31/01/2013

Y a toujours une "bonne" raison

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Je prends connaissance aujourd'hui de la liste des candidatures "vertes" pour les élections au Grand Conseil 2013.

Et constate que tout s'explique...



Je comprends mieux maintenant le pourquoi du récent vote des Verts au sujet de la compatibilité douteuse des cadres supérieurs de la fonction publique avec le mandat de député.

On trouve sur cette liste, en position 10, un certain Jean-Michel Bugnion, que je ne connais pas du tout mais...voilà, il est....directeur d'un cycle d'orientation, donc...cadre supérieur de la fonction publique!

Eh, oui, bon sang, mais c'est bien sûr!

Quand je vous disais que les intérêts passent avant le respect de la loi.

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29/01/2013

Prestation de serment de nos élus

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Par curiosité, je me suis demandé quel était la teneur exacte du serment que prêtent les magistrats élus au Grand Conseil de Genève.

 

Quelle ne fut pas ma surprise:

Art. 11 Serment des magistrats du Ministère public

 

Avant d’entrer en fonction, les magistrats du Ministère public font devant le Grand Conseil le serment ou la promesse suivant :

« Je jure ou je promets solennellement :

– d’être fidèle à la République et canton de Genève, comme citoyen et comme magistrat du Ministère public;

– de constater avec exactitude les infractions, d’en rechercher activement les auteurs et de poursuivre ces derniers sans aucune acception de personne, le riche comme le pauvre, le puissant comme le faible, le Suisse comme l’étranger;

– de me conformer strictement aux lois;

– de remplir ma charge avec dignité, rigueur, assiduité, diligence et humanité;

– de ne point fléchir dans l’exercice de mes fonctions, ni par intérêt, ni par faiblesse, ni par espérance, ni par crainte, ni par faveur, ni par haine pour l’une ou l’autre des parties;

– de n’écouter, enfin, aucune sollicitation et de ne recevoir, ni directement ni indirectement, aucun présent, aucune faveur, aucune promesse à l’occasion de mes fonctions. »

 

Pour des raisons totalement subjectives et imaginaires, je propose que ce texte soit remanié de la sorte


« Je jure ou je promets solennellement :

– d’être fidèle à mon parti politique, comme membre actif et comme magistrat du Ministère public;

– de profiter scrupuleusement des infractions, d’en excuser activement les auteurs et d'en libérer moralement ces derniers sans aucune acception de personne, le riche notamment, le puissant surtout, le Suisse comme l’étranger éventuellement;

– d'interpréter au mieux les lois de façon à ce qu'elles profitent aux intérêts de la majorité de mes confrères élus par de naïfs citoyens;

 – de remplir ma charge sans aucune scrupule, rigueur, assiduité, diligence et état d'âme;

– de ne point hésiter à fléchir dans l’exercice de mes fonctions, par intérêt, par faiblesse, par espérance, par crainte, par faveur, par haine pour l’une ou l’autre des parties;

– de renoncer à prendre des positions en mon âme et conscience pour n’écouter, enfin, uniquement les sollicitations des "pontes" de mon parti et de recevoir, directement ou indirectement, tous les présents utiles, les faveurs, les promesses à l’occasion de mes fonctions. »

 

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27/01/2013

Fonctionnement au GC plutôt surprenant, voire inquiétant

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Certains députés du GC ont parfois de curieuses pratiques.

Dans la plupart des partis, on vote non pas en fonction de l'objet mais plutôt selon des calculs astucieux de "perte et profit"...A quel parti adverse peut-on le mieux nuire...?

Au sein de certains groupes, on fonctionne à l'intimidation.

Interdiction formelle à ses membres d'avoir un avis contraire au mot d'ordre du parti... jamais donc de liberté de vote en plénière.

Quant aux éventuels contradicteurs "extérieurs" au "cénacle", on n'hésite pas à les menacer de plainte pénale, voire pour diffamation...

Autre curiosité, certains députés rechignent à recevoir des messages de la part de simples citoyens...ça les agace. Leur adresse e-mail est pourtant publique puisque figurant sur le site officiel du GC.

Oublient-ils qu'ils ont été élus par le peuple et que c'est aux citoyens qu'ils doivent leur statut.

Chaque citoyen est en droit de les interpeler. Car en tant que députés au GC, ils sont à leur service et la moindre des choses, c'est donc d'être à leur écoute.

Dans ces conditions, plus besoin de s'étonner du dégoût affiché par la grand majorité des électeurs genevois.

