07/02/2011

Concours de l’absurde

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Il est des raisonnements qui me laissent perplexe.

Ainsi, à en croire certains, la note de comportement à l’école obligatoire pourrait engendrer des dérives insoupçonnées.

« Des "petits malins", en pleine révolte, pourraient jouer les caïds en établissant le record des zéros de conduite ! Obtenir un zéro de conduite pourrait devenir un sport valorisant auprès de leurs pairs. »

On vient d’inventer le concours de la plus mauvaise note de comportement…

Aujourd’hui, seuls des commentaires « évaluent » le comportement des écoliers…alors, pourquoi pas, le concours du commentaire le plus scabreux ?

Absurde pour absurde, n’ayons pas peur de pousser le raisonnement plus avant.

Toutes règles, tous cadres, toutes lois pourraient souffrir du même mode de pensée.

Imaginons donc, à l’instar de ce commentateur bien inspiré, qu’il faille « supprimer toutes les limitations de vitesse sur nos routes pour ne pas prendre le risque de voir des chauffards concourir pour devenir des recordmen de la vitesse ».

Supprimons tous les feux rouges, ainsi que les « stops » afin d’éviter qu’apparaisse le concours de celui qui en brûlera le plus grand nombre.

Légalisons l’ensemble des drogues de crainte d’instaurer le concours du plus grand fumeur de joints !

La liste n’est pas exhaustive et j’ouvre ici même, le concours du concours le plus absurde !

Soyons sérieux, il n’y a pas si longtemps, la note de comportement existait encore à l’école…je n’ai jamais entendu dire qu’elle avait mené à de telles dérives.

Pensez donc à signer et à faire signer l’initiative de l’Arle « Pour une note de comportement à l’école obligatoire ».

IN Ares comportement 19 01 2011 A4.pdf

 

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Commentaires

le comble du ridicule apprendre toute sa vie en espérant pouvoir enseigner aux plus jeunes et s'entendre dire,oh c'est des affaires de vieux,ça c'est le comble de l'absurdité,mais la vie en soit n'est-elle pas basée sur le ridicule`?le franglais en est un bon exemple depuis les gens inventent des mots pour être mieux compris et le comble du ridicule me semble-t'il après excuses faites,c'est d'entendre/lapsus on veut bien/ le mot éduquer en lieu et place d'enseigner,s'en devient tristement ridicule,vous en conviendrez!raison qui fait dire à beaucoup,on veut socialiser les humains alors que ce terme là était réservé aux animaux de compagnie,le ridicule ne tue point parait-il!faut-il encore pouvoir prouver le contraire!

Écrit par : lovsmeralda | 07/02/2011

Cher Monsieur Duval,
La citation que vous avez mise sur votre blog est incomplète. Je la redonne dans son intégralité:
"Des “petits malins“, en pleine révolte, pourraient même (avec cette fausse note) jouer les caïds en établissant le record des zéros de conduite ! Par conséquent, loin de « créer un climat scolaire propice à l’étude », cette note pourrait exacerber les conflits et avoir des effets contre-productifs".
La comparaison avec la limitation de vitesse est absurde. Un chauffard qui ne respecte pas les limitations de vitesse est lourdement puni, puisqu'il peut même être condamné à une peine de prison.
Or, faire croire qu'une note de comportement, qui n'entre pas dans le calcul de la moyenne (qui ne compte donc pas!) va résoudre tous les problèmes d'indiscipline est un peu simpliste.
L'absurdité, c'est de présenter l'école comme un lieu où règne l'impunité tout en clamant que l'on veut restaurer l'autorité des enseignants.
Beaucoup d'enseignants apprécieront d'être si peu considérés par le texte de l'initiative de ARLE. Pour ceux qui voudraient connaître les outils mis en place à l'école pour faire respecter les règles scolaires, je les renvoie à mon blog:
micheleroullet.blog.tdg.ch/

Écrit par : michèle Roullet | 08/02/2011

Votre propos est une fois encore, Mme Roullet, malhonnête.
Bien sûr que cette note compte : lisez l'argumentaire hors de toute idéologie. Mais compter pour vous signifie uniquement compter dans la moyenne scolaire. Il est d'autres façon de le faire.

