29/06/2012

Le DIP continue à dysfonctionner

On se souvient de l'idée farfelue de Monsieur Beer, de l'une de ses "fameuses" priorités...créer près d'une centaine de postes de directeurs d'établissement qui sont, je l'ai dit à maintes reprises, autant de placards dorés.

Aujourd'hui, ça ne suffit pas, le DIP désire en faire des postes en or massif!

A ce sujet, le député Jean Romain vient de déposer une interpellation urgente écrite au bureau du Grand Conseil.

 

Interpellation urgente écrite

Quelle est l’utilité réelle des maîtres adjoints et des maîtres référents envisagés à l’école primaire dès la rentrée 2012 ?

Dans une circulaire datée du 22.6.2012 et dont les maîtres de l’école primaire ont reçu copie la semaine qui a suivi, on apprend un peu en catimini qu’une nouvelle tâche sera confiée aux enseignants, par délégation de la direction d’établissement : une nouvelle fonction de maîtresse ou maître adjoint (MA) et de maîtresse ou maître référent (MR) sera créée.

Le but d’encadrement des élèves, de gouvernance d’établissement et de pilotage y est clairement mentionné. Il leur faudra assurer :

- relations, collaboration, communication

- gestion d’établissement

- suivi des élèves

- domaine pédagogique,

autant de missions que les directeurs eux-mêmes auraient dû garantir.

Il s’agit, en fait, d’un niveau hiérarchique intermédiaire supplémentaire entre le directeur et les enseignants de base, sortes de doyens qui occupent la place occupée jadis par les inspecteurs ; lesquels inspecteurs furent supprimés, il y a quatre an, au profit justement de directeurs d’établissement censés assurer ces tâches. On rétablit aujourd’hui, par la petite porte, ces inspecteurs-doyens, non dans le titre mais dans la fonction.

Et, évidemment, l’éternel prétexte « pédagogique » est invoqué pour justifier la création de cet échelon hiérarchique, et sans doute, on l’imagine, pour justifier l’enveloppe qu’il faudra alimenter pour les payer. Les communes auront à mettre à disposition un bureau.

Or l’école genevoise a plus besoin de maîtres qui enseignent que de maîtres qui encadrent ou de directeurs dont on ne comprend pas clairement le rôle.

Ma question est assez logiquement la suivante :

Quelle sera l’utilité pour le DIP et le coût pour Genève de cette fonction supplémentaire de cadres intermédiaires, alors que les directeurs ont été créés justement pour supprimer ces intermédiaires ?

Que le Conseil d’État soit vivement remercié par avance pour la réponse qu’il apportera à la présente interpellation.

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27/06/2012

L’IUFE va-t-il réussir à me casser

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L'institut de formation des enseignants (IUFE) continue à faire parler de lui.

Un étudiant me fait encore parvenir un nouveau témoignage...en voici le premier volet.


Qualité des cours

Ce qui me vient à l’esprit sur ce sujet, ce sont les termes "rabâchage" et "remplissage".

En effet, au cours de ces deux années de formation, nous avons repris les thèmes classiques des théories de la motivation (intrinsèque, extrinsèque, attribution causale, etc.) ainsi que des courants éducatifs (behaviorisme, socioconstructivisme, etc.)

Ceci, dans au moins trois cours censés être différents, avec (pour moi) le sentiment de ne pas avancer, de ne rien apprendre de nouveau.

Sachant la charge de travail que représente cette formation, le sentiment de perdre son temps en cours est difficilement acceptable. Cependant, la présence au cours/ateliers est obligatoire. Seules 2 absences sont tolérées, au risque de se voir refuser l’accès aux examens.

Dès lors, on fait le gros dos, on sourit, on place un mot par-ci par-là pour montrer que l’on suit, mais on s’occupe : correction de copies de nos élèves, surf sur internet, twitter, etc.

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Ce gaspillage de ressources – intellectuelles pour les étudiants, financières pour l’Etat qui paie les salaires – est inadmissible.

Il s'agit d'une totale absence de vision globale.

A mon sens, la construction du plan d’étude de la formation IUFE est arbitraire et aberrante:

Tout a été fait dans le seul but de satisfaire aux seules exigences techniques de la Confédération. Il faut délivrer un nombre total de crédits relatifs au nombre d’heure de travail (en présence et hors cours)!

