31/01/2011

Les citoyens sont roulés dans la farine

En date du 19 janvier 2011, Madame Aurélie Gavillet a déposé une interpellation urgente écrite à l’attention du Conseil d’Etat de Genève.

 

Sa question était plus que pertinente :

 

« Je souhaite donc savoir quelles sont les raisons qui incitent le Conseil d’Etat à supprimer l’enseignement de langue et culture latines de la nouvelle grille horaire du Cycle d’orientation en 9e année (7e actuelle) ».

 

Aujourd’hui, on prend connaissance de la réponse:

 

http://www.geneve.ch/grandconseil/data/texte/IUE01123A.pdf

 

 

Ce charabia, une fois décodé, nous rappelle que le peuple a accepté en votation

 

-         l’adhésion à l’accord Harmos et par conséquent du PER (Plan d’étude romand)

 

-         la nouvelle structure du Cycle d’Orientation genevois.

 

Il en découle que la grille horaire du CO doit en tenir compte.

 

Voyons donc ça d’un peu plus près.

 

Le PER laisse une marge de manœuvre suffisamment conséquente aux cantons pour qu’ils puissent insérer telle ou telle branche dans la grille horaire du CO.

Ainsi, prétendre que ce PER ne permet pas d’enseigner le latin lors de la première année du CO est un argument mensonger.

 

Par contre, la loi issue de la votation sur le CO stipule très clairement dans son article 53A, alinéa 2

 

Au cours de la première année, les mêmes disciplines sont enseignées dans les 3 regroupements.

 

Et c’est là que le bât blesse !

 

Voilà ce que Monsieur Beer s’est bien gardé de relever lors de la campagne de votation en 2008.

Au contraire, le conseiller d’Etat avait habillement calmé les ardeurs de ceux qui voyaient venir la disparition du latin…en leur promettant son maintien !

 

C’est ainsi, qu’en politique, on fait passer un projet de loi tout en bernant les citoyens !

 

Si seulement tout cela avait été clairement expliqué aux citoyens AVANT les votations sur Harmos et le CO !!!

 

En habile politicien, Monsieur Beer parvient encore à nous faire croire à sa bonne foi. Plutôt que d’endosser pleinement et personnellement la responsabilité du choix de la suppression du latin, il consulte ses confrères du CE, ce qui lui permet de leur faire porter le chapeau!

 

Ce n’est plus de sa faute s’il ne peut tenir ses promesses !

 

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30/01/2011

Partout l’école est malade

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L’hebdomadaire “Le Point” de cette semaine titre : “Ceux qui massacrent l’école.” Il s’agit d’une autopsie du désastre. Les politiques y sont interrogés, impuissants qu’ils sont à corriger le tir.

 

“Cette impuissance à réformer un système à bout de souffle, ces mesures erratiques (...) sont le fruit d’une sorte de pacte scellé à la fin des années 80. Un complot tacite et contre nature entre les élites qui auraient tout à gagner à l’immobilisme scolaire et la nomenklatura de l’Education nationale, grands commis du ministère et pédagogues soixante-huitards qui ont bradé les exigences sous prétexte d’égalitarisme.” (p. 54)

 

On croit entendre nos analyses de l’Arle.

 

 

Rappel

L’Arle a lancé une initiative intitulée « Pour une note de comportement à l’école obligatoire ». En voici le texte que vous pouvez imprimer, signer et faire signer.

Merci à tous ceux qui prendront la peine de le faire.

IN Ares comportement 19 01 2011 A4.pdf

 

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28/01/2011

Merci de signer et de faire signer

Nous y voilà !

Dès maintenant, vous pouvez imprimer le document pdf ci-dessous et nous aider à obtenir ces 10 000 signatures nécessaires pour qu’une initiative soit validée et ensuite passe en votation populaire.

Un tout grand merci donc à toutes les personnes qui prendront un peu de leur temps pour récolter quelques signatures dans leur entourage.

