20/11/2010

Malheureusement, le mal est fait, Monsieur Weiss

Le récent billet « Les futurs instits préfèrent Lausanne » que Monsieur Pierre Weiss a posté sur son blog a de quoi alimenter les regrets.

Le constat est édifiant. Afin de se former au métier d’instituteur, seuls 17 étudiants se sont inscrits à la FAPSE de Genève alors que 64 ont opté pour la HEP vaudoise.

Cherchez l’erreur.

Aujourd’hui, le député libéral se réfugie derrière des pseudos-raisons:

-         « la jeunesse de la loi genevoise et donc du dispositif qu'elle a mis sur pied »

-         « Un certain discrédit dont pâtit encore la FAPSE à cause de la prédominance naguère de certaines orientations pédagogiques »

Cerise sur le gâteau, il nous fait le coup du refrain habituel « il faut laisser du temps au temps ».

Je regrette donc que Monsieur Weiss n’aille pas au bout de sa « prise de conscience ». Pourquoi ne pas admettre que lui et les députés qui l’ont suivi à l’époque avaient tout simplement « tout faux ».

Drapé dans son arrogance, tout ce beau monde ne voulait rien entendre !

Ce n’était pourtant pas faute d’avertissements.

Preuve en est le texte paru dans la rubrique « L’Invité » de la Tribune de Genève du 2 décembre 2009 sous la plume de Monsieur Marc Fischer, président de l’Arle.

Aujourd’hui, on ne peut que constater combien l’Association Refaire l’Ecole avait, elle, vu juste.

 

Jugez plutôt.

 

On reste estomaqué ! Au cas où les députés du Grand Conseil voteraient le projet de loi qui leur sera présenté avant la fin de l’année, la formation des maîtres de la division primaire sera plus longue à Genève que dans les autres cantons Suisses : 4 ans en IUFE au lieu de 3 ans en HEP. Tout cela parce qu’une formation universitaire (à Genève) est de nature « différente » que celle offerte dans les hautes écoles professionnelles romandes.

 

Mais pourquoi confier cette formation à l’Université ? C’est justement cette nature « différente » que l’ARLE conteste. En fait, pour former les maîtres primaires de manière satisfaisante, il faut remplir 3 conditions :

 

1.       Une formation valorisant l’apprentissage sur le terrain plutôt que la théorie et la recherche, dévolues à l’Université.

Les HEP proposent des formations plus ciblées sur les savoirs indispensables. Elles confient une partie de leur formation à des professionnels actifs sur le terrain et conscients des besoins de leurs futurs collègues.

Une HEP permet de proposer des cours qui n’auraient pas leur place dans un cursus totalement universitaire tels l’écriture, l’éducation artistique, l’éducation physique etc. qui sont particulièrement fondamentaux à l’école primaire.

 

2.       Le respect et le maintien du statut de « généraliste ». Les futurs instituteurs doivent pouvoir continuer à enseigner les disciplines artistiques (dessin, travaux manuels, musique, etc) plutôt que de confier entièrement ces enseignements aux seuls maîtres spécialistes. Il en va de la survie de cette belle profession.

C’est ce caractère de « généraliste » qui justement fait la richesse de cette profession, qui permet à l’instituteur de découvrir les élèves sous un autre jour et, à l’inverse, aux élèves de percevoir leur enseignant autrement que comme « un » « prof de français ou de math ». Les rapports ne seraient donc plus les mêmes et ils s’en trouveraient extrêmement appauvris, au détriment des élèves.

                                                                       

3.       Dans un souci d’harmonisation évident, l’ARLE préconise donc une formation en 3 ans, dans une HEP, ce qui correspond à ce qui se fait partout ailleurs.

 

Or la commission de l’Enseignement supérieur, sous la pression du député Pierre Weiss, a abouti à un projet hybride et inutilement compliqué. Pourquoi Genève doit-elle persister à confier la formation des futurs maîtres à l’université (FAPSE) dont les théories socioconstructivistes ont contribué à mener l’école genevoise dans le mur ?

 

Quatre réponses à cette question : parce que c’est moins cher ? Parce que M. Weiss est à la fois juge et partie dans ce projet ? Parce que des études universitaires sont soi-disant plus « prestigieuses » ? Parce qu’on ne change pas une équipe qui perd ?

