06/01/2012

Lettre de Madame Martine Brunschwig Graf (MBG)

MBG tord le cou à certaines contre-vérités !

Et la caravane passe, les chiens aboient…au gré du vent !

Depuis mon précédent billet, j’ai fait quelques recherches qui m’ont permis de retrouver deux documents qui ont leur importance.

Ils prouvent entre autre qu’il est faux de prétendre que, en 1997, lors de l’introduction de l’horaire de 4 jours pour l’écolier genevois, les heures d’enseignement auraient diminué.

J’ai, en effet, en ma possession, une lettre édifiante signée de Madame Brunschwig Graf, alors Conseillère d’Etat en charge du DIP.

Celle-ci explique très clairement le choix de l’horaire de 4 jours en remplacement de celui de 4 jours et demi.

Autre temps, autre politique, autres « experts » consultés ( ?), autre vision….jugez plutôt des propos de MBG en 1997.

Suite à la consultation de quelques vingt-cinq groupes et associations, partenaires de l’école, mon choix s’est porté sur la semaine de quatre jours

Nous avions à cœur de ne pas diminuer le temps d’enseignement. Les heures du samedi matin ne sont donc pas « perdues », mais au contraire reportées sur la semaine.

L’autre grand objectif a consisté à modifier la journée de travail afin de mieux l’équilibrer…

Grâce à ce nouvel horaire scolaire, une organisation plus judicieuse de la journée de l’élève évitera des sources de fatigue inutiles. On favorise ainsi la réceptivité de l’enfant, sa capacité de concentration pour apprendre. En outre le temps d’enseignement s’accroît. Autant de changements qui vont permettre à l’école de consolider sa capacité à instruire dans les meilleures conditions.

La lettre est accompagnée d’un deuxième document, le tableau comparatif entre l’horaire alors remplacé (1996) et le nouveau (1997) :

 

HORAIRE DE L’ECOLIER

Voici comparées, les répartitions des temps d’enseignement hebdomadaires, on y constate une AUGMENTATION considérable des heures d’enseignement :

 

Dans l’ancien horaire (1996) 4,5 jours

1P                   2P                   3P                   4P                   5P                   6P

13h45           20h05           20h05           21h35           21h35           21h35

 

Dans le nouvel horaire (1997) 4 jours

1P                   2P                   3P                   4P                   5P                   6P

15h00           21h00           21h00           21h40           21h40           21h40

 

La caravane passe, les chiens aboient….au gré du vent !

 

Au fait, j’avoue avoir un trou de mémoire…quelqu’un se souvient-il de l’horaire scolaire journalier en vigueur avant 1977 ? Heure de rentrée en classe, récréations, etc, horaire du samedi matin ( plus court que les autres jours, me semble-t-il) ? Vacances ?

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Commentaires

Les pro-mercredi-matin d'école argumentent avec la plus mauvaise foi jamais entendue.... Pour ma part, j'en viens à compter davantage sur le bon sens populaire. Il a triomphé en septembre 2006 avec le maintien des notes à l'école primaire, il récidivera le 11 mars avec le maintien du mercredi matin de congé.

Écrit par : J-F Girardet | 06/01/2012

Je précise que mon billet a pour but de répondre, une bonne fois pour toute, à un mensonge. Mais il ne répond en rien à la question posée...faut-il augmenter l'horaire scolaire des écoliers du primaire et, si oui, comment?

Écrit par : Duval | 06/01/2012

Cette mise au point est exacte et (encore) nécessaire. Il faudra même sûrement la répéter d'ici au 11 mars 2012. Cela fait depuis le début que nous devons corriger les propos erronés à ce sujet, repris par les médias depuis bientôt 3 ans. Le DIP, lui, qui a aussi commis cette erreur de dire que des heures avaient été perdues dans le changement d'horaire de 1997, s'est plutôt gardé de rectifier publiquement...
A noter que le discours affirmant que les élèves primaires genevois auraient moins d'heures que leurs camarades romands est tout autant erroné.

