31/10/2011

DIP, à Genève, quand il y a une erreur à faire, on la fait !

Concernant le choix des moyens d'enseignement du français, la CIIP (conférence intercantonale de l’instruction publique) a donné aux cantons romands le choix entre deux manuels qui véhiculent deux « idéologies » très différentes l’une de l’autre.

 

-         L’île aux mots

-         MMF, Mon Manuel de français

 

Genève aurait pu choisir le 1er manuel, « l’île aux mots », comme le Valais l’a fait.

 

Pourquoi ?

 

Parce qu’il s’agit d’un manuel fort bien structuré qui met l’accent sur la structuration de la langue, sur l’étude des bases du français, la grammaire, la conjugaison, le vocabulaire et l’orthographe.

 

Les élèves y progressent « pas à pas », de manière très claire et tous, élèves, enseignants et parents s’y retrouvent facilement.

 

Eh bien non, dans l’urgence, Genève a préféré choisir MMF ! Ce manuel qui, dans certaines écoles, est rebaptisé « Mise à Mort du Français » !

 

Contrairement à « l’île aux mots », MMF est une méthode d’enseignement peu structurée qui met très peu l’accent sur l’enseignement des bases du français mais qui propose plutôt d’ « entrer dans l’étude de la langue par le biais de l’observation de différents genres textuels ».

 

On se balade ainsi au travers de différents thèmes, littérature, éducation à la citoyenneté, mathématique, géographie et histoire.

 

On croit ainsi mettre l’élève en « situation de production d’écriture»….comme si l’élève allait ainsi pouvoir écrire un texte alors qu’on ne lui donne tout simplement pas les outils pour le faire puisque toute étude de la grammaire, de la conjugaison, des bases même de la langue, est reléguée au second plan.

 

C’est évidemment une grave erreur.

C’est mettre la charrue avant les bœufs….un peu comme si l’on vous demandait de construire une bibliothèque IKEA sans que l'on vous fournisse un plan, un tournevis, une pince et un marteau.

 

MMF est tellement « déstructuré », compliqué qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits. A tel point que le DIP a même été obligé de mettre en place toute une formation fort coûteuse pour que les enseignants parviennent un tant soit peu à s’y retrouver.

 

Je ne vous parle pas de la plupart des parents qui, complètement perdus, apprécieront !

 

A l’heure où l’on parle d’harmonisation, on se retrouve en Romandie avec deux méthodes d’enseignement différentes et surtout deux « idéologies » opposées l’une à l’autre.

 

Ce sujet a fait l’objet d’un reportage sur Léman Bleu (flash info et actualités) que vous pouvez visionner sur :

http://www.lemanbleu.ch/vod/le-flash-de-18h45-31102011

(avancez jusqu’à 2 minutes environ)

 

 

 

http://www.lemanbleu.ch/vod/geneve-aujourdhui-actu-31102011

(avancez jusqu'à 6 minutes environ)

 

20:11 | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

27/10/2011

Le latin « pour rigoler »

Faites_du_latin_irreductible.jpg

 

Jean Romain revient sur l’affaire du latin au CO et publie aujourd’hui, dans la TdG, un texte fort pertinent :

 

Sans le latin…

«Sans le latin, la messe nous emmerde; le vin du sacré calice se change en eau de boudin», chantait Brassens avec cette irrévérence délicieuse qui était la sienne. «Sans le latin, le Cycle d’orientation nous ennuie», ont dit les Genevois plus de 17000 fois au Département de l’instruction publique, qui a entendu mais qui n’a pas compris.

Il a entendu la «vox populi» parce qu’il a bel et bien réintroduit les cours de latin dès l’entrée au Cycle d’orientation, mais il n’a pas compris que le latin est une discipline à part entière et pas un gadget qu’on agite au nez et à la barbe des pétitionnaires. Une discipline digne de ce nom doit être traitée comme les autres disciplines: être enseignée par les professeurs dépositaires des titres requis pour le faire et être évaluée comme il se doit, c’est-à-dire par des notes. Or, que fait-on? On confie l’enseignement du cours (pour tous les élèves) de langue et civilisation latines (LCL) à des maîtres qui ne sont pas des spécialistes du latin. Non pas que ces maîtres soient incapables de donner ce cours – ils le sont pour la plupart – mais le signal aux élèves et à leurs parents est celui d’un bricolage, d’un tour de passe-passe, de bonneteau. La note, elle, comptera pour 10 pour cent au dernier trimestre, diluée dans la note de français. Quant au latin réel, réservé à ceux qui l’auront choisi, il ne sera simplement pas noté.

