulevard devant vous, vous qui avez la phrase alerte et claire. Faites-nous un feu d'artifice argumentaire. Distrayez-nous !

Écrit par : Edgard Poe | 23/02/2010

Et bien, et bien ? Soeur Anne ne voit toujours rien venir ! Allez-y, Monsieur le rescapé!

Écrit par : Edgard Poe | 24/02/2010

Et alors ? Que se passe-t-il, Monsieur le rescapé du courage ? Votre pudeur vous interdit-elle de nous faire voir votre intelligence nue ? Plus facile de vomir votre aigreur de rescapé de l’école vaudoise que d’aligner des idées claires ! Mais où est la cavalerie éclatante de vos arguments ? Où, votre esprit critique ? Ne nous dites pas que vous en manquez soudain ! Il doit bien y avoir au fond de vous ce petit rien, cette lueur, oui vous savez, qu’on appelle la pensée. Ce qui fait qu’on ose se tenir droit et fier.

Lamentable médiocre ! Sans être trop discourtois, bien sûr !

Écrit par : Edgard Poe | 25/02/2010

Edgard vous me faites penser à Hoover plutôt qu'à Poe,j'ai dénoncé une démarche qui quasi systématiquement procède du mépris et de l'arrogance pour qui n'est pas dans le mode de pensée et de référence du "Philosophe".
Les mots du premier blog incriminé de Pascal Decaillet faisait état d'un apparachik "masturbateur"discourant devant un parterre de moutons bêlants à quoi votre philosophe favori citant Boileau sauf erreur ajoutait "sots"
Sur le fond de la dispute : pédagogues et anti. j'ai relu avec plaisir Rita Bichsel de l'association REEL dont je ne partage pas le point de vue, une brillante argumentation dont le boat people de l'intelligence que je suis serait bien incapable : aucune insulte-aucun mépris. Tout ceçi ne ressemble pas aux jeux du cirque auxquels vous me conviez. Pour le reste lisez les blogs d'aujourd'hui il semble bien que d'autres ignares s'offusquent des mêmes postures ridicules des mêmes acteurs avec beaucoup plus de talent que moi.

Écrit par : briand | 25/02/2010

S'agissant de vous distraire après le "philosophe" il vous reste le "poète" Oskar, lui il est poète : C'est en tous les cas ce que pense Brigitte Bardot , par contre elle je la préfèrais dans le "Mépris"

Écrit par : briand | 25/02/2010

clap ! clap ! clap ! bravo ! c'est édifiant ! Je m'incline. Au fond, vous nous dites : "Demandez aux autres, qui sont meilleurs que moi pour argumenter. C'est sur les autres blog que la vraie argumentation se passe." Mais votre nanisme intellectuel fait peine à voir : il vous pousse à tenir pour de l'arrogance ce qui vous dépasse et ce que vous ne parvenez pas à faire vous-même. Et ce que vous qualifiez de posture n'est que ce que vous prenez, à tort, pour de l'imposture.

Écrit par : Edgard Poe | 25/02/2010

Pour en finir avec les jeux du cirque devant l'emperereur Romain et dans les arènes de l'ARLE ,je constate qu'en fait de bretteur ce blog contraitement àux affirmations de l'hôte abrite des courageux exegètes qui derrière leur pseudo ont comme arme pricipale l'insulte.
POE est donc indissociable de son oeuvre LE CORBEAU

