02/06/2011

Allo, la SPG ??? + La mauvaise foi de Christian Brunier

Le Grand Conseil vient de voter et d’accepter l’introduction du mercredi matin à l’école primaire.

Aussitôt, la SPG (Société Pédagogique Genevois) annonce le lancement d’un référendum.

Une démarche qui me semble tout à fait bénéfique puisqu’elle ouvre le débat et donnera le dernier mot aux citoyens.

La récolte de signatures nécessaires à l’aboutissement de ce référendum est lancée. Il me paraît donc de la plus haute importance de lui donner de la crédibilité.

Il ne suffit pas en effet de se satisfaire de l’argument premier invoqué par la SPG…l’éternel manque de moyens.

Le syndicat des enseignants se doit également de se positionner face à la seule interrogation qui se pose en définitive. Question que je lui ai déjà soumise. Malheureusement, sans réponse de sa part, je la pose à nouveau :

Malgré ce que certains prétendent, les chiffres officiels sont là pour le dire, il est indéniable que Genève présente un déficit d’heures d’enseignement par rapport aux autres cantons romands (étude du SRED) et que celui-ci va encore se creuser puisque, semble-t-il, ces cantons vont encore allonger leur horaire scolaire. Il est donc incontournable de devoir allonger l’horaire scolaire de l’écolier genevois.

Dès lors, une seule question se pose, à savoir comment procéder ?!          

Opposée au mercredi matin d’école, comment la SPG se positionne-t-elle à ce sujet ?

Selon elle, faut-il plutôt allonger chacun des quatre jours scolaires actuels ? De combien de temps ?

A l’heure du lancement d’un référendum la SPG ne peut se soustraire à cette question, il est impératif qu’elle y réponde.

 

La mauvaise foi de Christian Brunier

Via son blog, sur un tout autre sujet, Monsieur Christian Brunier s’est fendu d’un billet à propos de la note de comportement que l’Arle avait proposée en lançant une initiative qui n’a pas abouti.

Monsieur Brunier a son avis sur le sujet, c’est son droit le plus élémentaire.

Mais voilà…Monsieur Brunier est « retiré » du monde politique…mais il en garde néanmoins les habitudes nauséabondes qui parfois le caractérise : l’interprétation mensongère, la mauvaise foi.

Il est vrai qu’il en est coutumier et qu’il n’en est pas là à son coup d’essai. Déjà en 2006, lors de la votation sur le retour des notes à l’école primaire, il nous avait largement honorés de son manque d’honnêteté caractéristique.

Je lui laisse donc la triste responsabilité des interprétations débitées dans son récent billet.

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Commentaires

Bouh ! le vilain Brunier!

Écrit par : Eddy | 02/06/2011

Brunier est un âne, tout le monde le sait. Et son blog est sans doute le plus mauvais de ceux qu'héberge la TdG. Vous avez raison de le rappeler.

Écrit par : fédor | 02/06/2011

J'ai lu le billet de M. Brunier avant le vôtre. Même si je ne suis pas d'accord avec sa façon angélique de décrire les acuels commentaires sur le comportement, il a eu le mérite de m'apprendre que la récolte de signatures
pour votre initiative n'a pas abouti.
Quelle est votre analyse personnelle (ou d'ARLE) concernant cet échec ?

Écrit par : Calendula | 02/06/2011

"faut-il plutôt allonger chacun des quatre jours scolaires actuels ? De combien de temps ?"

Pour faire quoi? C'est bien beau de proposer des heures supplémentaires. Mais pour faire quoi?

Il n'est pas "indéniable" que Genève a moins d'heures d'enseignement que les autres cantons romands. En comptabilisant les minutes enseignées de la 3me à la 6me primaire, Genève est au rang 5 sur 8. Pour le Français, Genève est au 4me rang, et pour les Mathématiques au 3me rang ex-aequo. Si on soustrait des branches comme la musique, les travaux manuels, les appuis (absents à Genève), Genève passe au 4me rang et distance les cantons classés derrière lui. Et comme les branches comme le dessin et les travaux manuels occupent une large place dans le parascolaire, il n'y a aucun doute que Genève ne souffre pas d'un déficit d'activité scolaire ou parascolaire. Je répète que le mercredi matin doit être réservé à des cours d'appuis pour ceux qui en ont besoin. L'horaire peut être prolongé de 16h00 à 16h20 ou 16h30 si on sait quoi en faire.

Quelles sont les branches en déficit à Genève? Le dessin est pratiquement deux fois plus important à Fribourg et à Lausanne. Idem pour les travaux manuels comparés au Valais et à Fribourg (mais deux fois plus qu'à Lausanne).

