29/10/2012

A quand un chèque scolaire?

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Je me le suis toujours refusé!

Pour moi, il était impensable d'envisager une autre possibilité... mes enfants ont fait leur scolarité à l'école publique.

Aujourd'hui, je me pose la question et je me rends compte que je ne réagirais sûrement pas de la même manière si c'était à refaire.

Oui, je dois l'admettre, je penserais sérieusement à une école privée.

Tous les jours des enseignants me font part de leur désarroi. Ils me rapportent toutes les aberrations auxquelles ils doivent faire face.

Tranquillement mais sûrement on s'acharne à leur saper le moral.

Ils sont nombreux à n'en plus pouvoir! Ils sont nombreux à craquer!

La "nouvelle" organisation du primaire devait leur permettre de se libérer de toutes contraintes administratives pour se consacrer entièrement à l'enseignement, seule activité dont ils devraient avoir la charge.

            Jamais pourtant ils n'ont autant croulé sous les charges "parasites" que la hiérarchie leur impose!

            Jamais, dans pratiquement toutes les disciplines enseignées, les programmes définis n'ont été à ce point flous et inadaptés!

            Jamais le matériel didactique utilisé n'a fait l'objet d'un choix aussi stupide et malfaisant!

            Jamais l'école publique n'a montré autant de faiblesses!

L'addition des imbécilités cumulées pendant ces dernières années aboutit à une école à laquelle de plus en plus d'enseignants ne croient plus.

Il en va de même pour bon nombre de parents...

Le DIP ne veut rien savoir et continue invariablement sa course aveugle.

 

Dès lors la question est pertinente!

Ne faut-il pas penser sérieusement à instaurer un système de chèque scolaire?

Selon un principe assez simple:

"Les parents reçoivent un chèque éducation de l'État, correspondant au coût de l'éducation de leurs enfants. Ils peuvent utiliser ce chèque dans l'école de leur choix, pour y régler les frais de scolarité".

 

Face à l'incompétence du DIP, le temps est-il venu de lancer une initiative qui demande l'instauration d'un tel système?

Nos élus politiques, au sein de leurs différents partis, feraient peut-être bien d'y penser...

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24/10/2012

La gauche et l’instruction publique

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Point de vue de Jean Romain

L’échec le plus grave, le plus retentissant, de notre école est d’abord et essentiellement lié à l’apprentissage de la langue française et à la lecture.

Toutes les rentrées politiques s’accompagnent de leur lot de remèdes pour juguler la catastrophe qu’est devenue l’école, en France comme en Suisse romande. Bien sûr, il n’existe pas une seule manière de bien faire les choses mais il en existe de nombreuses de les mal faire.

Le ministre français Vincent Peillon apporte à son tour un train de mesures, conseillé sans doute par l’inénarrable Philippe Meirieu, et la gauche socialisante unie une fois encore avec les écolos nous sert ses sempiternelles recettes inefficaces et idéologiques.

1. Inefficaces parce qu’on ne s’attaque pas à la cause du problème, mais en engageant des bataillons de professeurs mal formés et incultes, en consacrant une partie du temps scolaire aux devoirs « à domicile », en revoyant l’évaluation (les notes), en supprimant les redoublements, en ne prenant pas en compte les vraies raisons de l’échec scolaire, on manque l’essentiel.

Soyons clair : l’échec le plus grave, le plus retentissant, de notre école est d’abord et essentiellement lié à l’apprentissage de la langue française et à la lecture. Ce double apprentissage conditionne tout le reste. Et cette grave carence est accentuée par l’imposition de méthodes mortifères issues du cerveau de docteurs Mabuse des « sciences » de l’éducation, ces officines de gourous qui « forment » les futurs profs. Les méthodes globales ou semi-globales d’apprentissage à la lecture sont inefficaces pour la grande majorité des élèves ; le refus de considérer la grammaire (si peu sexy) et l’apprentissage de la syntaxe (si complexe) équivaut au refus de la transmission d’une langue. Cette instabilité programmée est le goutte à goutte sinistre qui détruit l’école. Comme par hasard, à Genève, on vient de choisir « Mon manuel de français » aux méthodes dévastatrices au lieu de « L’île aux mots », qui privilégie une approche plus traditionnelle. Et l’apprentissage d’une langue étrangère est rendu d’autant plus difficile qu’on ignore comment fonctionne sa propre langue.

