30/11/2010

DIP s'aventure au Roestiland

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Vignettes modifiées tirées d'albums de Hergé

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29/11/2010

Le suisse-allemand ne serait-il pas un leurre ?

Ainsi donc, il a été décidé d’introduire dans la grille horaire du Cycle d’orientation, dès la 7ème, une sensibilisation au suisse-allemand.

Outre le fait que c’est une stupidité, cette démarche a pour conséquence la suppression de l’enseignement du latin en 7ème.

Une absurdité de plus !

On peut se demander d’ailleurs si ce « gag » ne sert pas tout simplement de leurre ?

Attirer toute l’attention sur cette décision afin de faire « oublier » celle de la suppression du latin.

 

A ce propos, voici le texte paru ce jour dans la Tribune de Genève sous la plume de Jean Romain.

 

La peau du latin

 

 

Hier, lorsqu’un élève arrivait au Cycle d’orientation en choisissant le latin, il éprouvait un choc : il entrait de plain-pied dans une histoire vivante. Le passé dans sa dimension culturelle débarquait soudain dans sa salle de classe, et ce passé avait une voix. La voix latine. Quel choc ! L’élève quittait l’âge primaire pour accéder à celui de l’adolescence. Une frontière était franchie, plus visible pour les latinistes. Demain, il n’y aura plus de latin en 9e année (actuelle 7e) !

 

Bien sûr il y a les députés de l’ancienne Commission de l’enseignement, bien sûr il y a la votation populaire sur le Cycle, bien sûr il y a les guerres d’Irlande, mais il existe aussi une tradition genevoise qui aurait dû freiner la main vengeresse de ceux qui ont biffé d’un trait de plume une année entière de latin. Parce que le nouveau programme romand ne statue pas sur le latin.

 

On a donc eu la peau du latin avec la bénédiction des songe-creux. En fait, cette discipline structurante s’est retrouvée entre les mâchoires d’une tenaille puissante : d’un côté, ceux qui affirmaient que le latin est élitaire ; de l’autre, ceux qui serinaient qu’il était inutile. Elitaire parce qu’il établit des différences entre les élèves, idée insupportable en période égalitariste. Or différences ne sont pas synonymes d’inégalités. Inutile parce qu’il encombrait les esprits au lieu de les entraîner à l’approbation du monde comme il va.

 

La filière latine avait le mérite d’être claire dans l’esprit des parents désorientés par une école qui ne forme plus. On était en terrain stable. Au sortir du primaire, nombreux étaient les jeunes qui s’y essayaient, sans toujours y donner suite. Mais en 10e année (actuelle 8e), l’année la plus problématique de l’adolescence, il est plus délicat de choisir le latin.

 

Charles Beer s’est lourdement trompé en ne s’appuyant pas sur la tradition humaniste genevoise pour justifier, comme il aurait pu le faire, le latin pour ceux qui le choisissent sitôt l’entrée au C.O. La formule d’Urbain VIII « Quod barbari non fecerunt, Barberini fecerunt »,  « Ce que les Barbares n’ont pas fait, les Barberini l’ont fait » devient aujourd’hui : quod barbari non fecerunt, Beer fecit.

 

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26/11/2010

Tour de passe-passe au DIP!

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Vignettes modifiées tirées d'albums de Hergé

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25/11/2010

Le suisse allemand au Cycle d’Orientation

Voilà qui a de quoi décoiffer à mon avis. Monsieur Charles Beer vient de l’annoncer lors du TJ de la TSR : introduction d’une sensibilisation au suisse allemand dans la grille horaire du Cycle d’Orientation ! Tout cela au nom de Harmos bien sûr ! A quand l’introduction du patois valaisan (lequel) à Bâle ou Zürich ?

 

Quoi qu’il en soit, voici quelques points à méditer que nous propose Jean Romain

 

Concernant la nouvelle grille horaire du Cycle d’orientation

 

On insiste sur des disciplines fondamentales et c’est une bonne chose. 

 

1. On regrette cependant qu’on perde une année de latin. C’est donc en 10e année (8e actuelle) que le latin pour latiniste commence. Le latin est un enseignement structurant, les parents comme les élèves y voient clair, et la suppression d’une année est très dommageable pour tous les jeunes qui désiraient commencer cette discipline dès la sortie de l’école primaire. « Attendez, leur dit-on. »

 

 

2. L’enseignement du suisse allemand (initiation) est inutile. On sait déjà combien l’allemand suscite de réticences à Genève. Il n’y a rien qui presse pour le suisse allemand. « N’attendez pas, leur dit-on. »

 

 

3. L’heure d’enseignement des religions a perdu sa spécificité originelle pour devenir une heure d’enseignement des grands textes fondateurs. On perd en précision, et on fait entrer au Cycle d’orientation des thèmes qui seront abordés dans le post-obligatoire.

