27/09/2012

Etre ou ne pas être...dupe?

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Naïvement, vous pensiez sans doute que nos politiciens étaient élus pour nous représenter et œuvrer pour le bien des citoyens.

Vous rêviez!

A quelques exceptions près, pour la plupart de nos élus, les raisons de leur addiction politique sont tout autres...

Il s'agit avant tout de tisser sa toile, son réseau "social" et en retirer tous les avantages possibles.

Echange de bons procédés...

- attribution de tel ou tel mandat, de tel ou tel chantier de construction

- attribution de tel ou tel luxueux appartement, en général à bas loyer.

Les rouages de la machine politique sont bien huilés, surtout les pistons!

Ainsi, à droite comme à gauche, on place ses pions

- à droite, aux HUG, aux SIG, à l'aéroport, à l'hospice général

- à gauche, pour le moment on se contente du menu fretin avec une cheffe des bibliothèques municipales!

Mais, on attend son heure... on nommera au plus vite un gros bonnet de gauche au TPG...on parie?

Parfois même, on couche...il est vrai que, comme le dit un vieux dicton de la campagne genevoise, quatre poils du c.. tirent mieux qu'une paire de bœufs!

Bref, vive la politique des petits copains.

Il en va ainsi dans notre vieille République et c'est probablement le cas presque partout ailleurs.

Il n'empêche que ça ne facilite pas la digestion...

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24/09/2012

Un directeur à temps partiel

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Il ne s'agit pas ici de revenir sur l'immoralité d'un certain candidat à l'élection au conseil administratif de la ville de Genève mais plutôt sur ce que cette candidature démontre.

Je lis sur le blog du personnage en question que

..."Quand on travaille toute la journée, il faut bien prendre le temps quelque part. Encore heureux que je travaille depuis cette rentrée scolaire à temps partiel et que j'ai des jours de congé à rattraper".

Rappelons que ce monsieur est directeur d'établissement scolaire, cadre supérieur de la fonction publique.

Je le disais dans mon précédent billet, mener campagne demande du temps et de l'énergie.

Notre homme a donc décidé de travailler à temps partiel!

Voilà qui me surprend...car enfin...

Le Président du DIP n'avait-il pas justifié la mise en place de cette nouvelle organisation scolaire, avec directions d'établissement, en arguant d'une proximité et d'une disponibilité accrue des directeurs. Ceux-ci seraient soi-disant toujours présents dans les écoles, prêts à répondre à toutes les attentes. Les contacts entre les différents interlocuteurs devaient ainsi être facilités, tout le monde devaient ainsi en bénéficier...

Mais, dites-moi, qu'en est-il alors lorsque le directeur ne travaille qu'à temps partiel (50% ou 70%) ?

Les besoins des enseignants, des élèves, des parents sont-ils alors, eux aussi, réduits dans la même proportion ?

De même, la soi-disant charge de travail de ce cadre supérieur, grassement payé, aurait-elle diminué pour autant?!

L'établissement scolaire dont il a la charge comprend toujours deux écoles et 16 classes et pourtant, le temps de direction laissé libre depuis cette rentrée scolaire n'a pas été pris en charge par un deuxième directeur...

Qu'à cela ne tienne, il se trouve que, tout soudain, notre directeur/candidat à l'élection, est capable de remplir un complet cahier des charges en un temps bien écourté!

Un surhomme?

Sûrement pas mais voilà qui prouve bien combien ces postes de directeurs sont complètement surdimensionnés, de véritables placards dorés dont les quelques 90 collègues de notre candidat modèle auraient tort de ne pas profiter...

Voilà qui devrait faire réfléchir nos députés au Grand Conseil et apporter de l'eau au moulin de la motion présentée par l'UDC qui demande qu'au primaire, les directeurs d'établissement scolaire consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement.

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19/09/2012

Overbooké?

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Ainsi donc Monsieur se lance dans la course au conseil administratif de la ville de Genève.

Fort bien! C'est qu'il est culotté le bonhomme...

Il est vrai qu'il n'en est pas à son coup d'essai.

Celui qu'on s'évertue à présenter comme un enseignant ne l'est plus depuis belle lurette...aujourd'hui, il est directeur d'établissement ce qui fait de lui un cadre supérieur de la fonction publique.

Faut-il rappeler que lors de sa nomination à ce poste (2007 sauf erreur), il s'était farouchement accroché à son mandat de député au Grand Conseil...au mépris de la loi.