Genève a moins d'environnement (géographie, histoire, sciences) que le Tessin, mais plus que tous les autres cantons. Genève est en dernière position pour la 2me langue nationale. Genève occupe le premier rang pour la musique, presque deux fois plus que Vaud et Berne, et 7 fois plus que Neuchâtel.

Alors des minutes supplémentaires le mercredi matin pour faire quoi?

Ce n'est pas la quantité qui importe, mais la qualité. Qu'en est-il des devoirs? J'ai entendu dire qu'ils étaient réduits à zéro...

Mais arrêtez de dire que Genève a systématiquement moins de temps d'école que les autres cantons. C'est faux.

Source des chiffres : voir le blog d'Olivier Baud qui fournit les liens aux documents.


Quant à Brunier, j'ai posté un commentaire qui ne sera certainement pas apprécié : l'école n'a pas à "construire" les élèves, sa mission est de les instruire. On sait qui - tout en faisant l'éloge de la famille, diable il fallait faire beaucoup d'enfants pour la gloire de l'empire - a retiré aux familles l'éducation des jeunes.

Écrit par : Johann | 02/06/2011

Ahhh ... c'est pour cela que Brunier n'accepte pas les commentaires ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 02/06/2011

@Calendula
L’IN pour une note de comportement a manqué son but pour un peu plus d’un millier de signatures. Il faut en prendre acte tout simplement. Ce n’est pas une catastrophe mais c’est un peu dommage parce que, dans la rue, les Genevois ont volontiers signé ce texte. Mais nous étions trop peu malgré l’engagement important de quelques uns. On ne peut récolter 10000 signatures avec la tenue de quelques stands seulement.
Cependant le signal que nous voulions donner correspond exactement aux préoccupations des Suisses : en effet, un sondage du mois de Mai 2011 montre qu’après le problème du nucléaire, c’est la discipline à l’école qui préoccupe les gens. Notre IN allait dans le sens de cette préoccupation légitime.

Écrit par : Duval | 02/06/2011

@Johann
Je rejoins volontiers votre analyse sur quelques points, notamment sur la question du contenu des heures ajoutées.
Des chiffres très explicites existent en effet en ce qui concerne le nombre d’heures d’enseignement en fonction des différentes disciplines. Par exemple, si Genève bénéficie de plus d’heures d’enseignement de dessin, notre canton souffre par contre d’un déficit d’heures de français.
Afin de bien se positionner, vous avez raison, il est donc en effet primordial de savoir ce que recouvreront les heures ajoutées. Il serait souhaitable que le DIP nous le fasse savoir clairement...on peut rêver!

Écrit par : Duval | 02/06/2011

"Par exemple, si Genève bénéficie de plus d’heures d’enseignement de dessin, notre canton souffre par contre d’un déficit d’heures de français."

Non, deux fois.

Dessin :
Genève 375 minutes
Vaud 720
Fribourg 700
Neuchâtel 540
Valais en queue avec 120.

Français :
Genève 1410
Tessin (Italien) 1110
Vaud 1305
Jura 1350
Berne 1395
Valais en tête avec 1710.

Donc en descendant le dessin au niveau du Valais, on obtiendrait pour le Français 1665 minutes soit la 2me position juste derrière le Valais SANS augmentation d'horaire. Et loin devant tous les autres cantons.

Alors plus de temps d'école pour faire quoi?

(Chiffres obtenus en additionnant les minutes/semaine sur quatre ans.)


"On ne peut récolter 10000 signatures avec la tenue de quelques stands seulement."

C'est clair, puisque la majorité des gens votent depuis leur domicile. Mais du moment qu'on peut voter par internet (bonjour les fraudes!), on devrait aussi pouvoir récolter des signatures par internet.

Écrit par : Johann | 02/06/2011

Pour les 4 degrés concernés (3P,4P,5P,6P) temps d'enseignement en minutes:
Activités créatrices et textiles,Ttravaux manuels-Dessin
Genève 28875 alors que Fribourg 26600, Tessin 22084 et Valais 26600

Et en fançais
Genève 50820 alors que Fribourg 60800 et le Valais 69980

Écrit par : Duval | 02/06/2011

Vous avez parlé d'un déficit en Français et d'un bonus en dessin. Je vous ai montré qu'il y a plusieurs cantons - une majorité - qui ont encore moins de minutes de français et plus de minutes de dessin que Genève. Et vous avez choisi d'amalgamer dessin avec travaux manuels, etc. Dans ce cas Genève présente un "déficit" par rapport à Fribourg : 750 contre 1400 minutes.