 

 

On  regrette que la réelle volonté de recentrer l’enseignement sur l’essentiel soit contredite par l’introduction de disciplines intéressantes certes mais sans urgence pour de jeunes esprits de cet âge. Alors que le latin, lui, a été urgent dans la tradition humaniste genevoise.

 

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23/11/2010

Le combat des « chefs »

boxe.gif

Formidable affiche :

A ma droite, Weiss, député libéral au Grand Conseil, à ma gauche Schneuwly, directeur de l’IUFE (Institut Universitaire de Formation des Enseignants).

Direct du droit en pleine face du premier nommé :

« Selon les chiffres demandés lors de l’examen du budget 2011, il apparaît en effet que la Haute Ecole Pédagogique (HEP) vaudoise a attiré 64 Genevois en première année de son diplôme (bachelor).

De son côté, la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation (FAPSE) a enregistré l'inscription de 17 étudiants provenant de l'ensemble de la Suisse romande. De seulement 17 étudiants ».(Blog Pierre Weiss, « Les futurs instits préfèrent Lausanne »)

Voilà qui paraît clair.                                                                               

Pour des raisons qui restent à déterminer, il y aurait donc, selon les chiffres officiels de M. Weiss, 64 étudiants GENEVOIS qui ont choisi de s’expatrier à Lausanne alors que seulement 17 étudiants « étrangers » se sont sentis attirés par les sirènes universitaires de Genève.

Mais voilà, réaction du second nommé…

Uppercut du gauche, dans le foie:

« Juste une petite, très petite, rectification: ce ne sont pas 17, mais 250 étudiants qui se sont présenter à Genève pour devenir enseignant. Malheureusement, nous ne pouvons qu'en former 100. Sur les 150 restant, seul 42 sont allés à Lausanne ».(Commentaire posté sur mon blog, sic)

Le combat des chiffres se complique, il en devient « brouillon ».

Bluff ? Mensonges ? Manipulation ? Quels sont les chiffres exacts ?

Toujours est-il que quelques explications seraient souhaitables.

Alors, Messieurs Weiss et Schneuwly, nous ferez-vous l’honneur de répondre :

-         Combien d'étudiants genevois à l’IUFE ?

-         Combien d'étudiants genevois en HEP à Lausanne ?

-         Combien d’étudiants d’autres cantons dans chacune des formations ?

 

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22/11/2010

L'instit Tintin

lme0.jpgQuel sera le choix de Tintin?
 
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Version HEP
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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ou version IUFE ???
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Vignettes modifiées, originaux tirés de l'album d'Hergé "Tintin au Congo".

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20/11/2010

Malheureusement, le mal est fait, Monsieur Weiss

Le récent billet « Les futurs instits préfèrent Lausanne » que Monsieur Pierre Weiss a posté sur son blog a de quoi alimenter les regrets.

Le constat est édifiant. Afin de se former au métier d’instituteur, seuls 17 étudiants se sont inscrits à la FAPSE de Genève alors que 64 ont opté pour la HEP vaudoise.

Cherchez l’erreur.

Aujourd’hui, le député libéral se réfugie derrière des pseudos-raisons:

-         « la jeunesse de la loi genevoise et donc du dispositif qu'elle a mis sur pied »

-         « Un certain discrédit dont pâtit encore la FAPSE à cause de la prédominance naguère de certaines orientations pédagogiques »

Cerise sur le gâteau, il nous fait le coup du refrain habituel « il faut laisser du temps au temps ».

Je regrette donc que Monsieur Weiss n’aille pas au bout de sa « prise de conscience ». Pourquoi ne pas admettre que lui et les députés qui l’ont suivi à l’époque avaient tout simplement « tout faux ».

Drapé dans son arrogance, tout ce beau monde ne voulait rien entendre !

Ce n’était pourtant pas faute d’avertissements.

Preuve en est le texte paru dans la rubrique « L’Invité » de la Tribune de Genève du 2 décembre 2009 sous la plume de Monsieur Marc Fischer, président de l’Arle.

Aujourd’hui, on ne peut que constater combien l’Association Refaire l’Ecole avait, elle, vu juste.

 

Jugez plutôt.