Comme il est dit sur un blog voisin, une moyenne de 38% de participation depuis 8 ans lors des dernières élections au Grand Conseil!

Il y a décidément un gros problème dans la manière de fonctionner de nos institutions!

Et ce n'est pas demain que ça va changer, tant la politique de l'autruche est accommodante.

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25/01/2013

Alea jacta est

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Ainsi, certains députés, sous le couvert d'une interprétation de la loi tout ce qu'il y a de plus douteuse, ont accepté que M. Bonny siège au Grand Conseil...

(...Texte retiré, au risque d'être attaqué pour diffamation).

 

Un sacré coup de chapeau aux députés UDC et PDC qui se sont montrés unanimement courageux et respectueux de la loi.

Une intervention à relever...celle de Madame Loly Bolay.

S'est-elle rendu compte de l'énormité de ses propos?

N'a-t-elle a pas déclaré que tous les députés du GC étaient des lâches (sic) parce qu'ils n'osaient pas s'attaquer à cette loi...pour la simple et bonne raison...qu'elle arrangeait plusieurs d'entre eux qui sont effectivement concernés par cette incompatibilité!

Eh oui...

Bravo la balle dans le pied!

Bienvenue dans le monde politique...

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De la moralité des députés du GC

C'est ce soir à 17 heures que nous connaîtrons le dénouement de ce qu'on peut appeler l'affaire de la "commission Barbichette", la commission des droits politiques rebaptisée ainsi par une personnalité éminente de Genève.

Les députés, réunis en plénière, voteront donc tout à l'heure sur la compatibilité ou pas de M. Bonny à siéger au Grand Conseil.

On le sait, la commission Barbichette, suite à un avis de loi douteux, s'est prononcé favorablement sur la question.

Comme je l'ai dit, au-delà du cas Bonny, il en va pourtant de la crédibilité de nos institutions et de la confiance que l'on peut accorder à nos élus.

Sauront-ils être à la hauteur?

Oseront-ils désavouer les membres de la commission ainsi que le mot d'ordre de leur parti respectif?

Oseront-ils faire preuve de courage et d'honnêteté en votant selon leur conviction uniquement?

Refuseront-ils le petit jeu de la Barbichette?

Un vote nominal serait souhaitable...et nous pourrons alors juger de la valeur morale de chacun de nos députés...

Rendez-vous sur Léman Bleu à 17 heures.

On peut rêver....


Pour rappel, un lien de la plus haute importance puisqu'il confirme le statut de cadre supérieur pour les directeurs d'établissement.

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24/01/2013

Magouille monstrueuse ou à qui profite le crime?

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On apprend aujourd'hui que Monsieur Bonny pourra certainement siéger au GC...

La loi, selon l'article 83 de la nouvelle constitution, est pourtant claire:

Art. 83 Al.2 : Compatibilité

 Il est également incompatible avec les fonctions suivantes (Il = mandat de membre du GC)

 a) collaboratrice ou collaborateur de l’entourage immédiat des membres du Conseil d’Etat et de la chancelière ou du chancelier

b) collaboratrice ou collaborateur du secrétariat général du Grand Conseil

c) cadre supérieur de l’administration cantonale et des établissement autonomes de droit public

 

Monsieur Bonny est un cadre supérieur de la fonction publique, il est également un collaborateur de l'entourage immédiat du conseiller d'Etat en charge du DIP.

Pourtant, suite à un avis de droit qu'elle a demandé, la commission des droits politiques, en a décidé autrement et a statué favorablement sur la compatibilité entre sa fonction de directeur d'établissement scolaire primaire et celle de député.

Etonnant tout de même!

Je me réjouis donc de prendre connaissance de cet avis de droit (en espérant qu'il sera rendu public, ce dont je doute...) et surtout de savoir quel est l'avocat à qui la commission a fait appel, à quel parti politique il est affilié...

Car tout ça pue la magouille...

Selon la rumeur, cet avis serait essentiellement basé sur le seul point "a" de la loi, sur la question de la séparation des pouvoirs législatif et exécutif.

La commission a donc jugé que M. Bonny n'était pas un collaborateur du président du DIP!

On peut vraiment s'en étonner, tant il apparaît que Bonny, directeur d'établissement au DIP, est bel et bien un proche de Charles Beer...sinon, si les directeurs ne le sont pas, qui donc sont ses proches?

Mais, soit, admettons l'ambigüité de ce point...

Il reste néanmoins le point "c" de la loi qui stipule clairement que cette incompatibilité s'applique aux cadres supérieurs de l'administration cantonale...

