26/08/2011

Madame Anne-Catherine Lyon est à côté de la plaque

N’aurait-elle pas compris la leçon ?

Madame Lyon, présidente du DIP vaudois persiste est signe.

Selon la TdG du jour, deux visions de l’école divisent le canton de Vaud.

On se croirait à Genève, en 2006, lorsque le peuple avait infligé un sévère revers au Conseiller d’Etat Beer en acceptant largement (76%) le rétablissement des notes à l’école primaire.

La problématique est aujourd’hui pratiquement la même chez nos voisins qui devront voter ce 4 septembre pour choisir l’école qu’ils veulent, à savoir :

-         Celle que l’initiative « Ecole 2010, sauver l’école », propose avec le rétablissement des notes et des moyennes ainsi que des apprentissages qui doivent se faire « pas à pas »

-         Celle que le contreprojet du CE propose, l’école du laxisme vouée au culte du socioconstructivisme.

Il y a fort à parier que, tout comme les genevois, les vaudois renverront Madame Lyon à ses études et plébisciteront cette initiative pleine de bon sens.

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Commentaires

Les socialistes sont durs de la feuille et n'y comprennent jamais rien !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 26/08/2011

On devrait renvoyer aux calendes grecques les socialos, les pédagos, les lyonos, les piagétiens, et tous les songe-creux qui pensent que l'école leur appartient.

Je me réjouis des combats à venir, j'ai envie d'en découdre avec tous ces sots patentés.

La rentrée sera chaude et c'est bien ainsi !

Vains dieux, ce qu'on va leur mettre !

Écrit par : Jean Romain | 26/08/2011

@Jean-Romain Putallaz

Faudrait peut-être cesser de fumer la moquette, non ?

Écrit par : Huguette | 26/08/2011

@Jean Romain merci pour ce moment d'ambiance servant aussi à décoincer quelques esprits moroses,ce qui rapelle le fameux Fond de la Corbeille pour ceux se souvenant non sans regrets des comiques les ayant enchantés

Écrit par : lovsmeralda | 27/08/2011

l'ego de l’empereur romain n'a d' égal que celui de l’empereur Constantin Saint-Maurice n'est pas loin de Sion, d'Austerlitz en 2006 à Waterloo en 2011 rien n'est jamais gagné d'avance.

Écrit par : briand | 27/08/2011

@briand
On parie qu'elle prend une claque?

Écrit par : Joe | 27/08/2011

Hier, soir, dimanche, juste quelques heures avant la rentée scolaire genevoise du 29 septembre, nous avons entendu Walo Hutmacher, ancien professeur à la Fapse de Genève et défenseur des réformes scolaires, expliquer à Forum sur la RSR La Première, que l’humanisme n’était pas sa tasse de thé parce que l’enseignement aujourd’hui était devenue une industrie. Devant les arguments solides qu’on lui opposait, à lui qui entendait sans rire former les « apprenants » grâce aux méthodes socioconstrutivistes, le Professeur a fini par dire que la vision de ceux qui défendent une école traditionnelle, l’école qui réussit, bref la seule école qui vaille actuellement, est une vision ancienne, voire celle de grand-papa, et que le Valais, rural et sous-développé - il le connaît puisqu’il y va quelques fois -, est encore baigné par cette vison archaïque, tandis que Genève, la lumière pédago du monde, la citadine, l’héritière de Piaget – donc qui sait de quoi elle parle en matière de théorie pédagogo - a dépassé ce stade de l’évolution.

La sénilité de l’ancien professeur m’a fait penser à la sénilité castriste à Cuba. On n’a plus aucun argument crédible que celui qui dévalorise l’adversaire (vous savez, les « rétrogrades », les « réactionnaires », les mecs de « droite »), mais on est certain qu’il faut maintenir le cap, quoi que cela puisse coûter à nos élèves, mutilés par les réformes socioconstructivistes ! Mutilés ! On forme à tour de bras des mal-appris. L’Etat de Vaud va bientôt devoir trancher un peu sur les mêmes thèmes : une femme, chef du Département, qui défend la réforme voulant retarder la venue des notes et mettant l’élève au centre, ne pas sélectionner trop tôt, d’un côté ; et le bon sens terrien de l’autre qui va lui mettre une monumentale claque. Quelque chose qui est à la politique ce que l’Ascension est à la théologie : un sommet. Mais la gauche, dans sa grande simplicité, est persuadée que si on ne la suit pas c’est qu’elle a fait une « erreur de communication », qu’elle n’a pas assez ni convenablement expliqué pourquoi sa réforme est la meilleure du monde, la seule qui vaille. Elle ne parvient pas à admettre que c’est justement parce que le peuple a bien compris en quoi consistait cette réforme mortifère qu’il la refuse.

