27/06/2011

T’es pour ou contre le mercredi d’école?

Mais alors, Duval…quelle est sa position ?

Le référendum contre l’introduction du mercredi matin d’école, il le soutient ou pas ?

Des amis m’ont tout récemment posé la question.

Je reviens donc sur le sujet, bien que je pense avoir été clair dans mes billets précédents.

A mon sens, il ne fait aucun doute que Genève devra augmenter sensiblement l’horaire scolaire des écoliers du primaire.

Non pas, comme certains essayent de le faire croire, parce que Harmos l’imposerait. Tout comme il est faux de croire qu’il suffit simplement de plus de temps d’école pour améliorer miraculeusement les résultats du canton aux tests PISA.

Car ce n’est pas une question de temps mais plutôt de contenu et de qualité d’enseignement.

Que va-t-on faire de ce temps supplémentaire, voilà la seule question raisonnable à se poser.

Et c’est là que le bât blesse.

Ce ne sont pas, en effet, les deux heures hebdomadaires d’anglais qui suffiront à « meubler » la totalité de cette augmentation d’horaire. Alors, quid du reste de ce temps scolaire en plus ?

Du côté des « pro-mercredi », sur ce sujet, c’est le silence

On reste également sur sa faim quant aux arguments des référendaires. Prétendre au statut quo est une grave erreur de leur part et persister dans cette voie mènera à coup sûr à l’échec en votation populaire.

On attend donc de leur part une proposition concrète qui remplacerait celle de l’introduction du mercredi matin d’école.

Si les référendaires et ceux qui les soutiennent veulent garder une certaine crédibilité, ils se doivent donc de nous dire comment ils comptent concrètement augmenter cet horaire de l’écolier.

Si ce n’est pas le mercredi, où donc placer les heures supplémentaires ? Allonger chacun des quatre jours scolaires actuels ? Rétablir les heures du samedi matin ?

Dans ces conditions, tant que je n’aurai pas la réponse à cette question et surtout tant que le DIP n’aura pas dévoilé clairement ce qu’il prévoit de faire de ces heures supplémentaires, je serai bien évidement dans l’incapacité de me prononcer.

 

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20/06/2011

Le smic culturel

Texte de Jean Romain, paru le 19 juin sur Commentaires.com

L’école s’enfonce toujours plus dans sa longue agonie : les nouveaux moyens romands d’enseignement du français seront prochainement introduits dans les écoles primaires de Romandie. C’est consternant !
On ne peut pas l’attribuer seulement à l’idéologie soixante-huitarde, à l’interdit d’interdire, au tout est dans tout, aux farines issues de cette mouvance. Non. Mai 68 est mort, et à lui seul le mouvement n’a pas eu ce pareil pouvoir de durer, 45 ans plus tard. La destruction scolaire est planifiée de longue date, et Mai 68 n’est pas la cause essentielle même si cela a joué un rôle. De Mai 68 à Mai 78, c’est la décennie durant laquelle la gauche a renoncé à se battre et elle a fait allégeance à l’économie. Cette histoire d’une défaite est intéressante et devrait faire l’objet d’une vaste étude. Bien plus puissante qu’une gauche en déliquescence en Europe, qu’une gauche qui n’a plus d’idée du tout et qui pleurniche, c’est la montée des idéologies du marché qui a renversé l’école. La machine ici est puissante, énorme, monstrueuse. Voici de quoi susciter quelques réflexions :
« La mondialisation – économique, politique et culturelle – rend obsolète l’institution implantée localement et ancrée dans une culture déterminée que l’on appelle “l’école” et, en même temps qu’elle, l’enseignant ». (Learning and Technology in OECD Countries, OCDE 1996).
«  Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire par exemple les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités (…). Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population. » (Christian Morrisson, La faisabilité politique de l’ajustement, Cahier de politique économique n°13, Centre de développement de l’OCDE, 1996). « A terme, le rôle des pouvoirs publics se limitera à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable et dont l’exclusion de la société en général s’accentuera à mesure que d’autres vont continuer de progresser. ” (Adult Learning and Technology in OECD Countries, OCDE 1996).
Sans oublier le mot d’ordre de l’OMC : «  Les deux derniers bastions à conquérir sont la santé et l’éducation. » …
Reprenez votre souffle, et jaugez à ces quelques citations l’ambition de ceux qui mettent en œuvre la destruction de l’école, de ceux qui l’ont pensée, de ceux qui la peaufine tous les jours, et de tous les porteurs d’eau qui assurent l’huilage du système parce qu’ils sont tellement sots, y compris les politiques, y compris les partis de gauche de nos parlements, qu’ils croient que « mettre l’élève au centre » c’est lui rendre service. La machine fonctionne de l’entrée à l’école jusqu’à la fin de l’Université.
Et les velléités de résistance face à ce qui n’est pas un complot (puisque tout est clairement dit, expliqué, admis, écrit noir sur blanc) sont étouffées parce que noyées dans le seul projet monomaniaque de nos sociétés : « faire la fête ». Du 1er janvier au 31 décembre, faire la fête semble la seule faim collective, donnée en tout cas comme désirable par tous. “Faire la fête” permet de faire passer en douceur l’idée de ce smic culturel.