 

On reste estomaqué ! Au cas où les députés du Grand Conseil voteraient le projet de loi qui leur sera présenté avant la fin de l’année, la formation des maîtres de la division primaire sera plus longue à Genève que dans les autres cantons Suisses : 4 ans en IUFE au lieu de 3 ans en HEP. Tout cela parce qu’une formation universitaire (à Genève) est de nature « différente » que celle offerte dans les hautes écoles professionnelles romandes.

 

Mais pourquoi confier cette formation à l’Université ? C’est justement cette nature « différente » que l’ARLE conteste. En fait, pour former les maîtres primaires de manière satisfaisante, il faut remplir 3 conditions :

 

1.       Une formation valorisant l’apprentissage sur le terrain plutôt que la théorie et la recherche, dévolues à l’Université.

Les HEP proposent des formations plus ciblées sur les savoirs indispensables. Elles confient une partie de leur formation à des professionnels actifs sur le terrain et conscients des besoins de leurs futurs collègues.

Une HEP permet de proposer des cours qui n’auraient pas leur place dans un cursus totalement universitaire tels l’écriture, l’éducation artistique, l’éducation physique etc. qui sont particulièrement fondamentaux à l’école primaire.

 

2.       Le respect et le maintien du statut de « généraliste ». Les futurs instituteurs doivent pouvoir continuer à enseigner les disciplines artistiques (dessin, travaux manuels, musique, etc) plutôt que de confier entièrement ces enseignements aux seuls maîtres spécialistes. Il en va de la survie de cette belle profession.

C’est ce caractère de « généraliste » qui justement fait la richesse de cette profession, qui permet à l’instituteur de découvrir les élèves sous un autre jour et, à l’inverse, aux élèves de percevoir leur enseignant autrement que comme « un » « prof de français ou de math ». Les rapports ne seraient donc plus les mêmes et ils s’en trouveraient extrêmement appauvris, au détriment des élèves.

                                                                       

3.       Dans un souci d’harmonisation évident, l’ARLE préconise donc une formation en 3 ans, dans une HEP, ce qui correspond à ce qui se fait partout ailleurs.

 

Or la commission de l’Enseignement supérieur, sous la pression du député Pierre Weiss, a abouti à un projet hybride et inutilement compliqué. Pourquoi Genève doit-elle persister à confier la formation des futurs maîtres à l’université (FAPSE) dont les théories socioconstructivistes ont contribué à mener l’école genevoise dans le mur ?

 

Quatre réponses à cette question : parce que c’est moins cher ? Parce que M. Weiss est à la fois juge et partie dans ce projet ? Parce que des études universitaires sont soi-disant plus « prestigieuses » ? Parce qu’on ne change pas une équipe qui perd ?

Choisissez la réponse qui convient, mais on ne peut admettre que pour quelque raison que ce soit, le Grand Conseil genevois, en mal de majorité, édicte une loi qui prétérite gravement les futurs maîtres genevois eux-mêmes. Il sera alors plus simple et plus efficace d’aller se former en 3 ans à Lausanne ou à Sion et de venir ensuite enseigner à Genève.

 

Cette loi serait un acte discriminateur pour les autochtones.

 

On a beau se perdre dans des chicanes partisanes compliquées, il reste un constat : si ailleurs on peut être formé en 3 ans, et si cette formation donne satisfaction, cela signifie qu’à Genève, l’IUFE (4 ans d’université) est moins performant qu’une HEP. Et c’est ce que l’ARLE n’a cessé de dire.

 

Ou alors ceux qui voteraient cette loi pensent-ils que les étudiants genevois sont simplement plus bêtes ou plus lents que leurs homologues romands …

 

 

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Malheureusement, le mal est fait, Monsieur Weiss

Le récent billet « Les futurs instits préfèrent Lausanne » que Monsieur Pierre Weiss a posté sur son blog a de quoi alimenter les regrets.

http://pierreweiss.blog.tdg.ch/archive/2010/11/19/les-fut...

Le constat est édifiant. Afin de se former au métier d’instituteur, seuls 17 étudiants se sont inscrits à la FAPSE de Genève alors que 64 ont opté pour la HEP vaudoise.

Cherchez l’erreur.

Aujourd’hui, le député libéral se réfugie derrière des pseudos-raisons:

-         « la jeunesse de la loi genevoise et donc du dispositif qu'elle a mis sur pied »

-         « Un certain discrédit dont pâtit encore la FAPSE à cause de la prédominance naguère de certaines orientations pédagogiques »

Cerise sur le gâteau, il nous fait le coup du refrain habituel « il faut laisser du temps au temps ».

Je regrette donc que Monsieur Weiss n’aille pas au bout de sa « prise de conscience ». Pourquoi ne pas admettre que lui et les députés qui l’ont suivi à l’époque avaient tout simplement « tout faux ».

