27/10/2011

Le latin « pour rigoler »

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Jean Romain revient sur l’affaire du latin au CO et publie aujourd’hui, dans la TdG, un texte fort pertinent :

 

Sans le latin…

«Sans le latin, la messe nous emmerde; le vin du sacré calice se change en eau de boudin», chantait Brassens avec cette irrévérence délicieuse qui était la sienne. «Sans le latin, le Cycle d’orientation nous ennuie», ont dit les Genevois plus de 17000 fois au Département de l’instruction publique, qui a entendu mais qui n’a pas compris.

Il a entendu la «vox populi» parce qu’il a bel et bien réintroduit les cours de latin dès l’entrée au Cycle d’orientation, mais il n’a pas compris que le latin est une discipline à part entière et pas un gadget qu’on agite au nez et à la barbe des pétitionnaires. Une discipline digne de ce nom doit être traitée comme les autres disciplines: être enseignée par les professeurs dépositaires des titres requis pour le faire et être évaluée comme il se doit, c’est-à-dire par des notes. Or, que fait-on? On confie l’enseignement du cours (pour tous les élèves) de langue et civilisation latines (LCL) à des maîtres qui ne sont pas des spécialistes du latin. Non pas que ces maîtres soient incapables de donner ce cours – ils le sont pour la plupart – mais le signal aux élèves et à leurs parents est celui d’un bricolage, d’un tour de passe-passe, de bonneteau. La note, elle, comptera pour 10 pour cent au dernier trimestre, diluée dans la note de français. Quant au latin réel, réservé à ceux qui l’auront choisi, il ne sera simplement pas noté.

Pour tous, le signal est clair: chez nous, à Genève, le latin, c’est pour rire, on s’en tamponne, et cela n’a pas de tenue!

Et lorsqu’on nous dit que le Plan d’études romand ne prévoit pas de note pour le latin, c’est un argument pour rire aussi, parce que le PER prévoit une possibilité d’aménagement cantonal. Quand on veut, on peut! Genève, à l’évidence, une fois encore, ne veut pas.

 

 

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Commentaires

Sans doute ceux étant contre le latin sont-ils des adeptes du fameux Vade Retro Satanas

Écrit par : lovsmeralda | 28/10/2011

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