Celle-ci stipule en effet que:

Art. 21 Incompatibilités
1 Sont incompatibles avec le mandat de député les fonctions :

a) de conseiller d’Etat et de chancelier d’Etat;

b) de collaborateur de l’entourage immédiat des conseillers d’Etat et du chancelier d’Etat;

c) de collaborateur du secrétariat général du Grand Conseil (anc. collaborateur du service du Grand Conseil);

d) de cadre supérieur de la fonction publique;

e) de magistrat du pouvoir judiciaire;

f) de magistrat de la Cour des comptes.

 

Mais aujourd'hui, à l'heure de la campagne électorale, c'est une autre question que je me pose.

J'imagine que, pour les candidats, faire campagne nécessite une grande énergie et une somme non négligeable de temps.

Je me demande donc comment certains s'y prennent?

On nous dit bien que le poste de directeur d'établissement est très astreignant et que tous ces braves gens sont débordés...au point que, pour les décharger, le DIP a décidé récemment de leur attribuer des maîtres adjoints, entre autre.

Il faudra qu'on m'explique...ou alors...étais-je dans le juste lorsque j'avais décrit la journée type d'un directeur d'établissement?


 

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11/09/2012

Formation des professeurs

 

 

Selon Jean Romain, le métier d'enseignant s'est sérieusement délité...pourquoi:

 

Soyons clairs : l’art d’enseigner n’est pas une science exacte mais un art justement, c’est-à-dire une technique qui dépend de plusieurs facteurs. L’amour de la discipline qu’on enseigne est le premier de ces facteurs, en ce sens que c’est lui qui commande le processus de transmission du savoir. Le professeur veut transmettre ce qu’il aime, il y trouve un plaisir, il existe donc un érotisme dans cette curieuse escrime. La personnalité du professeur, son attention, son enthousiasme, son autorité naturelle, les documents sur lesquels il s’appuie, un sens du contact, de l’humour, etc. sont des facteurs qui viennent se mettre au service de la transmission du savoir. Une alchimie complexe fait que ça marche.

 

Mais dans cette vision c’est la connaissance à transmettre qui est au centre de l’entreprise scolaire : ce n’est ni l’élève ni le professeur. Or depuis bien des décennies, ceci a été remis en question brutalement. Pour faire simple, voici les quatre axes qui ont ruiné le métier du professeur.

 

1. L’autorité

Les années soixante ont délégitimé toute autorité. Elles ont sciemment confondu autorité et autoritarisme, et n’ont jamais admis qu’il existait diverses sortes d’autorité. En soi, l’autorité était néfaste (autorité de l’école et autorité à l’école). Le savoir est l’apanage de la bourgeoisie, c’est un instrument de pouvoir fait pour reproduire les élites. On comprend assez vite dès lors la difficulté pour le professeur de transmettre une connaissance et ensuite d’en vouloir vérifier l’acquisition. Donc on va faire découvrir à l’élève ce qui lui faut, on va supprimer les « exercices » et les remplacer par des « activités », et on abolit les notes qui évaluent clairement les acquis.

 

2. Le relativisme culturel

Il n’existe pas de hiérarchies dans la culture humaine. Tout se vaut en matière de valeurs culturelles. Un poème de Hugo ou de Baudelaire est, à part qu’on y constate une meilleure maîtrise de la syntaxe, équivalent à un poème fait en classe. L’amour selon la vision de Racine est une vision parmi d’autres, toutes d’ailleurs aussi importantes, y compris celle des élèves ou du professeur lui-même. L’écrivain ne donne qu’un avis, le sien, parmi d’autres équivalents. Ainsi rabaissé à un simple individu au milieu des autres, à son propos on ne parle que de « textes » et jamais d’ « œuvre », ce qui risquerait de susciter une admiration. Admirer serait admettre son infériorité ! Ce relativisme conduit aussi à refuser de hiérarchiser les disciplines enseignées, toutes égales en dignité et en pouvoir libérateur. Mais ce prétendu combat pour l’ouverture n’est que le lieu commun des esprits courts.

 

3. L’interdit

En fait interdire, c’est brimer la liberté naturelle. L’individu qu’est l’élève, il n’a pas à l’être, il est déjà tout fait ou presque. Toute correction langagière, par exemple, est de nature à brimer la liberté d’expression. On dit : sa « créativité ». Les élèves sont des aventuriers du savoir et il faut les guider, certes, mais jamais les diriger ni les frustrer. Ils ont droit à tout, tout de suite (jouir sans entraves). Ce que l’enfant veut, il doit l’avoir sans délai. Ainsi, scotchés dans un éternel présent, incapables de se projeter vers le futur, les élèves-rois sont amputés de cette dimension projective.

