21/10/2011

Combat du politicien contre le syndicaliste, match nul !

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 (Dessin de Hermann)

A ma gauche, Charles Beer, à ma droite, Laurent Vité !

D’un côté, la mauvaise foi du politicien qui a besoin d’action d’éclat pour marquer son territoire. Un conseiller d’Etat qui de son propre aveu n’est pas un pédagogue mais un politicien.

Ainsi, afin de justifier de l’introduction du mercredi matin d’école, le Président du DIP prétend qu’un jour de congé dans le découpage de l’horaire scolaire est une véritable catastrophe du point de vue du biorythme.

Un air à la mode pour de soi-disant experts.

A Genève, on se serait donc trompé depuis des décennies et des centaines de milliers d’élèves auraient été gravement lésés lorsque, on s’en souvient, ils avaient congé le jeudi.

Parfaite mauvaise foi du Président lorsqu’il déclare, dans un récent article de la Tdg, que le problème de l’appui aux élèves en difficulté sera en bonne partie résolu grâce à cette augmentation du temps scolaire…alors que, lors du débat de hier, il nous apprend, de manière tout à fait contradictoire, que ces quatre périodes supplémentaires sont destinées à l’enseignement du français, de l’allemand et de l’anglais… absolument pas en vue de la mise en place de cours d’appui.

Démagogie que de prétendre que grâce aux quatre périodes supplémentaires, l’enseignement sera « dilué » et qu’ainsi les élèves pourront plus tranquillement assimiler ce qui leur est enseigné…alors que cet ajout de temps servira à caser de la matière en plus.

 

A ma droite, Laurent Vité et la mauvaise foi du syndicaliste qui peine à défendre une position difficilement justifiable.

Il se borne à demander plus de moyens pour prétendre qu’un effectif de classe retreint garantit un meilleur encadrement et permet donc de la part des élèves, une acquisition « accélérée » des différentes matières enseignées.

Si l’on peut comprendre ce point de vue en ce qui concerne le plan d’étude actuel, on peine à le suivre quant aux exigences accrues imposées par le PER. Qu’en est-il par exemple de l’introduction de la matière nouvelle comme l’anglais ? Aucune réponse de sa part, on esquive.

La question reste donc ouverte. L’introduction de l’anglais nécessite deux périodes par semaine, où faut-il les placer ?

Aux citoyens d’en décider lors de la prochaine votation.

 

 

 

 

 

 

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Commentaires

@A Duval.par des cours privés ,à la charge des parents tout simplement,déjà surchargés par les devoirs les enfants occupés bientot à 200 pour cent en vacances et lors de jours de congés auront ainsi une vie bien remplie et finiront nul doute à cela dés 30 ans alzheimer ou atteints de démence précoce s'ils tiennnent jusqu'à cet âge.Mais comme la fin du monde est programmée pour 2012 et que de plus en plus de gens y croient comment espérer un raisonnement logique de la part des responsables de l'enseignement,c'est peine perdue cependant gageons que si cette fin du monde sortie d'esprit bien maléfiques ne se présente pas,bien des enfants de toutes manières se retourneront un jour ou l'autre contre un monde d'adultes complètement immatures
et ma colère n'est pas isolée croyez-le bien

Écrit par : lovsmeralda | 21/10/2011

Pour être parfaitement honnête , il faut reconnaître que Laurent Vité a suggéré que du temps soit ajouté aux deux dernières années du primaire! Cette solution que je soutiens également depuis le début de la consultation permettrait d'introduire l'anglais en 7 et 8 P Harmos ! avec 30 minutes ajoutées en fin de journée, le PER est satisfait.

Rappelons que les premiers degrés du primaire ont largement contribué à l'augmentation des heures d'enseignement puisque les heures d'accueil facultatif des classes enfantines sont d'ores et déjà transformées en heures d'enseignement.
Si du temps d'enseignement doit encore être trouvé à l'école obligatoire, il faudra revoir la toute nouvelle grille horaire du CO qui est restée miraculeusement à 32 périodes malgré les 30 millions investis ! M Beer y a introduit des heures consacrées aux textes fondateurs, puis des heures de latin pour tous, au détriment des heures d'enseignement des langues et notamment du français ! Vous y ajoutez des heures d'enseignement du développement durable (sic) et du temps pour l'éducation citoyenne prévus par le PER et vous aurez un avant goût des moyens envisagés pour améliorer les performances des élèves genevois le mercredi matin...

Écrit par : J-F Girardet | 21/10/2011

ou je suis dépassée et décidément trop âgée pour comprendre la magnifique langue de Molière,mais qu'entendez vous exactement par développement durable,remarquez on est nombreux à souligner que ces nouveaux mot commencent à nous sortir par les oreilles surtout si l'on sait qu'un nettoyeur sera plongé en immersion nouveau terme afin de signifier qu'il est en stage,quelqu'un aurait-il l'amabilité de répondre à ma question?
d'avance merci

Écrit par : lovsmeralda | 22/10/2011

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