Il leur suffira ensuite de glisser cette (ces) feuille(s) dans une boîte aux lettres sans même l’affranchir.

Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de l’avancée de cette campagne.

IN Ares comportement 19 01 2011 A4.pdf

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27/01/2011

Note de comportement, c’est parti !

Chose promise, chose due !

L’Arle a lancé une initiative intitulée « Pour une note de comportement à l’école obligatoire », le texte officiel ayant été validé par le bureau des votations, je vous en livre ci-dessous la teneur exacte ainsi que l’argumentaire qui l’accompagne.

La campagne de récolte des 10000 signatures nécessaires commence demain, je ne manquerai pas de vous communiquer alors le lien qui vous permettra d’imprimer des feuilles officielles de l’initiative que vous pourrez parapher et diffuser tout autour de vous.

 

 

INITIATIVE POPULAIRE CANTONALE

Pour une note de comportement à l’école obligatoire

Il est indispensable de faire respecter les règles à l’école, de valoriser la majorité des élèves qui s’y plient et de disposer de moyens dissuasifs pour les autres.

Il ne suffit pas de constater que des élèves perturbent et nuisent au climat scolaire par leur mauvais comportement. Offrons aux enseignants un moyen clair de mettre en évidence les attitudes positives des élèves par une évaluation chiffrée de leur comportement.

www.arle.ch

La loi sur l’instruction publique (LIP), du 6 novembre 1940 (C 1 10), est modifiée comme suit :

 

Article 5         Relations avec la famille (al. 3, 4 et 5, nouveaux)

3 Le comportement des élèves fait l’objet d’une évaluation continue. Elle est chiffrée de 1 à 6 pour toute l’école publique obligatoire genevoise dès la 3e année primaire.

4 Les parents sont informés régulièrement du comportement de leur enfant. La note de comportement est établie à chaque période de l’année scolaire. Elle figure sur le bulletin scolaire.

5 La note de comportement n’entre pas dans le calcul de la moyenne scolaire. Elle est déterminante lorsque les conditions de promotions ne sont pas remplies.

 

Article 2         Entrée en vigueur

Le Conseil d’Etat fixe la date d’entrée en vigueur de la présente loi.

 

Le retrait total ou partiel de l’initiative peut être décidé à la majorité des électrices et électeurs suivants :

Bruno Borsatti, 30, rue des Bossons, 1213 Onex – Nadine Béné,126, rte d’Hermance, 1245 Collonge-Bellerive - Roger Durand, 47, ch. des Hutins, 1232 Confignon - Marc Fischer, 7, rue Du-Bois-Melly, 1205 Genève - Fabiano Forte, 8, ch. des Cyprès, 1226 Thônex - Marion Garcia, 15, ch. J-F Dupuy, 1231 Conches - Jean-François Girardet, 37, ch. du Grand-Puits, 1217 Meyrin - Stéphanie Gurtler, 16, ch. du Cannelet, 1285 Athenaz - Bertrand Harsch, 14, ch. des Serres, 1234 Vessy – Arthur Jimenay, 24, Promenade des Champs-Fréchets, 1217 Meyrin - Philippe Jobin, 3D, rue de Moillebeau, 1209 Genève - Pierre Kunz, 2, ch. des Mouilleuses, 1287 Laconnex - Ariane Reverdin, 14, place du Bourg-de-Four, 1204 Genève - Jean Romain, 99, Vieux-Chemin de Bernex, 1233 Bernex - Ivan Slatkine, 59H, ch. des Mésanges, 1226 Thônex - Patrick Thullen, 438, rte du Mandement, 1283 Dardagny.

 

 

Alors que le monde enseignant réclame des moyens plus efficaces pour lutter contre l’explosion des incivilités à l’école, la note de comportement apporte une aide supplémentaire pour évaluer l’attitude des élèves :

-         La note de comportement ne remplace pas les commentaires, elle en fait une synthèse plus lisible par tous.