Or, sur cette question, aucun doute, Bonny a été nommé en tant que cadre supérieur, statut clairement défini par le règlement:

Art. 2 Définition
Sont nommés en qualité de cadres supérieurs les fonctionnaires appelés, par leurs responsabilités hiérarchiques ou fonctionnelles, à préparer, proposer ou prendre toute mesure ou décision propre à l’élaboration et à l’exécution des tâches fondamentales de pouvoir exécutif. Leur fonction se situe à compter de la classe 23
de l’échelle fixée par la loi concernant le traitement et les diverses prestations alloués aux membres du personnel de l’Etat, du pouvoir judiciaire et des établissements hospitaliers, du 21 décembre 1973.

Alors, pourquoi cet avis de loi esquive-t-il soigneusement ce point capital?

A qui donc profite le crime?

Examinons les intérêts en jeu, à préserver coûte que coûte, quitte à bafouer la loi.

Bonny est clairement de tendance de gauche. Toute la Gauche a donc intérêt à le laisser siéger et gagner ainsi une voix supplémentaire lors des votes du GC...ce d'autant plus que, selon les rumeurs, Charles Beer se serait fendu d'une lettre à la commission des droits politiques pour lui signifier son accord à voir Bonny siéger (on se demande en vertu de quoi!).

Le PDC et le PLR ont, chacun , une tête à sauver...Fabiano Forte pour le PDC et Patrik Saudan pour le PLR, tous deux députés au GC et...cadres au HUG...donc soumis, tout comme Bonny, à la loi qui leur interdirait de siéger comme député au GC.

Le compte est vite fait...on comprend facilement la décision malhonnête que la commission des droits politiques vient de prendre.

Quant au MCG, qui se veut le seul parti "honnête"....je me réjouis de prendre connaissance de leur vote, tout comme celui de l'UDC. Aura-t-on droit au décompte "nominal" du vote?

 

imagesCAIHVU3B.jpgQue les choses soient bien claires.

Il ne s'agit pas ici du cas insignifiant de Bonny. Peu importe qu'il lui plaise de siéger au GC telle une potiche qu'il sera.

Indépendant, il ne pourra faire partie d'aucune commission et sera donc complètement inutile.

Il est vrai que c'est une situation qu'il affectionne particulièrement puisque déjà, dans le cadre de sa profession, il s'y complaît!

Bon, lui qui travaille à temps partiel, ça lui permettra au moins d'encaisser ses jetons de présence et d'arrondir ses fins de mois sur le dos des contribuables.....

Qu'il siège ou pas (pendant à peine 8 mois) n'a pas une grande importance. D'autant plus qu'à coup sûr, il ne sera pas élu en octobre prochain.

Triste et méprisable sire en définitive.


Par contre, ce qui est révoltant, c'est le peu de crédibilité que l'on peut accorder à nos institutions. Car il ne fait aucun doute que les députés du Grand Conseil suivront ce préavis fort contestable.

Peut-on encore faire confiance à nos élus qui, impunément, font passer leurs intérêts avant le respect de la loi. Ces députés qui utilisent les moyens les plus douteux pour parvenir à leurs fins.

Il n'y en pas un pour rattraper l'autre, tous sont concernés. A la botte de leur parti respectif, ils cautionnent cette situation honteuse. Vous n'en trouverez pas un qui osera faire recours ou déposer une plainte.

Je sais qu'en politique il y toujours quelque chose de pourri, mais à ce point!

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19/01/2013

Un témoignage édifiant

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Il fallait s'y attendre, le débat, organisé ce jeudi par la TdG, intitulé "Acheter sa conduite: bonne idée ou scandale", a tourné court. Rien de plus normal au vu des intervenants.

Du gâteau pour le DIP. Car on imagine mal Monsieur Laurent Vité, Président de la SPG, se mouiller un tant soit peu. Aucune opposition réelle puisque pour le syndicaliste "monnayer son comportement n'est ni une bonne idée ni un scandale". Et de se contenter de ce constat.

Pourtant il y aurait eu bien des choses à dire, bien des questions à soulever.

Ainsi, que dire de ce témoignage que je reçois aujourd'hui.

Une enseignante qui m'informe que la pratique des francs/élève, mise en place à l'école de la Gradelle, est scandaleuse mais pas vraiment étonnante.

Selon elle, cette méthode émane des théories du pédagogue Fernand Oury (1920/1998)...c'est dire qu'il n'y a là aucune nouveauté, aucune innovation.