Écrit par : Olivier Baud | 06/01/2012

Bonsoir,

Bien contente d'avoir des preuves noir sur blanc. Il faut que cela sorte, les mensonges de l'Instruction Publique! (Dans les médias?)
Comment croire à un iota de leur argumentaire, avec autant de mensonges???

Néanmoins, il y a une erreur de date dans votre tableau (vous mettez 76 et 77 au lieu de 96 et 97)

Bonne soirée
Lulu

Écrit par : Lulu Berlue | 06/01/2012

Et bravo pour votre honnêteté intellectuelle, tout à votre honneur!

Bon w-e

Écrit par : Lulu Berlue | 06/01/2012

En effet, voilà qui est corrigé...merci à Lulu Berlue

Écrit par : Duval | 06/01/2012

Encore un document intéressant...qui répondrait à ma question sur les horaires antérieurs...

Selon le rapport du SRED, de mars 2010, point 7:

1. Aucune augmentation de temps dans la dotation horaire depuis plus de 45 ans
2. Déplacement du jour de congé (jeudi/mercredi)
3. Suppression « en deux temps » du samedi matin d’école

http://www.ge.ch/dip/doc/dossiers/temps-scolaire/100300_sred_rapport-atse.pdf

L’horaire scolaire à Genève : un débat récurrent

L’aperçu de l’évolution historique de l’horaire scolaire dans l’enseignement enfantin et primaire public à Genève (1965-2009) montre que la question de l’horaire scolaire revient périodiquement sur le devant de la scène pédagogique et politique, et a suscité de nombreux débats entre les différents acteurs concernés.
En l’espace de quarante-cinq ans, deux grands réaménagements de l’horaire scolaire hebdomadaire ont eu lieu, sans que la dotation horaire d’enseignement n’ait changé : déplacement du jour de congé du jeudi au mercredi avec un samedi sur deux de congé (rentrée scolaire 1992) et suppression définitive du samedi matin accompagnée d’une uniformatisation des horaires des écoles primaires (rentrée scolaire 1997). Les horaires journaliers proprement dits ont également connu des modifications au cours du temps allant progressivement dans le sens d’une harmonisation au niveau cantonal et entre tous les degrés scolaires (dès la première enfantine).

Les principaux acteurs concernés par le temps scolaire et son aménagement ont été le plus souvent interpelés ou consultés à travers des sondages ou des enquêtes, voire associés dans un processus de réflexion. Interrogés huit fois au cours de la période observée, les parents expriment tout d’abord, de manière récurrente, le souhait de voir le samedi matin d’école supprimé. Ensuite, une fois le congé du samedi matin acquis et la semaine de 4 jours instaurée (1997), les parents enquêtés plusieurs années après (2008 et 2009) préfèrent, dans le cas d’une augmentation des heures d’enseignement, une semaine de 4 jours « allongés » plutôt que l’introduction du mercredi matin d’école.

Écrit par : Duval | 06/01/2012

Ces mensonges, diffusés sur l'horaire scolaire (sur Harmos, sur les appuis des élèves en difficulté, sur le coût réel de cette réforme...) par le chef du DIP, repris par son état major, ses camarades en service commandé et la presse, sapent les fondements de notre démocratie.
Heureuse de constater que vous mettez votre énergie au service de la vérité, je ne peux que vous dire: “continuez"!

Écrit par : Michèle Roullet | 07/01/2012

J'ai en tête plusieurs horaires:

le mien à l'école primaire (1958-1963)
lundi,mardi, mercredi, vendredi :
7h55-11h/ 13h30-16h10 + samedi matin.