Et puis, les autres cantons connaissent une note de comportement : il faut bien peu d'estime de votre part pour les enseignants genevois, pour les élèves genevois et pour les parents genevois de penser ainsi que seulemnt à Genève, et pas ailleurs, cette note pourrait contribuer à détériorer le climat général !

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Écrit par : Edgar Dunord | 08/02/2011

Chère Madame Roullet,

Je me suis fait prendre de vitesse par Edgar Dunord qui a déjà pratiquement tout dit. Mais, sauf votre respect, au vu de votre mauvaise foi, permettez-moi de rajouter quelques petites choses.
Si vous aviez lu attentivement ce qu'il en est de l'initiative, vous auriez compris que cette note est loin d'être sans importance bien qu'elle ne compte pas dans la moyenne.Elle sera utilisée pour les élèves à la limite de la promotion. Une forme de "punition" pour les uns et de valorisation pour les autres! Dire donc qu'elle ne compte pas relève de la mauvaise foi et de la désinformation. Tout comme d'avancer que l'Arle prétend tout résoudre avec cette note! Où avez-vous été chercher cela si ce n'est dans votre imagination.

Écrit par : Duval | 08/02/2011

Permettez-moi, cher Monsieur Duval, de vous rappeler que les dérogations accordées aux élèves qui obtiennent une moyenne générale légèrement inférieure aux exigences institutionnelles sont déjà actuellement accordées en tenant compte du comportement de l'élève.
Durant les séances de fin d'année où les enseignants discutent de ces éventuelles dérogations, ces derniers ont, entre leurs mains, pour chaque élève le nombre précis: d'absences, d'arrivées tardives, d'oublis, de désobéissances aux règles, de retenues...
L'école n'attend donc pas la note de comportement pour réagir.
Il est honteux de présenter l'école comme un lieu où l'on laisse tout faire ("Nous voulons en finir avec l'impunité" Argumentaire de votre initiative).
Je ne suis pourtant pas une soumise qui n'ose pas contester les innombrables réformes scolaires souvent mal pensées (voire pas pensées du tout), et qui n'ont pas amélioré l'école genevoise.
Mais il faut garder raison et ne pas dénigrer ce qui est fait surtout en matière de lutte contre les indisciplines. Car, quand j'étais au CO, nous n'avions pas des contrôles et des surveillances aussi prégnantes qu'elles ne le sont aujourd'hui.
A ce sujet: Cf sur mon blog: micheleroullet.blog.tdg.ch/

Écrit par : michèle Roullet | 08/02/2011

Désaccord parfait avec vous, chère Mme Roullet !

Non seulement il n’y a plus guère de sanctions au CO, mais on leur apprend l’impunité : quoi qu’ils fassent ils passent d’une année à l’autre, presque mécaniquement, à quelques exceptions près. Il n’est qu’à voir, me dit-on de partout, les élèves qui arrivent au degré supérieur (collège, école de commerce) pour se faire une idée de ce qui se passe.

Vous devez, vous et L'Arle, Refaire l’Ecole parce que Genève ne fait pas ce qu’elle doit :

1. en matière de discipline
2. en matière d’autorité
3. en matière de transmission du savoir
4. en matière d’exigence générale
5. en matière d’attitude en classe
6. en matière de respect

Alors, soyons clairs et appelons un chat un chat : ou bien affirmez que l’école va assez bien, somme toute, et que tout ceci n’est que de l’intoxication (vous suivrez en ce sens la magistrate qui a été médiocre pour l’école genevoise et qui est de votre parti – mais c’est votre droit), ou bien vous dites que nous sommes à des années lumière d’une école de qualité qui serait en rapport avec la somme ASTRONOMIQUE que nous payons, et que la note de comportement (sans être la panacée, évidemment) remet un repère dans un monde qui se fiche des repères comme de l’an 40.
Mais vous ne pouvez pas, la bouche vitrifiée de lieux communs, dire que vous êtes une formidable rebelle au monde scolaire qui existe actuellement à Genève et du même coup faire le jeu de ceux qui apportent leur soutien à cette école.