Et cette comptabilité de marchand de tapis qui parle de "déficit" me désole un peu. Beaucoup. Encore une fois je n'y vois que des quantités et pas de qualité. Une meilleure piste serait non pas d'augmenter l'horaire, mais de diminuer le nombre d'élèves par classe, surtout dans les secteurs à forte population étrangère.

Alors une demi-journée supplémentaire pour quoi faire?

Écrit par : Johann | 02/06/2011

Je donne les chiffres tels que dans l'étude du SRED. Si la comparaison est faite avec Fribourg et le Valais c'est parce que ce sont les deux cantons en tête de PISA...et pour la majorité des gens et pour le monde politique ce sont sur ces deux "étalons" qu'il faut se mesurer. Cette aspect ne pourra être évité lors du débat sur le référendum.
Mais, au delà de la bataille des chiffres, je vous rejoins sur la question essentielle: une demi-journée supplémentaire pour quoi faire?

Écrit par : Duval | 02/06/2011

"ce sont les deux cantons en tête de PISA.."

Aaaahhh! pisa!!! Encore et toujours des chiffres. Alors parlons chiffres. Parmi les élèves testés, combien d'élèves de langue maternelle autre que le français, par exemple? Car si on veut comparer autant savoir ce que l'on compare.

On pourrait aussi comparer avec la Finlande tant qu'on y est! Combien d'élèves par classe, combien d'étrangers, etc.

Et quand les concepteurs des tests pisa ne savent même pas ce qu'est une population active...

Ce qui est clair c'est que le dip navigue à vue sans autre volonté que de réussir des coups, comme pour le latin ou le suisse allemand. Aucune conception, ni même de vision d'ensemble. Et avec un rétropédalage en vitesse accélérée dès qu'une opposition se manifeste. C'est tout simplement lamentable. D'incompétence. Il ne faut pas s'étonner que cb soit passé à la raclette lors des dernières élections. La population a compris.

Écrit par : Johann | 02/06/2011

Cher Monsieur Duval, n'êtes-vous pas l'un des éléments fondateurs d'une initiative qui devrait être soumise au citoyen à l'issue de son acceptation par les autorités administratives et qui concerne les Notes de comportement.
Cela ne vous étonnera pas , je ne l'ai pas signée, mais s'agissant d'une démarche éminemment démocratique je suis surpris du silence radio qui entoure cette procédure qui soit a abouti soit s’est perdue dans les méandres de l’improbable soupe populiste qui nous est servie assez régulièrement ,cependant , je considère tout de même que quelque soit l'issue de votre estimable action il conviendrait de tenir au courant tous les parents -enseignants-élèves- citoyens lambda qui vous ont fait confiance .dans le but de recadrer la relation professeurs- élèves qui selon vos dires s'effilochent se dissolvent sous les actions concertées des enseignants post.soixante-huitards ou autres socio- constructivistes échappés de Corée du nord.

Écrit par : briand | 02/06/2011

Cher André, je t'avais effectivement répondu - d'une certaine manière - et 'Johann' le rappelle fort à propos. (Il ne faut pas confondre le SRED, service genevois dépendant du DIP (service de la recherche en éducation) et l'IRDP.) Voilà donc la réponse que je t'avais faite et quelques liens qui permettent de se faire une appréciation de la situation concernant le primaire genevois :
"Ce commentaire appelle des réponses multiples, qui méritent d’être développées… J’essaierai de les aborder dans mes prochains billets. En attendant, pour celles et ceux qui s’intéressent à la question quantitative de l’horaire, il convient de consulter le site de l’IRDP et le document sur le temps scolaire effectif des élèves en Suisse romande : http://www.irdp.ch/publicat/irdp_dossiers_comparatifs/tempsscolaire/2010_2011/tempsscolairedocumentcomplet1011.pdf - Il est aussi intéressant de naviguer dans le site de l’IRDP et d’aller notamment regarder la page sur les aménagements des horaires http://www.irdp.ch/documentation/indicateurs/theme_tempsjournee.html ou celle sur les tableaux comparatifs des grilles horaires http://www.irdp.ch/publicat/irdp_dossiers_comparatifs/grillesecoles/2010_2011/grillesecolesdocumentcomplet1011.pdf ou, pour finir - une dernière page – celle où il est question de l’augmentation de l’horaire dans les autres cantons tels que Neuchâtel ou le Jura, actuellement au même point qu’à Genève… de quoi casser quelques fantasmes http://www.irdp.ch/documentation/indicateurs/theme_programmes.html - Bonne lecture et bons calculs !"

