30/01/2011

Partout l’école est malade

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L’hebdomadaire “Le Point” de cette semaine titre : “Ceux qui massacrent l’école.” Il s’agit d’une autopsie du désastre. Les politiques y sont interrogés, impuissants qu’ils sont à corriger le tir.

 

“Cette impuissance à réformer un système à bout de souffle, ces mesures erratiques (...) sont le fruit d’une sorte de pacte scellé à la fin des années 80. Un complot tacite et contre nature entre les élites qui auraient tout à gagner à l’immobilisme scolaire et la nomenklatura de l’Education nationale, grands commis du ministère et pédagogues soixante-huitards qui ont bradé les exigences sous prétexte d’égalitarisme.” (p. 54)

 

On croit entendre nos analyses de l’Arle.

 

 

Rappel

L’Arle a lancé une initiative intitulée « Pour une note de comportement à l’école obligatoire ». En voici le texte que vous pouvez imprimer, signer et faire signer.

Merci à tous ceux qui prendront la peine de le faire.

IN Ares comportement 19 01 2011 A4.pdf

 

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Commentaires

Plus qu'une simple autopsie, cette série d'articles du Point désigne cette fois-ci clairement les responsables. On y lit qu'il ne s'agit pas seulement de méthodes inefficaces (lecture globale, socio-constructivisme, manuels lacunaires, etc. Bref, tout ce qui sévit aussi à Genève grâce à l'égout idéologique qu'est la Fapse) mais que derrière ces farines didactiques, il y a des hommes, il y a des intérêts, il y a des crapules.

Le consternant Philippe Meirieu (pédagogiste devenu Vert entre temps) se défend, tout en admettent l'échec de cette école : elle a voulu démocratiser la réussite, elle n’a démocratisé que l’accès. Il se défend en disant que l'école n'est pas un vase clos, et qu'elle est le reflet de toute la société. Certes ! C’est vrai. Mais ce sont des gens comme lui qui ont contribué à « ouvrir » l’école à cette société, à en faire « un lieu de vie », à « décloisonner » : résultat de toutes les frontières qu’on a honnies et détruites, l’école s’est ouverte à la violence, au racket, à la drogue, aux modes vestimentaires, au langage ordurier. Pas au savoir, pas à la justice, pas au respect. C’est à ce monde formidable qu’elle s’est ouverte, et Meirieu se croyant ouvert est seulement déboutonné.

Il y a des chiffres, il y a des tests, il y a des évaluations. Le niveau ne baisse pas, il est en chute libre. Il n’y a presque plus d’école parce qu’il n’y a plus d’élèves, mais des apprenants ; il n’y a plus de maîtres mais des enseignants ; il n’y a plus d’exercices mais des activités ; il n’y a plus d’œuvres mais des textes ; il n’y a plus de voix narrative mais des situations d’énonciation, etc. Et l’école coûte de plus en plus cher.

Sachez que 17 pour cent des élèves suisses sortent de l’école obligatoire en demeurant illettrés. Et on n’a pas encore publié les chiffres pour Genève.

Écrit par : Jean Romain | 30/01/2011

rien d'encourageant en vous lisant Messieurs et l'on comprend mieux l'irritation de certains patrons en découvrant le manque d'intérét hormi pour des consoles de jeux stupides de la part de leurs apprentis!qui aura le courage de relever de tels défis,pour nous trop tard,mais pour les suivants bon courage!
bon dimanche à vous!

Écrit par : lovsmeralda | 30/01/2011

Général nous voilà,il faut sauver le soldat Romain, mal embarqué au milieu rappeurs slameurs et autre racaille du hip-hop ,ne peut-on le télé transporter avec un calendrier de l'avant au temps du mousqueton à la maison de la fête des vignerons que tout rentre dans le ranz (des vaches ) naturellement.
P.S. attention sous les pavés peut-être le plagiat; "Il n’y a presque plus d’école parce qu’il n’y a plus d’élèves, mais des apprenants ; il n’y a plus de maîtres mais des enseignants ; il n’y a plus d’exercices mais des activités ; il n’y a plus d’œuvres mais des textes ; il n’y a plus de voix narrative mais des situations d’énonciation, "sauf erreur c'est du Bonnant entendu à la Comédie.
autre échappé du 18ème.