2. Idéologiques parce que la gauche socialiste et ses sbires écolos ont encouragé le déni des problèmes. Elle s’est calfeutrée, cette gauche, dans des abris anti-réel et a culpabilisé les enseignants. Elle a décrété que la solution était de s’adapter aux élèves en suivant les baratins sur la spontanéité créatrice des chers petits et en transformant tout travail en simple jeu. « Apprendre en s’amusant », tel est son mot d’ordre parce que, bien entendu, tout effort, est de nature à supprimer le plaisir et à sélectionner les plus endurants. La gauche s’est ainsi privée du seul véritable atout de réinsertion sociale : le travail et l’effort. Elle refuse de considérer l’ampleur du fossé qui sépare les élèves provenant de milieux sociaux différents ; inévitablement, elle l’a psalmodié de manière incantatoire mais elle a prôné une école unique, sans différence de filières, sans devoirs à domicile, sans effort, sans notes, ce qui a mécaniquement avantagé ceux qui l’étaient déjà. Elle a voulu que l’école soit « un lieu de vie », étant entendu que la culture est un lieu de mort ; et cette merveilleuse école de la vie s’est ouverte au racket, à la drogue, à la violence, aux graffitis, aux pieds sur les tables, à Facebook. Alors la gauche affolée a prêché le respect de l’Autre avec un grand A, tout en affirmant que le respect de la langue, de la tenue, du savoir, des œuvres, était du dernier bourgeois ! L’idéologie pédagogiste est directement responsable de l’échec scolaire, et les instituts de formation des professeurs – où le bain pédagogo est maintenu à bonne température - sont catastrophiques.

Pour commencer à redonner un semblant de sens à cette entreprise, belle et essentielle, qu’est l’école publique, fichons la paix aux professeurs. Soumis à toutes les réformes, tant pédagogiques qu’administratives, baladés par toutes les théories du moment, les professeurs ne peuvent plus exercer leur métier. Travaillons à redéfinir simplement la mission de ces professeurs, mission oubliée par l’école, et redonnons aux enseignants la responsabilité de leur métier.

Article paru le 24 octobre 2012 dans LesObservateurs.ch

 

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20/10/2012

L'honnêteté de ceux que l'on veut élire

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Genève s'apprête à élire le remplaçant de Monsieur Maudet au Conseil administratif de la ville...

Quatre candidats s'affrontent et se disputent le poste.

 

Qui donc va l'emporter?

 

A mon sens, seules devraient compter l'honnêteté, la crédibilité, la probité du candidat. Une personne qui roule pour le seul bien de Genève!

 

Ce qui exclut bien entendu les candidats marionnettes à la solde de leur parti, les arrivistes intéressés ainsi que les magouilleurs "professionnels"!

 

A ce sujet il ne me semble pas incongru de rappeler ce que l'on pourrait appeler l'affaire "Bonny".

 

A l'époque, soit en 2008, j'avais posé LA question au président de son parti d'alors..

Amusant d'ailleurs de voir comme ce parti, soutenu par les petits copains du bureau du GC, avait défendu son "poulain" sans hésiter à bafouer la loi elle même.

