27/11/2012

Budget 2013: Le sacrifice de Beer? Des peanuts

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Emission "Genève à chaud" fort intéressante, hier soir, sur Léman Bleu (lien).

Les députés du Grand Conseil, on le sait, on refusé le projet de budget 2013. Pascal Décaillet recevait, hier, trois personnalités issues de ce qu'il appelle le "front du refus".

Monsieur Mauris pour le PLR, Monsieur Leyvraz pour l'UDC et Monsieur Golay pour le MCG.

Tous s'accordent pour dire que des économies doivent être faites et qu'il faut donc faire un sérieux effort sur les charges de l'Etat.

Et devinez quoi...?

Très vite le débat s'est focalisé sur...le DIP! Quelle surprise!

Les intervenants ont jugé que c'était là un bon exemple pour illustrer le besoin et la nécessité des économies à trouver. Du coup, presque la totalité de l'émission a été consacrée au "cas" DIP.

Et si Monsieur Beer propose 5 millions d'économie, chacun s'accorde pour argumenter que ce n'est pas suffisant, loin de là...

Des peanuts pour Monsieur Leyvraz!

Ainsi, tous semblent voir d'un bon œil la suppression du SRED (service de la recherche ), service qu'ils jugent inutiles.

Inévitablement LA question des directeurs d'établissement du primaire a surgi!

Et là aussi, consensus.

Tant du côté de l'UDC que de celui du MCG, on s'accorde à dire que ces directeurs doivent être mis au travail et tenir une classe à temps partiel.

De même, du côté du PLR, Monsieur Mauris s'en réfère au député Jean Romain et à sa prise de position : il s’agit de mettre les forces principales du DIP à l’enseignement et de les retirer du « backoffice ». L’école primaire à Genève, doit faire en sorte que les directeur ne se cantonnent pas à la seule gestion. Il importe qu’ils ne perdent pas le contact avec le terrain. Or certains ont fui l’enseignement, d’autres ne le connaissent simplement pas. Ce n’est pas normal ; et c’est à la normalité qu’il faut tendre, à Genève comme ailleurs.

Privilégier, pour les dirlos, le retour au front et à leur métier d'enseignant, tel est donc le mot d'ordre, je m'en réjouis.

Le PDC est assez proche de cette ligne à entendre Philippe Morel chez le même Pascal Décaillet ce soir.

Espérons donc que ces déclarations de foi n'en resteront pas là et que les députés du "front du refus" y penseront lorsqu'il s'agira de se prononcer lors d'une prochaine session du Grand Conseil sur la motion déposée récemment par...l'UDC!

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22/11/2012

Le sacrifice de Beer...

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Le nouveau projet de budget 2013 implique que le DIP va devoir faire des économies et donc des coupes dans les postes.

Ainsi, Charles Beer prévoit de supprimer 30 postes parmi le personnel administratif...

Et l'on parle de...sacrifice!

Soyons sérieux, faire des économies au DIP n'est pas un problème!

Au contraire, c'est là une bonne occasion de remettre les pendules à l'heure et d'ajuster enfin le nombre de postes de directeurs d'établissement au primaire.

Il y a longtemps que je le dis, ces placards dorés sont inadmissibles.

Le nombre de directeurs (disons entre 70 et 80) est totalement disproportionné par rapport à la charge de travail qui est la leur. Une cinquantaine de directeurs d'établissement est largement suffisant, d'autant plus que depuis cette année, ils ont à disposition des maîtres adjoints dont le cahier des charges recouvre largement le leur...

30 postes à trouver parmi le personnel administratif? La solution est toute trouvée pour notre ministre en charge de l'enseignement... couper dans ces postes inutiles!

Il en va de même pour la suppression regrettable des 25 postes d'enseignants au Cycle d'Orientation.

Pourquoi stupidement supprimer ces postes qui sont, eux, utiles aux élèves alors qu'il serait facile, encore une fois, d'opérer des coupes bienvenues dans cette fameuse "usine à gaz" qu'est la Direction de l'enseignement primaire. Il suffit de consulter son organigramme (ici) pour s'en persuader.

