09/12/2011

Une seule et unique solution

Les enseignants, la direction de l’enseignement primaire, tout le monde s’accorde pour dire que les moyens manquent cruellement pour mettre en place des mesures d’accompagnement efficaces pour les élèves promus par dérogation ou tolérance.

Bien qu’obligatoires et inscrites dans la loi, aujourd’hui, malheureusement, elles sont réduites à du bricolage, un emplâtre sur une jambe de bois.

Alors, quelle solution pour respecter la loi et avoir une chance de réussite pour remédier à cette situation catastrophique ?

Une seule solution…en définitive pas si difficile à mettre en place.

Pour « sauver » ces élèves, il faut instaurer des cours d’appui hors temps scolaire.

Ceux-ci doivent être pris en charge par des ECSP (enseignants chargés du soutien pédagogique) ce qui est déjà partiellement le cas, mais à des conditions inefficaces et inacceptables.

C’est pourquoi

-         les ECSP doivent accepter que leur horaire de travail est flexible et qu’il n’est pas forcément lié à celui de l’horaire scolaire…eh oui, travailler après 16 heures.

-         augmenter le nombre de ces ECSP en conséquence et en fonction du budget alloué au DIP

Mais cela ne suffira pas !

Pourquoi alors ne pas mettre à contribution les étudiants de l’IUFM (institut universitaire de formation des maîtres) qui se destinent à la profession d’enseignants.

Une solution qui ne coûte rien puisqu’elle ferait partie intégrante de leur formation.

En effet, celle-ci manque cruellement de pratique du terrain….alors plutôt que de trop nombreux stages d’observation d’une utilité douteuse, voilà une occasion rêvée de mettre la main à la pâte, avec de « vrais » élèves…ils pourront ainsi se faire une idée plus réaliste du métier et s’habituer à ce qui les attend.

Ils sont plusieurs centaines qui seraient certainement enchantés de cette aubaine.

J’entends déjà les objections et les cris d’horreur soulevés par certains, je me réjouis déjà d’y répondre !

 

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Commentaires

Oui, ce serait faire d'une pierre deux coups : un stage pratique plus formateur que de filmer un cours de gymnastique, et une aide dans la mise en place des cours d'appui. On ne perd rien à essayer en tout cas.

Écrit par : Jean Romain | 09/12/2011

Excellente idée !
Petit bémol: je n'ai jamais vu se réaliser les bonnes idée au DIP à GE et surtout quand c'est facile à réaliser !

Écrit par : Marion GarcIa-Bedetti | 09/12/2011

Hors temps scolaire bien évidemment: Pourquoi pas le mercredi-matin ? A la place du projet actuel du DIP de charger encore davantage le bateau par des cours d'éducation à la citoyenneté, de développement durable ou d'allemand ?

Écrit par : J-F Girardet | 10/12/2011

Jef, parce que le mercredi matin sera justement un temps scolaire !

Écrit par : Jean Romain | 10/12/2011

Excellente idée que d'utiliser les étudiants de l'IUFM. Il faudrait pour cela une collaboration plus étroite entre le DIP et l'Université de Genève, afin que ces temps de terrain soient incorporés à la formation.

Écrit par : Enseignant | 10/12/2011

...et pourquoi, mais pourquoi pa s revenir au taux d'encadrement d'il y a quelques années?
Si l'école est une priorité, qu'on y mette les moyens, bon dieu!
On a retiré des centaines de poste, on en a vu les conséquences, remettons-les!
Genève n'est pas un canton pauvre dans un pays pauvre. De rogner sur les moyens des écoles et "punir" les enfants en leur rajoutant des heures pour faire des économies, c'est bête et méchant.
Car rajouter des heures aux élèves, ce n'est pas une solution basée sur la pédagogie et le développement de l'enfant, mais une solution basée sur des principes d'économie.

Si des millions n'avaient pas étés gâchés dans les diverses restructuration de l'école primaire, il y aurait peut-être des moyens supplémentaires pour l'enseignement direct aux élèves....

Pour faire des économies, on pourrait par exemple: supprimer quelques directeurs dans des écoles à faible effectif (moins de 16 classes)...

Réduire les formations continues des enseignants à une année sur deux...

Réduire les projets d'école à une année sur deux....

J'suis sûre qu'on peut faire des économies....

Écrit par : lucide | 15/12/2011

@ lucide -> Moi, je dis qu'on pourrait tout simplement supprimer les formations continues, pour ce qu'elles valent...

Écrit par : Enseignant | 15/12/2011

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