Aucune priorité n'a été donnée à une formation réaliste du métier d'enseignant.

En conséquence, les cours donnés à l'IUFE se résument à un remplissage inadéquat. Il en résulte un enseignement incohérent constitué de cours qui, visiblement, sont sans coordination aucune les uns avec les autres.

On se demande vraiment ce que fait la commission chargée du programme de formation...

Blabla, interprétation issus de mon ras-le-bol, de mon état de fatigue psychologique ?

Je n'en crois rien.

Par souci d'objectivité, je voudrais tout de même saluer la compréhension montrée par beaucoup des enseignants de deuxième année, qui ont revu à la baisse le volume du travail à domicile, et qui ont eu des exigences modérées au niveau de l’évaluation (nombre de pages des dossiers à rendre assez faible, possibilité d’avoir un commentaire sur la qualité du travail avant la restitution définitive).

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20/06/2012

L'IUFE sévèrement décrié

11291-w940.jpgLe commentaire de "anonymous victim" posté sur mon précédent billet laisse pantois!

"Non seulement ces pratiques totalitaires de l'IUFE sont scandaleuses, mais ce ne sont pas les seules!!! Non content de pénaliser directeurs d'établissement et étudiants qui collaborent depuis plus d'un an pour certains, l'IUFE traitent ses étudiants comme des pions. Nous n'entrerons même pas en matière sur la qualité des cours car là encore, il y aurait beaucoup à dire..."

Anonymous Victim a bien voulu revenir sur ses propos. Je vous livre donc son constat édifiant.

Les contenus des cours de l’IUFE vus par les étudiants

Titulaires d'un master dans l'une ou l'autre discipline, tout en assumant déjà un enseignement dans l'un ou l'autre des bâtiments scolaires du canton, les futurs enseignants de Genève doivent tous obligatoirement passer par l’Institut de formation des enseignants.

Pourtant, la plupart des étudiants de l’IUFE en sont profondément insatisfaits, et ce pour plusieurs raisons.

Non seulement ils ont le sentiment de ne pas être entendus,( ni eux, ni leurs collègues déjà enseignants et surtout, ni les directeurs d’établissement qui, à titre d’exemple, n’ont plus leur mot à dire sur leurs stagiaires) mais surtout, ils ont l’impression que l’IUFE ne leur enseigne rien d’utile pour exercer leur métier.

Charge de travail à l’IUFE

À l’IUFE, certains cours sont communs à tous les étudiants (exemple : « histoire de l’enseignement secondaire »), et d’autres sont donnés en fonction de la discipline d’enseignement choisie par les étudiants (exemple : « didactique de l’anglais »).

L’ensemble des cours, au vu des examens de fin d’année, représente un travail énorme à la maison; au détriment du travail de préparation des cours déjà donnés par la majorité des (futurs) enseignants au CO ou au PO.

Il est fortement dommageable de bâcler les cours donnés aux écoliers pour ingurgiter (parfois par cœur, bêtement, pour certains examens sous forme de QCM) les cours de l’IUFE.

Il serait facile de se dire « tant pis, je favorise mes élèves en priorité et m’investis à fond pour eux, je fais le minimum à l’IUFE, et si je rate, je passerai à la session de rattrapage. Plutôt favoriser ma formation de bon prof au lieu de passer des heures à apprendre par cœur des théories inutiles».

Mais non, mauvaise stratégie !

En effet, il n'y a pas de session de rattrapage pour les étudiants en première année (CCDIDA).

Et s’ils veulent obtenir un stage l’année suivante, ils doivent impérativement réussir tous leurs examens au plus tard le 31 juillet.

Ainsi, de nombreux étudiants doivent parfois sacrifier leurs élèves (ou leur santé, ou les deux) pour avoir de bonnes notes à l’IUFE!

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Contenu des enseignements de l’IUFE

Si on interroge les étudiants de l’IUFE, beaucoup diront que ce qu’ils apprennent à l’Institut est inutile.

Pourquoi ?

Non parce qu’ils s’estiment déjà suffisamment aguerris. Mais parce que ce qu’ils apprennent à l’IUFE n’est pas ce dont ils ont besoin.