J'ai commencé à enseigner( 1975) avec cet horaire sauf qu'en 2p-3p Les enfants pouvaient venir en classe de façon libre entre 7h55 et 8h25

Puis il y a eu différents essais:

les mêmes jours mais jusqu'à 11h45 puis l'après midi de 13h30 à 15 h 15 ( ou 15h 10, je ne suis pas sûre!) sans récré.
le samedi jusqu'à 11h.

Puis:
Retour des a-m "normaux" avec récré mais un samedi sur 2

Puis
l'horaire actuel

Écrit par : Mac Intosch | 07/01/2012

Les horaires dans les années 70 à 97: l'après-midi l'école commençait pour les écoliers à 13h 50. Il y avait toutefois une surveillance organisée dans les préaux des écoles dès 13h 30.
Pour la division enfantine (comme elle s'appelait), il me semble que le temps d'accueil allait toute l'année jusqu'à 9h.
Mais, de novembre à mars ou avril, pour cette division, l'école commençait à 8h 25 (temps d'accueil de 8h 25 à 9h).

Écrit par : Michèle Roullet | 07/01/2012

Décidément travestir la vérité est l'art des référendaires! Comment osent-ils prétendre que la suppression de la semaine de 4 jours et demi en 1997 n'a pas impliqué une diminution les heures d'enseignement?

Les faits ont la tête dure et il n'est que de relire la note du SRED (No 49, déc.2011) pour avoir une confirmation indiscutable de ladite diminution en page 2. " Enfin, suite à la suppression du samedi matin d'école en deux temps, on constate une baisse du nombre global d'heures d'enseignement hebdomadaire pour les trois derniers degrés de l'école primaire (6P, 7P, 8P). soit 1h45 d'enseignement par semaine en moins pour chaque degré (…).
En effet, jusqu'en 1992, les élèves suivaient 1405 minutes d'enseignement. Le passage en 1992 à un samedi sur 2 a diminué le temps d'enseignement de 40 minutes hebdomadaires pour les élèves des trois dernières années du cycle moyen. (6 à 8 HarmoS). Avec cette diminution, le temps d'enseignement est réduit en éducation artistique, environnement, français et mathématiques.
A la rentrée 1997, passage à 4 jours d'école, il y a une nouvelle diminution de 60 minutes pour les degrés 6 à 8.
En 1997, le DIP, à l'époque, a ajouté au temps scolaire, les 63 minutes admises pour entrer à l'école (temps de rassemblement, de déplacement). Jusqu'alors ces minutes n'étaient pas comptabilisées dans le temps d'enseignement, puisque ce n'en était pas.
Résumé: En 1991, avant le passage à un samedi sur 2, on enseignait 1405 minutes. En 1992 lors du passage à un samedi sur deux 1365 minutes et en 1997 après la suppression du samedi 1300 minutes. Ces chiffres sont comptés sans le temps de rassemblement et de déplacement, comme aujourd'hui."
Voilà une analyse claire, complète et objective d'une situation complexe parce qu'évolutive dans le cadre de l'époque.
Si l'on ajoute que le temps global d'enseignement entre la 1P et la 8P à Genève est largement inférieur à celui octroyé dans les autres cantons latins ( Jura excepté, et de peu), que les résultats PISA montrent, si nécessaire, cette carence, chacun-e sera bien entendu convaincu-e du bien-fondé d'un retour à l'école le mercredi matin entre la 5 et la 8P. Et qu'une poignée d'enseignant-e-s de l'ordre primaire veuille nous faire prendre des vessies pour des lanternes ne doit intimider personne. L'ensemble des enseignant-e-s, ceux des deux ordres secondaires notamment - j'ai enseigné pendant 38 ans à temps complet et avec bonheur au CO, un ordre dont la quantité d'heures enseignées est sensiblement équivalente entre les différents cantons - appuie largement ce rétablissement de la semaine de 4 jours et demi, conscient qu'il est du bénéfice que pourront retirer les élèves de cette mesure et du renforcement qui sera apporté dans la lutte contre l'inégalité des chances.

Écrit par : DESHUSSES GERARD | 10/01/2012

Décidément travestir la vérité est l'art des référendaires! Comment osent-ils prétendre que la suppression de la semaine de 4 jours et demi en 1997 n'a pas impliqué une diminution les heures d'enseignement?

Les faits ont la tête dure et il n'est que de relire la note du SRED (No 49, déc.2011) pour avoir une confirmation indiscutable de ladite diminution en page 2. " Enfin, suite à la suppression du samedi matin d'école en deux temps, on constate une baisse du nombre global d'heures d'enseignement hebdomadaire pour les trois derniers degrés de l'école primaire (6P, 7P, 8P). soit 1h45 d'enseignement par semaine en moins pour chaque degré (…).
En effet, jusqu'en 1992, les élèves suivaient 1405 minutes d'enseignement. Le passage en 1992 à un samedi sur 2 a diminué le temps d'enseignement de 40 minutes hebdomadaires pour les élèves des trois dernières années du cycle moyen. (6 à 8 HarmoS). Avec cette diminution, le temps d'enseignement est réduit en éducation artistique, environnement, français et mathématiques.
A la rentrée 1997, passage à 4 jours d'école, il y a une nouvelle diminution de 60 minutes pour les degrés 6 à 8.
En 1997, le DIP, à l'époque, a ajouté au temps scolaire, les 63 minutes admises pour entrer à l'école (temps de rassemblement, de déplacement). Jusqu'alors ces minutes n'étaient pas comptabilisées dans le temps d'enseignement, puisque ce n'en était pas.
Résumé: En 1991, avant le passage à un samedi sur 2, on enseignait 1405 minutes. En 1992 lors du passage à un samedi sur deux 1365 minutes et en 1997 après la suppression du samedi 1300 minutes. Ces chiffres sont comptés sans le temps de rassemblement et de déplacement, comme aujourd'hui."
Voilà une analyse claire, complète et objective d'une situation complexe parce qu'évolutive dans le cadre de l'époque.
Si l'on ajoute que le temps global d'enseignement entre la 1P et la 8P à Genève est largement inférieur à celui octroyé dans les autres cantons latins ( Jura excepté, et de peu), que les résultats PISA montrent, si nécessaire, cette carence, chacun-e sera bien entendu convaincu-e du bien-fondé d'un retour à l'école le mercredi matin entre la 5 et la 8P. Et qu'une poignée d'enseignant-e-s de l'ordre primaire veuille nous faire prendre des vessies pour des lanternes ne doit intimider personne. L'ensemble des enseignant-e-s, ceux des deux ordres secondaires notamment - j'ai enseigné pendant 38 ans à temps complet et avec bonheur au CO, un ordre dont la quantité d'heures enseignées est sensiblement équivalente entre les différents cantons - appuie largement ce rétablissement de la semaine de 4 jours et demi, conscient qu'il est du bénéfice que pourront retirer les élèves de cette mesure et du renforcement qui sera apporté dans la lutte contre l'inégalité des chances.

Écrit par : DESHUSSES GERARD | 10/01/2012

Oui, Gérard, tu as parfaitement raison ! Le passage de 9 demi-journées à 8 demi-journées, s'est fait au détriment du temps d'enseignement. C'est un fait, et les raisons principales sont :

1. la volonté d'économie (partout où on a diminué le temps scolaire ou seulement tenté de le diminuer, ce fut sans exception pour des raisons d'économie ; l'école coûte trop cher, on connaît la scie);

2. un mélange d’idéologie néo-libérale du style : « on peut faire mieux avec beaucoup moins » ;

3. la volonté de marquer son passage politique à l’exécutif local ;

4. la doxa pédagogo ambiante à la Meirieu ou ses affidés de la Fapse.

Écrit par : Jean Romain | 10/01/2012

Merci Monsieur Deshusses pour votre commentaire très pertinent puisque notamment basé sur un document . Il en ressort que les différents rapport duSRED ne concordent pas, ce qui est inquiétant . Autre sujet d'inquiétude , MBG aurait tout simplement... Menti!!!! Ce qui est vraiment inacceptable! Je me dis que si c'est possible, alors comment encore faire confiance à nos élus ?!

Écrit par : Duval | 10/01/2012

Ben, si tout le monde ment, on n'est pas sorti de l'auberge.
Le document de MBG étant plus ancien et non-informatiquement-traffiqué, peut-être est-il plus crédible que les documents du SRED édités par les pro-mercredi matins.

Je n'ai aucunement les compétences pour juger de l'honnêteté de MBG, par contre je SAIS que monsieur Beer ment.

Quand on se permet d'attaquer publiquement les enseignants dans le journal, non pas sur le fond de la question, mais en faisant croire que les enseignants se battent contre l'augmentation horaire pour préserver leurs mercredis matins, c'est moche, c'est malhonnête et c'est mesquin.

S'il avait des arguments valables, il n'aurait pas besoin de calomnies.
Car en se renseignant un tant soit peu, on apprend que les enseignants n'auront pas d'augmentation horaire.

Monsieur Deshusses et Monsieur Romain, quelles preuves avez-vous de l'authenticité des documents fournis par le SRED aujourd'hui? Et que la lettre de MBG est le document erroné?

Je continue de soutenir que 32 périodes scolaire, c'est trop pour des enfants de 8 ans.

Écrit par : Lulu Berlue | 10/01/2012

Qui des deux ment? Pour Jean Romain, c'est sa camarade de parti, pour Lulu c'est à n'en pas douter Mr Charles ! Pour vous mettre d'accord, je ne vous dis qu'une chose: l'instituteur que je suis depuis 1976 n'a jamais diminué son temps d'enseignement. 28 périodes auquelles il faut ajouter les 4X 35 minutes de présence obligatoire pendant les récréations.... C'est quand même beaucoup plus qu'un prof du CO ou du PO qui est payé en classe 20 voire 22 pour 22 périodes hebdomadaire d'enseignement !

Écrit par : J-F Girardet | 10/01/2012

Sincèrement, les enseignants du primaire sont proches des enfants de l'âge concerné par l'éventuel changement, et n'ayant rien à y perdre, puisque leur horaire ne serait pas augmenté, je pense qu'on peut plus leur faire confiance ,qu'à des profs du secondaire pour juger de la pertinence de ce changement.

Messieurs Deshusses et Romain, je vous remets un lien publié auparavant, que j'ai trouvé sur le site du DIP. C'est très confus, mais la 12ème page est surprenante, sur l'horaire idéal des 6-9 ans.

http://www.ge.ch/dip/doc/dossiers/temps-scolaire/090908_sred-chronobiologie_pp.pdf

Écrit par : Lulu Berlue | 10/01/2012

Les arguties et le mépris de M. Deshusses envers ses collègues primaires ne convaincront personne, loin s'en faut.
Qu'il ait enseigné durant 38 ans à plein temps au CO (un 100% = 22 périodes de 45' contre 28,9 au primaire), tant mieux pour lui. Mais s'il veut citer le document du SRED http://www.ge.ch/recherche-education/doc/publications/notesinfo/notes-sred-49.pdf , alors qu'il ne vienne pas nous dire que le CO genevois a le même nombre d'heures qu'ailleurs. Un tableau dans cette note 49 du SRED montre que le déficit d'heures sur la scolarité obligatoire à Genève provient essentiellement du CO... Et le rapport suisse 2010 sur l'éducation indiquait que le CO genevois était 22e sur 23 cantons (seul le canton de Nidwald avait moins d'heures...). Voir la lettre très claire de la SPG du 17 mai 2010 adressée aux députés : http://www.spg-syndicat.ch/index.php/component/docman/doc_download/565-20100517-gcrapporteducation2010 Etc.

Écrit par : Olivier Baud | 11/01/2012

Il est vrai que la tentation est grande, lorsque les arguments manquent, de s'en prendre à la personne plutôt qu'à la cause qu'elle défend. Je n'entrerai pas dans cette démarche, mais j'entends néanmoins apporter deux précisions.
Tout d'abord je n'ai jamais marqué le moindre mépris pour les enseignant-e-s primaires et je connais plutôt bien ce métier magnifique pour l'avoir pratiqué pendant deux ans durant de longs remplacements, pour avoir un père qui y consacra toute sa vie professionnelle, une épouse qui l'a pratiqué jusqu'à sa retraite, un frère et une belle-soeur qui le pratiquent encore, toutes et tous avec le plus grand bonheur. Sans compter d'autres proches.
Et concernant le travail des enseignants, qu'ils soient en primaire, au CO, au PO ou en école privée, il ne se limite pas aux heures d'enseignement face à une classe, mais comprend aussi le temps des préparations, des corrections, des entretiens avec les parents ( élèves ) de coordination avec les collègues et de la formation. Aussi bien, l'ensemble du corps enseignant travaille pour un temps complet à raison de 40h semaine ( 42 autrefois ).
J'ajouterai que de l'avis des plus nombreux - dont je suis - la semaine de l'enseignant à temps complet excède largement ces 40h semaines.

Mais tout ceci n'a rien avoir avec le bien-fondé du mercredi matin à l'école et du bénéfice que les élèves en tireront si la loi passe. Et c'est là que se situe le débat, et non ailleurs.
Vouloir offrir plus aux élèves des classes défavorisées, des élèves de langue maternelle étrangères notamment, vouloir préserver un enseignement équilibré pour toutes et tous, sont des objectifs honorables, respectables et républicains.
Je n'y vois nulle argutie, nulle attaque contre les enseignantes et enseignants primaires, mais un investissement pour l'avenir de notre société, une facilitation pour tous ces enfants à s'inscrire dans la société de demain qui sera encore plus exigeante que celle que nous connaissons aujourd'hui.

Écrit par : DESHUSSES GERARD | 12/01/2012

Je continue de penser qu'on ne peut demander plus à des enfants que ce que leur statut d'enfant les y autorise. Or, 32 périodes scolaires pour des enfants de huit ans, c'est trop, et loin des 21 heures passées à l'école que préconisent les propres études du DIP.

Ajoutons s'il le faut les périodes nécessaires à l'apprentissage de l'anglais aux 11-12 ans, mais ne surchargeons pas les plus jeunes!

Écrit par : Lulu Berlue | 12/01/2012

Entièrement d'accord avec Lulu... et s'il le faut vraiment, alors offrons des cours d'appui (mesures d'accompagnement) le mercredi matin aux élèves en difficultés scolaires.
Ce n'est pas en augmentant pour tous le nombre d'heures d'enseignement qu'on diminue les écarts entre les élèves faibles (ceux dont les résultats font descendre le taux de réussite aux épreuves PISA) et les 80 % des autres élèves qui suivent normalement. Au contraire, on ne fait que creuser les écarts tout en abandonnant les élèves en difficultés.

Écrit par : J-F Girardet | 13/01/2012

M. Deshusses nous apporte à nouveau la preuve de sa mauvaise foi. Il ne voit "nulle attaque contre les enseignants primaires" dans ses propos... Oser dire "qu'une poignée d'enseignant-e-s de l'ordre primaire veuille nous faire prendre des vessies pour des lanternes ne doit intimider personne" est d'un rare mépris. Ou alors révélateur de sa méconnaissance du dossier. Quoi qu'il en soit, quand on sait que notamment le 86,2% du corps enseignant primaire a refusé la modification de l'horaire scolaire lors d'une consultation menée par le DIP lui-même,
http://www.spg-syndicat.ch/index.php/component/docman/doc_download/580-2010agoresolutionhorairescolaire
il faut être sacrément méprisant pour ramener une position massive, exprimée par ailleurs à moult reprises, à une "poignée" d'avis. Est-ce de la projection ? Le quarteron d'enseignants secondaires liés au PS révèlerait-il ainsi son isolement ?
M. Deshusses se garde bien de répondre sur le déficit horaire du CO... Tant mieux peut-être. Quant à ses arguments, ils brillent par leur absence. A part invoquer le bon sens ou débiter des propos creux... "Offrir plus aux défavorisés" est certes un objectif honorable, qui voudrait le contester ? Mais alors, pourquoi le DIP n'a-t-il pas corrigé tous les moyens enlevés durant les années nonante, par le gouvernement monocolore notamment ? Rajouter des heures - de manière démesurée - épuisera les élèves et n'augmentera pas les forces enseignantes ni l'encadrement des élèves. L'enseignement primaire a besoin de postes d'abord, pour permettre la différenciation de l'enseignement, diminuer les effectifs par classe, répondre aux besoins du plus grand nombre d'élèves, et besoin de postes d'appui également. Voilà la vraie priorité, à laquelle il faut répondre avant toute chose. Et pourquoi M. Deshusses parle-t-il de "préserver un enseignement équilibré pour toutes et tous" ?!?? Oui, on est d'accord ! NON à cette loi déséquilibrée qui voudrait imposer à un élève de 8 ans le même horaire qu'à un élève de 14 ans ! Emporté par ses phrases toutes faites, il ne se rend pas compte qu'il se met in fine de notre côté... Amusant.

Écrit par : Olivier Baud | 13/01/2012

Attaquer la personne plutôt que de défendre ses idées! Stratégie stérile! Opposer un ordre d'enseignement à un autre, stratégie stérile! Opposer des besoins ( en enseignant-e-s) à d'autres ( en heures d'enseignement) , stratégie stérile...
La loi qui est soumise au vote en mars prochain offre plus de moyens à une école qui a pâti sévèrement des restrictions budgétaires des années nonante, alors même que ses effectifs-élèves croissaient et il convient de la soutenir. Qu'il faille par ailleurs compléter cet effort par d'autres mesures, cela paraît évident, et à tous les niveaux - écoles fédérales comprises - la formation restant en Suisse le parent pauvre, alors même que chacun-e- sait que c'est pour notre pays le meilleur investissement possible. Voilà la seule priorité!

Écrit par : DESHUSSES GERARD | 13/01/2012

Enseigner, c'est répéter. Soit. M. Deshusses s'y applique. Mais pas besoin de gémir. Oui, investir dans l'éducation est une priorité, je suis d'accord. Et l'on pourrait discuter de l'ordre dans lequel il faudrait honorer les priorités en matière de formation. Mais essayer de nous refaire le coup de "acceptez une énième réforme et les moyens viendront ensuite" n'est pas sérieux. Au primaire, on a déjà donné, plus qu'à notre tour. Une réforme sans moyens est catastrophique. Le primaire a accueilli 6'000 élèves supplémentaires durant la rénovation sans augmentation des postes. Le CO aurait-il accepté sa réforme mise en place en 2011 s'il n'y avait pas 30 millions (10 millions par degré) qui l'accompagnaient ? Bien sûr que non. Evidemment, il faudra encore vérifier que ces 10 millions pour l'année 2011-2012 sont bien là... Des alertes sur des passerelles qui restent virtuelles faute de moyens apparaissent déjà... (Des élèves resteraient bloqués dans leur niveau initial malgré leurs progrès et leurs notes qui leur permettraient de rejoindre le niveau supérieur, au prétexte qu'il n'y a pas les ressources pour ouvrir une nouvelle classe, mesure obligée pour ne pas surcharger les effectifs... - A vérifier, donc.)

Écrit par : Olivier Baud | 14/01/2012

Il convient donc de constater que monsieur Baud ne saurait se défaire du pénible travers qui consiste à attaquer la personne plutôt que les positions qu'elle défend.Triste manie...
Après le mépris, les gémissements. Quoi donc ensuite? Je n'ose l'imaginer...

Mais trêve d'ironie! Il n'est que faire de juger de ma personne dans ce débat, et ce serait me faire par ailleurs trop d'honneur que de me considérer - en un autre lieu que cet échange sur le mercredi à l'école - comme un objet d'analyse!

Que cette réforme ne réponde pas à la totalité des exigences et attentes - sans aucun doute fondées - de l'ensemble des ensiegnant-e-s de primaire, ne surprendra personne. L'école publique, tous ordres confondus, a été lourdement prétéritée en termes de moyens depuis 1993, alors même que ses effectifs croissaient considérablement et que la multiculturalité de son public s'étoffait.

Mais affirmer que l'introduction du mercredi matin à l'école s'effectuera sans moyens supplémentaires, alors même que le DIP va créer pour ce faire 130 nouveaux postes d'enseignants et investir quelque 20 millions de plus, voilà qui tient d'une bien curieuse arithmétique!

Ou alors ne sont-ce la que clopinettes et autres effets de manches? Auquel cas les contribuables risquent fort d'apprécier cet humour en mars prochain.

Écrit par : DESHUSSES GERARD | 14/01/2012

Monsieur Deshusses,

Quel sont vos arguments pédagogiques pour infliger des semaines de 32 périodes à des enfants de 8 ans, alors même que les études du DIP conviennent que l'idéal pour cet âge sont des semaines de 21 h passées à l'école (soit environ 25 périodes, si on retire les récrés?)

Comment peut-on d'un seul coup envisager cet horaire qui était jusqu'ici des horaires d'enfants de 12-15 ans?

On ne peut justifier ceci en disant que le PER est plus exigeant, d'autres cantons ayant rejoint le PER n'envisageant pas une telle augmentation horaire.

Il y a une limite physiologique selon les âges et un équilibre entre temps d'apprentissage, temps de jeu, temps de repos, à respecter. Je maintiens, études à l'appui, que 32 périodes scolaires, c'est trop pour des enfants de 8 ans. (soit 26 heures pleines passées à l'école, y compris les récréations)

J'ai du mal à comprendre pourquoi des personnes sensées être des spécialistes de l'enseignement ne se penchent pas sur cet aspect.

Écrit par : Lulu Berlue | 14/01/2012

M. Deshusses semble toujours dans la projection. Si j'étais dans le mépris, je répondrais pffff... ou bof... ou encore "Bla-bla-bla" comme un certain conseiller d'Etat chargé du DIP. Mais non. Quand je provoque, je m'attends à être provoqué en retour, et j'ai la décence de ne pas me plaindre ensuite, ni d'accuser mes contradicteurs. M. Deshusses, en rabaissant le corps enseignant primaire comme il l'a fait d'emblée, gratuitement - non, ce n'est pas une "poignée d'enseignants" qui refuse cette loi sur l'horaire, il y a même 18'000 personnes qui ont signé le référendum ! - ne pouvait que s'attendre à une réaction.
Mais bon, je crois que cela n'intéresse plus grand monde à ce stade, que ce dialogue n'a pas lieu de continuer ici. Aussi je vais arrêter là. Pour la suite, pour celles et ceux qui sont intéressé-e-s par ce dossier, rendez-vous sur mon blog : http://olivierbaud.blog.tdg.ch J'y parle aujourd'hui de l'"horaire idéal", justement !

Écrit par : Olivier Baud | 15/01/2012

Je remarque que quand on demande des explications sur le côté pédagogique de ce projet, Monsieur Deshusses est aux abonnés absents....

Écrit par : Lulu Berlue | 18/01/2012

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