24/11/2011

Les Verts sont-ils durs à la « comprenette » ?

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Sans doute, y a-t-il quelques raisons qui justifient l’augmentation de l’horaire scolaire de l’écolier genevois.

Notamment l’introduction prochaine de l’enseignement de l’anglais et le fait que le nouveau plan d’étude romand (PER) est plus EXIGEANT !

Alors, ne nous y trompons pas…

Qui dit plus d’exigences dit parcours plus difficile.

Et parcours « plus difficile » engendre forcément plus d’échec !

Les Verts l’ont-ils compris ?

On lit en effet dans la TdG du jour que le parti prend position en faveur du mercredi matin d’école.

Soit.

Mais la raison invoquée tient de la stupidité :

« Plus d’école, c’est plus de chances données aux élèves en difficulté pour s’en sortir ».

???

C’est exactement le contraire !

Cette affirmation pourrait pourtant s’avérer correcte s’il s’agissait de « plus d’école » pour reprendre, avec ceux qui en ont le droit et le besoin, les leçons et activités faites en classe.

Il s’agirait alors de revoir les différents sujets traités qui leur posent problème et qui nécessitent donc des explications, des exercices supplémentaires.

Mais l’augmentation de l’horaire prévue ne servira en rien à ces cours d’appui…Mais uniquement à l’ajout de nouvelle matière…ce qui rendra évidemment le parcours encore plus ardu et engendrera donc plus d’échec.

« Plus d’école » avec « plus de matière »…plus d’échec !

Est-ce si difficile à comprendre ?

Nos politiques doivent cesser de se voiler la face et se donner bonne conscience.

Il n’y a pas 36000 solutions…le seul moyen efficace pour combattre l’échec scolaire consiste à mettre en place, en suffisance et HORS temps scolaire, des cours de RATTAPAGE personnalisés.

 

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Commentaires

Votre suggestion de mettre en place des cours de rattrapage personnalisés me paraît la seule sensée. On pourrait peut-être aussi remettre en question la méthode d'apprentissage de la lecture qui fait que certains enfants en 5ème ou 6ème Harmos ont une lecture lente et laborieuse, qui entraîne des difficultés à comprendre les consignes en grammaire et en mathématiques et qui doivent de plus en plus faire appel à des logopédistes, par ailleurs surchargées.

Écrit par : Marguerite Tissot | 24/11/2011

Aucun doute en réponse à la question !malheureusement d'autres groupuscules semblent aussi entêtés qu'eux¨!

Écrit par : lovsmeralda | 24/11/2011

Et OUI! Le seul moyen de venir en aide aux élèves en difficultés scolaires,(et d'améliorer les résultats PISA) c'est de mettre en place de vraies "mesures d'accompagnement" hors temps scolaire. Le MCG se battra pour que des cours d'appui soient organisés le mercredi matin. Nous ne pouvons pas continuer de faire passer des élèves d'un degré à l'autre par dérogation ou par tolérance sans leur offrir une chance de se remettre à niveau. Par ailleurs, nous soutiendrons la proposition de la SPG, d'allonger l'horaire des élèves en fin de journée afin de permettre l'introduction de l'anglais en 7P et 8 P.

Écrit par : J-F Girardet | 24/11/2011

Le mercredi matin sera jour scolaire. Ces 4 périodes seront destinées d'une part à l'anglais (2 périodes) et d'autre part, les 2 autres périodes, pour plus de français, d'allemand et math....plus de place pour l'appui donc!
Pas de doute, il ne peut se faire QUE HORS TEMPS SCOLAIRE!

Écrit par : Duval | 24/11/2011

Mais rappelez-moi donc qui et pour quelles raison a-t-il il n'y a pas si longtemps combattu le mercredi matin jusqu'à sa suppression ? Et qui avec les mêmes arguments sophistiques vient soutenir aujourd'hui ce mercredi matin ? C'est magnifique d'abnégation cette volonté indomptable de lutter à chaque fois dans le sens du vent, comme on dit dans la marine "au portant" .. c'est porteur en effet.. électoralement !

Écrit par : Tonio | 24/11/2011

@Tonio
Heu...oui...peut-être pouvez-vous nous en dire plus...qui donc?

Écrit par : Joe | 24/11/2011

Les tests PISA montrent l'insuffisance de l'enseignement public genevois. Cette insuffisance est qualitative (programmes abscons, perpétuelles expériences soixante-huitardes, etc.) mais aussi quantitative. Face à l'augmentation des exigences découlant d'Harmos, il faut travailler sur les deux tableaux : le qualitatif et le quantitatif. Même si on parvient à améliorer substantiellement les programmes, rien ne pourra se faire sans augmenter les heures d'enseignement. C'est chose indispensable pour atteindre les objectifs. IL ne s'agit donc pas d'heures de cours d'appui, mais d'heures d'enseignement, pour introduire l'anglais et donner plus de consistance horaire au français et aux maths.
Le reste n'est que résistance des enseignants à ne pas voir leur propre horaire modifié, même lorsque c'est chose indispensable pour l'enseignement. Cette réaction égoïste et corporatiste est une plaie de l'enseignement genevois et explique en partie les résultats cvatastrophiques de nos élèves aux tests PISA.

Écrit par : Urs Anker | 25/11/2011

Pisa, Pisa, Pisa, on dirait que certains n'ont que ce mot à la bouche... C'est triste que tout tourne autour d'un seul test, d'autant plus que sa validité est douteuse et les résultats, source d'interprétation. Quant à moi, je reste satisfait de l'enseignement genevois et du travail fait par les enseignants avec mes enfants.

Écrit par : Franck Lirié | 27/11/2011

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