-         La note de comportement aide à créer un climat scolaire propice à l’étude et elle augmente ainsi les chances de tous. Le rapport PISA 2010 dit dans la synthèse : « Les établissements qui affichent un climat de discipline satisfaisant, des comportements positifs chez les enseignants et des relations positives entre élèves et enseignants tendent à être plus performants en compréhension de l’écrit. »

-         La note de comportement donne un repère à l’heure où tout le monde réclame des repères et surtout dans l’éducation.

-         La note de comportement est une mesure simple qui ne coûte rien aux contribuables.

Nous voulons en finir avec l’impunité. Notre initiative « pour une note de comportement à l’école obligatoire » propose donc un outil clair, uniformisé et compréhensible :

üClair comme seule une note peut l’être

üUniformisé, ce qui permet une vision globale de l’évolution du comportement

üCompréhensible par le maître, par l’élève, par les parents et par le monde professionnel

 

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22/01/2011

Ecole de gauche, citoyens de droite

Chronique de Jean Romain, parue dans le Nouvelliste du vendredi 21 janvier 2011

Depuis trente ans l’école est dominée par l’idéologie de gauche. Non seulement la pensée soixante-huit y a fait des ravages, mais encore l’idéologie des « nouvelles pédagogies » ne prenant pas leur source dans soixante-huit, a accentué la mise en place de multiples réformes allant toutes dans le même sens : mettre sa majesté l'élève au centre. Ces pédagogies ont été habiles parce qu’elles se sont présentées comme celles qui refusaient les préjugés anciens, mais se croyant libérées de ces préjugés, elles en ont adopté d’autres, tant et si bien que l’allégeance aux préjugés nouveaux est passée pour une libération.


Reste que le goutte à goutte a été installé, aussi bien dans le contenu scolaire que dans la structure de l’école. Rien n’a échappé à cette nourrice, et le PER – programme d’études romand - n’y échappe pas non plus. Mais, chose étonnante, les élèves devenus des adultes ne sont pas majoritairement de gauche ! La droite (certes modérée) domine chez nous.


Ce constat d’une école de gauche (épaulée par la majorité des journalistes) et de citoyens de droite pousse à réflexion : ce n’est ni la formation ni l’information qui sont les éléments décisifs de la pensée, mais plutôt la manière de vivre au quotidien. Il ne fait guère de doute que les systèmes informatiques ou de communication de masse sont bien plus puissants que l’école ou que les médias dans la formation de l’esprit néo-moderne. Ce projet de domination du monde est d’une universelle vigueur parce qu’il est induit par l’obligation de concurrence libérale. C’est un mécanisme en marche, un processus sans finalité et sans sujet qui le guide.


Il suffit, par exemple, d’étudier un instant un programme comme PowerPoint et de s’interroger sur la structure de pensée qui préside à une telle construction pour comprendre l’ampleur de la force qui y est véhiculée, ou de tapoter sur un iPhone en essayant de saisir quelle sorte de pensée est à la base de sa conception pour découvrir une partie de la puissance qui y est tapie.


La gauche a gagné dans le sens où une grande partie de la droite a intégré bon nombre de ses idées ; mais elle n’a plus d’avenir. Elle est condamnée à ressasser ses poncifs comme vient de le faire M. Levrat. Mais cela suscite un bâillement.

 

 

 

 

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21/01/2011

DIP, l’entreprise de démolition

La Tdg du jour nous l’annonce aujourd’hui.

Sous le titre « Coup de massue pour les travaux manuels » la journaliste Sophie Roselli confirme ce que j’ai dit à plusieurs reprises depuis longtemps.

Nous y voilà donc !

La mise en place de la réforme du cycle sonne le glas des cours de travaux manuels…fini les cours à option sur le bois, le métal ou l’électronique.

Tandis que les enseignants concernés s’inquiètent bien sûr pour leur avenir, de mon côté, je regrette que l’article en question ne relève pas le tort énorme que cette mesure stupide impose aux élèves.

