07/04/2013

Enseigner l'économie familiale ou le bon sens des femmes paysannes suisses

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"Mobilisation pour que l'école enseigne la poutze"!

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt cet article paru ce samedi dans la TdG.

Enfin, des personnes de bon sens se manifestent et appellent au retour de l'enseignement de l'économie familiale à l'école obligatoire.

Il va leur en falloir du courage et de la ténacité pour faire valoir leurs arguments auprès des technocrates qui ont la main mise sur notre école.

Et pourtant, quelle sagesse dans cette démarche.

Il faut venir en aide aux parents "désespérés". Des pères et des mères débordés, qui ne connaissent plus les bons gestes pour s'occuper du ménage, croulant sous les montagnes de lessive et peinant à confectionner trois repas par jour sans compter les "goûters sains qui font plaisir aux enfants".

Il est grand temps d'enseigner à l'école obligatoire, aux filles et aux garçons, les tâches pratiques comme la cuisine ainsi que l'entretien du linge et du ménage.

Redonner ses lettres de noblesse à l'économie familiale!

Comme elles ont raison ces femmes paysannes suisses lorsqu'elles affirment que le PER (plan d'études romand) néglige les compétences pratiques.

Il suffit de le consulter pour constater à quel point ce plan d'études se perd, une fois de plus, dans des formules redondantes qui se limitent à d'insignifiants aspects théoriques.

Sans compter la peau de chagrin  que représente le temps qui y est consacré...

Adieu l'enseignement de l'entretien du linge, de la couture, du raccommodage, de la cuisine, des travaux manuels...de la tenue d'un budget familial.

Selon Monsieur Olivier Maradan, secrétaire général de la CIIP (Conférence intercantonale de l'instruction publique), soutenu par Monsieur Harry Koumrouyan du DIP genevois, transmettre ces savoirs est d'abord une tâche des familles...

Si seulement ils disaient vrai!

Mais voilà, c'est oublier que la famille dont ils parlent, celle à laquelle ils font référence...n'existe tout simplement plus!

A notre époque, les parents ont d'autres priorités. La plupart d'entre eux sont accaparés par leur travail et leurs ambitions, société oblige!

Désormais, l'Etat est là pour  prendre en charge notre progéniture.

Dès lors, Messieurs les technocrates, qui donc peut encore transmettre le b.a.-ba de ces compétences, pourtant indispensables, si ce n'est l'école obligatoire?

A défaut, tout ce savoir-faire est condamné à disparaître en même temps que la génération de nos parents et grands-parents.

Je les entends déjà....En voilà une idée rétrograde et réactionnaire!

Il est vrai que pour nos jeunes, à l'heure de l'obésité, de la course à l'endettement, il y a bien mieux à faire!

Soyez rassurés, l'école mise en place par nos pédagogos de service s'en charge.

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Commentaires

ah bon parceque l'école ménagère et bien Suisse a aussi disparu des écrans scolaires? il est vrai qu'il est plus facile d'ouvrir des cantines et diriger au pas ,adultes et enfants pour aller manger,cela sonne comme tristes réminiscences d'un temps abjecte et ce de plus en plus.Reflet d'un régime socialiste de plus en plus colonialiste il est vrai car tellement affairés qu'ils sont à vouloir même à endoctriner des peuplades quitte à les génocider leur faisant croire au pire pour s'enrichir par derrière!
Ceic étant à l'école Steiner le Bio a manger même en champ ne mérite pas de cuisson et encore moins de savoir cuisiner ceci expliquant peut- être aussi cela

Écrit par : lovsmeralda | 08/04/2013

Le problème avec les grilles-horaire est de savoir ce qu'on privilégie.
Que mettre dedans et qu'enlever ?
Tant que l'école n'a que 32 heures/semaine pour accomplir toutes les tâches que la société lui assigne, on n'y arrivera pas.
Si on part du postulat que les familles démissionnent sur la partie "éducation" (pour plein de raisons que je ne tiens pas du tout à condamner), il faut l'assumer clairement et augmenter la grille-horaire.
Ne pas transiger sur le nombre d'heures dévolu à la transmission du savoir et bien circonscrire et décrire la partie éducation au sens large.
Il faudrait ajouter des heures supplémentaires et ces cours ne seraient pas donnés par des enseignants, mais bien par des personnes formées ad-hoc, comme c'est déjà le cas pour plein d'"éducations" :
éducation routière, sexuelle et affective, prévention des addictions, gestion des nouvelles technologies (dangers d'internet) et donc, selon la proposition des femmes paysannes, l'économie familiale et la cuisine saine ? Jusqu'où faut-il aller ?
Actuellement, on pique sur le temps de l'enseignement à proprement parler pour dispenser des éducations diverses, qui ne sont au fond que de petites informations. On ajoute toujours plus de contenus.
Depuis cette année, les maîtres de classe de 9ème harmos doivent faire de l'orientation professionnelle à raison de 8 périodes avec des enfants de 12 ans, sans dotation horaire supplémentaire. Ce serait forcément au détriment d'autre chose. On attend toujours la semaine où on aurait miraculeusement un peu de temps, pour faire au moins la 3ème séance, mais c'est difficile.

Écrit par : Calendula | 08/04/2013

Merci Calendula pour votre excellent commentaire. En plein dans le mille! Vous savez de quoi vous parlez, ma main au feu que vous êtes dans l'enseignement.

Écrit par : Duval | 08/04/2013

Oui, Monsieur Duval, vous avez tout juste ;-))

Les femmes paysannes suisses sont admirables, mais à chacun son domaine. Lorsqu'on se mêle des labours et labeurs de l'enseignement de terrain, le bon sens de la charrue est compliqué à comprendre de l'extérieur ...
Les boeufs doivent être mis avant la charrue et avant de faire de l'économie domestique, il faut défricher.

Écrit par : Calendula | 08/04/2013

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