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19/06/2011

Zep-box

Wooden_Penis.jpg

 

On peut lire dans la TdG du jour qu’à Bâle, afin de délivrer les cours d’éducation sexuelle aux élèves du primaire, les spécialistes ont fait confectionner « une sex-box, une sorte de kit pédagogique, où l’écolier trouvera des pénis en bois et en peluche ainsi que des sexes féminins à manipuler »

Génial…

Il n’en fallait pas plus pour faire monter au créneau, à l’échelon fédéral, un certain nombre de parlementaires qui crient au porno et lancent une pétition.

Ceux-ci demandent par ailleurs que l’éducation sexuelle soit mieux cadrée par les cantons et que les enfants ne soient pas obligés d’y assister.

A juste titre, ils dénoncent une intrusion intolérable dans l’éducation intime des enfants, éducation qui, faut-il le rappeler, revient en premier lieu aux parents et non à l’école.

On apprend que, pour l’heure, cette pétition « contre la sexualisation de l’école » ne touche que la Suisse alémanique.

Qu’en est-il à Genève, canton combien avant-gardiste en matière scolaire ?

Souvenez-vous en 2009, l’exposition « Zizi sexuel » que le DIP a portée aux nues et qui s’est empressé d’en rendre la visite obligatoire pour tous les élèves de 5ème et 6ème primaire

http://www.geneve.ch/dip/GestionContenu/detail.asp?mod=ac...

http://www.arle.ch/autorite-violence/autorite/237-a-propo...

A l’époque, pas un seul politicien ne s’en est offusqué, au contraire.

Mais, voilà, cette expo était l’œuvre de Zep…

Eh bien, aujourd’hui, je me demande comment serait accueillie cette sex-box bâloise si elle était signée du même nom ?

Deux poids deux mesures ?

Copain copain ?

 

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17/06/2011

L’école n’est pas finie, elle est perdue !

J’ai eu l’occasion tout récemment de consulter les nouveaux moyens romands d’enseignement du français qui seront prochainement introduits dans les écoles primaire de Romandie.

Réjouissons-nous. Un modèle de déstructuration organisée. Un véritable foutoir dans lequel une chatte n’y retrouverait pas ses petits. Parents, accrochez-vous !

Dans un prochain billet, je me ferai un plaisir de vous en faire découvrir quelques exemples.

Pour l’heure, je  vous livre ci-dessous la lettre « rassurante » qu’un groupe d’enseignants romands "qui refusent d’accepter l’inacceptable" vous adresse.

Elle est suivie d’un article révélateur, paru le 16 juin 2009 déjà, sous la plume de Jacques Neirynck.

 

Un groupe d'enseignants romands qui doivent garder l'anonymat

 

Aux parents des enfants qui vont commencer  l’Ecole primaire et à toute personne concernée  ou intéressée par les questions scolaires

 

Juin 2011

 

Concerne : les nouveaux moyens d’enseignement du français prévus pour tous les élèves de 1ère et 2ème années de toute la Romandie

 

Madame, Monsieur,

Si on découvre, dans une cantine scolaire, qu'une partie des stocks alimentaires est impropre à la consommation, que fait-on? Se taire sous prétexte que des enfants aiment ces aliments? Invoquer que les enfants d'aujourd'hui mangent bien d'autres choses malsaines et qu'il faut regarder à la dépense? Ou choisit-on de donner la priorité à la santé des enfants?