Le DIP, aberrations après aberrations, poursuit son entreprise de démolition.

Après la suppression du latin, l’introduction de cours de sensibilisation au suisse-allemand, c’est au tour de l’enseignement technique de faire les frais.

Cerise sur le gâteau, le directeur des ressources humaines du Cycle, Monsieur Harry Koumrouyan a le culot de prétendre que « cette décision relève d’une prise en compte du contexte des débouchés pour nos élèves »… !

Déclaration stupéfiante !

Encore une fois, je rappelle que justement, tout récemment, la CDIP (conférence des directeurs de l’instruction publique) a annoncé vouloir redorer le blason des filières d’apprentissage !

C’est le monde à l’envers.

Nos autorités scolaires sont de plus en plus incompétentes. Elles persistent à délirer et préfèrent fermer un peu plus encore la porte aux élèves qui voudraient se diriger vers un apprentissage manuel.

Il est vrai que la possibilité de débouchés du côté des postes dans l’administration fédérale est beaucoup plus ouverte…et que donc, des cours de suisse-allemand sont beaucoup plus indiqués.

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20/01/2011

Des enseignants et des parents pris pour des débiles

Vous allez être appelés tout prochainement à signer l’initiative lancée par l’Arle « Pour une note de comportement à l’école obligatoire ».

Aujourd’hui, seuls des commentaires alambiqués renseignent les parents.

Pour mieux vous en rendre compte, je vous livre ci-dessous un extrait pour le moins croustillant du document intitulé « Quels commentaires dans le livret scolaire » que tous les instituteurs et institutrices ont reçu en son temps.

Vous pourrez ainsi vous faire une idée de comment ne pas dire les choses trop clairement, comment manier la langue de bois, ménager les susceptibilités des parents, éviter de « froisser », et surtout... éviter des ennuis...

Quels commentaires dans le livret scolaire.pdf3.pdf

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18/01/2011

A la mine les enfants !

mineurs-t7724.jpg

 

Quelques parents m’ont interpellé il y a peu de temps afin de me rendre attentif à une pratique en usage dans l’établissement scolaire que fréquente leur enfant. Renseignements pris, il semble que le cas ne soit pas isolé.

 

Qu’en est-il donc ?

 

Certains enseignants, soumis à leur projet d’école, ont coutume de « donner »à leurs élèves les devoirs à domicile à la semaine, du jeudi au jeudi.

 

Il se trouve, par ailleurs, que la nature et la quantité de ces travaux à domicile est telle que leur enfant est incapable de les assumer seul. En l’occurrence, ces enfants de 4 ème primaire (10 ans !) en ont régulièrement pour…au minimum 6 heures hebdomadaires de travail, avec l’aide indispensable d’un de leurs parents!

 

Surpris, j’ai voulu savoir quelles étaient, sur le sujet, les directives données par le DIP.

 

Voici donc les principes qui devraient être respectés selon la Direction de l’Enseignement primaire :

 

-         Les devoirs doivent pouvoir être accomplis par l'élève de manière autonome. Dans cet esprit, ils visent à rendre l’élève responsable de la gestion et de la réalisation de son travail à la maison. L’enseignant a la responsabilité de lui expliquer le sens du travail à effectuer et en quoi ce travail va l’aider dans ses apprentissages.

 

-         Selon l’âge des élèves, la durée des devoirs varie entre une demi-heure par semaine au début de la scolarité obligatoire (1P) et trois heures en fin d’école primaire (6P).

 

-         Les devoirs sont proposés en règle générale à la semaine, par exemple du lundi au lundi, étant entendu que le samedi et le dimanche ne constituent pas l'occasion d'effectuer les devoirs mais plutôt une opportunité pour les parents d'en prendre connaissance.

 

Dans le cas qui nous occupe, force est de constater qu’on est bien loin des principes prônés par le DIP.