Écrit par : briand | 30/01/2011

Cher Monsieur briand!
Vous avez une fâcheuse tendance à attaquer les gens de manière personnelle. Vous savez pourtant que c'est là l'arme des faibles, de ceux qui n'ont pas d'argument.
Je vous encourage donc à changer de tactique et, dorénavant, à tenir des propos qui traitent du sujet tout en les argumentant. C'est à cette condition que vos commentaires seront les bienvenus.

Écrit par : Duval | 30/01/2011

Cher Monsieur Duval dans le dernier blog de Citizen Canin ,votre maitre à penser a considéré que le député Denneys était un sot sans que le maitre de la sauna genevoise sur Léman Bleu y trouve à redire, par contre il est vrai que ce dernier a courageusement censuré mes commentaires .
Les forts "en thème" les faibles, vous savez tout est affaire de comparaison, votre vision binaire sans la moindre nuance de l'école ne mérite pas d'autres commentaires. J'accepte volontiers une mauvaise note de comportement , cela me rappellera ma jeunesse.

Écrit par : briand | 30/01/2011

Les écoles privées genevoises et lémaniques marchent du tonnerre avec des listes d'attente bien qu'elles soient payantes mais pas seulement, leurs offres pédagogiques sont multiples, l'encadrement et la disponibilité des professeurs (moins bien payés que dans lepublic) sont probants, l'enseignement est personnalisé, les programmes diversifiés avec une large palette de diplômes, le choix de l'enseignement bilingue, la discipline et la bonne conduite sont de rigueur, les parents certes payeurs sont pris en considération. De plus, l'enseignement privé est un secteur qui rapporte au Canton car créateur d'emplois mais seulement il génère des revenus et fait vivre les services, le commerce et l'économie locale.l'enseignement privé est complémentaire de l'enseignement public qui malgré des moyens financiers énormes, peine à répondre aux attentes des genevois qui sont de plus en plus nombreux à y mettre leurs enfants dans le privé. Voir www.agep.ch et son étude de 2009 :les écoles privées genevoises : un atout pour Genève.

Écrit par : Suissitude | 30/01/2011

@briand
Encore une fois, vous vous égarez.
Je ne vois pas ce que M.Denneys et celui que vous appelez "le maître de la sauna"(?) viennent faire ici. Bref, vos délires sont à nouveau hors sujet.
Donc, comme vous l'écrivez, "votre vision binaire sans la moindre nuance de l'école ne mérite pas d'autres commentaires", dorénavant, abstenez-vous!
PS. Par ailleurs,je ne vois pas en quoi vous vous permettez d'avancer que j'aurais un quelconque "maître à penser"...et j'ajoute que vous n'avez pas besoin de répondre à ce PS.

Écrit par : Duval | 30/01/2011

." Bref, tout ce qui sévit aussi à Genève grâce à l'égout idéologique qu'est la Fapse) mais que derrière ces farines didactiques, il y a des hommes, il y a des intérêts, il y a des crapules." c'est du Jean Romain
Qui s'égare vous ou moi?

Écrit par : briand | 30/01/2011

@Suissitude,hélas c'est ce que beaucoup de parents romands craignent et pas seulement à Genève!heureusement il reste encore des grands parents se souvenant du passé et pouvant encore les éclairer logiquement!

Écrit par : lovsmeralda | 30/01/2011

Vous êtes incurable, briand! Je croyais avoir compris que, selon vous, cette vision binaire sans la moindre nuance de l'école ne méritait pas d'autres commentaires...C'est donc plus fort que vous...n'avez-vous donc aucune parole, aucun respect de votre personne, pour revenir sur ce que vous venez de dire!
Alors, pour vous répondre, oui, c'est du Jean Romain, son commentaire est bien signé! Mais, il n'y a pas d'égarement dans ce propos.
Etrange cette "haine" que vous semblez lui vouer pour je ne sais quelle raison. Ce ne pourrait être que des opinions divergentes, ou alors, ça devient très grave.