Écrit par : briand | 26/02/2010

Eh le Corbeau, tu roupilles sur ton arbre perché, tu vas finir pas lacher ta tomme du savoir, je fais mine de te connaître , je me demande même si tu n'es pas l'empereur lui- même avec un autre masque , histoire de ne pas te compromettre avec un nain, un naufragé de la dissertation , tu te gourres sur un point je fais référence à des écrits qui font partie d'une revue dans laquelle s'exprime une membre de REEL pas d'un blog, Un blog entre nous soit dit, c'est un peu à la litterature ce que le fast food est à la restauration, c'est indigne de toi, alors au menu que suggères-tu , notre hôte sait déjà que je ne me cache pas , sur Internet tu vas rapidement trouver ma petite production , bon c'est plus indigeste que le Matin Dimanche dans lequel, le philosophe nous fait la leçon "Proceedings of the Academy of Sciences of United States " par exemple comme auteur ou co- auteur au mileu d'un aeropoage de "phD" philosophical Doctor titre , on est d'accord qui n'a plus rien avoir avec nos temps- pos-modernes, t'énerves pas. Mais et toi tu vas pas me dire que tu passes de blog en blog , comme une sorte d'écrivain sans papier, t' as des documents des" titre de séjour" bon j'abuse de l'hospitalité de notre hôte , t'en fais pas ça fait au moins 3 jours qu'on est hors sujet, ça va finalement nous rapprocher. A propos de sans papier , je suis quatre fois par semaine devant une classe de 20 élèves vrais et faux réfugiés et je ne me considère pas par respect, comme un enseignant, mais comme passeur d'une langue ;la langue française" alors profites corriges l'orotgraphe ,la syntaxe et,surtout j'exige une note de mauvais comportement.Ne me fais pas croire à une phrase d'un roman de Marc Dugain , il faut têtre beacoup plus intelligent pour être lâche que pour être courageux.

Écrit par : briand | 27/02/2010

Monsieur le rescapé de l’école vaudoise, pourriez-vous faire un petit effort ? Ne pas tout dire en même temps dans la même phrase, s’il vous plaît. Ce serait plus agréable et on vous comprendrait mieux.
Voilà !

Ah ! oui, une chose encore. « Tu… tu… » Qu’avons-nous gardé ensemble ?

Écrit par : Edgard Poe | 27/02/2010

Les cochons visiblement...

Écrit par : Ervan Dalud | 27/02/2010

Pour interrompre pendant un instant les échanges les échanges d'amabilités entre deux intervenants, dont l'un se targue de sa supériorité intellectuelle (ce qui est une manière d'infirmer cette prétention) et l'autre ne résiste pas la tentation de se défendre d'attaques qui ont manifestement tourné à l'obsession (ce qui dénote un certain manque de jugement), permettez-moi, M. Duval, de faire un copier/coller d'une contribution que j'ai faite il y a quelques jours sur le sujet qui devrait nous occuper. Si elle ne convainc personne, elle aura du moins le mérite d'encourager, sait-on jamais, quelqu'un d'autre à se prononcer sur le sujet:

"Le fait que nos élèves terminent leurs études secondaires une année plus tard que ceux d'autres cantons est particulièrement gênant pour les Genevois, qui doivent constater que leurs camarades qui ont fait un bac en France, un bac français ou un baccalauréat international dans un établissement privé, accèdent à l'université avec un an d'avance. Ils peuvent aussi se trouver en compétition sur la marché du travail avec des jeunes qui ont déjà cumulé une année d'études en plus après leur bac. Cela ne constitue, bien sûr, pas une indication fiable de la qualité du savoir réel de ces derniers, mais peut jouer en la défaveur de nos porteurs de matus. Ce danger existe non seulement dans leur canton, mais partout où la valeur respective des diplômes, le temps d'études qu'ils nécessitent et les disciplines qui y sont étudiées sont des critères peu connus du public, et parfois même des responsables du recrutement. Ajoutons à cela que, pour les étudiants de condition modeste et leurs parents une année de plus ou de moins peut faire une différence importante, ce qui est également le cas, pour ceux dont les revenus sont proches de la limite qui permet l'accès aux bourses d'études.

Merci de votre patience.

Écrit par : Mère | 28/02/2010

@Mère,
On peut comprendre vos arguments qui sont tout à fait défendables. Mais on ne peut les prendre en compte pour la raison invoquée dans le texte même du billet, 2ème §:
"L’Ordonnance fédérale qui régit les maturités impose pour l’obtenir 4 ans de scolarité, et il n’y a donc pas de maturité en 3 ans. Cependant les cantons qui veulent gagner une année se dotent d’un Cycle d’orientation dont la ou les deux dernières années sont des années gymnasiales. C’est le cas du Valais ou de Vaud, ce n’est pas celui de Genève qui n’a pas voulu au C.O. de filière pré gymnasiale. Donc après l’école obligatoire qui se termine à 15 ans, il faut ajouter les 4 ans de maturité, et l’obtention se fait à 19 ans".