Autant de postes dont on se demande à quoi ils servent: chefs en tout genre, de services, de secteurs, adjoints de celui-ci et de celui-là, coordinateurs de tout et de rien, assistants du chef du coordinateur...

Il doit y en avoir suffisamment pour combler une bonne partie des 25 postes d'enseignants projetés.

Il faut couper au DIP? Rien de plus facile!

 

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20/11/2012

Une directrice comblée

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On apprend que les enseignants de l'école de Trembley se sont fait plaisir en organisant une... "flash mob" pour fêter le départ à la retraite de la directrice de l'école...



Pour l'occasion, ils ont "utilisé" 640 enfants qui ont dansé dans le préau...

Pensez donc, trop heureux de l'aubaine les petiots!

Car, quand même, à quel moment de la journée ces festivités ont-elles eu lieu? Pendant les heures de cours?

 

Hormis que je ne suis pas persuadé du bien fondé de cette démarche, je me demande surtout...pourquoi aujourd'hui, le 20 novembre?

En principe, dans l'enseignement, les départs de ce genre se font en fin d'année scolaire.

Alors, soit cette fête n'a pas lieu d'être maintenant, soit on aimerait savoir comment ce départ à la retraite est possible en plein cours d'année scolaire?

Vous avez dit étrange?


http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/640-eleves-dansen...

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14/11/2012

Mais, respectez donc mes excréments!

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Je revendique ce droit!

Moi, à la maison, je le fais tous les jours.

Je pisse à côté de la cuvette et je badigeonne soigneusement les murs des wc avec mon caca.

Je fais des spirales, des cercles, des carrés.

Et chaque jour j'ajoute une couche!

Maman, elle aime ça, elle admire. Avec Papa, ils disent que ça développe mon sens artistique et permet d'extérioriser mes sentiments.

C'est vrai que c'est drôlement jouissif. Ca met en émoi tous mes sens.

- Emerveillement des yeux devant les nuances colorées

- Bonheur tactile en étalant la pâte

- Raffinement des odeurs mélangées d'urine et d'excréments

- Tremblements incontrôlables à l'écoute du suintement du pipi qui gicle

Bon, d'accord manque le goût....quoique...!

 

Mais voilà-t-il pas que, dans mon école, ils ont voulu réprimer mon talent, brider mes élans artistiques.

J'y crois pas!!! C'est dégueulasse!

Rendez-vous compte, ils ont installé une caméra dans les chiottes!

Même pas au bon endroit, celui qui aurait pu me filmer en pleine action et m'aurait peut-être permis d'être nominé pour un oscar. Non, juste à l'entrée pour identifier les différents utilisateurs des lieux.

Heureusement, y a Papa et Maman...

Ils n'ont pas aimé le passage et ameuté la police, la presse...

Il paraît que tous les adultes de l'école étaient au courant du tournage. Mais c'est le concierge qu'a tout pris, normal, c'est lui qui a installé la caméra.

Bien fait pour lui, na! C'est son boulot de nettoyer...Manquerait plus qu'on me le fasse faire moi même...

Et puis, comble de tout, les profs, ils sont pas très malins, ils ont même pas exploité l'aspect pédagogique de ma démarche artistique.

Par exemple, en math, ils auraient pu poser la question:

Sachant qu'avec 200 grammes de crotte on peut recouvrir une surface de 30 cm2, combien de crottes me faudra-t-il pour tapisser entièrement les 5 m2 des murs des chiottes?

                                                                   Toto la crapule

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13/11/2012

Bonny le tartuffe et les coquins du bureau du GC

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Vous avez dit "décence" ?

En matière de mauvaise foi, il est difficile de faire mieux!

Ainsi donc ce serait en toute légalité que Monsieur Bonny pourrait siéger à nouveau au Grand Conseil...

