12/12/2010

Latin, dictées, tout fout le camp

« La dictée entre dans l’âge adulte »…et ce qu’on ne fait plus à l’école, on le fait plus tard !

Je vous invite à lire cet article fort intéressant, paru ce samedi 11 décembre dans « Le Temps » :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/daf8bf04-04a5-11e0-a54f-19ee9847ec84/La_dictée_entre_dans_lâge_adulte

 

Voici également l’avis de Jean Romain quant à la disparition « programmée » du latin au Cycle d’orientation :

 

Latin, quand on te perd

 

Le latin pour tous les élèves de 7e année est une sottise. C’est en fait sur cette sottise qu’a été vendu, entre autres, le contre-projet sur le Cycle d’orientation, accepté par 60 pour cent du peuple genevois. Il s’est agi en fait de mettre en place une 7e hétérogène (le peuple l’avait refusée en 2001 sous l’impulsion du PDC et des Radicaux, qui ont perdu la mémoire 7 ans plus tard…), et une 8e et 9e années à sections. Le latin pour tous les élèves entrant au C.O. ne pourrait se cantonner qu’à un menu ultra-léger, facilement digérable pour des jeunes qui ne savent déjà pas tous lire, pas tous calculer et à peine maîtriser l’écriture élémentaire. De ce point de vue, il est aisé de comprendre que, pour tous élèves, il existe d’autres urgences dès l’entrée au Cycle. Et il est vrai que si c’est pour tâter d’un peu d’étymologie, les cours de français peuvent y pourvoir ; ou d’un peu d’histoire de cette civilisation antique, les cours d’histoire peuvent s’en charger. En fait, l’idée du latin « pour tous » en 7e est une idée construite sur une vision idéologique, et sitôt qu’on accepte de sortir des bunkers « anti-réel » où se réfugient les tenants de l’égalitarisme, on ne va pas bien loin avec cet emballage de carton qui, à l’école genevoise, est devenu une industrie.

 

Mais enfin, les politiques qui avaient pris leur claque à propos des notes à l’école primaire ont préféré reprendre la main sur le Cycle, quitte à perdre une année de latin. De mon point de vue, c’est consternant, mais le peuple a tranché. Basta ! or, il y a des conséquences.

 

L’esprit de l’hétérogénéité est de donner à tous les élèves de ladite volée les mêmes cours : en 7e, ce sera ou le latin pour tous ou le latin pour personne. Evidemment, si telle est l’alternative, il vaut mieux choisir les cours de latin pour tous, parce qu’en l’occurrence on ne choisit plus entre un bien et un mal, mais entre un mal et un moindre mal.

 

Je rêve d’une école qui fasse enfin le choix du mieux !

 

 

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Commentaires

La suppression du latin, comme celle de la dictée, est une ineptie, à l'image aussi de l'abandon du grec pour les étudiants en médecine. Au sujet de l'enseignement du latin, voici un lien très instructif : http://www.momes.net/forum/latinfd.html

Écrit par : Kissa | 12/12/2010

Oui, mais nous on a le suisse allemand.
Les gamins ne savent pas lire et écrire mais ils auront du suisse allemand en classe. Pas belle, l'école ?

Écrit par : Edmond Joly | 13/12/2010

souvenez-vous du fameux parler Javanais que du bonheur entre ados à cette époque!
bien à vous et bonne journée

Écrit par : lovsmeralda | 13/12/2010

In girum imus nocte et consumimur igni.

Écrit par : Randolph Carter | 13/12/2010

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