Pour tous, le signal est clair: chez nous, à Genève, le latin, c’est pour rire, on s’en tamponne, et cela n’a pas de tenue!

Et lorsqu’on nous dit que le Plan d’études romand ne prévoit pas de note pour le latin, c’est un argument pour rire aussi, parce que le PER prévoit une possibilité d’aménagement cantonal. Quand on veut, on peut! Genève, à l’évidence, une fois encore, ne veut pas.

 

 

14:32 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

21/10/2011

Combat du politicien contre le syndicaliste, match nul !

1014ecole.jpg

 

 (Dessin de Hermann)

A ma gauche, Charles Beer, à ma droite, Laurent Vité !

D’un côté, la mauvaise foi du politicien qui a besoin d’action d’éclat pour marquer son territoire. Un conseiller d’Etat qui de son propre aveu n’est pas un pédagogue mais un politicien.

Ainsi, afin de justifier de l’introduction du mercredi matin d’école, le Président du DIP prétend qu’un jour de congé dans le découpage de l’horaire scolaire est une véritable catastrophe du point de vue du biorythme.

Un air à la mode pour de soi-disant experts.

A Genève, on se serait donc trompé depuis des décennies et des centaines de milliers d’élèves auraient été gravement lésés lorsque, on s’en souvient, ils avaient congé le jeudi.

Parfaite mauvaise foi du Président lorsqu’il déclare, dans un récent article de la Tdg, que le problème de l’appui aux élèves en difficulté sera en bonne partie résolu grâce à cette augmentation du temps scolaire…alors que, lors du débat de hier, il nous apprend, de manière tout à fait contradictoire, que ces quatre périodes supplémentaires sont destinées à l’enseignement du français, de l’allemand et de l’anglais… absolument pas en vue de la mise en place de cours d’appui.

Démagogie que de prétendre que grâce aux quatre périodes supplémentaires, l’enseignement sera « dilué » et qu’ainsi les élèves pourront plus tranquillement assimiler ce qui leur est enseigné…alors que cet ajout de temps servira à caser de la matière en plus.

 

A ma droite, Laurent Vité et la mauvaise foi du syndicaliste qui peine à défendre une position difficilement justifiable.

Il se borne à demander plus de moyens pour prétendre qu’un effectif de classe retreint garantit un meilleur encadrement et permet donc de la part des élèves, une acquisition « accélérée » des différentes matières enseignées.

Si l’on peut comprendre ce point de vue en ce qui concerne le plan d’étude actuel, on peine à le suivre quant aux exigences accrues imposées par le PER. Qu’en est-il par exemple de l’introduction de la matière nouvelle comme l’anglais ? Aucune réponse de sa part, on esquive.

La question reste donc ouverte. L’introduction de l’anglais nécessite deux périodes par semaine, où faut-il les placer ?

Aux citoyens d’en décider lors de la prochaine votation.

 

 

 

 

 

 

12:38 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

19/10/2011

Question !

« Faut-il réintroduire le mercredi d’école »?

Pour en débattre,

Charles Beer, conseiller d’Etat en charge du DIP, rencontre Monsieur Laurent Vité, Président de la SPG, demain, jeudi, à 12h 30, au Café des Savoises.

 

L’enjeu est de taille, venez nombreux !

Aura-t-on le droit à des arguments objectifs qui tiennent la route ?

Y verra-t-on plus clair et obtiendra-t-on des réponses aux nombreuses questions soulevées ?

 

-         Pour quelles raisons exactement faut-il augmenter l’horaire scolaire ?

-         Actuellement, l’écolier genevois va-t-il vraiment moins à l’école que les autres romands ?

-         A quoi serviront ces quatre périodes en plus ? Français, math, anglais ?

-         L’appui aux élèves en difficulté trouvera-t-il sa place dans cette augmentation du temps scolaire ?

-         Suffit-il d’aller plus à l’école pour mieux réussir ?

 

Si l’on connaît bien le point de vue du Président du DIP, en revanche, on reste sur sa faim quant à celui de la SPG.