La loi est pourtant très claire à ce sujet:

Art. 21 Incompatibilités


Sont incompatibles avec le mandat de député les fonctions :

a) de conseiller d’Etat et de chancelier d’Etat;

b) de collaborateur de l’entourage immédiat des conseillers d’Etat et du chancelier d’Etat;

c) de collaborateur du secrétariat général du Grand Conseil (anc. collaborateur du service du Grand Conseil);

d) de cadre supérieur de la fonction publique;

e) de magistrat du pouvoir judiciaire;

f) de magistrat de la Cour des comptes.

Deux bonnes raisons d'incompatibilité de mandat de député pour notre bonhomme.

Je me suis donc directement adressé à l'intéressé et lui ai posé la question sur son blog

"Monsieur,pourriez-vous m'expliquer comment vous pouvez prétendre siéger "en toute légalité" alors que la loi l'interdit aux cadres supérieurs ainsi qu'aux proches collaborateurs d'un conseiller d'Etat...ce que vous êtes en tant que directeurs d'établissement?"

Et la réponse est pour le moins surprenante!

"Monsieur, vous avez en son temps reçu une réponse du bureau du Grand Conseil suite à votre interpellation à mon sujet. Il vous a été répondu que je pouvais siéger "en toute légalité" en tant que cadre supérieur, puisque pour qu'il y ait incompatibilité il faut être cadre supérieur ET proche du Conseiller d'Etat, ce qu'un directeur d'établissement primaire n'est pas..."

Que voilà une bien étrange manière de lire le texte de loi!

Ainsi donc, non seulement il faudrait comprendre l'ajout de "ET" entre chacun des points de l'article de loi mais un directeur d'établissement à l'école primaire, cadre supérieur du DIP, n'est pas un collaborateur du président du département qui l'emploie... il fallait oser une telle hypocrisie.

Et d'ajouter:

"En ce qui me concerne, le débat sur cette question est clos, puisque tout a été dit".

Un peu trop facile! Monsieur Tartuffe botte en touche et croit s'en tirer à si bon compte!

Eh bien non Monsieur, le débat n'est pas clos!

 

Bonny n'a pas osé publier la réponse que je lui ai donc adressée, raison pour laquelle je me permets ce billet.

Il se trouve qu'à l'époque, le bureau du GC a arrangé les choses à sa façon en interprétant de façon fort singulière l'article de loi en question. Aujourd'hui, Monsieur Bonny reprend cette argumentation ridicule qui ne tient pas la route.

On peut lire et relire cet article de loi, en aucune façon il entend ou laisse même entendre que les différents points d'incompatibilités qui sont énumérés dépendraient les uns des autres, seraient cumulables.

Un peu de sérieux, l'article en deviendrait complètement incohérent.

Au contraire, n'importe quel juriste vous le dira, tous ces points sont indépendants les uns des autres, chacun d'eux constitue à lui seul une raison d'incompatibilité.

Seulement voilà, à l'époque, personne n'a fait appel à un avocat et la tromperie est passée ...petits copains obligent.

Mais, aujourd'hui, pour ces mêmes coquins, Monsieur Bonny est devenu un gros boulet dont ils ont été tout heureux de se débarrasser...

 

Monsieur Bonny a décidément une lecture bien singulière de la loi et des règlements...

C'est son problème que je lui laisse régler avec sa conscience tout en espérant qu'il n'en va pas de même dans l'exercice de sa fonction de directeur d'établissement...

Par contre, il m'apparaît beaucoup plus grave que le bureau du Grand Conseil puisse à ce point contourner et bafouer la loi.

Un fonctionnement des rouages étatiques qui est pour le moins inquiétant!

 

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11/11/2012

Les crétins procéduriers

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Texte de Jean Romain

Il risque d’y avoir en 2013 bien des départs à la retraite anticipée, départs que la monumentale sottise de l’extrême gauche aura provoqués avec son référendum contre la fusion des caisses de pension. Référendum soutenu aussi par une certaine droite d’ailleurs.