Choisissez la réponse qui convient, mais on ne peut admettre que pour quelque raison que ce soit, le Grand Conseil genevois, en mal de majorité, édicte une loi qui prétérite gravement les futurs maîtres genevois eux-mêmes. Il sera alors plus simple et plus efficace d’aller se former en 3 ans à Lausanne ou à Sion et de venir ensuite enseigner à Genève.

 

Cette loi serait un acte discriminateur pour les autochtones.

 

On a beau se perdre dans des chicanes partisanes compliquées, il reste un constat : si ailleurs on peut être formé en 3 ans, et si cette formation donne satisfaction, cela signifie qu’à Genève, l’IUFE (4 ans d’université) est moins performant qu’une HEP. Et c’est ce que l’ARLE n’a cessé de dire.

 

Ou alors ceux qui voteraient cette loi pensent-ils que les étudiants genevois sont simplement plus bêtes ou plus lents que leurs homologues romands …

 

 

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Commentaires

Un peu sévères tes propos, André. Pierre Weiss reconnaît dans son blog le problème. Il ne se livre pas à la palinodie, certes, mais il dit que le problème est de deux ordres :

- D’une part la longueur excessive (4ans) du cursus genevois, au lien de 3ans partout ailleurs.
- D’autre part, il admet que l’idéologie de la FAPSE est de nature à faire fuir les futurs instituteurs, effrayés par la doxa socio-constructiviste.

Donc, il faut attendre effectivement pour voir si l’an prochain la fuite des étudiants se confirme et ensuite, si c’est le cas :

1. Remettre en question l’existence de cet institut universitaire (je le ferai devant le Grand Conseil). L’ARLE pourrait lancer une initiative…
2. Surtout nettoyer les écuries d’Augias.

Genève devrait rayonner et non pas subir l’éteignoir de cet Institut. Et Charles Beer, une fois de plus s'est trompé.

Écrit par : Jean Romain | 20/11/2010

Genève, un monde en soi, où certains députés dorment dans des draps de soie en oubliant les chemins parcourus dans les champs de coton ... Et ce n'est pas une vendange tardive de Soral qui nous rapprochera des réalités de notre société !

Écrit par : Minet | 21/11/2010

"Et Charles Beer, une fois de plus s'est trompé."

Pas plus que tous les députés qui ont voté le texte, et même plutôt moins, puisqu'il n'est pas député, alors que le libéral a milité activement pour. Mais évidemment "on" préfère taper sur le socialiste que sur le libéral.


"Donc, il faut attendre effectivement pour voir si l’an prochain la fuite des étudiants se confirme et ensuite, si c’est le cas :"

Pourquoi attendre? Ce sera toujours 4 ans contre 3 ans ailleurs. C'est prendre les gens pour des cons.


"1. Remettre en question l’existence de cet institut universitaire (je le ferai devant le Grand Conseil). L’ARLE pourrait lancer une initiative…"

Arle est moribonde...


"2. Surtout nettoyer les écuries d’Augias."

Et donc nettoyage soumis à la condition préalablement énoncée... Doivent pas être si sales que ça les écuries... Certaines écoles par contre... quand on sait comment certains profs "enseignent"... absents la moitié du temps ou faisant lire leurs élèves en classe...

Écrit par : Johann | 21/11/2010

Cet IUFE, parce qu’il est universitaire, est payé par la Confédération, alors qu’une HEP traditionnelle l’est par le canton, voire la région, comme c’est le cas pour la HEP Bejune (Berne, Jura, Neuchâtel).

L’argumentation libérale (Weiss) s’est d’abord fondée sur le financement. On a voulu aussi, du côté des tenants de l’IUFE, insister sur la tradition genevoise et contenir la force socio-constructiviste de la FAPSE par l’instauration d’un institut inter-facultaire.

Mais au Grand Conseil, avant le vote d’acceptation de novembre 2009, Jean-François Girardet a proposé un amendement intelligent qui corrigeait la différence de longueur des études entre Ge et les autres cantons. Dans les rangs radicaux seuls deux députés l’ont soutenu. Et il a été balayé.