Drapé dans son arrogance, tout ce beau monde ne voulait rien entendre !

Ce n’était pourtant pas faute d’avertissements.

Preuve en est le texte paru dans la rubrique « L’Invité » de la Tribune de Genève du 2 décembre 2009 sous la plume de Monsieur Marc Fischer, président de l’Arle.

Aujourd’hui, on ne peut que constater combien l’Association Refaire l’Ecole avait, elle, vu juste.

 

Jugez plutôt.

 

On reste estomaqué ! Au cas où les députés du Grand Conseil voteraient le projet de loi qui leur sera présenté avant la fin de l’année, la formation des maîtres de la division primaire sera plus longue à Genève que dans les autres cantons Suisses : 4 ans en IUFE au lieu de 3 ans en HEP. Tout cela parce qu’une formation universitaire (à Genève) est de nature « différente » que celle offerte dans les hautes écoles professionnelles romandes.

 

Mais pourquoi confier cette formation à l’Université ? C’est justement cette nature « différente » que l’ARLE conteste. En fait, pour former les maîtres primaires de manière satisfaisante, il faut remplir 3 conditions :

 

1.       Une formation valorisant l’apprentissage sur le terrain plutôt que la théorie et la recherche, dévolues à l’Université.

Les HEP proposent des formations plus ciblées sur les savoirs indispensables. Elles confient une partie de leur formation à des professionnels actifs sur le terrain et conscients des besoins de leurs futurs collègues.

Une HEP permet de proposer des cours qui n’auraient pas leur place dans un cursus totalement universitaire tels l’écriture, l’éducation artistique, l’éducation physique etc. qui sont particulièrement fondamentaux à l’école primaire.

 

2.       Le respect et le maintien du statut de « généraliste ». Les futurs instituteurs doivent pouvoir continuer à enseigner les disciplines artistiques (dessin, travaux manuels, musique, etc) plutôt que de confier entièrement ces enseignements aux seuls maîtres spécialistes. Il en va de la survie de cette belle profession.

C’est ce caractère de « généraliste » qui justement fait la richesse de cette profession, qui permet à l’instituteur de découvrir les élèves sous un autre jour et, à l’inverse, aux élèves de percevoir leur enseignant autrement que comme « un » « prof de français ou de math ». Les rapports ne seraient donc plus les mêmes et ils s’en trouveraient extrêmement appauvris, au détriment des élèves.

                                                                       

3.       Dans un souci d’harmonisation évident, l’ARLE préconise donc une formation en 3 ans, dans une HEP, ce qui correspond à ce qui se fait partout ailleurs.

 

Or la commission de l’Enseignement supérieur, sous la pression du député Pierre Weiss, a abouti à un projet hybride et inutilement compliqué. Pourquoi Genève doit-elle persister à confier la formation des futurs maîtres à l’université (FAPSE) dont les théories socioconstructivistes ont contribué à mener l’école genevoise dans le mur ?

 

Quatre réponses à cette question : parce que c’est moins cher ? Parce que M. Weiss est à la fois juge et partie dans ce projet ? Parce que des études universitaires sont soi-disant plus « prestigieuses » ? Parce qu’on ne change pas une équipe qui perd ?

Choisissez la réponse qui convient, mais on ne peut admettre que pour quelque raison que ce soit, le Grand Conseil genevois, en mal de majorité, édicte une loi qui prétérite gravement les futurs maîtres genevois eux-mêmes. Il sera alors plus simple et plus efficace d’aller se former en 3 ans à Lausanne ou à Sion et de venir ensuite enseigner à Genève.

 

Cette loi serait un acte discriminateur pour les autochtones.

 

On a beau se perdre dans des chicanes partisanes compliquées, il reste un constat : si ailleurs on peut être formé en 3 ans, et si cette formation donne satisfaction, cela signifie qu’à Genève, l’IUFE (4 ans d’université) est moins performant qu’une HEP. Et c’est ce que l’ARLE n’a cessé de dire.

 

Ou alors ceux qui voteraient cette loi pensent-ils que les étudiants genevois sont simplement plus bêtes ou plus lents que leurs homologues romands …

 

 

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18/11/2010

La "féminisation" de l'école primaire

Je vous disais, dans un billet précédent, que l’UDC n’y allait pas de main morte.

 

En voici un exemple tiré de leur document « Le chemin conduisant à une école publique basée sur la performance ».