Ainsi, le résultat de la récente votation sur le CO empêche tout simplement l'obtention de la matu à 18 ans.

Bien à vous

Écrit par : duval | 28/02/2010

Merci de votre réponse, qui se trouve en fait dans la dernière phrase. Je ne me souviens pas que la matu à 18 ans ait été évoquée lors de cette votation, mais je me trompe souvent. C'est peut-être aussi le cas lorsque je calcule que les ressortissants des cantons que vous citez obtiendront leur diplôme pour enseigner à l'école primaire au moins deux ans avant les Genevois s'ils suivent une école normale dans un autre canton; que de plus on ne pourra pas leur interdire l'accès à l'enseignement genevois avec ces titres. Cette fois, j'espère me tromper.

Écrit par : Mère | 28/02/2010

Oui, André, le 17 mai 2009, les Genevois, à 2/3 contre 1/3, ont préféré le contre-projet à l’IN de Réel, initiative qui prévoyait expressément une filière (pré)-gymnasiale.

Or, malgré ce clair résultat, s’il y avait eu une réelle volonté politique allant dans le sens d’une 9e année = 1ère année de l’ORM (Ordonnance fédérale), on aurait pu imaginer faire tout ce qu’on veut.

Cependant, cette volonté politique n’existe pas à Genève, le Parlement vient de voter à ce propos, et cela d’autant que les élèves genevois travaillent moins que ceux d’autres cantons (Fribourg ou Valais, par exemple).

Ce que le PRD propose est, avant d’imaginer toute soustraction éventuelle, de redonner aux élèves genevois la chance que les autres cantons donnent à leurs propres élèves du cursus obligatoire.

Écrit par : Jean Romain | 28/02/2010

@Mère,

Cet aspect du problème a en effet soigneusement été "évité"...et on s'est gardé de bien l'expliquer aux citoyens!
En ce qui concerne la formation des enseignants, là aussi, le parlement s'est singularisé et a opté pour un IUFE (4 ans) à Genève alors que tous les autres cantons sont dotés d'une HEP (3 ans)....résultat....à Genève, on est enseignant plus tard qu'ailleurs!

Écrit par : duval | 28/02/2010

La classe politique genevoise est probablement, plus que celles des autres cantons, malade de son addiction aux positions idéologiques. Pour tenter de les remplacer, ou du moins de les infléchir, par des données plus pragmatiques, il pourrait être très utile que des sociologues compétents et impartiaux entreprennent une étude comparative sur l'avenir des diverses catégories d'élèves ayant obtenu chez nous leur diplôme de maturité (en y adjoignant notamment, pour Genève en tout cas, les élèves qui quittent les Collèges pour faire un bac, qui les débarrasse du poids de certaines disciplines, notamment l'allemand): elles porterait donc sur les porteurs de Maturités, de Maturités fédérales, de bacs inernationaux et de bacs français. Elle s'efforcerait également de tenir compte, dans la mesure du possible, d'autres éléments de réussite, tels que le statut social des parents.
Il est bien possible qu'une partie de ces données existe, il est aussi possible dans ce cas, qu'elles soient occultées pour les raisons citées plus haut.

Écrit par : Mère | 28/02/2010

Les Universités et EPFL (la maturité est principalement faite pour entrer dans ces hautes écoles, c’est son but premier) possèdent les statistiques de réussite des étudiants en fonction de la provenance cantonale, et même des différents établissements. Le DIP de Genève aussi.

C’est édifiant ! Pas besoin d’attache idéologique, rien que des faits.

Quant à l’allemand, on peut effectivement s’en débarrasser (nulle nécessité d’aller ailleurs, il suffit de ne pas le choisir en option), mais il faut savoir que c’est une condition d’entrée en fac de droit (la jurisprudence est en allemand aussi).