 

Art. 21 Incompatibilités

1 Sont incompatibles avec le mandat de Député les fonctions :
a) de Conseiller d’Etat et de Chancelier d’Etat;
b) de Collaborateur de l’entourage immédiat des Conseillers d’Etat et du chancelier d’Etat;
c) de collaborateur du service du
Grand Conseil ;
d) de cadre supérieur de la fonction publique;

 

La question que j'avais posée au président du PDC était alors simple:

 

Monsieur le Président,

 

Le DIP a, depuis la rentrée scolaire, mis en place une nouvelle organisation de l’enseignement primaire avec notamment la nomination de 93 directeurs d’établissement qui sont des cadres supérieurs en classe salariale 24.

 

L’un d’ente eux, Monsieur Didier Bonny, est député PDC au Gand Conseil genevois.

 

Vous n’êtes pas sans savoir que le mandat de député au GC est incompatible avec la fonction de cadre supérieur,  interdit par la loi. Tout comme l’a déjà fait Madame X, députée socialiste dans le même cas de figure, M. Bonny doit donc démissionner de son poste de député ce qu’il n’a toujours pas fait à ma connaissance.

 

Je me permets donc de vous demander s’il existe un délai réglementaire pour se faire et combien de temps votre parti acceptera-t-il cette situation pour le moins illégitime ?

 

La réponse qui m'avait été faite laisse songeur:

 

...je dois vous informer que la commission des droits politiques du Grand Conseil a été saisie de cette question par le Bureau du Grand Conseil.

 

Elle a décidé que le critère pertinent pour juger d’une incompatibilité entre le mandat de député et le statut de fonctionnaire n’était pas la classe de traitement, mais bien celui de la proximité avec le Conseil d’Etat.

 

Dès lors, le simple fait que Monsieur le député Bonny se trouve en classe 24 ne suffit pas pour que celui-ci se trouve en situation d’incompatibilité.

 

Allons allons...on se fout de nous...

 

- Comme si les directeurs d'établissement n'étaient pas nommés en tant que cadres supérieurs de la fonction publique!

- Comme si ceux-ci n'étaient pas des collaborateurs de l'entourage immédiat du conseiller d'Etat en charge du DIP!

 

A l'époque, soutenu pas ses petits copains politiques (les mêmes qu'il s'acharne à étriper aujourd'hui), Monsieur Bonny ne s'était pas posé trop de questions pour s'accrocher honteusement à son mandat de député au Grand Conseil.

 

Crédibilité?

Fiabilité?

Probité?

Quant à moi, je sais pour qui il ne faut pas voter...

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15/10/2012

Pétition: Supprimons les doublons et les postes inutiles au DIP

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Proposé dans les commentaires que mon précédent billet a suscités, j'ai décidé de lancer une pétition qui, espérons le, permettra de faire la lumière sur les postes doublons des maîtres adjoints dans les établissement primaire du canton.

Vous pouvez donc en imprimer le texte que vous trouverez ici.

 Pétition doublons V 4.doc

Pour info, vous pourrez également prendre connaissance ici de la circulaire officielle du DIP qui atteste du mandat confié aux maîtres adjoints.

 mandat_du_ma_-_22.06.2012.pdf

Merci de faire circuler la pétition et surtout faites-la signer abondamment autour de vous...

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13/10/2012

Les faux cul du Conseil d'Etat

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Directeurs d'établissement/maîtres adjoints

A ce sujet, on se souvient de la question fort pertinente que le député Jean Romain a récemment posée au Conseil d'Etat.

La réponse est tombée.

Et comme d'habitude, on reste pantois devant le culot de nos élus.

Dans son introduction, le député avait pourtant clairement indiqué le sens de sa question. Elle était simple.

"Quelle sera l’utilité pour le DIP, et le coût pour Genève, de cette fonction supplémentaire de cadres intermédiaires, alors que les directeurs ont été créés justement pour supprimer ces intermédiaires" ?

 

Il s'agit de comprendre.

Du moment que le cahier des charges des maîtres adjoints est pratiquement le même que celui des directeurs d'établissement, quelle est l'utilité de ces doublons?

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On n'aura probablement pas la réponse...

A moins que la question ne soit reposée au Conseil d'Etat...en espérant que, cette fois, il ne noie pas le poisson.