Un papier du Temps, il y a 4 semaines, avait sérieusement mis en question la qualité de l’enseignement dispensé dans notre IUFE. La qualité, mais aussi l’idéologie de la FAPSE. Peut-être un peu excessif, ce papier a néanmoins montré l’ampleur du désastre. Cependant, le directeur M. Schneuwly, pédago s’il en est, a envoyé une lettre au rédenchef du Temps, lui signifiant son mécontentement et demandant une correction.

Parce qu’en fait, que ce soit une HEP ou un IUFE, les mêmes farines pédagogos seront enseignées parce que les mêmes personnes y enseignent. On change le contenant, on le porte à 4 au lieu de 3 ans, mais le contenu est toujours aussi idéologique. A force de corseter les esprits dans des moules malsains, les jeunes préfèrent s’expatrier.

Écrit par : Jean Romain | 21/11/2010

On peut au moins constater un aspect positif: Les jeunes s'expatrient pour se former ! Ce qui montre qu'ils ont encore l'esprit critique et qu'ils ont compris que Genève, la prétentieuse, a un problème grave. J'espère juste qu'ils reviendront pour apporter à Genève un esprit d'ouverture vers la Suisse du côté de l"est" car malheureusement Genève ne sait que regarder à "l'ouest", c'est-à-dire vers la France...l?IUFE existe en France, les HEP dans le reste de la Suisse... par exemple...
En ce qui me concerne je continue à conseiller à tous les jeunes de se former pour obtenir leur diplôme d'enseignant en dehors de Genève pour éventuellement revenir ici avec un peu de fraîcheur et dans le but de combattre l'arrogance genevoise !
Et s'il n'y plus d'étudiants à la FAPSE, il faudra peut-être la fermer, au moins pour des raisons financières, non ? Cela serait peut-être la solution .... mais je sais que je rêve...

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 21/11/2010

Bonjour,

Juste une petite, très petite, rectification: ce ne sont pas 17, mais 250 étudiants qui se sont présenter à Genève pour devenir enseignant. Malheureusement, nous ne pouvons qu'en former 100. Sur les 150 restant, seul 42 sont allés à Lausanne.

Bernard Schneuwly, directeur de l'Insitut universitaire de formation des enseignants

Écrit par : Bernard Schneuwly | 22/11/2010

Bonjour Monsieur,

Très honoré de constater votre présence sur mon blog.

En ce qui concerne votre "rectification", vous me voyez très étonné. Je vous renvoie aux chiffres avancés par M. Weiss sur son blog:

"Selon des chiffres demandés lors de l'examen du budget 2011, il apparaît en effet que la Haute Ecole Pédagogique (HEP) vaudoise a attiré 64 Genevois en première année de son diplôme (bachelor). De son côté, la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation (FAPSE) a enregistré l'inscription de 17 étudiants provenant de l'ensemble de la Suisse romande. De seulement 17 étudiants".

Alors....?Il n'y a pas 36 explications...qui dit la vérité, qui ment?

Écrit par : Duval | 22/11/2010

Chiffres OFFICIELS selon M. Weiss...!
Alors Monsieur Schneuwly, une explication peut-être?

Écrit par : Duval | 22/11/2010

@Bernard Schneuwly, directeur de l'Insitut universitaire de formation des enseignants
=> ne s'agit-il pas plutôt d'un InsTitut ?

«  Juste une petite, très petite, rectification: ce ne sont pas 17, mais 250 étudiants qui se sont présenter à Genève pour devenir enseignant. »
=> et s'ils s'étaient présentÉS, que seraient-ils devenus ?

«  Malheureusement, nous ne pouvons qu'en former 100. Sur les 150 restant, seul 42 sont allés à Lausanne. »
=> Passons sur "qu'en former 100", et sur ceux qui restent pour partir.
=> Relevons que «  Sur les 150 restantS, seulS 42 sont allés à Lausanne. »

==> Juste trois petites, très petites, questions :
- combien d'années de formation ;
- combien d'années d'expérience ;
- quel niveau dans l'échelle des traitements de la fonction publique

vous faudra-t-il pour pondre 4 phrases sans faute ?

