14/10/2011

L’aveu de Charles Beer

Le Président du DIP se contrefout des élèves qui sont en difficulté scolaire !

J’en veux pour preuve les propos qu’il tient dans la TdG du jour.

A la question de savoir pourquoi ne pas renforcer l’appui auquel les élèves en échec ont droit, il répond : « Il faut d’abord travailler sur le système pour qu’il génère moins d’inégalités ».

En d’autres termes, selon Monsieur Beer, pas besoin d’appui supplémentaire puisqu’il suffit d’ajouter 4 périodes à l’horaire scolaire des élèves genevois pour réduire le nombre d’élèves en difficulté.

Illusion, un domaine dans lequel il est passé maître.

On peut trouver des justifications à l’introduction du mercredi matin d’école mais cet argument tient de l’aberration.

Il s’agit là d’un tour de passe-passe certes astucieux mais bien vicieux.

Car, nulle part il n’est question d’utiliser ce temps supplémentaire à des cours d’appui, au contraire.

En effet, si, à Genève, il faut augmenter le temps passé à l’école, c’est pour répondre d’une part aux exigences plus grandes imposées par le PER, ainsi qu’à l’introduction de l’anglais à l’école primaire.

Les attentes exigées de la part des élèves sont donc accrues et de ce fait, ceux qui ont de la peine se retrouveront encore plus nombreux. Ils auront d’autant plus besoin de cet appui indispensable et OBLIGATOIRE selon la loi.

Suite à la votation de 2006, lors de l’élaboration du règlement de l’enseignement primaire, Monsieur Beer m’avait fait la promesse qu’il mettrait en place des mesures d’appui réalistes et efficaces. Aujourd’hui, à travers ses propos, je mesure l’ampleur de son mensonge.

Sauver les apparences, tel est, semble-t-il, son seul objectif.

 

Par ailleurs, dans cette affaire du mercredi d’école, il est intéressant de relever la bêtise de la SPG, bêtise qui n’a pas échappé à Charles Beer lorsqu’il déclare « la SPG ne m’a pas proposé d’autres solutions ».

Une attitude irresponsable de la part du syndicat qui ouvre ainsi la porte à toutes les critiques envers les enseignants immédiatement accusés de vouloir uniquement sauvegarder leur bien-être aux dépens des élèves.

Le Président, Monsieur Vité, était pourtant averti :

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/06/index....

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Commentaires

Une balle dans le pied, c'est un double aveu:
1. Beer admet que le peu d'appui existant n'est pas suffisant
2. Mais il ne fera rien pour en ajouter.

Écrit par : Joe | 14/10/2011

Un syndicat "la SPG" tout de même représentatif des enseignants "bêtise" ne parlons pas de la quasi totalité des administrateurs du DIP, "menteurs et compagnie" j'ajoute qu’aucune des associations de parents d'élèves ne fait référence à vos critiques, et sans me prononcer sur le font , c'est à dire sur la méthode, je me pose la question de la représentativité de votre mouvement:
Jusqu'à récemment , elle reposait sur un vote populaire , " la restauration des notes" mais, depuis il faut bien constater que vous vous êtes lamentablement planté , incapables de récolter suffisamment de signatures sur un sujet cousu d'or, "la discipline" Vous êtes incapables d'être un interlocuteur reconnu dans le monde même que vous êtes sensé représenter. Alors: un lobby d’extrême droite , sorte d'éclaireur d'une UDC en guerre préventive contre le consensus helvétique. Doit -on s'attendre à des "Tea-Party dans les cours de récréations, avec des élèves otages, pris dans les filets d'une association en mal d'exister dans les eaux troubles du conservatisme ,et dont le but véritable est de désigner une élite à même de faire perdurer une Helvétie mythifiée.

Écrit par : briand | 14/10/2011

Cela ne vous est pas venu à l'idée que lorsque le Grand Menteur dit que la SPG ne lui a rien proposé, il déforme peut-être à nouveau la vérité?

Écrit par : vieuxschnock | 14/10/2011

Travailler sur un système c'est une phrase d'un désespéré avouant son impuissance,cependant je me permets de signaler une invention qui on l'espère restera à l'état de projet,les évaluations dès la maternelle.Dès lors comment ne pas s'insurger face à ce qui déjà parait comme un abus de pouvoir et d'ingérance dans la sphère privée des familles.De fait ces évaluations serviraient à trier en fonction d'une éventuelle délinquance,ce qui n'est pas s'en rappeler les tris de l'époque pour séparer les attardés mentaux/ terme psychiatrique de l'époque / des autres l'étant moins.Ou vont les responsables de l'instruction publique entre quelles mains seront les enfants de demain?
toute bonne soirée à vous

Écrit par : lovsmeralda | 14/10/2011

Voici un titre révélateur *Au secours la génération des emm...est arrivée* A lire sur le site Agoravox

Écrit par : lovsmeralda | 15/10/2011

@briand
1. Je ne pense pas que la SPG soit représentative de la majorité des enseignants.
2.Je pense que les associations de parents d'élèves le sont encore moins.
3. Vous êtes totalement hors sujet mais bof...si dénigrer l'Arle vous sert de thérapie et vous permet de soigner un peu votre mal, pas de problème. Notez tout de même que ce blog est le mien et que c'est en mon seul nom que je m'y exprime.