 

Il va donc falloir trouver, pour la rentrée de septembre, des professeurs dans diverses disciplines, dont certaines (maths, physique, allemand) souffrent de pénurie. Faudra-t-il faire appel aux frontaliers… ? Aux étrangers ? J’entends déjà les hauts cris de certains habitués de cette communication non-verbale qu’est espéranto décibélique.

 

Mais un autre problème surgit. « Les jeunes profs ne veulent plus travailler », me confie un responsable au sein du DIP. Ils veulent bien « tenir » la classe, mais ne sont pas assez présents : absentéisme, arrivées approximatives à l’heure, goût de l’à-peu-près, retards dans la reddition des documents et des épreuves, etc. A telle enseigne qu'il faut cravacher. Mais faut-il s’en étonner ?

 

Ces profs sortent de l’école actuelle, qui a fait du laxisme, de la loi du moindre effort, du tout-m’est-dû quoi que je fasse, et du manque d’exigence généralisé ses jouets favoris. « Le monde change » me dit-on ; comme toute notre formidable société, l’école change aussi. Mais ce qui est à proprement ahurissant, sidérant, ce n’est pas que le monde change, qu’il est en mutation, qu’il se libère de tout devoir en réclamant ses droits, qu’il veut du passé faire table rase, qu’il confonde la culture et la fête, ce qui est surprenant c’est qu’on présente ce changement comme désirable.

 

L’école forme des crétins procéduriers ; pas étonnant que ceux qui viennent par la suite y travailler s’inscrivent dans le moule.

 

 

 

 

 

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10/11/2012

Sauver l'école...un mur insurmontable?!

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Les commentaires de Jean d'Hôtaux postés sur mes précédents billets méritent qu'on s'y attarde.

Il suggère quelques pistes, alors que je peine à trouver des solutions concrètes et réalistes qui permettraient de remettre l'école publique sur la bonne voie.

"Améliorer la coordination et l'harmonisation entre les cantons romands, notamment au niveau "des méthodes d’enseignement, des manuels scolaires, de la formation des enseignants et de l’organisation".

Deux points essentiels! Et c'est là que réside en effet le problème...qui m'apparaît insurmontable.

1. On nous fait croire à l'harmonisation entre les cantons romands alors que ce n'est que de la poudre aux yeux.

Comment oser prétendre à des programmes harmonisés alors qu'en français, par exemple, les manuels utilisés ne sont pas les mêmes d'un canton à l'autre? Certains, fort judicieusement, ont opté pour l'île aux mots (un manuel très structuré et performant) alors que d'autres, dont Genève, ont choisi "Mon manuel de français" (MMF) un moyen didactique "criminel" et scandaleux.

Croyez-vous que le DIP genevois puisse revenir en arrière, admettre son erreur de choix? Moi, pas une seconde.

2. De même, Genève a opté pour une formation universitaire des enseignants (IUFE) alors que TOUS les autres cantons romands ont choisi une formation en HEP !

Sans revenir sur ce que je pense de cet IUFE (voir mes billets sur le sujet), comment voulez-vous parler d'harmonisation scolaire entre les cantons alors que les futurs enseignants, suivant la région, sont passés à la moulinette de deux "idéologies" complètement différentes, à l'opposé l'une de l'autre?

 

Reste donc, selon Jean d'Hôtaux, la voie parlementaire.

Jean Romain, Jean-François Girardet, tous deux députés au Grand Conseil, sont bien placés pour dire combien cette voie est lente et ardue.

Peut-on encore en attendre quelque chose?

Après toutes les tentatives que nous avons menées, j'ai de la peine à y croire encore. Les rouages de la machine politique sont ce qu'ils sont et trop souvent les guerres interpartis prennent le pas sur l'importance des sujets auxquels nos élus devraient s'attacher!

Prenez par exemple la motion (UDC !) sur les directeurs d'établissement...

Reste la possibilité de lancer des initiatives?

Là aussi, pour l'avoir vécu avec l'initiative sur le maintien des notes à l'école primaire, je sais toutes les difficultés rencontrées.

