10/10/2011

Il y a foule à la Direction de l’enseignement primaire

L’organigramme de la Direction de l’Enseignement primaire est une véritable « usine à gaz ».

Il mérite la question posée par Jean Romain dans l’interpellation urgente écrite déposée cette semaine au bureau du Grand Conseil.

Le député en débattra ce mardi lors de l’émission « Genève à chaud » de Pascal Décaillet.

En attendant, je vous en livre la teneur :

 

 

Interpellation présentée par le député :
M. Jean Romain

Date de dépôt : le 4 octobre 2011

 

 

Interpellation urgente écrite

Pourquoi faut-il tellement de moyens au service de la direction de l’école primaire alors qu’il y a tellement peu de progrès concrets dans les résultats de cette école ?

 

 

L’organigramme de l’école primaire genevoise est extrêmement complexe.

(Il suffit de cliquer sur l’image pour l’agrandir)

orga-primaire.jpg

On y voit de plus en plus de personnels d'encadrement et administratif pour des résultats scolaires stagnants à Genève. On ne peut évoquer le PER pour justifier pareil éventail.

 

Par exemple, la création des quelques 90 postes de directeurs d'établissement était censée apporter plus d'autonomie aux écoles qu'ils dirigeaient. Le cahier des charges de ces directeurs devrait largement décharger les autres directeurs puisque, dorénavant, ce sont les directeurs d'établissement qui sont censés assurer l'engagement de leur personnel.

 

Dès lors, on s'interroge sur l'utilité des 5 directeurs au-dessus d'eux, d'autant qu'ils bénéficient en plus d'assistants, de chefs de service, d'adjoints, de coordinateurs, etc. Y a-t-il vraiment besoin d'autant de monde en période de grave dépassement du budget ?

 

Il s'agit de :

- Ressource humaines (1 poste)

- Direction des établissements (2 postes)

- Direction de l'enseignement et de la scolarité (1 poste)

- Direction des ressources financières (1 poste)

 

On connaît le cahier des charges des 90 directeurs (qui pose déjà pas mal de questions), mais il serait intéressant de connaître le cahier des charges de ces 5 directeurs, ainsi que celui de toutes les personnes qui leur sont rattachées.

 

 

Ma question est donc la suivante :

 

Je voudrais connaître le coût réel de cet appareil, ainsi qu'une comparaison pour Genève et les autres cantons, entre le nombre de postes de directeurs d'établissement et membres de la direction générale par rapport au nombre total d'élèves de l'enseignement (1ère -  8ème  HarmoS).

 

Que le Conseil d'État soit vivement remercié par avance pour la réponse qu'il apportera à la présente interpellation.

 

 

09:48 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Ce n'est plus un organigramme, on se croirait dans le labyrinthe aventure d'Evionnaz...

Écrit par : Michel Sommer | 10/10/2011

Oui, mais l'aventure ici c'est qu'on devrait apprendre à lire, à écrire et à compter. Et ça c'est plus qu'aventureux à Genève.

Écrit par : edgar dunord | 10/10/2011

Merci pour cet organigramme édifiant !
Cela dit, je suis un peu perplexe en lisant l'intitulé de l'interpellation de M. Jean Romain... "Tellement peu de progrès concrets dans les résultats de cette école" ? Je croyais qu'avec le retour des "vraies" notes, dès la rentrée 2007, tout allait rentrer dans l'ordre, que les élèves retrouveraient la motivation pour travailler, que les résultats allaient remonter la pente, etc. Y aurait-il eu tromperie ? L'Arle et son porte-parole de l'époque, M. Jean Romain, se seraient-ils fourvoyés ? Qu'en pense le 76% qui avait voté oui à l'IN 121 ?

Écrit par : Olivier Baud | 17/10/2011

Tu croyais pas tout à fait juste…Tu sais très bien que l’initiative allait bien plus loin : casser la rénovation et ses cycles de 4 ans. Elle a atteint son but.
Sans cette initiative, l’école irait encore plus mal.On a stoppé le train qui allait dans la mauvaise direction.
Ce n’est pas pour autant que l’IN allait résoudre tous les problèmes, jamais l’Arle ne l’a prétendu. Les notes ne sont pas là pour améliorer les résultats mais pour donner des indications claires.
Ceci dit, pour que l’école aille mieux, il faudrait que le DIP tienne ses promesses et accepte de changer de cap quant à ce que doit être l’école.
1. Mettre en place des mesures d’appui dignes de ce nom (promises par Beer !)
2. Cesser la « réunionite », la « papasserie », etc et foutre la paix aux enseignants en leur donnant la possibilité de faire leur travail : enseigner (vive les dirlos…. !)
3. Pour ce faire, opter pour du matériel didactique qui va dans ce sens et non dans celui de l’idéologie que le DIP continue à prôner.
Tant que ce ne sera pas fait, on pourra inventer tout ce qu’on veut, même ajouter des centaines d’heures à l’horaire scolaire, rien ne changera et les résultats ne s’amélioreront pas.

Écrit par : Duval | 17/10/2011

Les commentaires sont fermés.