Car pour le coup, c'est bien ce qu'il fait. Le subterfuge est grossier.

Collégialité oblige, les pleutres du Conseil d'Etat, probablement sans même se pencher sur la question, couvrent la réponse de Charles Beer qui se garde de répondre à l'essentiel de la question.

Serait-ce que lui même ne comprend pas bien et que refusant d'admettre l'imbécilité de cette situation, il préfère nous emberlificoter?

Il se borne à refaire l'historique de la mise en place de cette organisation aberrante de l'enseignement primaire.

Laissant croire, au passage, qu'il n'en coûte presque rien puisque ces maîtres adjoints ne sont pas des cadres de l'enseignement primaire.

Ben voyons... comme si leurs prestations n'étaient pas rémunérées d'une façon ou d'une autre... on se fout du monde!

Sur l'essentiel de la question, l'utilité de ces postes doublons, rien, pas un mot!

 

Réponse du Conseil d'Etat:

 

Depuis 2008, l'enseignement primaire genevois connaît un nouveau fonctionnement. Il a donné lieu à la création de directions d'établissement en remplacement respectivement des inspectrices et inspecteurs, des responsables d'école et des maîtresses et maîtres principaux. Il a donné lieu également à l'introduction des conseils d'établissement en 2009. Ce nouveau fonctionnement vise un renforcement de l'autonomie des établissements qui voient ainsi à leur tête des cadres supérieurs représentant l'autorité scolaire aptes à prendre les décisions nécessaires concernant l'encadrement des enseignantes et enseignants ainsi que le suivi de la scolarité des élèves. L’action des directrices et directeurs d’établissement est aussi complétée par un appui en secrétariat à temps très partiel et par des maîtresses et maîtres adjoints.

 

Depuis la rentrée 2012, l'action de ces derniers est complétée par la désignation de maîtresses et maîtres référents. Précisons que les maîtresses et maîtres adjoints, pas plus que les maîtresses et maîtres référents, n'interviennent dans le cadre hiérarchique qui demeure une prérogative des directrices et directeurs d'établissement. Ils n'occupent pas d'échelon hiérarchique et par conséquent n'assument pas un échelon hiérarchique intermédiaire. Ils ne sont pas des cadres de l'administration scolaire.

Les maîtresses et maîtres référents se voient confier des délégations de tâches moins nombreuses que celles confiées aux maîtresses et maîtres adjoints; elles ne comprennent pas, en particulier, le suivi des élèves.

 

Les maîtresses et maîtres adjoints sont au bénéfice d'une décharge en heures, alors que les maîtresses et maîtres référents sont rémunérés au cachet.

Le financement est prévu dans le cadre des ressources mises à disposition de chaque établissement. Aucune augmentation de ressources n'est attachée à cette désignation de maîtresse et maître référent qui ne correspond pas à une fonction, comme cela a été communiqué par erreur : il s'agit d'un mandat délégué, comme pour les maîtresses et maîtres adjoints, à certains membres de l’équipe enseignante dans le cadre de leur fonction.

 

Au bénéfice de ces explications, le Conseil d’Etat vous invite, Mesdames et Messieurs les Députés, à prendre acte de la présente réponse.

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04/10/2012

Pauvre Genève

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Décidément, notre bonne vieille République n'a plus grand chose à envier à nos voisins français!

L'annonce de certaines nominations, plus ou moins récentes, dans nos administrations, cantonales comme municipales, me laissent un arrière goût bizarre...

Certes, les rouages de la politique sont ainsi faits, mais tout de même...

Plus j'avance plus j'apprécie à sa juste valeur l'actualité de ce vieux dicton de la campagne genevoise:

"Quatre poils du cul tirent mieux qu'une bonne paire de bœufs"...