Ce n’est partout que réformes, restructurations, changements, introduction de cycles de formation, réécriture des programmes, redéfinition des objectifs, suppression des notes, hétérogénéité, adaptations incessantes en tous sens, qui ont fini par déstabiliser un système scolaire qui, il n’y a pas si longtemps encore, se révélait un des meilleurs qu’on puisse espérer. Chacun y va de sa petite retouche personnelle ou de sa réforme complète pour être « romando-compatible », peut-être même « euro-compatible ». Tout change, tout évolue : on s’accorde en ceci au principe de supériorité du nouveau venu, et les professeurs, les élèves, les parents même sont mécontents parce qu’il s’agit non pas d’une amélioration mais d’une véritable spoliation. En effet, personne ne s’y reconnaît, et il faut être un mutant pour comprendre les arcanes du PER, aussi bien de la nomenclature moderne que la complexité des filières, des options et des incompatibilités proposées aux élèves. Le monde est complexe, vous rétorque-t-on, pourquoi voudriez-vous que l’école n’épouse pas les mêmes chemins tordus ? Il vous a suffi de participer une seule fois dans votre vie à une de ces fameuses séances d’information et vous avez jaugé l’ampleur du problème. Vous êtes instantanément placé au cœur d’un labyrinthe mais c’est un labyrinthe où on ne se retrouve jamais parce qu’à chaque tournant que vous prenez, les murs changent de position. C’est un système mouvant, sans repères, qui se modifie à mesure que vous le comprenez. En fait personne ne peut maîtriser l’ensemble du système. Mais cette complexité est en fait indicatrice de la vacuité du contenu. Aussi n’avez-vous qu’une vague idée de la solitude des élèves, des professeurs et des parents, placés continuellement dans la tourmente de la réformite qui s’est emparée de notre école. Au fond, depuis trente ans, il n’y a qu’une seule réforme, multicéphale. C’est cette tendance lourde qui détruit l’école.

Écrit par : Jean Romain | 29/08/2011

"il faut être un mutant pour comprendre les arcanes du PER"

Dans un prochain billet, je vous montrerais ce que sont, au primaire, les nouveaux manuels de français...

Écrit par : Duval | 29/08/2011

"la réforme voulant retarder la venue des notes et mettant l’élève au centre, ne pas sélectionner trop tôt, d’un côté ; et le bon sens terrien de l’autre qui va lui mettre une monumentale claque. Quelque chose qui est à la politique ce que l’Ascension est à la théologie : un sommet." sans oublier le saint esprit Romain - Germanique c'est à dire, un monde enchanté du calendrier de l'Avant, avec ses cases à découvrir, ses mythes, ses icônes ou plutôt ses Ecônes .
cela me bluff d’autant plus qu'en définitive je n'ai vraiment pas d'avis sur l'art d'enseigner, si ce n'est qu'une fois sorti de la classe,l' élève ne rejoint pas sa famille qui écoute " Durtal" le lundi soir, chante dans une chorale mixte , ou s'agite dans une société de gymnastique le reste de la semaine, en attendant de participer à la catéchèse et aux offices de fin de semaine.Sans muter, force est de constater que la société évolue , que les fameux repères d' hier ne sont pas forcément ceux d'aujourd'hui, que d'une certaine manière ,nous sommes condamner à inventer, chercher, créer , bref tout ce que le brave philosophe du" Matin Dimanche "semble arborer, pour autant que l'état de mes neurones déjà sous qualifiées par le maitre , soient en mesure d'en extraire la quintessence subtile de la pensée. en fait le grand bon en arrière à la recherche du paradis perdu.

Écrit par : briand | 29/08/2011

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