Nous nous trouvons aujourd'hui face à un problème similaire en ce qui concerne le matériel scolaire, prévu pour l'apprentissage du français, destiné aux élèves de 6 à 8 ans.

Le but de ce courrier est de vous informer de la situation.

Les nouveaux moyens d'enseignement du français, prévus pour les élèves de 6 à 8 ans, de toute la Romandie, contiennent plusieurs éléments néfastes pour leur développement. Des enseignants et des parents estiment que la situation est grave. C'est pourquoi, nous désirons attirer votre attention et l'attention de nos autorités sur ce problème.

Pour notre part, nous demandons le remplacement de ce matériel que nous estimons inadéquat . Nous avons besoin de toutes les bonnes volontés pour l'obtenir.

Un chaleureux merci à tous ceux et toutes celles qui diffuseront le plus largement possible cette information, prioritairement aux personnes qui ont des postes à responsabilité et qui sont susceptibles de soutenir notre démarche.

Avec nos meilleures salutations,

 

Un groupe d'enseignants qui refusent d’accepter l’inacceptable.

 

Contes pervers pour écoliers

(Jacques Neirynck)

Selon le président de la Société pédagogique vaudoise et interprète inspiré de la Direction de l’enseignement obligatoire, «l’école publique est fondatrice de notre société, c’est un creuset de valeurs communes». Donc pas question pour les parents de choisir des écoles privées pour y enseigner d’autres valeurs que celles de la Direction de l’enseignement.

Mais, alors, que sont ces valeurs communes portées au pinacle? Dès l’âge de 7 ou 8 ans, les élèves sont incités à lire de petits romans choisis à leur intention. En découvrant ces textes, maints enseignants ont la nausée, car les «valeurs» illustrées sont pour le moins étranges.

Ainsi La princesse à la gomme rapporte les aventures de Galatée, une gamine insupportable, que ses parents se résolvent à mettre en pension, où elle sème le désordre en refusant l’obéissance et en ridiculisant les professeurs. Elle finit par triompher du système en rencontrant un garçon aussi rebelle qu’elle.

Selon l’analyse d’une psychologue spécialisée dans l’enfance, «ce texte douteux fait la promotion de l’irrespect et du refus d’intégration dans des relations mutuellement enrichissantes. Galatée a en quelque sorte eu raison de maltraiter les adultes et de refuser les apprentissages sociaux. »

Texte hautement éducatif, qui prône la révolte par principe et qui s’inscrit dans la suite logique de Mai 68: il est interdit d’interdire!

Il y a pire. Même pas peur est une histoire de vampires, où une maman sorcière fait subir une épreuve initiatique à sa fille, en l’effrayant et en la baptisant à la fin comme «vampiresse», avec des canines de plus en plus pointues. La gamine se sauve en entrant dans la secte des adultes qui font peur aux autres.

Diagnostic de la psychologue: «A la fin, au lieu de revenir à la réalité, le personnage est acquitté positivement dans une transformation imaginaire qui est contraire aux valeurs d’humanité: mépris, sadisme, jouissance dans la maltraitance, valorisation de la méchanceté. L’épreuve est imposée par la mère: l’adulte qui devrait être normalement protecteur organise lui-même la terreur. »

Ici, on n’est plus dans la littérature à mettre entre les mains d’enfants, mais face à une décoction des romans d’épouvante pour adultes avec connotation sadomasochiste. L’enfant apprend à ne plus avoir peur parce qu’il devient capable de faire peur aux autres dans un rapport de domination. Quelle leçon! Et quelles valeurs?

Jadis on faisait lire aux enfants de vieux contes issus de notre culture immémoriale: Le Petit Chaperon rouge, Blanche-Neige et les sept nains, La Belle au bois dormant, Les aventures de Pinocchio. Et les Fables de La Fontaine. Et les aventures d’Ulysse. Et Jules Verne, Jack London, Daniel Defoe.

Ces textes avaient certaines qualités littéraires qu’on cherche en vain ici, dans des contes rédigés dans une langue orale, négligée et racoleuse. De plus, ils défendaient des valeurs authentiques: le courage, la prudence, la sincérité, la bonté. Et ils finissaient par un retour à la normale, à l’insertion dans une société harmonieuse.

