27/10/2010

Les instituteurs sont-ils des « intellectuels » ou des praticiens ?

La formation des enseignants doit-elle plutôt tenir d’un apprentissage ou d’études universitaires ?

A l’heure ou la CDIP s’apprête à revaloriser les filières d’apprentissages (voir mon billet précédent) la question mérite d’être posée.

Dans tous les cantons romands la nouvelle formation fait une large place à la pratique professionnelle. Les HEP (BEJUNEFRIVAL) de Berne, Jura, Neuchâtel, Fribourg, Vaud, Valais suivent dans les grandes lignes des orientations similaires: une harmonisation et une revalorisation professionnelle.

Seule Genève, arrogante et prétentieuse, fait exception.

« Nous sommes en avance sur tout le monde, à la tête de l’innovation ».

On sait pourtant ce que cette attitude présomptueuse a coûté à nos écoliers lorsque Genève, en 1992, a lancé cette trop fameuse « Rénovation » de l’enseignement primaire…

Les étudiants actuellement en formation à l’IUFE du bout du lac dénoncent les graves disfonctionnements de cette formation essentiellement universitaire. Elle est, selon eux, déconnectée de la réalité du terrain et de réclamer désespérément plus de pratiques.

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/10/19/for...

Revaloriser les apprentissages, la pratique professionnelle tout en instaurant une formation « ultra-universitaire » pour les enseignants…Comment Monsieur Beer va-t-il donc concilier ce paradoxe ?

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Commentaires

bravo à toutes ces réformes,plus personne ne sait qui doit faire ceci ou cela,super à Genève,je préfér me souvenir du temps ou chaque instituteur enseignait une branche ,voire deux,tandis que nos grands-parents ,parents pour ceux qui avaient la chance d'en avoir eux se souciaient du savoir vivre de leurs enfants,une giffle si tu parles de ton maitre qui a eu l'audace de t'en donner une,et personne ne s'est jamais plaint.à Genève vous compliquez tout à souhait,et ce depuis très longtemps on vous rassure,mais au vu des questions posées,y'a un truc dans le bidule comme dirait Coluche!Pourquoi ne cherchez-vous pas des réponses logiques dans les livres dont les écoles romandes se servirent,finalement en vous lisant je redouterais de mettre mon enfant sur vos bancs de classes,ce qui servira bien entendu aux nombreux groupes et sous-groupes prêts à voler vos enfants pour un endoctrinement dont il ne sortira jamais indemne,même pire que l'école de recrue qui servait aussi à faire des adultes responsables et non des grenouilles de bénitiers!

Écrit par : lovsmeralda | 28/10/2010

Il est en effet affligeant d'entendre parler les étudiants de l'IUFE qui sont en formation. Je les entends et discute avec eux dans la salle des maîtres et sans exceptions le jugement est clair: Cette formation universitaire est catastrophique, elle a un niveau des plus bas et en plus le tout est complètement désorganisé. Ce sont des jeunes gens qui ont déjà suivi un cursus universitaire d'en tout cas 4-5 ans et ils doivent assister à des cours pendant lesquels on leur apprend RIEN, les "profs" font du REMPLISSAGE ne sachant pas vraiment quoi leur apprendre. Et s'ils manifestent trop ouvertement leur mécontentement ils risquent d'échouer aux examens. On en est là dans cette république où on croit faire mieux qu'ailleurs....
Il est vrai, la majorité des députés ne voulaient pas une formation en HEP comme elle se pratique ailleurs, certains pour des raisons soi-disant financières (plus chère, disait une certaine droite, ce qui n'a jamais été prouvé !!!) d'autres pour des raisons salariales sans doute (la gauche: croyant qu'avec une formation soi-disant universitaire et de plus en plus longue on pourrait exiger des salaires plus élevés).
Le résultat c'est que la formation est un désastre, mais cela visiblement n'intéresse personne à Genève.... Mais à quoi s'intéresse-t-on donc à Genève ?????
Pourtant la formation, et aussi celle des enseignants est primordiale dans notre société!
Alors qui va prendre les choses en main? M. Beer peut-être.... je n'y crois pas DU TOUT, et l'université elle-même.... avec le doyen Schneuwly qui prétend que les choses prennent du temps (cela fait dàjà en tout cas 3 ans que la catastrophe dure...) et vont s'améliorer... JE N'Y CROIS PAS NON PLUS.
J'avoue, je suis plus que pessimiste... GENF BLEIBT GENF.
Alors les jeunes, allez faire votre formation ailleurs... allez respirer de l'air en "peu plus pur" et revenez ensuite pour essayer de changer les choses !

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 28/10/2010

Et n'oubliez pas que les appartements sont moins chers ailleurs en Suisse. Pourquoi garder des Genevois à Genève? A Fribourg les étudiants sont bien mieux traités.

Écrit par : Mère-Grand | 28/10/2010

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