Écrit par : Duval | 15/10/2011

@vieuxschnok
A ma connaissance, sur le sujet de l'augmentation de l'horaire, la SPG n'a fait aucune proposition si ce n'est de s'en tenir au statuquo.
Encore @brian
Je ne vois pas ce qui vous permet de me taxer d'extrême droite? En quoi défendre sans cesse le droit à l'appui pour les élèves en difficulté relève-t-il "d'élèves otages, pris dans les filets d'une association en mal d'exister dans les eaux troubles du conservatisme ,et dont le but véritable est de désigner une élite à même de faire perdurer une Helvétie mythifiée" ?
Décidément, vous avez un sérieux problème...

Écrit par : Duval | 15/10/2011

depuis quelques jours je ne peux m'empécher de penser à cet élitisme galopant,la Suisse serait-elle complexée face à la scolarisation coréenne qui elle bat tous les records même de l'absurde,à croire qu'une course est engagée et ce à n'importe quel prix pour contrer l'Asie et ses programmes menant de nombreux enfants au suicide et qui si on continue sur cette trajectoire obligera de plus en plus parents et enfants et qui sait enseignants aussi à suivre des thérapies de groupe,y'a vraiment un sacré malaise mais peut-être faut -il avoir été parent pour mieux le humer! Tout le monde sait l'emprise de Sault Lak city et sur le sport et le scolaire.

Écrit par : lovsmeralda | 15/10/2011

Monsieur Duval,

Je vous prie d'excuser ici la prise de position suivante qui ne concerne pas directement ce fil. J'ai posté ce message chez M. Weiss qui évoque le sujet. Malheureusement M. Weiss m'a pratiquement censuré à plusieurs reprises, si ce n'est à chaque fois, ce qui explique le fait que je viens prendre refuge chez vous. Merci de votre compréhension.


Ca y est la boîte de pandore est ouverte!

http://www.ge.ch/dip/doc/actu/2011/110519_cp_grands-textes_per.pdf

Très instructif est le texte de présentation. On y joue du multiculturalisme. Il faut apprendre à respecter l'autre! Même quand l'autre ne vous respecte pas? Même quand l'autre est porteur d'une idéologie obscurantiste, totalitaire? Ce ne sont que des "identifie et compare". Devons-nous en conclure que tout se vaut? Ou est le bien? Ou est le mal? Pas de souci, tout le monde est parfait et tout le monde s'aime et se respecte, personne ne se croit au-dessus des autres!

Le Code d'Hammourabi, je l'identifie, je le compare avec nos lois. Exemple : "22. Quiconque commet un cambriolage et est pris, est mis à mort." Certains élèves vont dire : très bien le code d'Hammourabi! Et par respect de l'altérité, le professeur devra bien sûr approuver... Ou alors dire que ce Code est de l'histoire ancienne et que ceux qui voudraient le remettre au goût du jour sont des salopards.

Le coran, je l'identifie, je le compare avec nos connaissances actuelles (la sourate de l'abeille [et non des abeilles comme indiqué sur un site catho]) :
"il a créé l'homme d'une goutte de sperme." Et si je compare cette affirmation avec nos connaissances actuelles, je dois constater que la divinité du coran est d'une ignorance crasse sur le fait de la reproduction. Mais sans doute je pourrai expliquer que cette conception de l'homme ensemençant le "champ" (textuel) de la femme aboutit à considérer l'homme comme supérieur à la femme, lui seul possédant la "graine".

Plus loin se trouve un exemple parfait pour enseigner l'altérité et le respect de l'autre : "ceux qui ne croient pas à la vie future ont des coeurs qui nient tout et s'enflent d'orgueil." Comment vont réagir les élèves non croyants? Comment vont réagir les élèves musulmans? Comment vont réagir les autres?

La bible, je l'identifie, je la compare avec elle-même. Les dix commandants sont au programme. Très bien. Mais c'est de la religion. Le fait religieux, lui, c'est que Moïse en redescendant casse les tables de la loi et fait massacrer son propre peuple comme un vulgaire Saddam Hussein. Le fait religieux, c'est que muni de ces 10 commandements, Jésus conquiert le territoire à l'ouest du Jourdain en perpétrant un génocide. "Tu ne tueras point." Sinistre blague. Mensonge éhonté. Mais chut, multiculturalisme, relativisme, tout se vaut.

Et finalement, le document du dip dispose :
"Analyse et comparaison de diverses représentations de la mort et de l’au-delà".
De quel droit? Avec quelle distance? Avec quel éclairage scientifique? Où sont passés Marx et Nietzsche, par exemple? On nage en pleine subjectivité.
Nous ne sommes plus dans le fait religieux, mais bien dans la religion elle-même. Les élèves vont apprendre à se discriminer selon leur religion et leur absence de religion. Dans ces cours, la religion va devenir une fait public, alors qu'elle doit rester dans le domaine privé. En toute laïcité.

Et il a fallut que ce soit un ministre soi-disant socialiste qui fasse passer l'enseignement des religions à l'école publique...

Écrit par : Johann | 15/10/2011

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