Ces valeurs n’ont plus cours dans l’école primaire publique.

 

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15/06/2011

Hum!!!

Un commentaire que Johann a posté sur mon dernier billet m’interpelle.

Voici donc ce qu’il en ressort.

Les chiffres que je cite sont ceux du SRED. Or ils ne correspondent pas entièrement à ceux de l’IRDP ce qui est pour le moins étrange. C’est surtout pour Genève que la différence est vraiment inquiétante. En effet, si le SRED mentionne un total de 196300 minutes pour l’ensemble des 4 ans, l’IRDP indique, lui, 200220 minutes.

Une différence de 3920 minutes. Bien que cela ne représente que 16 heures par année, soit 3 à 4 jours d’école, il serait intéressant de savoir pourquoi ces chiffres ne sont pas les mêmesd’autant plus que c’est sur la base du document du SRED que les députés ont voté l’introduction du mercredi matin d’école au primaire.

Si le SRED donne des chiffres fallacieux, c’est un pur scandale qu’il faut dénoncer. N’y a-t-il pas matière à plainte pénale auprès du Tribunal Administratif ?

Est-il utile de mentionner que, sauf erreur, le SRED est un service genevois alors que l’IRDP est romand…y a-t-il cause à effet ?

Aux responsables du DIP de donner des explications puisque ce document du SRED a été demandé en juin 2010 par Monsieur Wittwer, secrétaire général du DIP, avec réponse de Madame Daniela Di Mare Apéré, directrice adjointe du SRED, le 30 juillet 2010.

Il n’en reste pas moins que le problème de la grosse différence de temps d’enseignement avec le Valais demeure…et que c’est avec ce canton que nos braves députés entendent s’aligner !

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14/06/2011

Vive la désinformation

Que ce soit le Conseiller d’Etat, le député Pierre Weiss, Solidarités ou la SPG (société pédagogique genevoise), chacun y va de sa contre-vérité.

Ainsi, se référant aux propos de Monsieur Charles Beer, Monsieur Weiss prétend, dans un récent billet, qu’avec l’introduction du mercredi matin d’école au primaire, l’horaire d’enseignement passerait de 152 jours par an à 190 jours, soit une augmentation de 38 jours !

Quelle école ont-ils donc fréquentée ? Ont-ils appris à calculer ?

En ajoutant une demi-journée à chacune des 38 semaines que compte l’année scolaire à Genève, je ne crois pas me tromper en affirmant que l’augmentation est de 19 jours et non pas du double comme annoncé.

152 jours à 171 jours donc.

Mensonge ou désinformation ?

De même, l’argumentaire du référendum lancé par la SPG, soutenu par SolidaritéS et le MCG avance que

« Genève n’a pas moins d’heures d’enseignement que les cantons de Neuchâtel ou du Jura. Pour comparer avec Fribourg, il faudrait enlever les 100 minutes hebdomadaires de cours religieux que dispense ce canton ».

Voilà qui est un peu facile.

Voyons donc :

Pour les degrés concernés, soit 3P/4P/5P et 6P, voici, en minutes d’enseignement, ce qu’il en est à

-         Genève, 196300 minutes/4 ans

-         Neuchâtel, 196560 minutes/4 ans

-         Jura, 196560 minutes/4 ans

-         Fribourg, sans compter le temps des cours religieux, 197600 minutes/4 ans

-         Valais, sans compter le temps des cours religieux, 215040 minutes/4 ans

En ce qui concerne Neuchâtel, le Jura et Fribourg, certes, la différence est moindre puisque, elle n’est que de quatre ou cinq heures sur 4 ans, soit une seule petite heure par année !

Mais, pour être honnêtes, les référendaires devraient mentionner que, par contre, en Valais, cette différence s’élève tout de même à 78 heures par année ce qui n’est plus une bagatelle.

Simple omission?

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11/06/2011

L’école est finie

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Donne-moi ta main et prends la mienne

La cloche a sonné ça signifie

La rue est à nous que la joie vienne

Mais oui Mais oui l'école est finie

 

 

 

 

Le référendum contre l’école le mercredi matin est lancé :

« Plus d’école ne génère pas plus de réussite. En matière scolaire, ce n'est pas la quantité qui compte, mais la qualité » entend-on dire.