Ce qu’ils souhaiteraient, ce sont des méthodes, savoir que faire dans tel type de situation, comment enseigner ceci / cela en anglais /allemand /français  / etc., quel est le programme, comment tenir un programme, etc.

Mais non, ce qu’ils obtiennent à l’IUFE, ce qu’ils apprennent, ce sont des théories datant de plus de vingt ans mais présentées comme nouvelles (la méthode communicative par exemple). Théories qui, à l'heure actuelle, ne sont toujours pas suivies par les enseignants titulaires (car inapplicables ?) mais que les étudiants, eux, devraient appliquer.

Ainsi, les étudiants sont condamnés à apprendre par cœur des courants pédagogiques et des théories rarement utiles ou applicables.

On peut comprendre qu’il faille un minimum de culture générale et que ces théories en font partie, mais là, c’est la théorie qui tue la pratique ! Les étudiants en sont « gavés » (dans tous les sens du terme !).

Faites ce que nous disons, pas ce que nous faisons !

Autre problème à l’IUFE, la plupart des enseignants (heureusement, à une ou deux exceptions près tout de même) ne suivent pas leurs préceptes.

On demande en effet aux étudiants d’expliquer clairement les objectifs des apprentissages à leurs élèves, de « communiquer », de négocier avec eux, de les « entendre », de leur donner les critères d’évaluation, etc., mais la plupart des enseignants de l’IUFE, eux, font tout le contraire !

A l'IUFE, la consigne est simple: écouter, copier, apprendre par cœur, recracher, mais surtout ne pas protester et être d’accord avec eux.

 

Pour mémoire:

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/04/18/rassemblement-des-etudiants-de-l-iufe-formation-des-enseigna1.html

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18/06/2012

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

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Les futurs enseignants genevois sont formés à l'IUFE (Institut universitaire de formation des enseignants).

Dans le courant de leur cursus, ils se doivent d'effectuer des remplacements de longue durée, ils sont également astreints à un certain nombre de stages dans les différents établissements scolaires du canton.

Il s'agit bien évidemment de leur donner ainsi l'occasion de se frotter aux réalités du terrain.

Fort bien.

Aujourd'hui, les étudiants de l'IUFE sont en colère et accusent l'institut d'user d'un droit plénipotentiaire inadmissible.

En effet, pour d'obscures et inexplicables raisons, la direction de l'institut met tout en œuvre pour empêcher les étudiants de profiter de stages qui pourraient facilement se faire au contentement de tous, étudiants, professeurs de stage et directeurs d'établissement.

Le mécontentement est tel qu'une pétition circule désormais dans les établissements scolaires du canton, je vous en livre ici la teneur qu'un-e étudiant-e m'a fait parvenir en demandant de préserver son anonymat.

IUFE: «DÉ-PLACEMENTS» ABUSIFS DE STAGIAIRES: PÉTITION

Directeurs-trices d’établissements et personnel enseignant sous le joug plénipotentiaire de l’IUFE

Depuis cette année, les directeurs-trices d’établissements scolaires n’auraient plus leur mot à dire quant à l’embauche de leurs stagiaires.

Afin de garantir la stabilité de leur personnel enseignant, certains directeurs-trices avaient pourtant contacté l’IUFE afin de pouvoir garder leurs suppléants et remplaçants "long terme" qui satisfont parfaitement à leurs exigences. L’IUFE, au nom de la mobilité des enseignants (!!!) a en revanche jugé meilleur de les «dé-placer» dans d’autres établissements et de placer d’autres stagiaires à leurs places.

Est-ce logique et profitable?

Une mesure absurde et contre-productive selon les pétitionnaires.

Ils y voient là un abus de pouvoir. Certains directeurs sont contraints d'engager un-e stagiaire dont il n’ont aucune garantie.

Le-la futur-e stagiaire satisfera-t-il à terme aux exigences de son directeur?

A cette question, le responsable des stages à l'IUFE n’a bizarrement aucune réponse.

Les stagiaires ayant été «dé-placés», quant à eux, devront s’adapter à un nouvel environnement professionnel au lieu de consacrer leur énergie en premier lieu à leurs élèves et à leur travail.

A l’heure où le système éducatif prône la cohésion et l’efficacité du personnel enseignant, l’IUFE procède au brassage des stagiaires et compromet ainsi le travail des groupes de disciplines (français, math, etc.).

