16/09/2011

Au DIP genevois, on préfère bouffer du foin!

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Dans mes billets précédents, je vous ai dit tout le bien que je pensais des moyens d’enseignement du français choisis par Genève. Ces MMF (Mon Manuel de français) qui, sous prétexte qu’il y avait urgence ( !), ont été sélectionnés par la CIIP (Conférence intercantonale de l’instruction publique) avant même que le PER (plan d’études romand) ne soit terminé !

Ainsi, avant de connaître le programme détaillé, on décide du matériel qui servira à l’enseigner… !

On le sait, dans le cadre de l’introduction du PER, chaque canton garde son autonomie quant au choix du matériel scolaire….enfin théoriquement.

En effet, pour des raisons obscures, il se trouve que ce choix se résumait à ….deux options seulement.

Pas une de plus ! Ne cherchez pas à savoir pourquoi…la CIIP en a décidé ainsi, point barre.

Il a donc bien fallu trancher :

-         soit MMF, dont on connaît l’idéologie dévastatrice

-         soit « L’île aux mots », une méthode qui, elle, présente une approche traditionnelle de la langue française.

 

Mais, pensez donc, Genève ne pouvait tout de même pas choisir une méthodologie claire et bien structurée!

Rendez-vous compte, quelle horreur, voilà qu’il aurait fallu parler de choses épouvantables, d’une terminologie sortie du pire film d’épouvante:

-         de grammaire, d’orthographe, de vocabulaire et de conjugaison

-         De sujet du verbe, de COD, de COI, de complément circonstanciel, d’attribut du sujet, de complément de nom, de proposition relative, de pluriel des noms, d’accord des adjectifs, d’accord du verbe, de participe passé avec auxiliaire être et avoir, d’adverbe, de conjonction, etc.

-         Il aurait fallu effectuer des exercices d’entraînement systématiques… !!!

 

Alors que Genève aurait pu faire enfin preuve de bon sens…Mais non, elle s’est précipitée sur MMF.

Et comme je vous l’avais parié, le Valais, lui, n’est pas tombé dans le panneau…

Fort logiquement et pour le plus grand bien des élèves valaisans, le canton a opté bien sûr pour « L’île aux mots ».

 

Alors, afin de vous rendre compte de la différence d’approche entre les deux méthodes, prenez donc le temps de feuilleter « L’île aux mots » en cliquant sur le lien suivant

http://www.nathan.fr/feuilletage/?isbn=9782091217628

Vous constaterez très vite le sérieux de l’ouvrage.

Un premier regard sur la page 5 vous renseignera clairement sur le programme proposé par le manuel.

Ensuite, cliquez sans autre sur les pages suivantes pour prendre connaissance de ce qu’il propose en grammaire, orthographe, vocabulaire ou conjugaison

 

Je vous le dis, à Genève, …. à bouffer du foin !

16:44 | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

Commentaires

Ils ont oublié le nombre de prières à réciter chaque jour,décidément!les tous premiers jeux Nathan étaient beaucoup plus évolutifs que sont-ils devenus
pauvres parents je comprends qu'ils soient de plus en plus débousollés,mais sans doute est-ce fait exprès avec peut-être une touche de la plume des Verts pour couronner le tout !Professeur Tournesol revenez notre pays disjoncte complètement ,quand aux Verts qu'ils s'engagent chez Digger pour aller déminer au Tchad ils y seront beaucoup plus efficaces et gagneront en simplicité intellectuelle

Écrit par : lovsmeralda | 16/09/2011

Hé oui, mon bon, l'idéologie mortifère des méthodes globales ou semi-globales laisse sur le carreau de plus en plus d'élèves qui devront compenser par un accompagnement familial ce que l'école, à grand frais, ne veut pas faire : donner une chance à tous.

C'est tout de même étonnant : on sait que ces méthodes ne marchent pas et on persiste. A qui profite cette manoeuvre ?

Écrit par : Jean Romain | 16/09/2011

A des gens qui ont déjà trouvé leur place.

Écrit par : Mère-Grand | 17/09/2011

... et veulent la garder.

