15/12/2011

Elle est bien bonne !

-         Salut Cyprien, quoi de neuf par chez toi ?

-         Arrête une fois ! Le chef de l’école chez nous, le Claudio, y va pas bien sous le bonnet ! Tu sais pas quoi?

Y veut faire une loi pour que nos botschs y aillent moins à l’école ! Y sont trop bons à Pisa !

Comme ça…y s’ront contents à Gnêêêve, on s’met à leur niveau, on nivelle par le bas…tu vois comment !

Là-dessus, il me tend l’édito de Jean-François Fournier, paru ce week-end dans le Nouvelliste…

Ecole valaisanne, la loi de trop ?

Le département de Claude Roch consulte. Dans son viseur, la nouvelle loi sur l’école primaire. A première vue, rien de bien méchant. Mais en grattant un peu, on tombe sur une vraie bombe. Même si le projet n’est pas encore en rédaction, les milieux concernés suggèrent en effet d’ores et déjà qu’on allège la grille horaire des écoliers valaisans. Si cette future législation allait de l’avant dans cette direction-là, il s’agirait ni plus ni moins du plus bel auto-goal jamais inscrit par l’instruction publique valaisanne.

Car si nos élèves font la course en tête au niveau suisse, si nos maturistes sont brillants, et plus encore nos universitaires, bref, si les élites du Valais ont aujourd’hui le poids qu’elles ont, dans et hors du canton, c’est bel et bien parce que notre école leur apprend à travailler davantage et mieux, et que ce bonus se répercute ensuite tout au long de leur carrière. Avec les bénéfices sociaux et économiques y relatifs.

Diminuer les grilles horaires – Genève vient de s’en rendre compte, qui prend le chemin inverse – c’est inévitablement diminuer le niveau des savoirs et l’avantage dont disposent aujourd’hui les jeunes Valaisans à l’entame de leur cursus professionnel. Qu’importe que nos profs travaillent un an de plus tous les neuf ans ou que les écoliers effectuent une année de plus au primaire ! Aucune mesure budgétaire d’économie ne justifie qu’on sacrifie la qualité de l’école valaisanne.

Il faut donc tuer dans l’œuf, et vite, toute velléité de « romandiser », donc d’affaiblir, une école cantonale qui est meilleure que celle de nos voisins.

Quand on gagne en matière de formation, quand on a l’avantage, on ne se couche pas, Monsieur le conseiller d’Etat ! On garde le cap et on fait des économies ailleurs !

 

Aussitôt je lui réponds :

-         Eh, Cyprien…Voilà que le Valais commence à découvrir Harmos…. ?!

On s’est descendu un demi et en me quittant il m’a lancé un « Tchô, bonne » !

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Commentaires

Ne jamais crier victoire trop vite pourrait -on ajouter ,car Harmos c'est comme les courants d'air prenant de vitesse tous ceux qui croyaient encore au Père Noel

Écrit par : lovsmeralda | 15/12/2011

En mettant les enfants à l'allemand dés leur 4me année d'âge au vu des compte rendus sur l'Express Neuch on commence à douter du bon sens de ceux préconisant cette matière pénalisant du coup certains enseignants qui eux-mêmes détestent cette langue.Ou comment dégouter des enseignant tout en volant une partie de l'enfance de ces gosses qui auront des crise pubertaires a faire dresser les cheveux d'effroi sur la tête de leurs parents.Ou va t'on dans quel monde vont être dirigés ces enfants?
Nos âmes d'enfant ont été volées pour satisfaire on ne sait à quel égo.Il serait temps d'ouvrir les yeux à moins qu'une entité hautement supérieure n'ait décidé de faire un monde de schizophrènes ou à tendance schizoide et n'oublions pas qu'à trop de bourrage de crâne ,le risque de méningite est bien réel

Écrit par : lovsmeralda | 19/12/2011

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