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02/10/2012

Certificat de maturité

Des députés proposent une révision de l’application genevoise de l’ordonnance fédérale sur les certificats de maturité:

 

Secrétariat du Grand Conseil

Proposition présentée par les députés :

Mmes et MM. Jean Romain, Charles Selleger, Pierre

Conne, Jacques Jeannerat, Eric Bertinat, Nathalie

Fontanet, Francis Walpen, Beatriz de Candolle, Mauro

Poggia, Pierre Ronget, Mathilde Chaix, Christina

Meissner, Vincent Maitre, Christo Ivanov, Bernhard

Riedweg, Patrick Lussi, Stéphane Florey, Claude Aubert,

Guy Mettan, Jean-François Girardet, Antoine Barde,

Patrick Saudan

Date de dépôt : 14 septembre 2012

 

Proposition de motion

pour une révision de l’application genevoise de l’ordonnance fédérale sur les certificats de maturité (ORM 95)

 

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève considérant :

– l’excessive diversité des possibilités de profils de maturité à Genève ;

– le manque de colonne vertébrale culturelle que cette diversité induit ;

– la grande complexité de la fabrication de la grille horaire annuelle ;

– la lourdeur de l’organisation des périodes semestrielles d’examens ;

– les coûts administratif et scolaire d’une pareille complexité ;

– l’introduction de collèges de seconde zone par la mise en place de la

maturité bilingue ;

– et vu que la continuité entre le nouveau cycle d’orientation et la filière

gymnasiale doit être renforcée,

invite le Conseil d’Etat

– à réviser l’application genevoise de l’ORM 95 en l’organisant selon le

principe des options liées ;

– à faire en sorte que les choix prioritaires des élèves en induisent

obligatoirement d’autres dans le cadre de profils cohérents ;

– à permettre le passage d’un CO à sections vers un collège poursuivant sur

le même type de structure ;

– à rendre plus lisibles les études gymnasiales pour les universités et les

hautes écoles.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

Mesdames et Messieurs les députés,

 

Lorsqu’il s’est agi, en 1995, d’appliquer à Genève la nouvelle ordonnance fédérale sur la maturité (ORM), nous avons choisi un système à options qui ouvre au maximum les combinaisons possibles. Les autres cantons, plus avisés, ont su restreindre ces choix. Aussi avons-nous théoriquement chez nous plus de 3 000 profils différents à cause des combinaisons permises.

Résultats ? Une perte de colonne vertébrale solide pour les élèves car il n’y a plus de types de maturité ; un brouillard pour les hautes écoles ; vraisemblablement, un coût supplémentaire pour les contribuables.

Si au moins notre maturité genevoise était d’une qualité irréprochable, si nous pouvions nous targuer de l’excellence, cela pourrait valoir la peine.

Mais il n’en est rien : nous délivrons à tour de bras des certificats de maturité dont la qualité est pour le moins inhomogène. Certes, les bons élèves sont toujours là, mais une masse de maturants mal formés se présentent aux portes

de nos hautes écoles et de nos universités alors qu’ils ont été promus mécaniquement d’année en année.

L’application de l’ORM 95, en vigueur chez nous depuis 1998, a montré ses limites. Il est temps de repenser l’application genevoise de cette ordonnance fédérale. Pour ce faire, un double principe doit prévaloir :

1. Il existe, d’une part, des disciplines de base que chaque élève devra

posséder en choisissant tel ou tel type de maturité (choix premier).

2. Il existe, d’autre part, des prolongements ou des compléments à ces

disciplines que chaque élève pourra posséder en fonction de ce l’ORM

impose (choix second).

Il convient donc d’organiser la maturité sur les disciplines de base et de les fédérer pour qu’apparaissent des profils : classique, scientifique, langues modernes, économique, par exemple. Ces maturités « typées » permettront avec cohérence et unité d’ajuster les grands domaines du savoir à la forme de l’intelligence et à la sensibilité de l’élève. C’est ainsi le choix de l’option spécifique qui commande l’orientation globale du cursus de l’élève. Il faut ensuite, sur cette base, ouvrir un jeu d’options en fonction de l’ordonnance fédérale de 1995.

