13/10/2012

Les faux cul du Conseil d'Etat

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Directeurs d'établissement/maîtres adjoints

A ce sujet, on se souvient de la question fort pertinente que le député Jean Romain a récemment posée au Conseil d'Etat.

La réponse est tombée.

Et comme d'habitude, on reste pantois devant le culot de nos élus.

Dans son introduction, le député avait pourtant clairement indiqué le sens de sa question. Elle était simple.

"Quelle sera l’utilité pour le DIP, et le coût pour Genève, de cette fonction supplémentaire de cadres intermédiaires, alors que les directeurs ont été créés justement pour supprimer ces intermédiaires" ?

 

Il s'agit de comprendre.

Du moment que le cahier des charges des maîtres adjoints est pratiquement le même que celui des directeurs d'établissement, quelle est l'utilité de ces doublons?

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On n'aura probablement pas la réponse...

A moins que la question ne soit reposée au Conseil d'Etat...en espérant que, cette fois, il ne noie pas le poisson.

Car pour le coup, c'est bien ce qu'il fait. Le subterfuge est grossier.

Collégialité oblige, les pleutres du Conseil d'Etat, probablement sans même se pencher sur la question, couvrent la réponse de Charles Beer qui se garde de répondre à l'essentiel de la question.

Serait-ce que lui même ne comprend pas bien et que refusant d'admettre l'imbécilité de cette situation, il préfère nous emberlificoter?

Il se borne à refaire l'historique de la mise en place de cette organisation aberrante de l'enseignement primaire.

Laissant croire, au passage, qu'il n'en coûte presque rien puisque ces maîtres adjoints ne sont pas des cadres de l'enseignement primaire.

Ben voyons... comme si leurs prestations n'étaient pas rémunérées d'une façon ou d'une autre... on se fout du monde!

Sur l'essentiel de la question, l'utilité de ces postes doublons, rien, pas un mot!

 

Réponse du Conseil d'Etat:

 

Depuis 2008, l'enseignement primaire genevois connaît un nouveau fonctionnement. Il a donné lieu à la création de directions d'établissement en remplacement respectivement des inspectrices et inspecteurs, des responsables d'école et des maîtresses et maîtres principaux. Il a donné lieu également à l'introduction des conseils d'établissement en 2009. Ce nouveau fonctionnement vise un renforcement de l'autonomie des établissements qui voient ainsi à leur tête des cadres supérieurs représentant l'autorité scolaire aptes à prendre les décisions nécessaires concernant l'encadrement des enseignantes et enseignants ainsi que le suivi de la scolarité des élèves. L’action des directrices et directeurs d’établissement est aussi complétée par un appui en secrétariat à temps très partiel et par des maîtresses et maîtres adjoints.

 

Depuis la rentrée 2012, l'action de ces derniers est complétée par la désignation de maîtresses et maîtres référents. Précisons que les maîtresses et maîtres adjoints, pas plus que les maîtresses et maîtres référents, n'interviennent dans le cadre hiérarchique qui demeure une prérogative des directrices et directeurs d'établissement. Ils n'occupent pas d'échelon hiérarchique et par conséquent n'assument pas un échelon hiérarchique intermédiaire. Ils ne sont pas des cadres de l'administration scolaire.

Les maîtresses et maîtres référents se voient confier des délégations de tâches moins nombreuses que celles confiées aux maîtresses et maîtres adjoints; elles ne comprennent pas, en particulier, le suivi des élèves.

 

Les maîtresses et maîtres adjoints sont au bénéfice d'une décharge en heures, alors que les maîtresses et maîtres référents sont rémunérés au cachet.

Le financement est prévu dans le cadre des ressources mises à disposition de chaque établissement. Aucune augmentation de ressources n'est attachée à cette désignation de maîtresse et maître référent qui ne correspond pas à une fonction, comme cela a été communiqué par erreur : il s'agit d'un mandat délégué, comme pour les maîtresses et maîtres adjoints, à certains membres de l’équipe enseignante dans le cadre de leur fonction.

 

Au bénéfice de ces explications, le Conseil d’Etat vous invite, Mesdames et Messieurs les Députés, à prendre acte de la présente réponse.

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Commentaires

Si je repose la question, j'aurai à peu près le même type de réponse évasive. Par ailleurs, la procédure pour les interpellations urgentes a changé, et le Conseil d’Etat a désormais non plus une mais deux sessions du GC pour répondre. L’urgence perd ainsi son statut.

Pourquoi, dès lors, ceux qui se sont exprimés (en nombre) sur ce blog même à propos de mon interpellation, ne signeraient-ils pas une pétition reprenant mon argumentation et invitant le CE à y répondre ? Cela serait traité alors par une commission du Grand Conseil, et après les pétitionnaires, la directrice du primaire et le conseiller d’Etat seraient auditionnés ?

Écrit par : Jean Romain | 13/10/2012

Excellente idée ! Je signerai tout de suite ! Que cette farce cesse !!!

Écrit par : marion Garcia Bedetti | 13/10/2012

Une bien belle cacade en fait ! on suit la question...pétionnons en coeur !

Écrit par : J-F Girardet | 13/10/2012

... pétitionnons, pétitionnons!

Écrit par : Pierre à feu | 13/10/2012

Si qq'unprépare la pétion je la signe et la fais signer

E Gouzer

Écrit par : EGW | 13/10/2012

Faites en parvenir dans les cycles et les collèges... Elles seront largement signées... marre de la destruction de l'école...

Écrit par : enseignant au collège | 13/10/2012

il faudrait la préparer pour la faire signer aux membres de l'arle avant la prochaine assemblée générale (mi-novembre)

Écrit par : job | 14/10/2012

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