Pour les pédagogistes qui pullulent dans nos instituts de formation des enseignants, ce genre de théories représente une véritable profession de foi... la seule et unique Vérité!

C'est bien là le problème!

Au point que, tant à l'IUFE genevoise qu'à la HEP de Lausanne, il semble, toujours selon cette enseignante, que l'on ne cesse de faire l'éloge des pédagogies dites nouvelles ou actives. Ainsi, on demande aux étudiants de les suivre aveuglément tel un évangile et de les appliquer dans leurs classes.

"Le système de la "Monnaie" a été imaginé par Fernand Oury, pédagogue extrêmement mis en exergue lors de cette formation à la HEP. Ces pédagogies nous sont présentées comme les seules efficaces et valides. Et il nous est clairement indiqué que nous serions fort mal perçus si nous souhaitions pratiquer dans nos classes des pédagogies plus traditionnelles ou faisant usage d'un autre type de cadre".

 

Qu'en est-il de cette pédagogie:

La pédagogie institutionnelle élaborée par Fernand Oury fixe et fait respecter des règles de vie dans l'école, en impliquant les élèves dans le quotidien de la classe. La vie scolaire fait l’objet d’une gestion participative par le biais d’un "conseil" qui se réunit régulièrement. Le conseil est un lieu de parole où chacun peut proposer des projets ou des sorties et où l’on règle par la négociation les conflits entre élèves.

D’autres "lieux de paroles" sont mis en place dans les classes, notamment le "quoi de neuf ?", un temps de parole prévu chaque matin où l’élève peut dire à la classe ce qu’il a envie de lui faire partager.

Les élèves sont évalués par des ceintures de couleur inspirées du judo : ces ceintures permettent aux enfants d'évaluer leur réussite dans tel ou tel domaine (comportement et compétences). Grâce au tableau des ceintures affiché en permanence dans la classe, les enfants savent toujours où ils en sont.

Par ailleurs, chaque classe possède sa monnaie interne, qui se gagne en participant à certaines taches quotidiennes (effacer le tableau…) et peut se perdre en cas de sanction (sous forme d’amende à payer).

Certes, tout n'est pas à rejeter mais, selon cette enseignante, "le problème vient bel et bien de la formation que reçoivent les enseignants, dispensée par la HEP, dont la mainmise dans ce domaine est absolue.

Durant mes 4 ans de formation, je suis ainsi contrainte de trouver "formidables" des systèmes pareils à celui mis en place à la Gradelle. Je dois me formater totalement aux Pédagogies encensées par la HEP, me soumettant ainsi, contre mon gré, à l'omerta de cette école. Hors réalité, hors contexte empirique, voire dangereuses pour les élèves qui y sont confrontés, ces méthodes vont hélas se généraliser puisque c'est ce qu'on attend de nous, enseignants contraints de suivre ces formations".

 

Les pédagogos ont encore de beaux jours devant eux...

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14/01/2013

Les anguilles du DIP

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Ainsi donc, Charles Beer était au courant de ce qui se passe à l'école primaire de la Gradelle...de même à la direction générale de l'enseignement primaire.

J'ai écouté attentivement, ce matin, l'émission "En ligne directe" sur la RTS.

Une fois de plus, on est passé maître dans l'art de noyer le poisson au DIP.

Que ce soit Madame Paola Marchesini, directrice générale de l'enseignement primaire ou Monsieur Beer, ils ont su astucieusement biaiser le débat.

Plutôt que de traiter du réel problème que pose le système des francs/élève, tous deux l'ont habilement esquivé. Ils se sont efforcés de le minimiser en le comparant à une autre pratique, très répandue depuis fort longtemps dans l'enseignement primaire mais qui n'a rien à voir avec le système appliqué à la Gradelle.

Ainsi, c'est avec un détachement feint qui frise l'arrogance que Charles Beer déclare:

"Si au final on est en train de cumuler, comme certaines classes dans d'autres cantons, un certain nombre de cartons qui vous donne droit finalement à telle ou telle sortie scolaire ou ici à un certain système symbolique qui vous permet d'acheter des gommes ou un agenda fabriqué par la maîtresse ( sic!!!), je ne suis pas sûr qu'on est véritablement en train d'initier à la spéculation boursière ou voire, pire, au blanchiment d'argent".

Monsieur Beer le sait parfaitement, son diagnostic n'a absolument rien à voir avec le système des francs/élève instauré à l'école de la Gradelle.

Car il ne faut pas s'y tromper, c'est exactement tout le contraire!