 

Quelques profils de base sont déterminés en fonction de la liste des OS.

Par exemple :

– Profil langues anciennes : latin + grec

– Profil latin-sciences : latin + mathématiques poussées

– Profil scientifique : mathématiques poussées + physique + chimie +

biologie

– Profil langues modernes : allemand + italien + anglais ou une autre langue

moderne

– Profil économique : économie + droit

A ces profils de base, choisis pour leur cohérence, s’ajoute le jeu d’options définies par l’ORM et que l’élève choisit librement. Un peu plus de restriction dans le choix de ces options – puisque le profil aura déjà été choisi – augmentera la solidité des études secondaires.

Limiter le choix, renforcer les profils en en diminuant leur nombre possible pour recentrer les options sur l’essentiel est nécessaire aujourd’hui après 15 années d’expérience : cela redonnera un semblant de colonne vertébrale aux certificats de maturité, et cela permettra de rappeler la maturité à sa fonction première : ouvrir les portes de l’université et des EPF grâce à un apprentissage raisonné et équilibré de l’autonomie.

Il n’est d’ailleurs pas impossible, à la faveur de cette réorganisation nécessaire, d’imaginer un « projet » spécifique à chaque établissement du Collège de Genève.

Enfin, l’organisation de la grille horaire de chaque élève est devenue tellement complexe, les erreurs ou les omissions tellement nombreuses, qu’élèves et maîtres reçoivent un « horaire provisoire » valable durant la seule semaine de la rentée. Cet horaire peut être modifié en raison de l’effet de domino qu’un changement implique. Durant cette semaine, il n’est pas possible d’organiser le travail sérieusement parce que les élèves savent que les cartes peuvent changer. Pourquoi perdre une semaine ?

 

Au bénéfice de ces explications, nous vous prions, Mesdames et Messieurs les députés, de réserver un bienveillant accueil à cette proposition de motion.

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01/10/2012

Les enseignants genevois sont discriminés

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Les jeunes étudiants de l'IUFE (institut universitaire de formation des enseignants) ont bien du souci à se faire!

Il y a quelques années maintenant, pour d'obscures raisons de gros sous, sous l'impulsion de certains députés, Genève avait opté pour une formation universitaire des enseignants.

L'appât de subventions fédérales délivrées aux universités et non aux HEP avait prévalu sur la qualité de la formation.

Genève avait donc renoncé à rejoindre BEJUNEFRIVAL, une entité qui réunit les HEP de tous les autres cantons romands.

Des étudiants courageux ont, ici même (et ici), récemment dit tout le bien qu'il pensaient de cet IUFE...

Mais il y a plus grave encore.

En effet, alors que cela fait belle lurette que ces différentes HEP délivrent aux enseignants formés des diplômes reconnus sur le plan fédéral, voilà que notre IUFE genevois, lui, n'est toujours pas accrédité par la Confédération!

Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il plane une sacrée suspicion!!!

Ainsi, les étudiants, après 4 ans de formation, ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés...

Autrement dit, actuellement, un enseignant genevois ne peut pas aller exercer sa profession dans un autre canton!

Encore une "genevoiserie"...qui n'est pas anodine celle-là!

Jamais les propos tenus par le directeur de l'IUFE, Monsieur Bernard Schneuwly, n'ont pris autant de sens:

"L’Institut universitaire de formation des enseignants – l’IUFE – est une institution jeune, pluridisciplinaire, au concept hautement original mais consciente de sa fragilité".

 

PS. Monsieur Weiss, si vous me lisez, pouvez-vous, comme promis en son temps, nous donner les chiffres comparatifs qui attestent du nombre d'étudiants qui se forment à Genève et dans les HEP? Surtout, combien d'étudiants genevois se sont-ils "expatriés" pour rejoindre une HEP plutôt que de s'inscrire à l'IUFE de Genève?

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