Écrit par : Mère-Grand | 17/09/2011

On a beau essayer de se raisonner mais plus on lit ces programmes dits scolaires plus on a l'impression de retrouver une époque ou tous les enseignants étaient considérés comme menteurs seules certaines églises détenaient ce pouvoir ,menant à considérer l'enfant comme menteur aussi et qui par la suite dut apprendre une fois que toutes les personnes qui lui avait enseigné l'amour universel basé sur le fric et les héritages étant décédées aussi,qu'elles étaient encore plus menteurs que les autres,comme quoi endoctrinez et vous aurez un justicier incorruptible face au pouvoir et aux maîtres sectaires mélangeant religions et scolaire.n'ayant plus rien à perdre si ce n'est son propre égo spolié au nom d'un Dieu invisible,soyons prudents avec ces petits la parole* Laissez venir à moi les petits enfants *on connait la suite et ses nombreuses dérives
bonne journée à vous et contente de pouvoir vous lire à nouveau

Écrit par : lovsmeralda | 17/09/2011

Cela fait des années que je ne crois pas à la théorie du complot. Je ne pense pas qu’une oligarchie s’accrochant à sa propre place s’ingénie à saper le fondement de ceux qui viennent après elle.

Pour le dire tout net et rapidement : la vision de la pédagogie dépend directement d’une vision de l’être humain. C’est, en fait, une anthropologie qui est le fondement de toute pédagogie. Le relativisme culturel a fait des dégâts importants en matière d’enseignement, et le relativisme n’est ni de droite ni de gauche, ni l’apanage d’une élite ni celui d’une masse inculte ; c’est la pâte gluante d’un monde, le nôtre, privé de point fixe, privé de repères, privé d’absolu et qui s’accroche à l’idée que la somme des individus esseulés finira bien par établir une ligne générale.

Alors on a beau demander à l’école d’apporter quelques points fixes et stables lors que tout se délite autour d’elle (système bancaire, système monétaire, vision politique claire, médias au service du marché, culture, etc. la liste est sans fin), on a beau demander à l’école de résister, elle cède de plus en plus à l’ère du vide qu’est l’hyper individualisme que nous connaissons.

Écrit par : Jean Romain | 17/09/2011

Monsieur Duval
Je vous félicite, vous êtes toujours actif dans la vie publique.
J’ai eu affaire avec vous quand vous étiez maître principal à l’école de Satigny.
Vous avez eu mon fils David comme élève à la dernière année d’école primaire.
Et bien vous l’avez écrasé…. ! vous l’avez mis un B au lieu de A… !. Mon fils David Albacete a fait son cycle d’orientation à Confignon et Madame Pacot (doyenne) après un stage de 6 mois fait passer David en A (scientifique).
Je vais vous dire, je sens chez-vous un certain racisme vis-à-vis de l’étranger.
Fernando Albacete
Conseilleur Municipal Satigny
17.09.2011

Écrit par : ALBACETE | 17/09/2011

Les Valaisans, pas bêtes, ont fait un choix judicieux. Le manuel "L'île aux mots" me paraît parfaitement adapté. De plus, il a un fort joli nom.

Écrit par : Kissa | 17/09/2011

@Monsieur Albacete
Votre commentaire, d'ailleurs complètement hors sujet, m'étonne fortement.
Si David est entré en B au CO, c'est sur la base des notes qu'ils avaient obtinues en fin de 6ème! S'il est parvenu ensuite, au bout de 6 mois, à être admis en A, c'est que, comme le système de l'époque le permettait, il a su faire l'effort attendu de sa part et prouvé qu'il y avait sa place. Je l'en félicite et en suis très heureux.
Son parcours est un très bel exemple.
Par contre, et c'est là que vous me surprenez, je ne vois pas de quel droit vous me traitez de raciste! Vos propos injurieux sont graves et totalement infondés, indignes d'ailleurs de la charge que vous mettez en avant (conseiller municipal). Ils mériteraient d'être censurés.
Je vous invite donc à réfléchir avant d'écrire vos absurdités!

Écrit par : Duval | 18/09/2011

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