La première étant d'en trouver le libellé.

Comment voulez-vous traiter de l'ensemble du problème soulevé aujourd'hui à travers une initiative...unité de matière oblige?

Voilà pourquoi il me semble que nous sommes arrivés à un point de non retour et que je peine à entrevoir une porte de salut.

Mais, si l'un de vous, chers lecteurs, avait quelques propositions concrètes à faire...

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07/11/2012

Vous avez dit MATU ?

maturite-piaget.gifParlons un peu d'école avec Jean Romain:

 

Voici ce que donne le SECO (secrétariat suisse à l’économie)

: une corrélation entre le taux de maturités et le chômage. Une corrélation n’est pas une causalité, et il faut éviter la confusion. (cf. schéma ci-joint).

 

Cependant, l’argument qui dit qu’il faut plus de gens hautement qualifiés chez nous donc plus de maturités , est un argument fallacieux. En effet, nous manquons de gens hautement qualifiés, mais ces hautes qualifications universitaires et des EPF (qualité) ne dépendent pas de la quantité de certificats de maturité.

 

Notre certificat de maturité genevois est trop peu exigeant. Beaucoup trop peu exigeant. On peut bien, avec les gauchocrates qui sont en fait les apparatchiks du pouvoir scolaire et qui sont payés pour le dire, mâcher le même chewing-gum collectif qui psalmodie à l’envi que ce n’est pas si mal. Mais c’est faux ! TOUTES les réformes, absolument toutes, ont pour but de cacher l’ampleur du désastre de notre école : la langue française n’y est pas assez travaillée, les sciences exactes sont trop peu poussées, les exigences demandées à chaque élève confinent au laxisme.

 

Alors ou bien on prend le taureau par les cornes et on dit que cela suffit, ou bien on continue à payer des sommes astronomiques pour entretenir au bain-marie 216 personnes à l’état major du DIP et des directeurs primaires dont la principale fonction est de répéter que “ça ne va pas si mal” et que ceux qui se plaignent sont des grincheux, pire, des réacs.

 

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05/11/2012

Le chèque scolaire, simpliste?

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L'école a besoin d'un électochoc!

Les commentaires postés sur mon récent billet sont assez éloquents.

Tout le monde s'accorde pour dire que l'école genevoise doit être améliorée. Pour certains, l'introduction d'un chèque scolaire n'est qu'un palliatif et non une solution.

Moi, je veux bien mais voilà... il ne suffit pas de le dire, encore faut-il réagir et trouver une solution.

Ne sommes-nous pas, malheureusement, arrivés au point de non retour?

Depuis deux ou trois décennies, à gauche comme à droite, on s'est complètement fourvoyé. On s'est appliqué à détruire méthodiquement l'école publique. On l'a privée de toute son essence: instruire, transmettre des connaissances avant tout.

Ainsi, aucun des derniers magistrats en charge du DIP n'a osé (ou voulu) prendre le taureau par les cornes pour rendre à l'école sa mission première.

Madame Martine Brunschwig-Graf s'est faite berner. Naïvement, sans rien comprendre, sans se douter du danger, elle a cédé aux chants des sirènes pédagogistes, aux beaux discours des gourous qui arpentaient sa cours.

Monsieur Charles Beer n'a rien amélioré. Il a fait preuve d'inconscience voire de bêtise. Lors de son élection, il avait pourtant toutes les cartes en main pour redresser la barre et changer radicalement de cap.

Au lieu de cela, il a passé le turbo pour poursuivre cette course folle!

Allez comprendre pourquoi?

Aujourd'hui, l'école publique est gravement malade, dans ses intentions comme dans les moyens qu'elle se donne.

Un mal probablement incurable...

La situation est telle que je ne vois pas très bien qui et surtout comment on pourrait y remédier.

Tous les signaux sont au rouge et l'école publique fonce droit dans le mur.

Pour le mesurer, il suffit de consulter les moyens didactiques qui sont imposés à l'école primaire...dans quasi toutes les disciplines.