Écrit par : Duval | 30/01/2011

il le déteste tout simplement parce que lui il arrive à être brillant

Écrit par : job | 30/01/2011

"Mais ce sont des gens comme lui qui ont contribué à « ouvrir » l’école à cette société, à en faire « un lieu de vie », à « décloisonner » : résultat de toutes les frontières qu’on a honnies et détruites, l’école s’est ouverte à la violence, au racket, à la drogue, aux modes vestimentaires, au langage ordurier. Pas au savoir, pas à la justice, pas au respect. C’est à ce monde formidable qu’elle s’est ouverte, et Meirieu se croyant ouvert est seulement déboutonné."

Quelle haine s'exprime ici!

Meirieu n'est pour rien dans l'"ouverture" de l'école. Comme si un individu avait ce pouvoir ici et là. Fariboles! Meirieu serait donc aussi responsable des tueries dans les écoles aux USA? Parce que là-bas aussi les écoles sont ouvertes... entre autres aux armes. La violence, le racket, la drogue, les modes vestimentaires n'ont pas attendu les socio-déconstructivistes pour entrer dans les écoles.

Mais de faire le procès de quelques uns dont la tentative de prise de pouvoir à Genève n'est que récente, permet de dédouaner la société capitaliste dans son ensemble : depuis la fin de l'URSS, ceux qui détiennent le pouvoir économique reprennent leurs billes, celles qu'ils avaient distribuées pour que le peuple vote "bien". Maintenant que l'ogre soviétique a disparu, place à la violence capitaliste qui a nom chômage, précarité, perte de pouvoir d'achat, trafic de drogue, matraquage publicitaire sans frein, coupe dans les budgets sociaux, privatisation des services publics, faire de tout un marché ou une taxe, réifier les individus...


"Pas au savoir, pas à la justice, pas au respect."

C'est très amusant d'évoquer ces trois qualités.

Savoir : surtout ne pas enseigner l'économie et le droit, les élèves pourraient comprendre les mécanismes du capitalisme et commencer à se révolter au nom d'une certaine idée de la justice.

Justice : quand un individu gagne en 1 heure ce qu'un autre gagne en une vie, où est la justice?

Respect : le respect pour le profit a remplacé le respect pour l'humain.

Écrit par : Johann | 30/01/2011

"il n’y a plus d’œuvres mais des textes ;"

Comme ces textes que certains enseignants font lire EN CLASSE au lieu de demander à leurs élèves de les lire à la maison, puis de tirer en classe la substantifique moelle de l'OEUVRE en question? Ca doit permettre de gagner des heures EN CLASSE, mais est-ce de l'enseignement? Vous devez bien avoir votre point de vue sur la question, non?


"Sachez que 17 pour cent des élèves suisses sortent de l’école obligatoire en demeurant illettrés. Et on n’a pas encore publié les chiffres pour Genève."

Et qu'attendez-vous pour aller redresser la barre en vous portant volontaire pour enseigner dans l'école obligatoire?

Écrit par : Johann | 30/01/2011

"Partout l’école est malade"

Non, pas en Chine. Par exemple. Ils forment à tour de bras. Haute qualité des études. Nous sommes des décadents pourris par l'argent et le luxe. Enfin, ceux qui ont le pouvoir. Et qui sabotent l'école publique en attendant d'imposer sa privatisation. Par ici les pépètes!

Écrit par : Johann | 30/01/2011

Des connaissances, professeurs des écoles en France, m’ont toujours présenté Philippe Meirieu (directeur de l’IUFM de Lyon, conseiller pédagogique d’Allègre, alors ministre de l’EN) comme le chef de fil influent des réformes scolaires. Il n’est pas un individu parmi d’autres. Son influence d’ailleurs a débordé largement sur Genève via la Fapse et ses maîtres à penser. Il a écrit plusieurs livres, d’innombrables articles, a été le formateur de formateurs. Non, Meirieu est bel et bien l’homme qui a été au carrefour de la destruction scolaire et jean romain a raison. Il est d’ailleurs interrogé dans l’article du Point.