Ce sera donc l’occasion, je l’espère, pour Monsieur Vité, de développer sa position autrement qu’en prônant le simple statuquo.

 

11:48 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

16/10/2011

Guerre de religion au Cycle d’Orientation ?

Il fallait s’y attendre.

 

Avant même l’introduction de…comment faut-il l’appeler ?

 

-         l’étude des grands textes au CO ?

-         cours de religion ?

-         endoctrinement religieux ?

 

surgissent questions importantes, doutes, attaques, craintes.

 

J’en veux pour preuve le billet posté par Monsieur Pierre Weiss suivi du commentaire qu’un certain Johann y a laissé tout comme sur mon précédent billet.

 

Le sujet est en effet fort délicat et pour ma part, je suis loin d’être certain que ce genre d’enseignement a sa place dans notre école publique.

 

Il me paraît néanmoins intéressant de rappeler ici ce qu’en pense Jean Romain, professeur de philosophie.

 

 

Etude des grands textes au CO ?

Jean Romain

 

Depuis 1994, la question de l’enseignement du « fait religieux » occupe le DIP, et cela a fait l’objet de discussions au Grand Conseil. L’analphabétisme religieux favorise les peurs, les exclusions, les dérives sectaires. Puisque nulle ignorance n’est utile, une motion a été l’occasion de débats profonds sur ce que devrait être cet enseignement à l’école publique. De ces quinze années de discussions, de commissions, de groupes de réflexion et de rapports divers, il ressort deux éléments centraux :

 

1.           D’une part, le contexte de laïcité de l’école genevoise : c’est dans ce contexte que la présence des pratiques, des croyances religieuses ainsi que des références historiques et culturelles liées à la religion devront s’inscrire dans l’école publique du canton, et cela dans le but de permettre aux élèves d’interpréter et de comprendre la société dans laquelle ils évoluent. Qu’ils le veuillent ou non, il existe des cathédrales, de la musique sacrée, du gospel, des mosquées, des synagogues, etc. C’est un fait objectif.

2.           D’autre part, il n’est pas question d’instaurer un cours spécifique d’enseignement des religions ni donc d’instaurer une nouvelle discipline. Plus modestement, il s’agit de faire prendre conscience d’une constante des sociétés humaines. Cet enseignement sera intégré, via l’étude de textes fondateurs, aux disciplines qui peuvent l’accueillir. On songe à l’histoire, la géographie, le français, le latin, l’art, l’instruction civique, par exemple.

 

Le DIP dévoile aujourd’hui son projet : il y aura dès la rentrée 2011 un apprentissage aux grands textes. Il ne s’agit plus de « fait religieux » à enseigner, mais d’une sorte de melting pot dans lequel entreront quantités d’écrits qui, pour être importants, ne sont pas liés, ni de près ni de loin, aux grandes traditions religieuses. On va donc y étudier des textes représentatifs de la diversité culturelle de notre planète ! Rien que ça ! Comment ne pas y voir la crainte d’un département paniqué par la transmission de cette culture du fait religieux, et qui noie cette richesse dans d’autres textes qui n’ont pas de dimension sacrée.

 

Cette variété excessive n’est pas de mise au Cycle d’orientation pour la raison qu’elle va provoquer une dispersion, une de plus, dans une école qui pâtit depuis longtemps de trop de dispersion. Ce qui manque à l’école n’est pas une information tous azimuts, mais une formation. Cela implique de recentrer l’enseignement et non de l’éparpiller. Ajouter une dimension supplémentaire pour former au fait religieux (disons à cinq grandes religions, 3 monothéistes et 2 autres) et à son influence sur l’organisation sociale est une fort bonne chose. Il faut y souscrire puisque le respect de la laïcité est assuré. En revanche, élargir l’éventail à tous les grands textes fondateurs de l’humanité est un brouillard inutile pour de jeunes esprits rompus au zapping et en mal de structure claire. Ce qui manque le plus à nos élèves est un système de références qui leur permette de s’orienter dans un monde complexe : cette formation d’une colonne vertébrale stable ne nécessite pas de leur offrir un menu-dégustation à tout.