 

Détonnant, de quoi se poser bien des questions…

 

« La féminisation de l'enseignement notamment au degré inférieur est un fait qui ne reste pas sans conséquence. Ce déséquilibreaugmente plus les disciplines linguistesprennent de l'importance et plus les branches environnementales sont reléguées au second plan. Il faut, dans l'intérêt de l'école primaire, chercher un rapport 50:50 entre les sexes dans le corps enseignant.

 

 

La féminisation du métier d'enseignantprovoque et favorise de surcroît une prolifération de postes à temps partiel qui affecte la mission de formation de l'école et menace le principe du maître de classe. Le nombre croissant de postes à temps partiel complique l'organisation et compromet l'enseignement, donc aussi la qualité de celui-ci. L'augmentation massive du nombre de postes à temps partiel à l'école primaire n'est en outre guère propice à l'engagement professionnel et personnel des enseignants pour leurs classes. D'une manière générale, il n'est certainement pas souhaitable que les jeunes ne soient en contact qu'avec du personnel éducatif et enseignant féminin jusqu'à leur majorité. Ce développement doit être stoppé par une réduction massive du nombre de postes à temps partiel. »

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17/11/2010

Les voyages d’étude, une affaire politique.

Suite au voyage d’étude à Rome, une proposition de motion vient d’être déposée au bureau du Gand Conseil par le groupe radical. En voici le contenu :

 

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

 

Mesdames et
Messieurs les députés,

Au mois de novembre 2010, un voyage d’étude organisé par une école du post-obligatoire genevois a amené une volée d’élèves à Rome. Trois de ces élèves, dont deux jeunes hommes majeurs, ont commis une grave agression sur un Romain pour le voler.

 

Les voyages d’études à Genève ont évolué dans un sens dommageable. On parle d’étude mais il ne s’agit pas d’étudier quoi que ce soit. Il s’agit de « s’éclater », de faire la fête à l’étranger, de préférence dans une ville où il y a des dancings, ou au bord de la mer. D’ailleurs les élèves s’y inscrivent majoritairement pour faire la fête et pas pour autre chose ! Autrement dit, durant les voyages d’étude, malgré le mot « étude » ce n’est pas homo sapiens mais homo festivus qui part en voyage.

 

La tradition de ces voyages à l’étranger est évidemment d’en garder un souvenir important, et une certaine transgression est de mise parce que ce n’est pas le cadre scolaire habituel, mais cette permissivité doit être encadrée par le respect : respect des lieux, des objets, des coutumes et des gens que nos jeunes sont amenés à fréquenter. Les professeurs qui les accompagnent ne doivent pas être les alibis de la tendance festive qui domine lors de ces voyages « d’étude », et on en trouve de moins en moins disposés à les accompagner.

L’école, qui finance en partie ces sorties, n’a pas à cautionner toutes sortes d’activités qui n’ont qu’un rapport ténu avec la mission scolaire. L’école a une autre mission – à notre sens du moins – que d’organiser pour les élèves (parce qu’il faut savoir que les élèves n’organisent rien du tout ! Ils ne s’impliquent pas.) des occasions de briller à l’étranger par un flagrant défaut de savoir-vivre.

 

Car il est certaines attitudes qui sont catastrophiques pour l’image de Genève et pour celle de son école.

 

Les Radicaux ont agité la sirène d’alarme. Avec son PL 10434, le groupe radical a proposé de jeter les bases d’une école qui pose le respect du savoir, de soi-même mais aussi des enseignants et de l’autorité en général, comme un élément obligatoire du système scolaire et par conséquent de son efficacité.

 

Nous tenons à la tradition des voyages d’étude, nous y sommes attachés. Nous pensons que leur existence est une bonne chose puisqu’ils s’inscrivent dans la volonté même d’ouverture de l’école. Mais ouverture n’est pas synonyme de débordement. Et si un cadre strict et contraignant n’était pas à même de structurer ces voyages de fin d’études, leur existence devrait être remise en question.

 

Au bénéfice de ces explications, nous vous prions, Mesdames et Messieurs les députés, de réserver un bon accueil à cette proposition de motion.

 

 

Proposition de motion

Pour une organisation de voyages d’étude pédagogiques

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :

   le manque de cadre pédagogique qui doit structurer les voyages d’étude ;

   le fait que la présence d’élèves majeurs rend plus complexe l’exercice de l’autorité des accompagnants ;

   le peu d’implication des élèves eux-mêmes dans la mise sur pied des projets de voyage d’étude ;

   l’absence de clarifications sur ce que représentent ces voyages dans le cursus global des années post-obligatoires ;

   le déficit de respect qu’on déplore dans la scolarité genevoise,

 

invite le Conseil d’Etat

 

   à clarifier les finalités de ces voyages d’étude ;

   à recentrer les projets sur l’aspect culturel, en priorité ;

   à redonner aux professeurs accompagnants toute l’autorité nécessaire pour une conduite raisonnable de ces sorties ;

   à inviter les élèves à une participation active, donc à une responsabilité personnelle dans l’élaboration des voyages ;

   à définir clairement le rôle et l’attitude des élèves durant ces voyages, ainsi que des sanctions par eux encourues ;

   à limiter à la baisse le nombre maximum des élèves dans chaque voyage.