Ni l’autonomie de l’élève, ni le temps de travail, pas plus que le respect de la liberté du week-end ne sont respectés.

 

Que font donc les directeurs d’établissement, eux qui justement sont chargés de faire appliquer le règlement, eux qui sont responsables des projets d’école, projets qui bafouent sans vergogne les directives officielles.

 

Qu’il fait bon, aujourd’hui, avoir 10 ans !

 

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14/01/2011

Performances scolaires et comportement des élèves, une relation évidente

Le rapport de synthèse concernant les résultats de PISA 2009 mentionne en page 20 que

 

« Les établissements qui affichent un climat de discipline satisfaisant, des comportements positifs chez les enseignants et des relations positives entre élèves et enseignants tendent à être plus performants en compréhension de l’écrit »

 

On ne peut être plus clair, c’est une question de bon sens.

 

A cet égard, il est intéressant de se pencher sur le cas du canton du Valais qui obtient les meilleurs résultats de tous les cantons suisses. Ses résultats le classeraient même en tête de l’entier du classement international, avec la Finlande par exemple.

 

Qu’en est-il donc en Valais…

 

Voici ce qu’on trouve dans l’Arrêté concernant le livret scolaire de l'enseignement obligatoire valaisan, à l’article 6 :

 

Appréciation du comportement

 

Les notes de comportement sont basées sur l'observation personnelle de l'élève.

 

La note d'"application" concerne le comportement au travail, l'intérêt à l'étude, la persévérance, la présentation des travaux.

 

La note de "conduite" concerne le comportement à l'égard des autres élèves et des adultes, l'observation des règlements d'étude, le respect du matériel, la

tenue.

 

 

Voilà qui pourrait faire réfléchir certains genevois….

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12/01/2011

Pour une note de comportement à l’école obligatoire

C’est le titre de l’initiative que l’Arle (association refaire l’école) a décidé de lancer.

Il devient en effet indispensable de faire respecter les règles à l’école, de valoriser la majorité des élèves qui s’y plient et de disposer de moyens dissuasifs pour les autres.

Actuellement, alors que le monde enseignant réclame des moyens pour lutter efficacement contre l’explosion des incivilités à l’école, il est difficile d’évaluer clairement le comportement des élèves.

Cette initiative propose un outil objectif, uniformisé et compréhensible.

Cette note ne comptera pas pour la promotion annuelle, mais sera inscrite dans les bulletins scolaires périodiques et annuels.

 

Une fois validé, je ne manquerai donc pas de vous communiquer le texte définitif de cette initiative que vous aurez alors la possibilité de signer et de faire signer.

http://www.tdg.ch/geneve/actu-geneve/arle-veut-note-comportement-ecole-2011-01-12

 

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11/01/2011

Mais non, mon petit, je t’explique…!

Aujourd’hui, on ne cesse de parler d’insécurité et d’incivilités. Mais comment diable y remédier ?

Tous les jours, dans les établissements scolaires,les enseignants se trouvent confrontés avec des problèmes de « non-observation des règles en vigueur ».

Alors, qu’en est-il des moyens qui sont mis à leur disposition pour faire face aux élèves qui posent problème.

La Direction de l’enseignement primaire (Madame Danièle Jeanrenaud Dokic) a émis, en octobre 2007 déjà, à ce sujet, une directive qui est une vraie perle !

Je vous en livre, assorti de quelques commentaires en italique, quelques passages pour le moins étonnants.

Avant de lire ce qui suit, essayez de vous mettre dans la peau de l’enseignant qui, en plein cours de math, se trouve confronté à un élève qui fait le « pitre », qui subitement frappe un de ses camarades… imaginez simplement une quelconque situation qui nécessite une réaction immédiate.

 

SANCTIONS PREVUES A L’ENCONTRE DES ELEVES

1.     Principe de base

 

Conséquence de la non-observation d’une règle, la sanction est une piste pour travailler la question du sens du vivre ensemble. Elle est un des moyens qui permet aux élèves de se construire, en explorant et en testant les limites de leur espace individuel et collectif.