 

Par ailleurs, de l’aveu même de ceux qui ont concocté le projet, il s’agit de s’interroger sur les systèmes de pensée du monde, sur la liberté, le sens de la vie, de la mort, etc. Autant de thèmes propres à la philosophie. Pourquoi dès lors ne pas engager des spécialistes de la philosophie qui, par leur compétence académique, garantissent la contextualisation de ces « grands textes » ?

 

En fait, l’ampleur de l’inculture religieuse est un phénomène auquel nous nous serions fort bien acclimatés s’il n’était symptomatique d’une autre donnée, bien plus manifeste et plus dommageable : nous ne percevons plus clairement le sens de ce que nous faisons et, dans cette incapacité de nous représenter la fin, nous redemandons aux religions d’abord et à l’école ensuite, de nous découvrir nos raisons de vivre dans un monde qui a fait du ludique sa référence principale.

 

 

15:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

14/10/2011

L’aveu de Charles Beer

Le Président du DIP se contrefout des élèves qui sont en difficulté scolaire !

J’en veux pour preuve les propos qu’il tient dans la TdG du jour.

A la question de savoir pourquoi ne pas renforcer l’appui auquel les élèves en échec ont droit, il répond : « Il faut d’abord travailler sur le système pour qu’il génère moins d’inégalités ».

En d’autres termes, selon Monsieur Beer, pas besoin d’appui supplémentaire puisqu’il suffit d’ajouter 4 périodes à l’horaire scolaire des élèves genevois pour réduire le nombre d’élèves en difficulté.

Illusion, un domaine dans lequel il est passé maître.

On peut trouver des justifications à l’introduction du mercredi matin d’école mais cet argument tient de l’aberration.

Il s’agit là d’un tour de passe-passe certes astucieux mais bien vicieux.

Car, nulle part il n’est question d’utiliser ce temps supplémentaire à des cours d’appui, au contraire.

En effet, si, à Genève, il faut augmenter le temps passé à l’école, c’est pour répondre d’une part aux exigences plus grandes imposées par le PER, ainsi qu’à l’introduction de l’anglais à l’école primaire.

Les attentes exigées de la part des élèves sont donc accrues et de ce fait, ceux qui ont de la peine se retrouveront encore plus nombreux. Ils auront d’autant plus besoin de cet appui indispensable et OBLIGATOIRE selon la loi.

Suite à la votation de 2006, lors de l’élaboration du règlement de l’enseignement primaire, Monsieur Beer m’avait fait la promesse qu’il mettrait en place des mesures d’appui réalistes et efficaces. Aujourd’hui, à travers ses propos, je mesure l’ampleur de son mensonge.

Sauver les apparences, tel est, semble-t-il, son seul objectif.

 

Par ailleurs, dans cette affaire du mercredi d’école, il est intéressant de relever la bêtise de la SPG, bêtise qui n’a pas échappé à Charles Beer lorsqu’il déclare « la SPG ne m’a pas proposé d’autres solutions ».

Une attitude irresponsable de la part du syndicat qui ouvre ainsi la porte à toutes les critiques envers les enseignants immédiatement accusés de vouloir uniquement sauvegarder leur bien-être aux dépens des élèves.

Le Président, Monsieur Vité, était pourtant averti :

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/06/index....

17:15 | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

11/10/2011

Testez donc votre cerveau

Une expérience intéressante.

La première est assez connue mais mérite un essai.

J’avoue que je ne connaissais pas la 2ème que je vous laisse découvrir.

 

Amusez vous....... syoez fuos et pnreez 5 mutines puor lrie 
> > 
AUUCN PORBELME ET VUOS ! 
> > 
Les mystères du cerveau humain..   
> > 
 lecture  =   lcetrue

 cuocuo 
> > si vuos  pvueoz lrie ccei, vuos  aevz asusi nu dôrle  de cvreeau. Puveoz-vuos lrie ceci? Seleuemnt  56  porsnenes sur cnet en snot cpalabes.Je  n'en cyoaris pas mes yuex que je  sios  cabaple de cdrpormendre ce que je liasis. Le  povuoir phoémanénl du  crveeau huamin.  Soeln une rcheerche fiat à l'Unievristé de  Cmabridge, il  n'y a pas d'iromtpance sur  l'odrre dnas luqeel les lerttes snot, la  suele  cohse imotprante est que la  priremère et la derènire letrte du mot siot  à  la bnone palce. La raoisn est que le  ceverau hmauin ne lit pas les mtos  par  letrte mias ptuôlt cmome un tuot. Étonannt  n'est-ce pas? Et moi qui ai  tujoours psneé  que svaoir élpeer éatit ipomratnt!