 

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12/11/2010

On nous ment, encore et encore !

Décidément, on ne peut faire confiance à nos autorités ! Ce n’est pas la première fois que celles-ci mentent sciemment aux électeurs, notamment via la brochure explicative qui accompagne nos bulletins de vote.

Déjà en novembre 2008, le Conseil d’Etat avait été condamné par le Tribunal Administratif pour avoir donné des explications « susceptibles de vicier la formation de la volonté de l’électeur ».

Voilà pourtant que nos autorités remettent ça.

Qu’en est-il?

Les citoyens sont appelés à voter sur un principe. Acceptent-ils oui ou non l’instauration d’un accueil pour les élèves en dehors des heures scolaires.

Rien de plus. En aucun cas ils ne se prononcent sur ce que cet accueil englobera, son contenu.

Sur cette question, ce sera le règlement d’application de la loi (si elle passe l’épreuve du scrutin) qui devra décider de ce qui se fera pendant cette période d’accueil.

La commission de l’enseignement, chargée de rédiger le contre-projet qui fait l’objet de la votation du 28 novembre, a d’ailleurs déjà planché sur le sujet. Un rapport a été rédigé.

Il en ressort clairement (page 5 et 6) que les différents groupes politiques ne sont pas d’accord  entre eux sur cette question et que le débat reste donc à faire.Rien n’a donc encore été décidé.

Et pourtant, nos autorités remettent ça.

On lit en effet en page 9 de la brochure explicative sur la votation du 28 novembre:

« Les cours d’appui et les études surveillées sont intégrés dans l’accueil à journée continue ».

Une affirmation mensongère reprise en cœur par Messieurs Hiltpold et Weiss.

Cette affirmation n’a simplement aucune légitimité ! Elle trompe les électeurs.

Elle est d’autant plus étonnante de la part d’un député libéral dont le parti s’est déjà clairement positionné au sein de la commission de l’enseignement. On lit en effet en page 9 du rapport que le parti libéral prétend: « Distinguer l’accueil surveillé et continu des activités purement scolaires ».

Affirmation tout aussi étonnante de la part de Monsieur Hiltpold, voir mon billet :

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/11/09/mon...

Alors, étourderie ou roublardise ?

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11/11/2010

« Youp la boum »…on part en voyage d’ « études » !

Vous avez dit voyage d’ETUDES ?

 

Il y a belle lurette que ces voyages n’ont plus rien à voir avec les études !

 

Je me souviens de mon voyage d’études à…Amsterdam ! En….19.. et des poussières. Je peux vous dire que nous avions passé pas mal de temps à rigoler dans le quartier rose…mais sans oublier de se lever le matin pour se rendre au Rijksmuseum.

 

Nos occupations de l’époque restaient dans les limites de l’acceptable et n’avaient rien de malsain. Disons que notre temps était équitablement réparti entre festivité et visites culturelles. La transgression mesurée quoi.

 

Un voyage qui permettait de clore notre dernière année de collège en beauté.

 

Avec le temps, les choses ont passablement changé et la tendance s’est largement inversée…des « festivités », rien que des « festivités » et ceci, non plus en fin d’année scolaire mais n’importe quand durant les études gymnasiales.

 

Ces voyages se sont, petit à petit, transformés en prétexte à beuveries accompagnées de violence purement gratuite. Tout simplement intolérable.

 

Le mal est plus profond qu’il n’y paraît.

 

Derrière les actes dont ces étudiants se sont rendus coupables à Rome, se cache tout un déni d’autorité qui laisse perplexe. Ah, il est beau l’élève au centre !

Au frais du contribuable (rappelons que ces voyages sont largement subventionnés par nos impôts) ces jeunes s’en iraient-ils  ailleurs perpétrer des agissements qu’ils ne se permettent pas chez eux ?

 

L’école n’a pas à servir d’alibi à des bitures organisées et subventionnées.

 

A l’entendre au TJ de hier soir, il semblerait que le président du DIP en prenne maintenant conscience… Au point qu’il avance l’idée que la nature de ces voyages doit être revue.