Au fond, qu’avez-vous fait, vous-même, de concret pour l’école, pour l’améliorer ? Vous avez créé un groupe de réflexion et c’est fort bien à vous. Mais l'Arle sur son site a toutes les analyses et n'a vraisemblablement pas un problème théorique, mais un problème pratique : elle ne veut pas de cette école-là. Et vous, de votre côté, que faites-vous ? Comme Sœur Anne, je ne vois rien venir du côté de chez Michèle. Je vote en ville et me demande si vos électeurs vous suivront sur ce terrain. Mais encore une fois, vous n’êtes nullement obligée de faire quoi que ce soit pour l'école, vous pouvez vous contenter de porter l’eau des Rénovateurs, il n’y a pas de honte à cela. Seulement nous, citoyens genevois, nous sommes en parfait désaccord avec vous.

Écrit par : Edgar Dunord | 08/02/2011

Chère Madame,
Une fois de plus, vous faites preuve de mauvaise foi, que c'est décevant. Il n'est pas question de "présenter l'école comme un lieu où l'on laisse tout faire". Vous vous limitez à une seule phrase de l'argumentaire, sortie de son contexte: "Nous voulons en finir avec l'impunité".
Que faites-vous des autres éléments de cet argumentaire, entre autre:
"Il ne suffit pas de constater que des élèves perturbent et nuisent au climat scolaire par leur mauvais comportement. Offrons aux enseignants un moyen clair de mettre en évidence les attitudes positives des élèves par une évaluation chiffrée de leur comportement".

"la note de comportement apporte une aide supplémentaire pour évaluer l’attitude des élèves".

Rien de plus! Je ne vois pas et comprends pas ce qu'il y a là de si affreux!

Écrit par : Duval | 08/02/2011

Oui, rien de plus!

C'est ce que je dis dans mes papiers:
"En soi, ce n'est pas la note qui importe, mais le discours que l'on tient sur elle, sur les pratiques qu'elle implique et sur la validation que lui donnerait l'institution scolaire", in "Fausse note à l'école” de mon blog:

http://micheleroullet.blog.tdg.ch/

Un peu dérisoire tout ça, vous ne trouvez pas?

Écrit par : michèle Roullet | 08/02/2011

Mais non, chère Madame, ce n'est pas ce que vous dites! Contrairement à ce que vous avancez, la note IMPORTE. La note COMPLETE de manière claire les commentaires qui existent. C'est le sens de "la note de comportement apporte une aide supplémentaire pour évaluer l’attitude des élèves".
Et le sujet n'est pas dérisoire du tout. Sinon, pourquoi en faites-vous un tel fromage?!

Écrit par : Duval | 08/02/2011

La note est à l'école ce que l'arme à la maison est à la défense nationale, avant tout un symbole, elle est probablement sans effet sur le cursus scolaire d'un élève mais elle constitue un repère pour les tenants du retour à une école dite traditionnelle.
Si l'on considère que l'école est en situation de quasi faillite , pourquoi ces milieux ne proposent-ils pas de vrai "réformes" qui vont de la formation des "maitres" jusqu'à l'abandon des outils pédagogiques qui relèvent du "socio...." pourquoi ne proposent-ils pas leur leader maximo au poste de Conseiller d'Etat à la place de Monsieur Beer , c'est plus ou moins ce qui se passe dans un autre domaine avec monsieur Muller.?
Ou alors faut-il comprendre qu'ils attendent que le curseur politique ne se déplace un peu plus à la droite de la droite , pour véritablement casser la baraque comme certains populistes le promettent.