Ma fille, au collège, me dit qu’on y enseigne le droit et l’économie. Johan a une fois encore tort : il ne sait pas de quoi il parle.

A part bien sûr le touchant couplet sur l’Union Soviétique et la Chine, deux pays où la justice est un modèle sur lequel nous devrions nous régler !

Non, ce charabia sans consistance n’a pas de quoi convaincre.

Écrit par : Edgar Dunord | 31/01/2011

johann a raison: c'est sûrement en russie et en chine qu'on trouve la justice la mieux appliquée, la démocratie la plus affinée, l'éducation pour tous, le respect maximum pour l'individu (et bien sûr la classe moyenne la plus développée et prospère au monde!)

quel gag!!! johann on a un copain pour toi à te présenter, il s'appelle briand et vous devriez sûrement bien vous entendre. au bout de quelques monologues "savants" entrecroisés, je vous verrais bien créer une cellule pour le renouveau de l'orthodoxie marxiste-léniniste dans le cadre de la pédagogie moderne: vous avez un bel avenir devant vous d'indispensables agités stériles et conformes, auréolés d'un romantisme rousseauiste dépassé mais réincarné

plus sérieusement il y a évidemment des coupables essentiels de la néo-pédagogie qui a crucifié les méthodes scolaires traditionnelles sur l'autel du nivellement égalitariste:
merieu, bourdieu, shneuwly, perrenoud; voilà qqs-uns des principaux accusés le jour où on jugera les réformes scolaires au nom des torts qu'elles ont causés au système. ces "grands" penseurs de la didactique du renoncement (comme elle mérite qu'on s'en rappelle un jour, s'il le faut vraiment, dans les livres d'histoire) ont les mains sales...et ils le savent, en plus!

les noms de ces tristes fossoyeurs de l'exigence à l'école reviennent en boucle dans la littérature spécifique (arnaque intellectuelle, supercherie mentale, escroquerie épistémologique, balivernes scientifiques et poudre aux yeux méthodologique, rien de scientifiquement digne!) sur la recherche en matière d'évaluation de l'instruction depuis les années 68-70 (sources omniprésentes de la FAPSE, de l'IUFE, etc.)

je me réjouis de voir déjà tous les formateurs qui étaient unanimes et parfaitement unilatéraux dans leur adoration du dogme, en train de se parjurer en prenant leurs distances: "mais nous on avait des doutes, simplement on osait pas le dire" (sic). c'est faux, la plupart vénéraient les messies pré-cités et s'en référaient aveuglément, à outrance même.

l'application de la doctrine tenait de l'adoration mystique. nous somme nombreux qui nous en souviendrons, non pas que notre nature soit particulièrement vindicative et rancunière, mais leur arrogance idéologique aura été tellement violente, elle engendra de telles séquelles qu'il est juste normal qu'ils subissent un jour ce que l'on appelle un "juste retour des choses".

Écrit par : job | 31/01/2011

Mosieur Jobin voyez comme les grands esprits ne se rencontrent pas,j'ai connu pas mal d'exilés des pays de l'est, qui vouaient une haine farouche au communisme, et qui étaient effaré de l'état du niveau scolaire dans nos contrées ,en comparaison du "leur": évoquer le système chinois est encore plus édifiant tant la discipline les contraintes le travail acharné la concurrence, du plus jeune age jusqu'à l'université permet à cette société de sélectionner des élites de très haut nivaux , et ceci dans quasiment tous les domaines. Les familles à un enfant se sacrifient sacrifient leur existence au profit de la relève Nous ne sommes pas dans cette configuration , cela est probablement dû à notre empathie pour les "faibles" à notre volonté de démocratiser la réussite comme dirait Mérieu , ,je partage l'avis de ce" connard" de Johann la relation maitre - élève est trop complexe pour qu'un '"isme"fasse monter ou descendre les points PISA
je n'imagine pas un "retour"aux traditions comme solution ,les cancres pouvant finir comme manuels,notre société est trop mouvante trop exigeante , il nous faut plus d'imagination pour intégrer les uns et surtout "les autres" dans ce que les anglo-saxons appelle "the education"

Écrit par : briand | 01/02/2011

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