Après la parole, passera-t-il aux actes ?

 

Opérera-t-il ce tournant à 180°dans la conception des voyages estudiantins pour que ceux-ci redeviennent ce qu’ils devraient être ?

 

A défaut, il faudra tout bonnement les supprimer ce qui serait très dommage et représenterait un lamentable constat d’échec.

 

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10/11/2010

L’UDC n’y va pas de main morte !

Je suis tombé par hasard, il y a peu, sur un document intitulé « Le chemin conduisant à une école publique basée sur la performance », document stratégique de l'UDC (octobre 2010)

                                     

Malgré ses 159 pages de lecture redondante à souhait, ce document mérite qu’on s’y attarde (pièce jointe pour ceux qui auraient le courage de le lire dans son entier).

 

Oublions donc l’aspect purement politique de la démarche. Parmi la quantité de propositions farfelues, voire indécentes pour ne pas dire effrayantes, quelques points soulevés me paraissent judicieux, en tout cas susceptibles d’ouvrir le débat.

 

Par exemple :

 

-         Les parents sont responsables de l'éducation de leurs enfants. L'école est responsable de leur formation.

 

L'Etat n'intervient dans la responsabilité éducative des parents que si ces derniers ne peuvent les assumer pour des raisons non influençables (cas de force majeure) ou par manque de volonté

 

-         L'idéologie soixante-huitarde a échoué; halte à la "réformite"!

 

La confusion réformiste doit cesser. L'école primaire doit retrouver le calme et se recentrer sur le fondement de valeurs qui ont fait leurs preuves. A cet effet, chaque classe a besoin d'un maître de classe qui prend sa tâche au sérieux. En outre, il faut veiller à la stabilité de la classe donc éviter des niveaux trop différents ainsi que le va et vient d'élèves suivant des thérapies spéciales.

 

-         L'enseignant a une tâche dirigeante.

 

Grâce à leur formation, les enseignants doivent être capables de diriger une classe d'école et d'assumer la responsabilité de la formation de leurs élèves.

 

-         La discipline et l'ordre sont à la base du succès de l'apprentissage.

 

Les enseignants et les autorités scolaires doivent disposer de sanctions efficaces pour maintenir l'ordre et la discipline dans les salles de classe et sur le terrain de l'école.

 

-         Les moyens d'enseignement doivent être axés sur les objectifs d'apprentissage

 

Les moyens d'enseignement servent à atteindre les objectifs d'apprentissage. Ce ne sont ni des jouets, ni des instruments d'endoctrinement politique. Leur utilité doit se limiter strictement à la transmission de connaissances et ils ne doivent en aucun cas restreindre la liberté méthodologique de l'enseignant. Ils doivent par leur structure répondre au principe "du facile au compliqué" tout en contenant des matières supplémentaires pour les élèves particulièrement doués. Les moyens d'enseignement doivent contenir suffisamment de matières à exercices afin d'ancrer solidement les aptitudes et connaissances dans l'esprit des élèves. Il est proprement irresponsable de diffamer la répétition systématique des matières en la qualifiant d'abrutissante

 

- L'enseignement intégratif a échoué.

 

Les enfants ayant de graves problèmes d'apprentissage et/ou de comportement doivent être scolarisés dans des classes spéciales (petites classes) conduites par des enseignants spécialement formés à cet effet. Il est faux de chercher à imposer des solutions uniformes dans toute la Suisse pour la scolarisation spéciale. Il s'agit de mettre en place des solutions adaptées aux problèmes concrets. Des petits cantons prendront d'autres mesures, mieux adaptées à leurs conditions, que les grands.

 

-         L'école enseigne des disciplines clairement délimitées et non pas de vagues "domaines d'enseignement".

 

L'enseignement à l'école primaire doit reposer sur un ordre de disciplines clairement définies (géographie, biologie, histoire, etc.). Remplacer ces définitions précises par de vagues notions comme "espace – temps – société", c'est encourager la dérive de l'enseignement vers un verbiage insignifiant sur des thèmes à la mode.

 

-         Oui aux notes – non au système porte-folio pour remplacer les notes.

 

-         Formation des enseignants par des gens du terrain!

 

-         La fonction du directeur de l'école en tant que courroie de transmission servant à imposer les ordres de l'administration scolaire cantonale doit être supprimée.

 

-         Pas de cours de rattrapage dans les structures d'accueil parascolaires

 

 

UDC education.pdf

 

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09/11/2010

Monsieur Hiltpold a-t-il la mémoire courte ?