Peu importe qu'on parle de francs, de bons points ou d'étoiles, ce qui importe c'est ce à quoi ils sont dus et ce à quoi ils servent.

Une différence importante et primordiale:

            - D'un côté, on les gagne, ils sont la récompense d'un effort ou d'un bon travail.

            - De l'autre, ils sont gratuitement attribués, ils ne sont absolument pas le fruit d'un quelconque effort et surtout, ils servent à acheter des mauvaises actions, un mauvais comportement ! On achète le droit de transgresser les règles!

"Plus de blâmes ni de reproches, mais une facture", selon la TdG du vendredi 11 janvier.

 

Surprenantes les réactions des intervenants de l'émission de ce matin, ils sont nombreux à ne pas faire cette différence primordiale. Parmi eux, des parents d'élèves qui n'ont malheureusement pas saisi cette nuance de taille...

A noter que Madame Paola Marchesini regrette que le débat ne se soit pas fait à l'interne plutôt que sur la place publique...on se demande donc par quel heureux hasard cette affaire est arrivée aux oreilles de la TdG...?

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13/01/2013

Mise en situation mathématique

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Sachant que

- En début d'année, j'ai reçu gratuitement 5 francs/élève

- A la bourse aux deals de l'école, contre mon goûté pourri, j'en ai échangés 4 autres à Agnan

J'ai payé

- 2 francs/élève pour avoir traité la maîtresse de "sale pute"

- 3 francs/élève pour avoir fait un bras d'honneur à la directrice de l'école

- 1 franc/élève pour avoir gardé ma casquette en classe durant toute la matinée

J'ai donné

- 2 francs/élève à mon copain Jack (dit l'Eventreur) pour qu'il badigeonne à ma place les toilettes avec ses excréments

- 1 franc/élève pour avoir piqué 3 francs/élève (que j'ai pu garder) dans le pupitre d'Aline

Combien me reste-t-il de francs/élève en poche avant que mes parents ne soient convoqués pour en parler calmement avec la directrice de l'école?

Question subsidiaire

A 1 franc/élève le pneu, la crevaison de combien de pneus sur la voiture de la maîtresse puis-je encore m'acheter?


Voir mon billet précédent.

 

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12/01/2013

L'école du fric

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Suite à l'affaire de l'école primaire de la Gradelle, le député Jean Romain réagit et dépose une question urgente écrite au secrétariat du Grand Conseil.

 

 

Qu’en est-il du système dit de « Fr. él. » (= francs élève) institué à l’école primaire de la Gradelle pour contenir le comportement disciplinaire des élèves ?

 

On apprend par les journaux locaux que la directrice de l’école primaire de la Gradelle a institué ou a persisté avec un usage récemment mis en œuvre, celui qui consiste à créditer les élèves d’une somme d’argent fictive et de les faire payer chaque indiscipline selon un tarif connu. Une fois la somme dépensée, il y a convocation des parents.

 

Cette « méthode pédagogique » importée du Canada, qui remplace blâmes, reproches et autres punitions aux mauvais comportements par des amendes, va directement à fin contraire de ce que doit faire une école qui aurait encore pour ambition d’instruire et d’éduquer les élèves à la vie en commun. En effet, ce qui fait grandir l’élève c’est ce qu’il apprend pas à pas dans des limites, des interdits. Ce sont les cadres qu’on lui impose qui lui donnent une chance de grandir. Dans ce contexte, il a des devoirs envers les autres lorsqu’il agit : répondre de ce qu’on fait, c’est cela même la responsabilité. Or un des buts de notre école est justement de former à la responsabilité et à l’autonomie. La présente mesure dite de « Fr. él. » (« francs élève »), curieusement, va à fin contraire puisqu’elle entend tracer des limites grâce à des amendes prélevées sur un argent que l’élève n’a rien fait pour obtenir, sur un argent gratuit.

 

Au fond, le message pour l’élève est très exactement le suivant :

  1. Tu as le droit de faire tout ce que tu veux dès lors que tu peux te racheter avec de l’argent.
  2. Or ce que tu dois payer pour te racheter ne te coûte rien puisqu’on te donne cet argent.
  3. Donc, on t’apprend l’impunité.

 

On peut, tout naturellement, se demander si tel élève ayant éclusé tout son avoir et afin d’éviter la convocation de ses parents peut emprunter des sommes à un camarade moins turbulent, et à quel taux cet emprunt pourra se conclure.