 

Le système de sanctions et les règles inscrites dans les textes légaux ou réglementaires doivent être connus de tous. Il convient de les construire de manière participative et collective.

 

(… Soit…on adhère ou pas…mais voici le meilleur…)

 

Avant toute décision de sanction, il est impératif d’instaurer un dialogue avec l’élève et d’entendre ses raisons et ses arguments.

 

2.     Conditions de mise en œuvre

 

A toute faute ou manquement à une obligation, une réponse rapide et adaptée doit être apportée par une réaction et une explication immédiate. Il importe de signifier à l’élève que l’acte a été pris en compte par l’autorité compétente.

Le ou les responsables légaux des mineurs doivent être informés. S’ils le demandent, ils ont droit de rencontrer l’enseignant ou un responsable d’école.

 

3.     Principe d’application des sanctions

 

… Les sanctions ci-dessous peuvent être prononcées par les enseignants de l’école :

-         notification écrite aux parents

-         excuse orale ou écrite

-         fiche de réflexion

Si la transgression de la règle est jugée comme grave, c’est-à- dire qu’elle touche aux enjeux centraux de l’école ou porte atteinte aux personnes ou aux biens

-         exclusion ponctuelle de la classe (nous y voilà !!!) s’accompagnant d’une prise en charge complète de l’élève qui ne doit en aucun cas être laissé seul dans un couloir ou un local.

(Très bien….mais…voyons la suite…)

Chacune de ces sanctions doit faire l’objet d’un compte rendu écrit. Les sanctions sont soumises à un droit de recours du ou des responsables légaux. Le droit de recours a un effet suspensif ( !!!).

Hum…voilà de quoi y réfléchir deux fois avant de « sortir » un élève…de quoi dégoûter bien des enseignants qui oseraient se frotter à un élève perturbateur.

Qu’en pensez-vous ?

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09/01/2011

Vous et moi, de bons gros pigeons !

pigeon.jpg

Je buvais l’apéro avec mon ami Cyprien, un valaisan pure souche.

Au fil de la conversation, je lui parle de ma prime d’assurance maladie que je viens de recevoir…Pffff !

« Mais à Genève, vous êtes de sacré rigolos. En Valais, tu payes jamais ça…t’as fait une « projection ?» me lance-t-il.

Il y a longtemps que j’entends parler de cette rumeur mais jamais je n’ai pris la peine de vérifier.

Cette fois, je me sens « titillé ».

Aussitôt dit, aussitôt fait…

Rien de plus simple, il suffit de s’inventer une adresse dans une quelconque commune valaisanne et de se rendre sur le site de votre assurance maladie. Tant qu’à faire, poussez la curiosité jusqu’à comparer également le montant de vos impôts cantonaux et communaux ainsi que celui de votre véhicule. Là aussi, facile, le site de l’administration fiscale du Valais et celui du service des automobiles de Sion vous renseignera.

Je me suis donc lancé.

J’ai comparé ma prime d’assurance maladie en gardant la même compagnie, sans rien changer à ma couverture, et me voilà fixé !

De même, pour mon bordereau d’impôts. Après avoir introduit mon revenu et ma fortune imposable, le comparatif a rendu son verdict !

Enfin, le service des autos de Sion m’a également renseigné sur le montant de l’impôt sur les véhicules !

Faites de même….et restez bien assis.

En ce qui me concerne, les chiffres (un couple) sont « étonnants » :

-         4800 francs de moins de primes d’assurance maladie/accident !

-         Environ 2000 francs de moins d’impôts cantonal et communal !

-         400 francs de moins d’impôt automobile !

Total, une économie qui serait de près de 7000 francs par année !!!

Qui a dit « pigeons » genevois ?

Du coup…avec Cyprien, on recommandé un demi !

