21/10/2010

Nominations au DIP, de quoi se poser des questions.

Monsieur Didier Salamin, directeur de l’enseignement primaire a pris sa retraite au 31 décembre 2008. Depuis, c’est Madame Danièle Jeanrenaud Dokic qui occupe ce poste par intérim.

On apprend aujourd’hui que le Conseil d’Etat vient de nommer Madame Paola Marchesini au poste de directrice générale de l’enseignement primaire et Monsieur Pierre Kolly à celui de directeur général du Cycle d’Orientation.

Voilà qui m’interpelle…

-         En effet, Monsieur Beer, président du DIP, a déclaré à maintes reprises que dans le cadre de l’instauration de Harmos, il voulait, dans un souci d’uniformisation, d’ici 2012 probablement, remplacer les deux directeurs (primaire et secondaire) par un seul poste de directeur de toute la scolarité obligatoire.

Ces deux nominations vont manifestement à l’encontre des déclarations du Conseiller d’Etat.

Que deviendront ces deux postes lorsque le Conseil d’Etat, d’ici peu, nommera un directeur de l’enseignement obligatoire ? Il est vrai qu’au sein du DIP, on n’en est plus à un échelon près dans la hiérarchie.

 

-         Tout aussi inquiétant, le profil des deux candidatures retenues…

Qu’on ne s’y trompe pas, je n’ai rien contre ces deux personnes, je ne les connais ni l’une ni l’autre. Je constate simplement que Madame Marchesini a fait toutes ses études de psychologie et l’essentiel de sa carrière « pédagogique » en Italie et respectivement Monsieur Kolly dans le canton de Vaud.

On se doute que parmi tous les directeurs (6 à la direction générale et environ 90 directeurs d’établissement en ce qui concerne le primaire) actuellement en place au DIP, un certain nombre d’entre eux devait être sur les rangs. On est en droit de se demander si aucun n’avait les capacités pour occuper un tel poste.

 

Serait-ce là l’aveu de l’incompétence criante de tous ces gens?

 

J’en connais qui doivent faire grise mine aujourd’hui…

 

En ce qui me concerne, je me sens presque rassuré.

Peut-être, en effet, vaut-il mieux laisser une chance à des gens tout « neufs », à des gens qui ne sont pas issus du panier de crabes que constitue l’essentiel des cadres actuellement en place au DIP.

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Commentaires

Mon Cher André,

La théorie du "sang neuf", je confesse y avoir cru un peu au moment de l'arrivée de Martine Brunschwig Graf à la tête du DIP en 1994. Est-il bien nécessaire de te décrire ce qui a suivi ?

Écrit par : yves scheller | 21/10/2010

........mouais, le panier de crabes......l'expression est bien trouvée....

Bouffer pour ne pas se faire bouffer.....y'a une dame aux peintures de guerre qui devrait se reconnaître....

Écrit par : Lulu | 23/10/2010

Les peintures de cette dame sont tellement ternies à force de mordre la poussière! "Bouffer pour ne pas se faire bouffer" ....il y a aussi la technique qui consiste à faire passer son joint dans le panier en écoutant du Bizet à plein tube, ça plaît, semble-t-il, et c'est bon pour l'avancement...

Écrit par : autre Lulu | 23/10/2010

hélas les termes népotisme, copinage, inéfficacité, guerre des clans prennent tout leur sens ici....rajoutons à cela le fait que souvent les candidats suisses ou étrangers, domiciliés de longue date à Genève sont discriminés et vous avez le code génétique du fonctionnement de toute l'administration cantonale hélas......d'autres diront que des gens de couleur dans l'administration sont également discriminés pour des postes de la direction et on ne sait quoi penser.....mais il est vrai que nous n'avons jamais vu un fonctionnaire de couleur accéder au poste de directeur d'école, de chef de clinique ou encore de commissaire de la police genevoise.....discrimination, en plus du copinage et du népotisme ?

Écrit par : editorial | 23/10/2010

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