Écrit par : briand | 08/02/2011

@à briand, peut-être mon plus fidèle lecteur!
Si c'est à l'Arle que vous faites allusion, vous êtes encore une fois à côté de la plaque...prenez la peine de vous rendre sur le site de l'association et vous verrez que les propositions sont nombreuses, notamment sur les sujets que vous mentionnez. Et ce depuis bien longtemps...

Écrit par : Duval | 08/02/2011

Si le niveau scolaire des Valaisans est meilleur que celui des Genevois, ce n'est certainement pas dû au hasard...

Écrit par : Kissa | 08/02/2011

Ce qu’il y a de bien avec M. Briand, c’est qu’il ne surprend jamais personne : on sait ce qu’il va écrire. Il est des gens comme ça, et après tout, pourquoi pas. C’est reposant.

Il y a, dans son petit monde bien ordonné, ceux qui sont les tenants de l’école à grand-papa et les autres. Les autres, c’est Mme Brunschvig Graf, par exemple, qui est moderne et a détruit l’école genevoise comme aucun magistrat ne l’a fait. Mme Roullet lui emboîte le pas : elle a les mêmes théories « modernes » que l’ancienne magistrate.

Je me demande ce que diront les électeurs lorsqu’ils apprendront que c’est la même vision pédagogiste qui anime les deux femmes libérales ?
Un petit blog à ce sujet, Monsieur Duval, peut-être ?

Écrit par : Edgar Dunord | 08/02/2011

et avec mme hagmann, ça fait 3...
3 personnalités du parti qui forment autant d' "authentiques" libérales...
on rigole!

Écrit par : job | 10/02/2011

ces 3 personnes "de droite", pour rappel sont:
1) pour la promotion de nouvelles pédagogies centrées sur l'élève et non sur les savoirs
2) contre les notes à l'école primaire (en tout cas à l'époque)
3) contre la note de comportement actuellement en débat
décidément, les électeurs du parti libéral ont de la chance d'être si bien représentés par des "conservateurs" aussi fidèle à la ligne politique ferme et dure (qu'on est en droit d'attendre d'eux)

Écrit par : job | 10/02/2011

et de 4 avec m. pierre weiss, j'avais oublié!

ce digne "droitiste" a défendu la création de l'IUFE contre une HEP à GE
tout ça pour une sombre histoire de subsides fédéraux: calcul à courts termes du genre de brunschwig-graf quand elle signait aveuglément des chèques en blanc aux doux illuminés de la hiérarchie du DIP pour les laisser détruire tout ce qu'il voulaient de l'école républicaine genevoise)...ou bien c'était simplement parce que l'épouse de m. weiss est formatrice en mathématiques, et donc peut-être mieux rémunérée dans un institut universitaire?

quand on connaît le résultat, quelle misère de manque de perspective dans les choix politiques! l'IUFE c'est le ventre de la bête, le centre névralgique (avec la FAPSE qui joue la partie bicéphale) de l'hydre pédagogiste, c'est la papeauté de la techno-secte des clowns constructivistes et autres charlatans moliériens.

était-ce vraiment si nécessaire de gagner 3fr50 au bouclement des écritures annuelles, plutôt que de défendre une HEP, comme dans les autres cantons, qui soit axée sur la formation pratique et non sur une enième formation universitaire pour des futures enseignants (qui sont déjà universitaires)? leur bagage conceptuel est-il jugé forcément insuffisant, pour qu'ils doivent avaler à longueur de journée de la théorie de l'enseignement unilatérale, doctrinaire, anti-pluraliste voire anti-démocartique puisqu'on ne peut même pas critiquer le dogme, superfétatoire, pédante, indigeste, non-fondée car non-prouvée et terme de résultats, chronophage et inefficace en classe, surtout?

Écrit par : job | 10/02/2011

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