DSC06319.JPGJ’ai bien lu dans la TG du 8 novembre que l’introduction de l’accueil continu à l’école primaire visait à développer les activités parascolaires, notamment des cours d’appui pour les élèves en difficulté scolaire.

Voilà qui m’interpelle.

Les mesures d’appui sont inscrites dans la loi, elles sont OBLIGATOIRES pour les élèves promus par tolérance ou dérogation au degré suivant et voilà qu’on prétend les introduire dans une structure qui, elle, se veut FACULTATIVE ?

Quelle absurdité, quelle incohérence ! Manifestement, on ne peut prétendre inclure une activité obligatoire dans un ensemble qui lui, est facultatif. Souvenez-vous  de la théorie des ensembles et des diagrammes de Venn.

A ma grande stupeur, cette information a été confirmée par Monsieur Hugues Hiltpold, interrogé par Monsieur Pascal Décaillet sur le plateau de Genève à chaud.

Aurait-il la mémoire qui flanche?

Lors de la séance du comité d’initiative sur l’accueil continu du 29 juin 2010, j’avais soulevé cette incohérence. J’avais fait part de mes craintes de voir le DIP saisir cette occasion pour introduire les mesures d’appui dans le programme de l’accueil continu. Convaincu que le DIP ne remplit pas actuellement ses obligations en la matière, j’avais averti le comité que le Département tenterait de se « défausser » par ce moyen.

Un débat avait suivi au sein du comité.

Il en était sorti que l’appui n’avait en effet rien à faire dans l’accueil continu (notifié dans le procès verbal de la séance du 29 juin) !

Aujourd’hui, je constate d’une part que mes craintes étaient fondées et d’autre part que Monsieur Hiltpold semble avoir quelque peu « oublié » ce qui a été dit au sein du comité qu’il présidait pourtant.

Bel exemple de politique menée à Genève…

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08/11/2010

Accueil continu des élèves genevois, on vote le 28 novembre

Le peuple est appelé, le 28 novembre prochain, à se prononcer sur un texte de loi complètement dénaturé. Que s’est-il passé en réalité ?

Réuni le mardi 29 juin 2010, réduit à peau de chagrin (5 personnes/16) le Comité d’initiative, « pour l’accueil continu des élèves durant l’école obligatoire » s’est prononcé en faveur du retrait du texte original puisque ses points essentiels sont repris dans le contreprojet de la Commission de l’enseignement du Grand Conseil et adopté en plénière le 27 mai 2010. L’initiative avait été déposée en décembre 2007 munie de 12'500 signatures.

Cette décision a été prise par 4 voix et une abstention, la mienne !

Pourquoi ?

L’idée originale du texte soumis aux citoyens voulait que cet accueil soit réservé aux enfants qui en avaient un urgent besoin, soit ceux dont « les parents exercent une activité lucrative ou qui suivent une formation professionnelle intensive ».

Le Conseil d’Etat, dans son rapport du 7 mai 2008, a conclu que l’IN 141 pouvait être considérée comme entièrement recevable.

Malheureusement, ce texte a été par la suite complètement dénaturé.

Il a en effet suffi qu’un commissaire, libéral et juriste de son état, proclame que cette « distinction entre plusieurs types de familles bénéficiaires est discriminatoire » pour que la dite commission le suive aveuglément et décide tout soudainement de la non-conformité de l’initiative!

Et de voter tout simplement la suppression pure et simple de la phrase litigieuse :

Art. 10A Accueil à journée continue (nouveau)

1 Pendant toute la durée de la scolarité obligatoire, tous les enfants suivant leur scolarité dans l'enseignement public et dont les parents exercent une activité lucrative ou suivent une formation professionnelle intensive peuvent bénéficier d'un accueil continu garanti, du lundi au vendredi, de 07h30 à 18h.

 

Le simple avis d’un commissaire, tout juriste qu’il soit, ne pouvait suffire. Un avis de droit indépendant était pour le moins nécessaire. Le comité d’initiative, tout naturellement, en a fait la demande à la Commission de l’enseignement…qui n’a pas souhaité entrer en matière !!!

Ainsi donc, sans autre forme de procès, c’est au nez et à la barbe de 12500 citoyens signataires du texte original de l’initiative que le Conseil d’Etat a sciemment et proprement détourné l’initiative de son but premier.

Le contreprojet en va de même. Il sera sans doute voté par le peuple…et permettra ainsi à certains d’aller tranquillement faire leur parcours de golf pendant que d’autres s’occuperont tant bien que mal de leurs rejetons.

http://www.ge.ch/legislation/initiatives/f/IN_141.html

 

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