29/03/2011

Horaire des écoliers genevois controversé

Suite à mon précédent billet ainsi qu’à ceux récemment publiés sur cette plateforme par Monsieur Baud et Madame Roullet, il convient d’apporter encore quelques précisions.

On l’a compris, prétendre que l’écolier genevois, au primaire, est soumis à moins d’heures d’enseignement que les écoliers des autres cantons est fallacieux.

Tout comme prétendre que l’obligation d’augmenter son horaire est due au concordat HarmoS.

Il semblerait par contre que cette nécessité soit une conséquence de la mise en place du PER (Plan d’Etudes Romand).

Soit !                                                                                                  

Une évidence s’impose alors:                                                    

-         Ne souffrant d’aucun déficit au primaire, ce n’est pas Genève seule qui devrait augmenter son quota d’heures mais TOUS les cantons romands afin de se donner la possibilité de répondre aux exigences de ce PER.

-         Sachant qu’actuellement, le déficit d’heures d’enseignement concerne essentiellement le Cycle d’Orientation genevois, on est en droit de se demander pourquoi le DIP s’acharne sur la seule école primaire.

-         Pourquoi le Conseil d’Etat ne fait-il rien à ce niveau là et n’envisage-t-il pas d’augmenter l’horaire du CO afin que, globalement, Genève se retrouve à égalité avec les autres cantons ?

 

Reste la question souvent posée du rythme scolaire.

Selon les uns, les ruptures de rythme durant la semaine seraient dommageables. Un argument avancé par quantité de pédiatres par exemple.

Pourtant, selon les autres, c’est tout le contraire.

Faire une pause en milieu de semaine engendrerait une meilleure concentration. Elle serait également bénéfique puisqu’elle permet de s’« aérer » l’esprit par la pratique de quantité de sports, de loisirs, de cours de musique, etc. Activités qui seraient probablement appelées à passablement disparaître en cas d’instauration du mercredi matin d’école.

Qui des uns ou des autres dit vrai ?

Il y a fort à parier que ce sera au peuple de répondre à cette question…

 

 

 

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Commentaires

Bonsoir Monsieur, devons-nous comprendre de tous ces débats que notre cher conseiller d'Etat Monsieur Beer confond le PER et Harmos dans ses discours?
Pouvez-vous, ou quelqu'un d'autre, nous indiquer où se trouve dans le PER l'obligation d'augmenter l'horaire des élèves?
Le référendum dont parle l'article de la Tribune englobera-t-il l'âge d'entrée à l'école, qui pour l'instant est fixé par la loi à 6 ans?
Beaucoup de questions.

Écrit par : Emanuelle Heinard | 29/03/2011

Chère Madame,
M. Beer ne confond rien mais, en bon politicien qu'il est, il sait utiliser tous les moyens pour faire passer ses projets, même celui de brouiller les cartes.
Le PER comporte tant de matière qu'il semble obligatoire d'augmenter le temps d'enseignement...mais ce n'est pas inscrit noir sur blanc dans le document. Par exemple, ce plan d'étude englobe l'enseignement de l'anglais...il faudra bien le caser quelque part.
Enfin, le référendum éventuel portera uniquement sur l'acceptation ou non du mercredi matin d'école. L'âge d'entrée à l'école concerne HarmoS...et les genevois ont récemment accepté ce concordat en votation populaire!

Écrit par : Duval | 29/03/2011

Pour votre information, un groupe de parents apolitique, dont je fais partie, a lancé une pétition contre le nouvel horaire scolaire. Il a été entendu par la commission de l'enseignement et est prêt à lancer un référendum si la loi passe.

Nous estimons que le mercredi entièrement libre est un jour précieux pour les enfants, permettant d'établir une relation de qualité avec le parent (selon un sondage du SRED près de 84 % des parents ne travaillent pas le mercredi pour rester auprès de leur enfants), grand-parents, de souffler, de pratiquer une activité adaptée à ses aspirations, ... bref une qualité de vie que nous ne souhaitons pas que nos enfants perdent. N'oublions pas qu'il s'agit précisément d'enfant et pas de machines. Laissons-leurs vivre leur enfance, ils seront assez vite pris dans la cycle infernal du stress et de la vie.

Nous souhaitons bien sûr une école de qualité mais estimons que Beer ne va pas dans se sens. Au contraire, au lieu d'analyser la situation et de proposer des mesures ciblées (diminution du nombre d'enfant en classe, cours particuliers aux élèves en difficultés, ce qui a été fait pour les écoles en REP après PISA 2006, malheureusement au détriment des écoles dites en classe A), il fait du bricolage. Ce n'est pas en augmentant les heures en classe entière que l'on va permettre aux élèvent en difficulté de se mettre à niveau. Rajouter des heures en plenum ne va que les distancer d'avantage de leurs camarades.

Sans compter que les arguments avancés pour défendre l'augmentation des heures sont pour la plupart érronés et peu convaincants.

Effectivement, Harmos n'exige nullement l'augmentation des heures scolaires. Quant au PER, tout au plus demande-t-il une heure de plus pour l'introduction de l'anglais et seulement dès la 5ème primaire.

De plus, selon le tableau comparatif des minutes d’enseignement par année et par degré du rapport du IRDP sur le temps scolaire effectif, le canton de Genève se trouve parmi les 3 cantons romands qui ont le plus d’heures d’enseignement en 2e primaire, il est dans la moyenne pour les 3e primaires et dans les quatre premiers pour les 4e primaires. On est loin du déficit généralisé annoncé.

Par ailleurs, Genève n'est pas le seul canton où les enfants ne vont que 4 jours par semaine à l'école. En Valais, au Jura et dans le canton de Vaud les classes d’enfantines ne fréquentes l'école que 4 jours dans une semaine. En outre, en Valais, les horaires diffèrent d’une commune à l’autre également sur la question du mercredi matin. On oublie également de rappeler qu'en abandonnant l'école le samedi matin les écoliers genevois ne sont pas allé moins d'heure à l'école, celles-ci ont simplement été réparties sur 4 jours au lieu de 4,5 jours.

Quant au rythme d'apprentissage, parlons-en. Les fameuses études dont on se gargarise ont été faites sur le système français bien différent du nôtre. Par ailleurs, l'horaire idéal ne parle pas du mercredi matin à l'école mais du samedi et conserve donc la pause du mercredi qui tout à coup, peut-être par magie, du fait de l'école le samedi matin (?), ne serait à ce moment-là plus préjudiciable à l'apprentissage. Soyons sérieux!

C'est justement le manque de sérieux du travail effectué en l'espèce pour la mise en oeuvre de ce nouvel horaire scolaire que nous déplorons. Lançons un message clair à nos dirigeants. Pour une école de qualité, pour une qualité de vie pour nos enfants, NON AU MERCREDI MATIN A L'ECOLE.

Écrit par : C. Kisfaludy | 29/03/2011

qui dit Genève dit entités jamais satisfaites de leur sort et cette phrase n'est pas issue d'une entité vivante mais fut prononcée par J-J Rousseau obligé de fuir ses contemporains pour se détendre en un lieux souvent ignoré mais si riche en patrimoine culturel!

Écrit par : gavroche | 30/03/2011

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