            - En français avec MMF (Mon manuel de français)

            - En math avec un manuel qui oublie d'enseigner les bases pour se perdre dans des mises en situation farfelues et inutiles

            -En géographie et en histoire qui n'en porte plus que le nom.

Autant de vecteurs de toute une idéologie malfaisante qui, aujourd'hui, gangrène notre école publique.

Dès lors, que faire sinon lui faire subir un électrochoc?

L'introduction d'une saine concurrence entre, non seulement l'enseignement public et privé mais aussi entre les écoles publiques entre elles est peut-être une solution.

Face à cette concurrence, l'école publique ne pourrait plus n'en faire qu'à sa tête. Elle serait bien obligée de réagir pour répondre aux attentes des citoyens...qui, ne l'oublions pas, la financent!

 

Au risque de me répéter, je prends le risque de vous rappeler la pétition "Supprimons les doublons et les postes inutiles au DIP".

Merci de la signer et de la faire circuler.


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03/11/2012

Ceux-là et les autres

Jean Romain

 

Un quarteron de gauchistes irresponsables a lancé un referendum contre la fusion des caisses de retraite. Ce referendum vient d’aboutir, et Genève devra voter le 3 mars 2013. Mais qui donc a signé ce referendum ? La gauche extrême ? Sans doute en partie, et libre à elle de le faire si elle pense que c’est le moyen qui va lui permettre de forcer l’Etat à payer (8 milliards) et à ne pas laisser sombrer ses fonctionnaires. Cette gauche ne croit pas au scénario catastrophe de mise sous tutelle de la CIA et de la CEH dès le 1er janvier 2014.

 

Mais il est de nombreux autres citoyens qui ont apporté leur appui à ce referendum, et ces citoyens ne sont pas de gauche, ne votent pas à gauche mais ne croient plus en l’Etat tel que Genève le propose. Un Etat incapable d’assurer la sécurité des citoyens ; un Etat qui a renoncé à instruire chaque élève avec un peu de rigueur ; un Etat impuissant à assurer une circulation acceptable dans le canton ; un Etat qui ne parvient pas à construire les logements dont il a besoin ; un Etat dont le système informatique est plus que déficient ; un Etat dont les prisons débordent ; un Etat dont la Cour des Comptes est le lieu de règlements de comptes ; un Etat où son Grand Conseil se jette des verres d’eau à la figure ; un Etat où le manque de crèches est chronique ; un Etat où les projets enthousiasmants sont au point mort ; un Etat dont la dette est pharamineuse ; un Etat qui ne privilégie pas ses propres ressortissants pour les mettre aux postes clés ; un Etat… C’est cette image de l’Etat qui a poussé bien des gens à signer le referendum et à aboutir aux 9000 signatures.

 

Même s’ils ont exagéré par endroits la peinture navrante de notre République, même si les choses ne sont pas aussi noires que d’aucuns se plaisent à le dire, il reste que le symbole de l’Etat est écorné. Alors pourquoi payer 800 millions l’année prochaine, puis échelonner durant 40 ans le redressement des caisses de pensions de fonctionnaires déjà « privilégiés » ? On n’y croit plus ; on n’a plus confiance. L’économie privée, elle, ne se porte pas si mal, malgré les remous, les fermetures, les mises au chômage retentissantes. Et ce basculement du public vers le privé, si on peut le comprendre dans la situation actuelle, n’est pas le signe annonciateur d’un avenir équilibré. Parce que nous avons besoin, non d’un Etat omniprésent mais d’un Etat fort. Et cette force si nécessaire à chacun donc à tous concerne les craintes à réprimer plus que les audaces à modérer.


André Duval

Je profite de cette occasion pour remercier toutes celles et tous ceux qui m'ont déjà renvoyé des listes de signatures pour la pétition "Pour la suppression des doublons et des postes inutiles au DIP".

Je rappelle aux autres qu'il est encore temps de l'imprimer ici et de la faire signer massivement autour de vous.

 

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