Écrit par : Les Dix Gagas | 24/11/2010

Splendide faute d'orthographe de Monsieur Bernard Schnweuwly,
Professeur ordinaire à l'Université, Doyen de la Faculté de
psychologie et des sciences de l'éducation, qui oublie de
mettre un "s" à enseignant... Nous ne lui en tiendrons pas
rigueur !

Reste que la FAPSE n'est pas vraiment un modèle de dynamisme
à l'Université. Plus rien ne s'y passe plus vraiment depuis
20 ans !

Sans revenir dans les détails, nous aimerions rappeler quel-
ques éléments du paysage pédagique romand (PPR) :

Vaud, c'est

La matu à 18 ans-
Une formation d'instituteur en 3 ans reconnue à l'échelle
fédérale - alors que la formation genevoise ne l'est pas.
18 + 3 = 21 ans.
Une formation de maître du secondaire 1 en 3 ans (Bachelor) +
2 ans (HEP), sur 3 didactiques de branche, reconnue par la
Confédération - alors que la formation genevoise de l'IUFE
ne l'est pas.
18 + 3 + 2 = 23 ans.
Une formation de maître du secondaire 2 en 5 ans (Master) + 1
an (HEP), reconnue à l'échelle fédérale, sur 2 didactiques de
bracnhes. 18 + 5 + 1 = 24 ans.

Genève, c'est
La matu à 19 ans.
Une formation d'instit en 4 ans. Non reconnue pour l'instant à
l'échelle fédérale.
19 + 4 = 23 ans.
Une formation d'enseignant secondaire 1 et 2 en 5 ans (Master
exigé) + 1 ans sur 1 didactique de branche. 19 + 5 + 2 = 26 ans.
Impossibilité de conduire une formation sur deux didactiques
de branche en parallèle, donc + 1 an pour deux branches d'en-
seignement. Soit 19 + 5 + 2 + 1 = 27 ans. C'est une aberration
totale.

Encore un détail intéressant : des enseignants secondaires ge-
nevois titulaires d'un Certicat d'aptitude à l'enseignement se-
condaire genevois (et donc nommés fonctionnaires de l'Etat de
Genève) qui ont voulu s'expatrier sur Vaud ont reçu une promes-
se d'engagement mais seulement à 90% en contrat à durée déter-
minée et non en contrat à durée indéterminée aussi longtemps
qu'il n'auraient pas accomplis les compléments exigés à la HEP
de Lausanne. Du coup, ils sont est restée à Genève... Vive la
mobilité.

Une fois de plus, les Genevois sont à la traîne par rapport au
reste de la Suisse. Les études PISA démontrent que l'école ge-
nevoise est la plus mauvaise de Suisse. En termes de coût par
élève, c'est aussi la plus chère. Et comme le dit le Député
Jean Romain, l'IUFE est une gabegie institutionnalisée. Cher-
chez l'erreur ! Il faudrait qu'une fois Monsieur Charles Beer
quitte son flegme habituel. Ainsi que son sourire lassé par
les contingences. Il semble qu'il laisse tout aller depuis
sa réélection, assuré qu'il est de quitter le Conseil d'Etat
en 2013. En 10 ans, il aura largement contribuer à abaisser
le niveau de l'école genevoise - les dégâts semblent irréver-
sibles. Alors même que 45 ans après André Chavanne fas-
cine encore

http://archives.tsr.ch/player/ecole-chavanne

Quant à l'administration scolaire, elle fait tout pour se don-
ner du travail parmi - en multipliant les postes de directeurs
par exemple... Son objectif est simple : freiner l'émancipation
des jeunes pour justifier des dépenses supplémentaires. Si le
taux de chômage à Genève est le plus élevé en Suisse, c'est
bien parce que l'école est mauvaise. Si l'école est mauvaise,
c'est parce que les enseignants sont médiocres. Si les ensei-
gnants sont médiocres c'est parce qu'ils ne sont pas motivés.
S'il ne sont pas motivés et qu'ils n'osent pas prendre d'initia-
tive, c'est parce que les directions ne savent pas les stimuler
ou leur donner du plaisir à leur place de travail. Et si les
directeurs d'écoles n'osent pas prendre leurs responsabilités,
c'est que les directions générales et en particulier les res-
ponsables RH sont d'une parfaite arrogance.