> > 
Deuxième expérience   
> > 

> > UN B34U JOUR D'373, 
> > J'37415 5UR L4 PL4G3 37 J3 R3G4RD415 D3UX J3UN35 F1LL35 JOU4N7 D4N5 L3 54BL3. 3LL35 CON57RU15413N7 UN CHÂ734U D3 54BL3, 4V3C 7OUR5, P4554G35 C4CH35 37 PON7-L3V15. 4LOR5 QU'3LL35 73RM1N413N7, UN3 V4GU3 357 4RR1V33 37 4 7OU7 D37RU17, R3DU154N7 L3 CH4734U 3N UN 745 D3 54BL3 37 D'3CUM3.J'41 CRU QU'4PR35 74N7 D'3FFOR7, L35 F1LL37735 COM3NÇ3R413N7 4 PL3UR3R, M415 4U CON7R41R3 3LL35 COURRUR3N7 5UR L4 PL4G3, R14N7 37 JOU4N7 37 COMM3NÇ3R3N7 4 CON57RU1R3 UN 4U7R3 CHÂ734U. J'41 COMPR15 QU3 J3 V3N415 D'4PPR3NDR3 UN3 GR4ND3 L3ÇON. NOU5 P455ON5 UN3 GR4ND3 P4R713 D3 NO7R3 V13 4 CON57RU1R3 D35 CHO535 M415 LOR5QU3 PLU5 74RD UN3 V4GU3 L35 D3MOL17, L35 53UL35 CHO535 QU1 R3573N7 5ON7 L'4M1713, L'4MOUR 37 L '4FF3C71ON 37 L35 M41N5 D35 G3N5 QU1 5ON7 C4P4BL35 D3 NOU5 F41R3 5OUR1R3. 

13:34 | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook

10/10/2011

On refuse d’instruire au DIP

Le bulletin d'information Correspondances N°38, essentiellement consacré aux moyens d'enseignement du français à l’école primaire vient de sortir.

Effarant !

A Genève tout semble mis en œuvre pour déstructurer l’enseignement. Les nouveaux moyens d’enseignement du français (MMF) choisis par Genève en sont un exemple navrant.

A la lecture de « Correspondances », on apprend, en guise d’introduction, que, pour Genève, « la décision de retenir MMF plutôt que « L’île aux mots » a été motivée par le fait que MMF est le plus à même d'honorer les objectifs du PER en français » !!!

Rien que ça !

Je me demande ce qu’en penseront les autres cantons romands qui ont choisi « l’île aux mots »…seront-ils donc moins capables que Genève de répondre aux objectifs du PER ?

Force est de constater, à la lecture de ce bulletin, que cette « genevoiserie » n’est pas anodine puisque ce choix «implique un changement de paradigme d'enseignement important dans l'articulation entre français 1, (communication) et français II (grammaire, conjugaison, vocabulaire et orthographe)».

 

MMF met en effet essentiellement l’accent sur le français 1 via la lecture de différents « genres littéraires» censée ensuite aboutir à la rédaction de textes….

 

Evident bien sûr…

Mais voilà…le hic, c’est que cela tient du miracle !

 

Car les élèves n’ont tout simplement pas les moyens de s’acquitter d’une telle tâche tant, dans MMF, l’enseignement de la structure de la langue est pauvre, insignifiant.

 

Pas d’apprentissage sérieux de la grammaire, de la conjugaison, du vocabulaire et de l’orthographe !

 

Dès lors, comment peut-on demander à un élève d’être capable d’écrire un texte un tant soit peu correct sans même lui fournir les outils qui le lui permettent…en lui refusant le mode d’emploi ?

 

Genève aurait pu opter pour une méthode structurée et efficace ...

C’eut été trop facile…pensez donc, tout le monde s’y serait retrouvé, élèves, enseignants et parents. Manquerait plus que ça !

Non, les décideurs ont préféré MMF !

Ils sont pourtant pleinement conscients que ces manuels sont loin de répondre aux besoins d’un enseignement sérieux.