 

Ma question est la suivante :

 

Pourquoi le DIP autorise-t-il une méthode coercitive qui ne l’est pas en fait, et qui se place à mille lieues des valeurs que normalement une école obligatoire et publique doit défendre ?

 

 

Que le Conseil d’État soit vivement remercié par avance pour la réponse qu’il apportera à la présente question.

 

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11/01/2013

Du grand n'importe quoi

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Décidément, on aura tout vu! Au DIP, on commence fort l'année 2013...

Ainsi donc, dorénavant, les enfants ont le droit d'acheter leur conduite.

C'est, selon la TdG du jour, ce qui se passe à l'école primaire de la Gradelle.

Quelle belle mentalité.

Fini l'éducation, place au business malsain.

Ca nous vient du Québec...moi, je trouve que ça ressemble furieusement aux bonus malus de nos banquiers.

Oubliées toutes les règles élémentaires de l'éducation des enfants...car ce sont bien d'enfants dont il s'agit!

Dorénavant, plus besoin d'explications, de reproches, de blâmes... une facture et on s'acquitte de sa faute. Les enfants payent pour leur mauvais comportement à l'aide de francs virtuels reçus en début d'année!

"Dans ce quartier, ça marche au fric" nous rapporte une maman favorable au système...

Je ne peux y croire. J'en reste baba. J'ai eu beau vérifier, non, ce n'est pas le 1er avril.

Comment a-t-on pu en arriver là?

Comment la directrice de cette école a-t-elle pu cautionner une telle aberration...encore une preuve d'incompétence crasse!.

Comment les enseignants ont-ils pu se prêter à ce sale petit jeu?

Comment, depuis une année que ce système est en vigueur, Charles Beer, président du DIP, a-t-il pu, lui aussi, rester sans réaction? Une honte!

 

Dans quel monde vivons-nous et surtout, à quel monde le DIP prépare-t-il nos enfants?

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09/01/2013

Au boulot!

Ouf! Enfin terminée cette période des bons vœux! Ca n'en finissait pas.

Chaque année je m'en étonne...

A nos proches, aux personnes qui nous sont vraiment chères, oui...

Mais ces vœux hypocrites et dégoulinants dont certains abusent à tort et à travers me font sourire. Tout ce petit monde politique, tous ces "bloggeurs" qui n'en peuvent plus de se souhaiter tous les bonheurs possibles...

Du vent, foutaise!

Sitôt la trêve de fin d'année passée, ces mêmes faux-culs repartent de plus belle pour tirer dans les pattes de ceux là-mêmes à qui ils viennent de souhaiter tout le meilleur pour la nouvelle année!

 

C'est donc la reprise!

Passons aux choses sérieuses. Celles qui apportent réellement joie et bonheur.

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J'en ai profité pour téléphoner à Cyprien.

- Dis, donc, t'es encore partant pour la viande séchée?

- Ben, un peu! C'est une tradition et les traditions doivent être entretenues...alors c'est pas encore cette année qu'on va craquer!

- Ok! Alors, c'est parti.

Il nous faut suivre à la lettre cette fameuse "recette" secrète transmise généreusement par nos aïeux  valaisans. Celle que je garde précieusement et jalousement...

C'est autour d'un bon cru du coin qu'avec Cyprien, nous concoctons la salaison miracle, la mixture bienfaitrice.

Ensuite, c'est un jeu d'enfant.

Il suffit d'en badigeonner allègrement chaque morceau de viande et d'entasser les quelques dizaines de kilos de viande appropriée dans un grand bac.

On laissera ainsi reposer le tout une dizaine de jours sans oublier d'arroser de temps en temps le précieux trésor avec un peu de vin rouge.

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Dernière opération...

Pour sécher tranquillement, la viande sera suspendue pendant trois mois. Mais pas n'importe où!

C'est là encore un grand mystère car seuls quelques endroits conviennent parfaitement à cette délicate opération. Il faut en effet, un galetas bien aéré, à la bonne température, à l'exposition et à l'altitude adéquate!!!

Autant dire une rareté dont peu de gens ont la chance de bénéficier.

Faute de ça, il leur faudra fumer la viande plutôt que de la sécher.

 

- Voilà mon brave Cyprien, on a bien bossé...et c'est à Pâques qu'on va se régaler!

- Oui, tu vois, moi, ce que j'apprécie dans ce genre d'activité, c'est cette satisfaction du devoir accompli...pouvoir visualiser le travail réalisé...alors qu'en donnant mes cours au collège...tu vois comment!

- Ah oui, j'oubliais! Bonne et heureuse année 2013 à toi mon Cyprien!

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