Peut-être préciser que Madame Laura Weiss, épouse de Monsieur
Pierre Weiss, PhD, est didacticienne responsable de la forma-
tion des enseignants de physique à la FAPSE. Le point de vue
défendu par Monsieur Pierre Weiss est donc sauf objectif, puis-
qu'il financièrement intéressé à ce que la formation des en-
seignants restent longue et peu motivante pour les candidats.
Comme beaucoup d'électeurs, je suis extrêmement déçu qu'il se
soit "dégonflé" au moment du débat et du vote du Grand Conseil
sur la longueur de la formation des enseignants primaire en
décembre 2009. Ainsi qu'au moment de discuter la mise sur pied
d'un programme d'études sur 3 ans au Collège de Genève et à
l'Ecole de commerce. Je ne puis que saluer ici le courage de
Monsieur Jean Romain, de Monsieur André Duval, de Madame Ma-
rion Garcia-Bedetti, de Madame Michèle Roullet, PhD et de Mon-
sieur Jean-François Girardet de maintenir le cap et de défen-
dre leur point de vue haut et fort !

Écrit par : Titeuf | 24/11/2010

Bonsoir,

Je reconnais avoir eu tort d'essayer de participer au débat sur ce blog. Les dés sont pipés, comme on dit. La forme prime sur le contenu dans un blog où, en général, on respecte une communication plus "relâchée". J'avoue avoir réagi "spontanément" comme c'est habituellement le cas dans ce genre de situation de communication. Je m'en abstiendrai dorénavant.

Juste une toute dernière correction et information dans l'ensemble des informations fausses données sur ce blog. A Genève, un étudiant se formant pour l'enseignement du secondaire obtient un diplôme combiné pour le secondaire I et II, ce qui n'est pas le cas à la HEP Vaud. Les calculs ci-dessus n'en tiennent pas du tout compte. Un exemple parmi d'autres mettant en évidence le mode de pensée unilatéral(e) des responsables du blog.

Bernard Schneuwly

Écrit par : Bernard Schneuwly | 25/11/2010

Monsieur Schneuwly,

Je vous accorde que certains commentaires ne sont pas judicieux et qu'il n'est pas nécessaire de s'attarder sur la forme plutôt que sur le contenu.
A cet égard, vous me faites un faux procès, j'en veux pour preuve le commentaire (reproduit ci-dessous) que j'ai aussitôt posté sur mon billet "Le combat des chefs":

"Au fait, toutes mes excuses pour celle qui figure dans l'illustration...mais là aussi, copier/coller.
Ceci dit, ça peut toujours arriver, surtout dans les commentaires écrits dans l'urgence".

Ceci dit, je trouve très dommageable que vous vous retiriez du débat sous un tel prétexte....un peu facile! Pourquoi ne répondez-vous pas tout simplement aux questions posées dans le billet "Le combat des chefs".
Votre décision ne servirait-elle pas à cacher une incapacité à répondre?
Les dés deviendaient-ils donc pipés au moment où, dans un débat, on commence à se sentir coincé, en difficulté?
Le même reproche est à formuler à M. Weiss qui, lui, préfère se terrer dans le silence...

Écrit par : duval | 25/11/2010

PS. Votre remise en cause sur le secondaire I et II concerne un commentaire laissé sur mon blog. C'est à tort que vous m'accuser. C'est justement pour ne pas laisser un mode de pensée unilatérale s'installer qu'un blog peut servir en ouvrant le débat....libre à vous de répondre à ce "Titeuf" que je ne connais pas.
Pour ma part, je le répète, je vous ai posé des questions très claires auxquelles, pour le moment, vous n'avez pas répondu...inquiétant!