Écrit par : Jean Romain | 28/02/2010

"la maturité est principalement faite pour entrer dans ces hautes écoles, c’est son but premier"
Cette idée ne me gêne que dans la mesure où elle ne correspond pas, ou plus, à la réalité. D'ailleurs, on doit bien constater que parmi les "hautes écoles" il en est de "hauteurs" très diverses et je doute que toutes celles qui, dans la pratique, exigent une matu à l'entrée, portent toutes ce titre. Cela a toujours été le cas également dans les facultés traditionnelles de notre Université, dont les titres correspondent des exigences intellectuelles très diverses et très inégales. Mais le phénomène s'est fortement accentué depuis deux ou trois décennies avec une certaine dévalorisation de la matu (confondue souvent avec le bac quant à ses exigences) et la course à la reconnaissance pratiquée par certaines professions.
Quant aux statistiques que vous mentionnez, elles ne semblent pas être du domaine public, du moins sont-elles peu connues et, comme vous le faites remarquer, elles ne concernent que les carrières dites académiques. Il va de soi que si elles montrent de manière indubitable que les étudiants qui ont obtenu leur matu en 3 ans perdent systématiquement cette année d'avance par un retard d'une année à l'Université, je m'inclinerais devant les faits.
Cependant, cette constatation ne répondrait pas entièrement, me semble-t-il, aux autres objections que je soulève dans mon intervention: il est vrai qu'elle reporterait alors une certaine charge de sélection sur l'Université, qui ne ferait qu'hériter à son tour du problème imposé depuis bien longtemps aux Collèges (pour Genève, Gymnases ailleurs) par le refus d'une sélection antérieure, dont la nature idéologique (et non seulement de psychologie cognitive ou autre) ne peut être niée, qu'on lui soit favorable ou non. Tout enseignant au Collège peut se faire très rapidement une idée de la proportion d'élèves qui se destinent aux études supérieures et y semblent aptes, surtout dans les premiers degrés. La matu à 18 ans, sujet de ce billet, aurait peut-être été, à cet égard, un pis aller en faisant plus rapidement le tri entre ceux qui ont besoin d'une matu pour les études réellement supérieures et les autres, quitte à ce que les moins doués parmi les premiers complètent leur formation à l'Université.

Écrit par : Mère | 28/02/2010

« "La maturité est principalement faite pour entrer dans ces hautes écoles, c’est son but premier". Cette idée ne me gêne que dans la mesure où elle ne correspond pas, ou plus, à la réalité. »

C’est faux ! Cette idée correspond tellement à la réalité que l’EPFL et certaines facultés des Universités ont menacé, si le niveau descendait trop comme c’est le cas, d’instaurer un examen d’entrée. Cela s’est passé en 2004-2005 et ce n’étaient pas de vaines menaces. [Donc examens de maturité pour terminer le collège (en juin) + examens d’entrée (à la fin de l’été)].

Alors, pour réagir rapidement à la menace, la CDIP (conférence des directeurs de l’instruction publique) et le DFI (Département fédéral de l’intérieur) ont mis sur pied en 2006 un groupe de travail sur le plan suisse, d’une vingtaine de personnes (votre serviteur en faisait partie), pour réviser partiellement l’Ordonnance fédérale, et cela afin de lui redonner un peu de couleur. On a évité l’examen d’entrée.

Mais rien n’est définitif en ce bas monde. Pour l’heure, la maturité reste bel et bien le principal billet d’entrée dans ces hautes écoles.

Or, devant la chute du niveau dans certaines disciplines, ce qu’il faut n’est pas la matu à 18 ans, mais bien une révision totale de cette Ordonnance fédérale. Le jeu trop ouvert des options lui a fait perdre toute colonne vertébrale. Et je suis partant pour y travailler.

Écrit par : Jean Romain | 28/02/2010

Il et temps en effet de sonner la rentrée des classes et ainsi mettre un terme aux jeux "violents " dans la cour de récréation, j'ai abusé un peu de votre hospitalité et je m'en excuse , l'école mérite un débat sinon serein du moins apaisé.

Écrit par : briand | 01/03/2010

Les commentaires sont fermés.