J’en veux pour preuve le fait que le DIP s’empresse de préciser que « des fiches complémentaires vont être recensées » car « un travail au niveau de la CIIP est effectué pour la création d'une boîte à outils de moyens complémentaires (notamment en exercices de consolidation) ».

 

Par ailleurs, le DIP invite les enseignants à organiser leur enseignement en articulant MMF comme ils le peuvent en puisant dans ce qu’ils trouveront d’existant !

 

Bref, de toute évidence, MMF laisse à désirer….alors, Mesdames et Messieurs les enseignants, dém….-vous pour compléter et combler ses immenses vides !

Cerise sur le gâteau, le DIP précise encore...  « En ce début de mois d’octobre, afin de répondre aux nombreuses interrogations que se posent les enseignants, le SCoP (Service de la coordination pédagogique) propose sur le site « Petit-Bazar » une foire aux questions (FAQ) ».

Franchement, on a de la peine à suivre la logique du DIP genevois.

Soit, ses raisons m’échappent, soit elles sont tellement énormes et inavouables que je n’ose y croire.

17:31 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Il y a foule à la Direction de l’enseignement primaire

L’organigramme de la Direction de l’Enseignement primaire est une véritable « usine à gaz ».

Il mérite la question posée par Jean Romain dans l’interpellation urgente écrite déposée cette semaine au bureau du Grand Conseil.

Le député en débattra ce mardi lors de l’émission « Genève à chaud » de Pascal Décaillet.

En attendant, je vous en livre la teneur :

 

 

Interpellation présentée par le député :
M. Jean Romain

Date de dépôt : le 4 octobre 2011

 

 

Interpellation urgente écrite

Pourquoi faut-il tellement de moyens au service de la direction de l’école primaire alors qu’il y a tellement peu de progrès concrets dans les résultats de cette école ?

 

 

L’organigramme de l’école primaire genevoise est extrêmement complexe.

(Il suffit de cliquer sur l’image pour l’agrandir)

orga-primaire.jpg

On y voit de plus en plus de personnels d'encadrement et administratif pour des résultats scolaires stagnants à Genève. On ne peut évoquer le PER pour justifier pareil éventail.

 

Par exemple, la création des quelques 90 postes de directeurs d'établissement était censée apporter plus d'autonomie aux écoles qu'ils dirigeaient. Le cahier des charges de ces directeurs devrait largement décharger les autres directeurs puisque, dorénavant, ce sont les directeurs d'établissement qui sont censés assurer l'engagement de leur personnel.

 

Dès lors, on s'interroge sur l'utilité des 5 directeurs au-dessus d'eux, d'autant qu'ils bénéficient en plus d'assistants, de chefs de service, d'adjoints, de coordinateurs, etc. Y a-t-il vraiment besoin d'autant de monde en période de grave dépassement du budget ?

 

Il s'agit de :

- Ressource humaines (1 poste)

- Direction des établissements (2 postes)

- Direction de l'enseignement et de la scolarité (1 poste)

- Direction des ressources financières (1 poste)

 

On connaît le cahier des charges des 90 directeurs (qui pose déjà pas mal de questions), mais il serait intéressant de connaître le cahier des charges de ces 5 directeurs, ainsi que celui de toutes les personnes qui leur sont rattachées.

 

 

Ma question est donc la suivante :

 

Je voudrais connaître le coût réel de cet appareil, ainsi qu'une comparaison pour Genève et les autres cantons, entre le nombre de postes de directeurs d'établissement et membres de la direction générale par rapport au nombre total d'élèves de l'enseignement (1ère -  8ème  HarmoS).

 

Que le Conseil d'État soit vivement remercié par avance pour la réponse qu'il apportera à la présente interpellation.

 

 

09:48 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

03/10/2011

La vraie signification de MMF

P1020965.JPG

Je vous en ai déjà parlé et il fallait s’y attendre !

Tous les instituteurs rencontrés jusqu’à présent sont unanimes… « ces nouveaux moyens d’enseignement du français sont nuls ».

Ils sont nombreux à le dire.

A tel point que dans certaines écoles, ils ont été débaptisés et que, dorénavant, pour bien des enseignants, MMF ne signifie plus « Mon manuel de français » mais…

 « Mise à mort du français » !

Tout un programme…

 

13:24 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook