24/02/2012

L'enchevêtrement des passerelles au CO

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On se souvient de l'argument "phare" avancé pour faire voter le nouveau Cycle d'Orientation genevois.

Des "passerelles" qui sont censées permettre aux élèves de passer d'un niveau à l'autre en fonction des résultats scolaires qu'ils obtiennent.

Comme dans le jeu de l'oie.

Qu'en est-il aujourd'hui?

Aux dires de bien des enseignants du CO, la mise en place de cette organisation est un véritable casse-tête.

Du coup, dans chaque cycle du canton, tant bien que mal, chacun y va de sa petite cuisine.

Ce qui a poussé le député Jean Romain à déposer une interpellation urgente écrite au Conseil d'Etat.

La question qu'il pose est très simple et mérite une réponse claire.

Je parie pourtant sur le contraire, de vagues explications alambiquées...mais, pour le moment, laissons au CE le bénéfice du doute.

En attendant, je vous livre le texte de cette IUE

Interpellation urgente écrite

Pourquoi y a-t-il tant de modèles différents dans les classes passerelles du Cycle d’orientation ?

Depuis la rentrée 2011, le Cycle d’orientation a introduit les classes passerelles, voulues par le peuple, pour promouvoir les élèves qui désirent et/ou ont les capacités de rejoindre le regroupement supérieur à celui où ils sont entrés à l’école secondaire.

Certes, une directive a été distribuée aux vingt directions des Cycles d’orientation pour promouvoir cette nouvelle structure qui coûte 30 millions de francs au contribuable genevois.

Ces réorientations sont devenues monnaies courantes dans ce nouveau système, alors qu’elles étaient assez rares dans le précédent. Quelque 300 élèves sur les 4000 fréquentant la 9ème année HarmoS y ont eu recours. Mais une certaine « créativité artistique » règne dans les Cycles d’orientation qui ont tous pourtant été unifiés sous la nouvelle loi scolaire. Chacun doit inventer son propre système de passerelles, ses propres normes, sa propre culture de la passerelle. Le problème est qu’il faut à vingt reprises parcourir les mêmes réflexions, les même essais, les mêmes errements, et cela augmente le prix de l’exercice, puisqu’on ne veut pas d’uniformisation. Qui plus est, cette variété excessive n’est gage d’aucune garantie d’efficacité pédagogique.

Un canevas de base solide aurait été de nature à faire cesser d’infécondes répétitions, et cela serait entré dans la ligne économique d’un canton dont le budget dépasse de 400 millions l’équilibre.

Ma question est donc la suivante :

Pourquoi ne pas viser plus d’efficacité, plus d’économie ainsi que moins de cacophonie en limitant dans chaque établissement du Cycle d’orientation les divers modèles possibles pour les passerelles?

Que le Conseil d’État soit vivement remercié par avance pour la réponse qu’il apportera à la présente interpellation.

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Commentaires

La réponse me parait très simple: parce qu'on prend les élèves comme des cobayes.

Écrit par : Johann | 24/02/2012

Je ne suis pas contre les cycles d'orientation, du moment que ça ne présente pas une perte de temps et un effort inutile aux élèves

Écrit par : faire part | 01/03/2012

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