 

4. Le droit aux études

Ce droit aux études est devenu un droit aux résultats. Quoi que fasse l’élève, ses erreurs, ses échecs ne ressortissent jamais à sa liberté personnelle mais à l’institution qui ne le comprend pas assez bien. Et s’il rate une année, c’est de la faute de l’école qui n’a pas réussi à suffisamment le motiver. Les profs deviennent dans cette vision des motivateurs, des animateurs (tout sauf des transmetteurs de savoir) parce qu’un élève qui s’ennuie en classe, c’est la faute des programmes (toujours surchargés), des profs (toujours trop exigeants), ou des horaires (toujours éprouvants).

 

A cause de l’échec de cette vision, l’école sombre dans l’insignifiance. Tous les jours un peu plus. Alors l’idée que les profs ne sont pas assez bien formés surgit à périodes régulières sur l’air de « plus les profs seront des pédagogues rompus aux théories dont la principale est le socio-constructivisme, plus les élèves réussiront. » A Genève, le fiasco de l’IUFE est patent : quatre années pour organiser le vide ! Alors, devant l’ampleur du désastre scolaire, on ajoute des directeurs, des doyens, des secrétaires, des intermédiaires hiérarchiques, des maîtres-adjoints : toutes les prothèses usuelles et dispendieuses qui ne font que sceller le terrifiant échec de l’école.

 

Quant aux maîtres, le plus souvent victimes du système, il convient de les former à leur discipline d’abord, et pour ce qui est de leur formation pédagogique, il faut l’alléger en mettant l’accent essentiellement sur la pratique : apprendre à tenir la classe, à élaborer l’application du programme, à utiliser les manuels scolaires, etc. L’enseignement est un art, un savoir-faire.

 

Tout le reste est du remplissage qui s’inscrit dans l’air du temps : on psalmodie au sein de l’église pédagogiste et de ses gourous qu’il faut augmenter la qualité… mais le résultat est l’exact contraire. On veut nous faire croire que le monde s’est compliqué. En réalité, il s’est simplifié et, pour ne pas avoir à l’admettre, on brasse du vent.

 

 

 

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06/09/2012

Pas comme les autres

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Ce matin j'ai bu l'apéro avec Cyprien...

 

- Dis donc, je lui dis... la pierre à Varonne, t'en penses quoi toi?

 

- Mais! Mais! Mais! Arrrêêête voir un peu...t'es pas à G'nèèève ici!!! En Valais, c'est pas la même chose.

 

 

 

Tiens donc me dis-je...Levrat aurait-il raison? La politique valaisanne serait-elle différente des autres? Le jeune Nantermot serait-il sincère quand il défend bec et ongles son poulain?

 

Allez savoir...

 

Ce que je sais, moi, c'est qu'en Valais, en effet, rien ne va comme ailleurs.

 

Bien des choses qui, pourtant, nous paraissent "protégées" parce que du ressort de la loi sont néanmoins possibles là-bas...en empruntant de douteux chemins de traverse...

 

Tenez, par exemple:

 

            Etre président de commune, agent immobilier de surcroît, et parvenir à construire des chalets ou immeubles sur des terrains pourtant réservés aux pistes de ski...quitte à faire détourner le trajet des dites pistes!

 

            Etre président de commune/agent immobilier et accepter une avalanche de demandes d'autorisation de construire en jouant sur le flou d'une future loi d'application!

 

            Etre notaire et se permettre d'établir des actes de vente pour le moins farfelus... 30% de commission sur le prix de vente! Payement après retour de l'enregistrement de l'acte au registre foncier mais jouissance immédiate du terrain pour l'acheteur!

 

            Avoir, dans les villages, une fanfare pour chaque parti

 

            De même pour les bistrots

 

            Et... avoir la meilleure école de Suisse, voire d'Europe!

 

            Avoir les meilleurs vins du monde ou en tout cas parmi les meilleurs!

 

            Avoir les plus beaux paysages du monde ou en tout cas parmi les plus beaux!

 

 

 

- Ouais, Cyprien, y pas à dire, en Valais, c'est pas comme ailleurs!

 

- C'est bien c'que j'te dis...

 

Mademoiselle, vous ramenez 5 décis s'il vous plaît!

 

 

 

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