03/11/2012

Ceux-là et les autres

Jean Romain

 

Un quarteron de gauchistes irresponsables a lancé un referendum contre la fusion des caisses de retraite. Ce referendum vient d’aboutir, et Genève devra voter le 3 mars 2013. Mais qui donc a signé ce referendum ? La gauche extrême ? Sans doute en partie, et libre à elle de le faire si elle pense que c’est le moyen qui va lui permettre de forcer l’Etat à payer (8 milliards) et à ne pas laisser sombrer ses fonctionnaires. Cette gauche ne croit pas au scénario catastrophe de mise sous tutelle de la CIA et de la CEH dès le 1er janvier 2014.

 

Mais il est de nombreux autres citoyens qui ont apporté leur appui à ce referendum, et ces citoyens ne sont pas de gauche, ne votent pas à gauche mais ne croient plus en l’Etat tel que Genève le propose. Un Etat incapable d’assurer la sécurité des citoyens ; un Etat qui a renoncé à instruire chaque élève avec un peu de rigueur ; un Etat impuissant à assurer une circulation acceptable dans le canton ; un Etat qui ne parvient pas à construire les logements dont il a besoin ; un Etat dont le système informatique est plus que déficient ; un Etat dont les prisons débordent ; un Etat dont la Cour des Comptes est le lieu de règlements de comptes ; un Etat où son Grand Conseil se jette des verres d’eau à la figure ; un Etat où le manque de crèches est chronique ; un Etat où les projets enthousiasmants sont au point mort ; un Etat dont la dette est pharamineuse ; un Etat qui ne privilégie pas ses propres ressortissants pour les mettre aux postes clés ; un Etat… C’est cette image de l’Etat qui a poussé bien des gens à signer le referendum et à aboutir aux 9000 signatures.

 

Même s’ils ont exagéré par endroits la peinture navrante de notre République, même si les choses ne sont pas aussi noires que d’aucuns se plaisent à le dire, il reste que le symbole de l’Etat est écorné. Alors pourquoi payer 800 millions l’année prochaine, puis échelonner durant 40 ans le redressement des caisses de pensions de fonctionnaires déjà « privilégiés » ? On n’y croit plus ; on n’a plus confiance. L’économie privée, elle, ne se porte pas si mal, malgré les remous, les fermetures, les mises au chômage retentissantes. Et ce basculement du public vers le privé, si on peut le comprendre dans la situation actuelle, n’est pas le signe annonciateur d’un avenir équilibré. Parce que nous avons besoin, non d’un Etat omniprésent mais d’un Etat fort. Et cette force si nécessaire à chacun donc à tous concerne les craintes à réprimer plus que les audaces à modérer.


André Duval

Je profite de cette occasion pour remercier toutes celles et tous ceux qui m'ont déjà renvoyé des listes de signatures pour la pétition "Pour la suppression des doublons et des postes inutiles au DIP".

Je rappelle aux autres qu'il est encore temps de l'imprimer ici et de la faire signer massivement autour de vous.

 

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Commentaires

L'Etat est un organisme censé protéger le citoyen. Les mesures prises pour pallier à l'actuelle crise financière en opérant des coupes budgétaires dans des domaines qui touchent la qualité de vie de certains citoyens démontre l'absence totale d'autonomie de gestion dudit Etat car personne ne peut forcer cet Etat à agir ainsi. Il est souverain. Il a les pleins pouvoirs comme ceux de s'opposer aux stratégies d'économie en vigueur dans les autres pays européens, stratégies qui ne vont que mener à des révoltes populaires massives et violentes. Pourquoi suivre un diktat imposé par des êtres sans coeur, motivés uniquement par le pouvoir de l'argent et dénués de tout scrupule au dépends d'une population qui de demande que de POUVOIR VIVRE DIGNEMENT ? L'Etat a le pouvoir de dire NON et de proposer d'autres solutions. L'impression de billets de banques est à portée de main, nous dire "qu'il manque de l'argent" est un mensonge. L'argent est là, c'est la volonté d'agir en faveur des citoyen à revenu faible et moyen qui fait défaut. Pourquoi vouloir écraser une population ? Dans quel but ? Pourquoi vouloir créer des conflits alors qu'il existe des solutions constructives bénéfiques à tous ? Notre pays veut-il participer à l'importante révolte populaire qui se profile dans l'EU ? Veut-il une guerre "psychologique" à défaut de pouvoir utiliser ses "Grippen" sur le terrain ?

Ceci est mon avis personnel.

Écrit par : Charlotte Gardiolli | 03/11/2012

Est-on certain qu'en cherchant à imiter de célèbres révolutionnaires comme Mao et le Che ,Ziegler et Weber ne soient pas pour quelquechose dans ces décisions qui vont à l'envers du bon sens?les gauchistes ont besoin de modèles à imiter mais ne possèdent pas l'expérience pour deviner ce qui se cache derrière l'apparence des belles fausses promesses dites ou écrites par ces deux mentors grands fabulateurs devant l'Eternel et riches comme Crésus

Écrit par : lovsmeralda | 04/11/2012

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