Écrit par : Olivier Baud | 02/06/2011

Cher Olivier,

Oui, tu avais posté ce commentaire....mais il ne répond pas à ma question quant au positionnement de la SPG. J'attends encore tes développements annoncés. Je crois vraiment qu'il est essentiel que, si la SPG est "contre" le mercredi matin, elle doit alors présenter d'autres propositions.

@briand
Si vous lisiez la presse, vous n'auriez pas manqué l'info!

Écrit par : Duval | 02/06/2011

"Si vous lisiez la presse, vous n'auriez pas manqué l'info!"

Il faut lui pardonner, car en Corée du Nord la presse n'existe pas!

Écrit par : Johann | 02/06/2011

Très bonnes interventions de Johann.

Écrit par : Mère-Grand | 03/06/2011

Bon, ben mon commentaire posté chez M. Brunier est passé à la trappe. Censuré donc. Merci M. Brunier! Mais à l'avenir ne venez pas nous donner des leçons sur la liberté d'expression. Décidément nous ne sortons pas de la Corée du Nord.

La note de comportement c'est comme un thermomètre. Chacun sait que casser le thermomètre n'a jamais fait baisser la fièvre, mais que la mesure de la température permet d'aider à poser un diagnostic. Maintenant que l'enfant, et donc l'élève, est roi, il ne faut pas le traumatiser avec des notes de comportement. Mais que cet élève en rupture de contrat scolaire puisse traumatiser les enseignants et surtout, surtout les autres élèves de la classe, M. Brunier s'en contrefout. Inversion des valeurs. Il est clair que les parents sont comptables du comportement de leur progéniture et qu'ils fuient leurs responsabilités. La note de comportement aurait pu mesurer clairement le degré d'indiscipline de chaque élève et en cas de notes insuffisantes à répétition amener à frapper là où c'est nécessaire pour induire un changement de comportement d'abord des parents, puis des élèves, c'est-à-dire frapper au porte-monnaie par des amendes. Mais quand le laxisme devient une vertu, il est clair que l'école va dans le mur. Le mur de la honte.

Et si les résultats pisa étaient en relation directe avec ce laxisme?

Écrit par : Johann | 03/06/2011

Merci Johann pour cet excellent commentaire et d'ailleurs pour tous nos échanges souvent animés . Quant à Brunier, il reste pareil à lui même....un lâche méprisable.

Écrit par : Duval | 03/06/2011

Merci de m'avoir lu et compris.

Écrit par : Johann | 03/06/2011

J'ai eu l'honneur de voir mon commentaire publié sur le blog de C. Brunier, mais je constate que la discussion au sujet de la note de comportement ne peut se poursuivre sur son blog.
Cette note cristallise des opinions très tranchées, alors qu'à mon sens, elle n'est pas essentielle.
Pour C.Brunier, elle signifierait le retour des mégères, pour les tenants de l'initiative, elle permettrait de résoudre les problèmes de discipline et à assurer de meilleures conditions de travail.
Ce qui me dérange dans ce postulat, c'est que l'on donne l'impression que parce qu'il n'y a pas note, il n'y aurait pas de sanctions. J'en ai énuméré un certain nombre dans mon commentaire chez C.Brunier, sanctions appliquées actuellement au C.O. Il y en a 8, je crois, et la liste n'est peut-être pas exhaustive.
En donnant l'impression que l'Ecole est actuellement complètement passive ou bien que les maîtres n'ont aucun instrument à disposition hors de la note, on ne décrit pas la réalité telle qu'elle est.
J'ai connu des élèves qui avaient -18 ou -24 de comportement. Ca ne nous avançait pas beaucoup, surtout qu'ils en tiraient une fierté toute adolescente. Et ça explosait le thermomètre, dont parle Johann.
Le thermomètre est utile, mais une fois la température prise, il faut avoir les médicaments pour faire baisser la fièvre.
Il est évident qu'il faut tout mettre en oeuvre pour que la classe puisse travailler et que la cour de récréation soit un lieu où les élèves se sentent en sécurité. L'absence de sanctions donnerait le champ libre à la loi de la jungle. Le travail des profs consiste à être présents et à ne jamais rien lâcher.
Par rapport au travail concret sur le terrain, la note ne me manque pas. Si les parents ou la population la réclament, pourquoi ne pas en donner une? Il ne faudrait pas que ça devienne une solution de facilté, parce qu'un commentaire peut être drôlement pertinent et parfois plus difficile à assumer pour un élève.

Écrit par : Calendula | 04/06/2011

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