 

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07/01/2011

Les écoles privées peuvent se frotter les mains

A Genève, nos impôts servent à créer une école à deux vitesses !

On apprend en effet, via l’article « Ecoles privées : plus chères en 2010 » paru dans la Tdg du jour, que non seulement le coût de la formation dans le privé a augmenté de 9% mais surtout que plus de 17% des écoliers genevois y sont scolarisés !

En dix ans ce sont 2000 à 3000 places qui y ont été crées…soit une augmentation de 49,3% dans le privé contre 5,4% dans le public…rien que ça !

La surprise est de taille. Mais quels sont les élèves qui fréquentent ces établissements privés hormis la Genève internationale:

« La population genevoise. Les familles aisées surtout, mais aussi des familles qui font des efforts financiers pour l’éducation ».

C’est là le scandale !

On est donc en droit de se poser des questions sur la raison d’un tel engouement pour les écoles privées. Notre école publique serait-elle à ce point médiocre ?

Le Président du DIP ferait bien de se poser la question.

Pour ma part, il n’y a aucun doute. Tant que nos autorités persisteront dans la voie qu’elles suivent actuellement, il n’y a rien à espérer de l’école genevoise. Il est grand temps de se pencher à son chevet et d’en refaire une école digne de ce nom.

Pour cela, un certains nombre de mesures urgentes sont à prendre…encore faut-il que nos élus le veuillent bien !

A lire sur le même sujet :

http://memepaspeur.blog.tdg.ch/archive/2011/01/04/93d212e...

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05/01/2011

Des profs choqués et déboussolés

Suite à la décision irraisonnée de Monsieur Beer de supprimer une année d’enseignement du latin, les enseignants du CO et du post-obligatoire ont réagi.

 

Voici la lettre qu’ils ont adressée au Président du DIP.

Leurs propos sont sensés et leurs questions légitimes.

Bien qu’on puisse aisément l’imaginer, on se réjouit tout de même d’apprendre ce que Monsieur Beer répondra…

 

 

Enseignant-e-s de latin du C.O.

Enseignant-e-s de latin et de grec du P.O.   Genève, le 2 décembre 2010

 

 

Monsieur Charles Beer

Conseiller d’État en charge du

Département de l’instruction publique,

de la culture et des sports

Rue de l'Hôtel-de-Ville 6

Case postale 3925

1211 Genève 3

 

 

Concerne : Nouvelle grille horaire du C.O.

 

Monsieur le Président,

 

Nous avons pris connaissance avec consternation, colère et inquiétude de la place accordée au latin dans la nouvelle grille horaire que vous avez adoptée pour le C.O. genevois.

 

Jusqu’à ce jour, et depuis la fondation du C.O., les enfants de tous les milieux pouvaient faire le choix du latin en 7e, pour une année ou pour trois ans, sans préjuger de la suite de leur cursus scolaire. Les élèves avaient ainsi accès, dès leur entrée au C.O., à une culture commune intégratrice et découvraient une discipline structurante et formatrice.

 

Dès 2007, vous aviez reconnu les valeurs éducatives de la langue et de la culture latines au point d’en envisager l’enseignement pour tous les élèves de 9ème HarmoS. Ce défi genevois ambitieux avait été mis en avant lors de la présentation du contre-projet aux initiatives 134 et 138. Il était présenté comme un argument pour un C.O. “exigeant et formateur pour tous”. Bien plus, après le vote du 17 mai 2009, des commissaires ont été chargés, avec dégrèvement à l’appui, d’élaborer un programme et du matériel pédagogique ad hoc.

 

En outre, la grille horaire présentée au printemps 2010 par la Direction générale du C.O. à tous les collaborateurs prévoyait un enseignement de Langue et Culture Latines (LCL) à raison d’une heure par semaine, destiné à tous les élèves de 9ème HarmoS. L’enseignement du latin pour les élèves du regroupement 3 était également prévu sur trois ans, ce qui garantissait un apprentissage progressif, cohérent et équilibré. Or nous constatons que, suite à votre arbitrage, la nouvelle grille horaire, rendue publique le 25 novembre courant, ne comporte plus pour la 9ème HarmoS ni enseignement de Langue et Culture Latines, ni enseignement de latin.