Écrit par : duval | 25/11/2010

Pour ne pas laisser Monsieur Duval sur sa faim:
- 17 étudiants vaudois dans la formation des enseignants du primaire
- 31 étudiants vaudois dans la formation des enseignants du secondaire
Total: 48 étudiants vaudois
Un petit indice concernant la troisième question posée par Monsieur Duval (je n'ai pas le temps pour l'instant de faire une recherche fouillée): dans la formation des enseignants du secondaire, nous avons un peu plus de 100 étudiants provenant d'autres cantons.
J'espère avoir ainsi satisfait la soif (changeons de métaphore) de chiffres de Monsieur Duval.
Mais comme chacun sait, des chiffres ne signifient rien sans un contexte qui permet de les interpréter. Voici deux éléments de contexte.
1. Comme je l'ai déjà dit (très rapidement... dans un billet d'humeur qui en porte les traces): l'accès à la formation des enseignants du primaire est limité à Genève. Chaque année 250 personnes tentent leur chance. L'Université ne peut en accueillir que 100. Des 150 restants chaque année, seuls 42 sont allés à Lausanne où l'accès à la formation n'est pas limité. On peut s'étonner du peu.
2. Pour ce qui concerne le secondaire, nous sommes en équilibre: 23 étudiants genevois à Lausanne, 31 étudiants vaudois à Genève.

Écrit par : Bernard Schneuwly | 25/11/2010

@ Les Dix Gagas : D'accord avec vos corrections, sauf pour "restants". Ici, il s'agit du participe, donc "restant" (dans le sens de "qui restent") est juste.

Écrit par : Kissa | 25/11/2010

Monsieur Schneuwly,
Je vous remercie pour votre réponse. J’apprécie sincèrement que vous soyez revenu sur votre décision et que vous acceptiez donc le débat.
Je me permets de vous faire remarquer que ce ne sont pas « mes » chiffres dont il est question mais ceux de M. Weiss. Je me suis borné à les comparer aux vôtres.
1. Si l’on s’en tient au primaire, le nombre de 17, avancé par M. Weiss, étudiants vaudois qui sont à Genève est correct. Qu’en est-il par contre des genevois expatriés à Lausanne en ce qui concerne le PRIMAIRE auquel j’aimerais me limiter pour le moment.
2. Il semble donc que des étudiants genevois aient été refusés à l’IUFE. N’est-ce pas une anomalie, ne devrait-on pas donner une priorité à ceux-ci ?
3. En séparant le primaire et le secondaire, il serait donc intéressant de connaître le nombre des étudiants genevois (pour le primaire) à l’IUFE, à la HEP de Lausanne ? Même question pour les étudiants « non genevois ».
4. Je vous accorde que ces chiffres doivent être analysés sérieusement afin de bien déterminer les raisons qui en sont la cause.

Écrit par : duval | 25/11/2010

Voilà les chiffres (qui sont tous contenus dans ma contribution, mais je les présente autrement ici):
- en tout 65 étudiants sont "expatriés" (terme étonnant pour un déplacement de 60 km) à Lausanne
- 42 pour le primaire
- 23 pour le secondaire
Nous pensons qu'il n'est pas intéressant de savoir combien d'étudiant genevois il y a à l'IUFE pour le primaire. Il y a en tout environ 300 étudiants de toute provenance, en grande majorité genevois au sens large du terme. Je viens de dire qu'il y a 42 "genevois" à la HEP Lausanne.
Pour ce qui concerne la procédure d'admission, nous avons une série de critères clairement établi. Nous ne tenons aucun compte de la provenance des personne, comme c'est le cas partout et toujours à l'Université quand il y a sélection. Je pense qu'il est heureux qu'il soit ainsi.

Écrit par : Bernard Schneuwly | 25/11/2010

Très dommage que vous ne jugiez pas intéressant de savoir combien d'étudiants genevois choisissent l'IUFE (primaire). C'est pourtant ce nombre qui doit être mis en relation directe avec celui de 42 genevois qui s'en vont à Lausanne (toujours primaire). C'est ce nombre qui permettrait de se rendre compte de l'attrait d'une formation en IUFE ou en HEP.
Il serait également intéressant de savoir si ces 42 "expatriés" sont des étudiants qui ont été refusés à l'IUFE...où ont-ils été attirés à Lausanne pour d'autres motivations? Parce que c'est de ça dont il s'agit!

Écrit par : Duval | 25/11/2010

Oups... à force de voir des fautes, j'ai eu un doute et j'ai perdu mon latin... "restant" ou "restants" ? Après vérification, c'est bien "restants" qui était juste. Mea culpa.

Écrit par : Kissa | 27/11/2010

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