Que de temps perdu à s’habituer au va-et-vient permanent des stagiaires. Les groupes de disciplines, le personnel enseignant, verront ainsi des collègues partir ailleurs et en voir d’autres prendre leurs places. Ils gaspilleront eux aussi leur énergie à réintégrer de nouvelles personnes au sein de leurs groupes respectifs.

Pour le bien des directeurs-trices, des groupes de disciplines et des stagiaires, nous demandons:

- Que les directeurs-trices d’établissements aient leur mot à dire quant à l’embauche de leurs stagiaires.

- Que les suppléants et remplaçants "long terme" ne soient pas «dé-placés» dans un autre établissement alors qu’ils satisfont pleinement aux exigences de leurs directeurs-trices.

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14/06/2012

Il n'est jamais trop tard pour bien faire

Au DIP, il faut du temps pour que les idées fassent leur chemin!

En 2006, l'initiative de l'Arle a été massivement acceptée par le peuple et les notes ont été réintroduites à l'école primaire.

Lors de l'élaboration du nouveau règlement qui en découlait, l'Arle avait alors défendu le point de vue des notes à la demi. En vain! Charles Beer a opté pour des notes entières.

Voilà qu'un article paru aujourd'hui dans la TdG relance la question.

On y apprend que "suite à des demandes de parents, le DIP étudie la possibilité de changer le système de notation et de supprimer les notes entières".

En 2006, le GAPP (Groupement des associations de parents d'élèves) était farouchement opposé à notre initiative et défendait bec et ongles la "Rénovation" qui prônait la suppression pure et simple des notes à l'école.

Or voici qu'aujourd'hui, ce même GAPP soutient activement ces parents qui demandent l'introduction des notes à la demi!

Voilà donc que ce système de demi notes est devenu positif pour l'élève.

"A un point près, l'élève peut passer de la note 5 à 4 et cette bonne de différence peut avoir une influence forte sur la moyenne finale. L'enfant est donc vite pénalisé, à cause d'un point parfois" déclare Madame Sandra Capeder, Présidente du GAPP.

Soit!

On est heureux de constater que, avec quelques années de retard, le DIP et le GAPP reprennent les arguments que l'Arle avait avancés à l'époque.

On se réjouit de ce retournement... car....mieux vaut tard que jamais!

Il est à noter, par contre, que du côté de Monsieur Laurent Vité, Président de la SPG (Société pédagogique genevoise) l'argumentation n'a pas changé d'un iota:

"Ce débat demeure stérile car on discute de la surface et non du fond du problème, soit un système qui produit seulement de l'échec scolaire".

A ce sujet, il est peut-être bon de rappeler l'utilité et le sens des notes à l'école, ce que Jean Romain a fait récemment dans un article paru sur le site:

http://www.lesobservateurs.ch/culture/ecole-le-retour-du-...

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13/06/2012

Prof de gym

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Les hommes de ma génération s'en souviennent certainement.

Jean STUMP!

C'était dans les années 60. A cette époque, le cycle d'orientation n'en était qu'à ses balbutiements. Au sortir de l'école primaire, les jeunes garçons que nous étions allaient alors au Collège Rigot qui se trouvait à l'emplacement du Collège Sismondi actuel.

Des baraquements provisoires, en bois, qui viennent d'être démolis...

Monsieur Jean Stump était notre prof de gym.

Si je vous raconte tout ça, c'est suite à la lecture d'un article de la TdG du jour, "Un cours sur mesure motive les élèves hostiles à la gym".

On y apprend que c'est une première suisse et que ces cours individualisés remportent un succès certain puisqu'ils réduisent clairement l'afflux de certificats médicaux délivrés et le taux d'absentéisme.

Une initiative heureuse.

Malheureusement, c'est pratiquement tout ce qu'on apprendra. On ne saura pas, de manière concrète, en quoi consiste ces cours.

Sur le coup, je me suis remémoré les cours de Jean Stump

Un précurseur qui avait déjà tout compris et que tous les élèves ont adoré.

Tous les "anciens" à qui vous en parlerez vous diront la même chose: "un type génial"!

Les cours et l'évaluation individualisés, il connaissait et en avait fait sa spécialité.