 

Soit ! Encore faudrait-il que cette qualité soit de mise durant la totalité des jours scolaires des écoliers genevois.

Alors….le savez-vous ?

-         Les épreuves cantonales ne sont déjà plus que souvenir, elles ont été passées dans le courant du mois de mai.

-         C’est la semaine prochaine que les moyennes annuelles seront rendues à la direction de l’enseignement primaire.

Pourtant, la date officielle de la fin de cette année scolaire…c’est le 1er juillet.

Les élèves le savent très bien, dès fin mai, c’est la roue libre ! Pratiquement quatre semaines de « bricolages » que les instituteurs doivent « meubler » tant bien que mal.

Avant de savoir si oui ou non il faut ajouter des heures d’enseignement à nos écoliers, ne serait-ce pas plus judicieux d’utiliser sérieusement toutes ces heures gaspillées ?

Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est là une obligation incontournable: en effet, la direction aurait besoin de ce temps précieux pour organiser la prochaine rentrée.

Nos chers directeurs d’établissement, en classe 24 tout de même, ne sont pas censés jouir du même temps de vacances que les enseignants. Je ne vois donc pas pourquoi ceux-ci ne pourraient pas y travailler durant la première quinzaine de juillet.

Voilà qui pourrait enfin donner un peu de blé à moudre aux 94 directeurs qui, je le répète, bénéficient de magnifiques placards dorés.

Il en va de même pour le Cycle d’Orientation…mieux, dès mi-juin, les élèves sont tout simplement lâchés dans la nature…

 

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02/06/2011

Allo, la SPG ??? + La mauvaise foi de Christian Brunier

Le Grand Conseil vient de voter et d’accepter l’introduction du mercredi matin à l’école primaire.

Aussitôt, la SPG (Société Pédagogique Genevois) annonce le lancement d’un référendum.

Une démarche qui me semble tout à fait bénéfique puisqu’elle ouvre le débat et donnera le dernier mot aux citoyens.

La récolte de signatures nécessaires à l’aboutissement de ce référendum est lancée. Il me paraît donc de la plus haute importance de lui donner de la crédibilité.

Il ne suffit pas en effet de se satisfaire de l’argument premier invoqué par la SPG…l’éternel manque de moyens.

Le syndicat des enseignants se doit également de se positionner face à la seule interrogation qui se pose en définitive. Question que je lui ai déjà soumise. Malheureusement, sans réponse de sa part, je la pose à nouveau :

Malgré ce que certains prétendent, les chiffres officiels sont là pour le dire, il est indéniable que Genève présente un déficit d’heures d’enseignement par rapport aux autres cantons romands (étude du SRED) et que celui-ci va encore se creuser puisque, semble-t-il, ces cantons vont encore allonger leur horaire scolaire. Il est donc incontournable de devoir allonger l’horaire scolaire de l’écolier genevois.

Dès lors, une seule question se pose, à savoir comment procéder ?!          

Opposée au mercredi matin d’école, comment la SPG se positionne-t-elle à ce sujet ?

Selon elle, faut-il plutôt allonger chacun des quatre jours scolaires actuels ? De combien de temps ?

A l’heure du lancement d’un référendum la SPG ne peut se soustraire à cette question, il est impératif qu’elle y réponde.

 

La mauvaise foi de Christian Brunier

Via son blog, sur un tout autre sujet, Monsieur Christian Brunier s’est fendu d’un billet à propos de la note de comportement que l’Arle avait proposée en lançant une initiative qui n’a pas abouti.

Monsieur Brunier a son avis sur le sujet, c’est son droit le plus élémentaire.

Mais voilà…Monsieur Brunier est « retiré » du monde politique…mais il en garde néanmoins les habitudes nauséabondes qui parfois le caractérise : l’interprétation mensongère, la mauvaise foi.

Il est vrai qu’il en est coutumier et qu’il n’en est pas là à son coup d’essai. Déjà en 2006, lors de la votation sur le retour des notes à l’école primaire, il nous avait largement honorés de son manque d’honnêteté caractéristique.

Je lui laisse donc la triste responsabilité des interprétations débitées dans son récent billet.

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