 

Notre consternation n’a d’égale que notre incompréhension face à un tel revirement.

Quels sont les éléments objectifs fondant cette décision ? Pourquoi faire fi des engagements que vous aviez pris avant les votations et qui avaient contribué largement au soutien du contre-projet par divers partis politiques, associations, professeurs et citoyens ?

 

Nous sommes convaincus que la disparition du latin de la 9ème HarmoS non seulement prive nos futurs élèves d’un enseignement qui a fait ses preuves, mais qu’il risque même d’anéantir les efforts de démocratisation entrepris depuis de nombreuses années par les enseignants de latin du C.O. et du P.O. Le choix du latin, dans la grille horaire que vous proposez, est rendu de fait plus difficile et plus élitiste.

 

Dans ces conditions, l’avenir professionnel des enseignants de latin est naturellement fortement menacé. Nous sommes extrêmement inquiets face à la réduction de deux heures de la discipline, à laquelle s’ajoute la suppression de l’enseignement du latin en 9ème HarmoS. C’est en effet dans ce degré-là que nos effectifs actuels sont les plus importants. Nous estimons, sans exagérer, que cette nouvelle organisation fera disparaître plus d’un tiers des heures de latin enseignées à ce jour, soit une bonne dizaine de postes pleins. Êtes-vous bien conscient de ce paramètre ? L’avez-vous pris en considération ?

 

En espérant que vous saurez répondre aux préoccupations que nous partageons avec tous ceux qui sont fiers de la tradition humaniste de l’École genevoise, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, nos salutations distinguées.

 

 

Les enseignant-e-s de latin du C.O. soussigné-e-s

Les enseignant-e-s de latin et de grec du P.O. soussigné-e-s

 

 

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03/01/2011

En 2011, on va faire fort

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Tout le monde le sait ! Les parents sont des gens complètement irresponsables, incapables d’éduquer leur progéniture !

Résultat, des inégalités se créent, un véritable scandale.

Ouf ! Sauvé, on l’apprend aujourd’hui…le parti socialiste suisse détient la solution…géniale: « L'école doit assumer un rôle éducatif global pour améliorer l'égalité des chances ».

Le parti exige que l'école publique soit "un réel espace d'accueil extrafamilial".

C’est une évidence et tout le monde sera d’accord : l’Etat ne peut accepter une telle injustice, il se doit de rétablir cette fameuse égalité des chances.

Il n’est pas question de laisser faire ces quelques parents malfaisants qui font face à leurs responsabilités, vous savez, ces gens favorisés.

Le PS est sur la bonne route. Faisons encore un effort et exigeons donc de l’Etat la prise en charge de tous les enfants et ceci dès leur naissance.

Instaurons des pouponnières étatiques ainsi que des centres d’éducation obligatoires. Des puéricultrices bien formées y seront chargées de nourrir tous nos marmots du même lait, de les munir des mêmes couches et des éducateurs triés sur le volet de leur inculquer la même éducation de base jusqu’à 4 ans…

Pourquoi jusqu’à 4 ans ? Ben voyons, Harmos oblige…à cet âge, c’est l’école obligatoire qui commence !

Des instituteurs, correctement endoctrinés, prendront alors le relais. Sans trop s’occuper d’instruction, ils s’efforceront surtout de formater un cerveau identique à chacun de leur élève.

Et, hop, tous en cœur ! A l’école, désormais, on reprendra la même chanson sur un air de balalaïka tandis que les parents, eux, seront tenus de suivre des cours d’éducation sexuelle de façon à harmoniser leurs pratiques et égaliser là aussi leur chance de réussite.

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