Des exigences sur mesures, en fonction des capacités physiques de chacun.

L'adolescent obèse que j'étais alors s'en souvient et l'en remercie encore.

Ainsi, tandis que les costauds avaient pour objectif d'accomplir quelques dizaines d'"ailes de poulet" aux barres parallèles (un exercice atroce qui vous réduisaient les épaules et les biscotos en bouillie), quelques balancés suffisaient pour les moins baraqués!

Tandis que celui-ci grimpait au sommet de la corde en quelques secondes, celui-là devait simplement se tenir accroché le plus longtemps possible au bas de la corde.

Il en allait ainsi pour chaque exercice au programme.

Monsieur Stump était passé maître dans l'art de la pédagogie.

Il ne manquait jamais de choisir un élève pour démontrer les exercices à effectuer...et le faisait toujours de façon à mettre chacun en valeur.

Ainsi, je me souviens avoir dû démontrer le "Grand Napoléon", une figure effectuée à la barre fixe qui nécessitait simplement un peu de courage et de technique mais aucune compétence physique.

Je connais des profs de gym qui ont été ses élèves et qui, aujourd'hui, ont su s'inspirer de son enseignement...peut-être parce qu'ils se sont retrouvés dans les mêmes bâtiments...

Malheureusement, à contrario, certains profs de gym, notamment au Cycle d'Orientation, se montrent intransigeants et bornés, prisonniers de leurs exigences et de leurs barèmes préétablis. Des ânes bâtés!

Dommage qu'ils n'aient pas connu Jean Stump à qui cet article de la TdG m'a permis de rendre hommage.

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07/06/2012

Si j'étais président

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C'est à la mode.

Moi, président... disait François Hollande en France.

On a eu droit aux 13 priorités "blabla" de Monsieur Charles Beer...et aujourd'hui, à celles des candidats à la succession de M. Muller...

Alors, pourquoi se gêner? Pourquoi pas vous et moi?

Je me lance.

Mes 7 priorités si, par un coup de baguette magique, j'étais président du DIP.

1. Réduire drastiquement les postes inutiles qui polluent la Direction de l'enseignement primaire (directeurs d'établissement et usine à gaz de la Direction), à savoir une bonne cinquantaine de postes de ...cadres supérieurs, faut-il le rappeler!

Une mesure qui, à financement égal, permettrait la création d'environ 80 postes d'enseignants consacrés entièrement aux mesures d'appui pour les élèves en difficulté scolaire.

Concrètement, cela représenterait un enseignant d'appui par établissement scolaire (84) chacun secondé par 1 étudiant de l'IUFE en stage obligatoire.

2. Obligation pour les directeurs d'établissement (en nombre réduit à 50) de faire le travail pour lequel ils ont été engagés. Leurs tâches doivent être clairement précisées dans un nouveau cahier des charges qui ne permette pas de déléguer outrageusement une bonne partie de leurs obligations aux enseignants...

Une mesure qui permet la mise en place de la priorité suivante.

3. Libérer les enseignants de toutes contraintes administratives ou autres (souvent lourdes et inutiles)et leur donner ainsi les moyens de faire correctement leur travail, à savoir enseigner.

4. Obligation pour eux de rendre compte de leur enseignement au travers d'un journal de bord attestant de programmes mensuels, voire hebdomadaires.

5. Refonte totale du matériel didactique actuellement catastrophique et inadapté dans pratiquement toutes les disciplines , prioritairement en français (MMF)!

6. Passation des épreuves cantonales à la fin du mois de juin (et non en mai) de façon à utiliser à bon escient l'entier du temps d'enseignement disponible pendant l'année scolaire.

De même remise des moyennes en dernière semaine de juin.

L'organisation des classes pour la rentrée scolaire suivante est alors faite par les directeurs d'établissement dans le courant de la 1ère semaine de juillet.

7. Enfin, possibilité pour chaque enseignant de contacter, au besoin, directement le président sans passer par toute la hiérarchie intermédiaire.

Une mesure qui permettrait à chacun de se livrer en toute transparence sans risque d'un blocage d'informations dans le dédale hiérarchique...

Et au président de garder les pieds sur terre, d'être en contact direct avec les réalités du terrain...

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