05/02/2013

Augmentation massive de postes au DIP

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Si l'on en croit le DIP "depuis 1990 l’école primaire genevoise a vu ses effectifs croître fortement (+26%)

Les structures d’encadrement n’ont pas changé depuis des décennies pour faire face à cette forte croissance des effectifs alors que le contexte socio-économique de Genève s’est profondément modifié."

A la suite de ce constat, Charles Beer a décidé, en 2008, la mise en place d'une nouvelle organisation de l'enseignement primaire.

Il était nécessaire d'augmenter les forces directoriales, mais dans quelle mesure?

En référence à cette augmentation d'effectif de 26%, soyons généreux et admettons un taux de 30%...

Il aurait donc fallu augmenter le nombre de directeurs/inspecteurs dans la même proportion (10 postes de plus) et passer de 30 inspecteurs à 40 directeurs...

Or, en 2008, il a été mis en place 94 directeurs (propulsés par ailleurs cadres supérieurs en classe salariale 24 (!), soit 60 postes de plus, une augmentation de...200% !!!

Aujourd'hui, à la rentrée 2012, le nombre de directeurs a certes diminué (79). Certains travaillent à temps partiel...disons donc que cela représente 70 postes complets.

Le calcul est vite fait, une augmentation de 30 inspecteurs avant 2008 à 70 directeurs en 2012, soit 40 postes de plus, ça fait une augmentation de l'ordre de 130 à 140%

On est loin du pourcentage logique de 30% (10 postes de plus).

Et voilà que,cerise sur le gâteau, dès la rentrée 2012, le DIP a mis en place, dans chaque établissement, des maîtres adjoints (MA) et des maîtres référents (MR) pour seconder les directeurs!

On croit rêver, d'autant plus que si vous comparez le cahier des charges du directeur avec celui du maître adjoint vous constaterez que les tâches du directeur sont largement couvertes par celles du MA!

 

Il est évident que, dans ces conditions, le nombre de directeurs assistés de MA et de MR est complètement surestimé par rapport à la charge de travail et que dès lors, il y des doublons qu'il conviendrait de supprimer.

 

Permettez-moi encore de revenir sur les propos de Monsieur Beer dans la TdG du 9 décembre 2012

"En Suisse, l'écrasante majorité des cantons est organisée ainsi. Les pays qui nous entourent aussi".

Le Président du DIP devrait mieux se renseigner...il évite soigneusement de dire qu'au primaire, partout, en Suisse comme chez nos voisins, les directeurs d'école ont une charge d'enseignement en plus de leur fonction directoriale!

Il n'y a qu'à Genève que les directeurs d'établissement n'en ont pas.

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Commentaires

Ce que vous décrivez ressemble plus à du clientélisme qu'à de la gestion de ressources humaines.

clientélisme : beer assure un soutien matériel à un groupe, distribue des postes bien rémunérés en échange de leur soutien électoral.

L'exact inverse donc de la République, où la chose publique appartient à tous mais à personne. En utilisant les fonds publiques pour asseoir ses propres intérêts - comme le fait le clientélisme - les plénipotentiaires utilisent la chose publique comme si elle leur appartenait. Genève ne vole pas très haut...

voir dans le même ordre d'idées le billet de kunz de ce jour :

http://pkunz.blog.tdg.ch/archive/2013/02/04/le-miracle-de-la-caisse-de-pension-de-la-polcie-genevoise.html

Écrit par : quidam | 06/02/2013

Hergé se moquait des dictatures sud-américaines en mettant en scène ses armées qui comportaient presque autant de généraux et de colonels que de soldats (voir L'Oreille cassée et autres albums). C'est ainsi que les dictateurs espéraient s'assurer un soutien sans faille de leur armée.

Écrit par : Mère-Grand | 06/02/2013

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