27/04/2013

Les profs sont des "planqués"

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"Un prof, c'est 6 mois de vacances par an, grassement payé. il bénéficie en plus de la garantie d'emploi"!

Combien de fois ne l'ai-je entendu?

Ils sont nombreux ceux qui pensent que les profs sont des profiteurs et que leur situation est un havre de paix...

Une profession qui ne présente que des avantages.

Si tel est le cas, je me suis souvent demandé pour quelle raison, alors, ceux qui tiennent de tels propos ne choisissent pas de se lancer dans l'enseignement.

Ont-ils vécu l'expérience?

En dépit du simple travail pédagogique que nécessite cette profession, connaissent-ils le revers de la médaille?

Ces gens, savent-ils ce qu'implique la tenue d'une classe? Ont-ils mesuré le stress qu'implique la responsabilité d'une vingtaine d'élèves?

Parallèlement à une hiérarchie complètement dépassée par les événements, trop souvent confrontés à des parents toujours plus demandeurs de tâches qui ne sont pas de leur ressort, ont-ils conscience de la pression constante à laquelle les profs sont soumis?

Peuvent-ils m'expliquer pourquoi le taux de dépression, voire de suicide, est l'un des plus élevé dans cette profession?

Faut-vous dire. Monsieur, que chez ces gens-là, on ne pense pas, Monsieur, on ne pense pas...

Alors, plutôt que de déverser injustement des torrents de boue, justifiez donc vos propos, vous qui vous reconnaissez! Je vous attends de pied ferme...

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18/04/2013

Les députés du GC sauront-ils faire preuve de bon sens?

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En octobre 2012, j'avais soulevé le problème de "doublon" que posaient, à l'école primaire, les postes de maîtres adjoints cumulés à ceux de directeurs d'établissement (Les faux cul du Conseil d'Etat)

S'en était suivi le dépôt d'une pétition au bureau du Grand Conseil

Depuis, comme il se doit, j'ai été auditionné par la commission des pétitions et j'ai alors pu développer l'essentiel des arguments avancés.

Aujourd'hui, ce rapport est public et je vous invite donc à en prendre connaissance ici.

Pour ceux qui n'auraient pas le courage d'en lire la totalité, voici, ci-dessous, le compte-rendu de mon interpellation, suivi du rapport du député Jean Romain.

En préambule permettez-moi cependant quelques remarques quant aux propos tenus par Monsieur Charles Beer tant ils font preuve de mauvaise foi.

Le Président du DIP, une fois encore se contente de noyer le poisson pour éviter d'aborder honnêtement la question des doublons posée par la pétition.

C'est en habile politicien qu'il mélange tout et rien...

Une fois de plus, HARMOS a bon dos! Selon Charles Beer, c'est ce processus d'harmonisation qui serait à la base de ce profond changement de l'organisation de l'école primaire!

"Des compétences allant être acquises au niveau suisse et au niveau  romand, il étaient nécessaire de mettre en place un pilotage de l'enseignement primaire...

Genève n'a fait qu'harmoniser le fonctionnement de l'enseignement primaire en suivant les pratiques des autres cantons"...

Autant d'affirmations fallacieuses...tant Harmos n'a rien à voir dans cette question et tant justement les pratiques des autres cantons ne sont pas les mêmes qu'à Genève!

 

La commission des pétitions ayant terminé sont travail, la pétition est désormais inscrite à l'ordre du jour de la session du Grand Conseil des 25, 26 et 27 avril.

Je me réjouis de suivre ce débat et espère vivement que les députés sauront faire la part des choses entre la pure réalité et les arguments fallacieux et purement politiques.

Il s'agit là de simple bon sens.

A noter qu'il sera intéressant de voir si le député indépendant Didier Bonny, par ailleurs, directeur d'établissement, participera ou non au débat et au vote...

 

Audition des pétitionnaires représentés par M. André Duval

 

M. Duval rappelle qu’avant 2008 le DIP possédait une trentaine  d’inspecteurs et que chaque école avait un maître principal. La nouvelle  organisation de l’enseignement primaire mise en place en 2008, impliquant la  création de directeurs d’établissements, devait permettre de développer une  certaine proximité avec les différents acteurs.  

Or, il remarque que la proximité n’est pas possible puisque ces directeurs  sont chargés de plusieurs bâtiment s scolaires, d’autant plus que certains  d’entre eux travaillent  à temps partiel. Un contact quotidien avec les parents  avait été évoqué, mais ce sont les maîtres principaux qui assurent cet aspect.

Enfin, la décharge des tâches administratives dont les maîtres devaient bénéficier ne s’est pas mise en place car ils n’ont jamais autant croulé sous  les charges administratives. Il fait remarquer que les directeurs  d’établissement dans les autres cantons ou  dans les autres pays ont tous des  charges de classe, ce qui n’est pas le cas à Genève.

Depuis 1990, les effectifs de l’école  ont officiellement augmenté de 26%,  ce qui aurait dû impliquer l’engagement d’une dizaine d’inspecteurs supplémentaires. Or, il rappelle que ce sont 94 directeurs qui ont été nommés,

soit un 200% d’augmentation. Il signale que, entre 2008 et 2012, le nombre  de directeurs a diminué à 79 et il mentionne que, des 30 inspecteurs de base à  ces 79 directeurs, l’augmentation n’est plus que de 130%, ce qui reste très  important.

Il mentionne ensuite que le département a décidé en 2012 de placer dans  chaque établissement des maîtres adjoints dont les tâches sont similaires à  celles du directeur d’établissement. Il remarque que ce dernier ne fait donc  plus que contrôler le travail des enseignants, s’occuper du suivi des personnes qu’il engage, ce qui intervient en début d’année, gérer les conflits entre les enseignants et présider les conseils d’établissement. Il répète que tout le reste

est délégué au maître adjoint, ce qui entraîne en l’occurrence l’idée d’un doublon.

En conclusion, il pense donc que les  directeurs sont trop nombreux, et qu’ils ont en outre à présent des maîtres adjoints pour les seconder. Il rappelle

que la question avait été posée au Conseil d’Etat par M. Jean Romain, mais

que la réponse était insatisfaisante selon lui. Il répète que la situation actuelle

est en définitive similaire à celle d’avant 2008, mais avec des effectifs

autrement plus importants.

M. Duval pense qu’il faudrait garder 70 directeurs si ces derniers assurent toutes ces tâches. Il ne serait dès lors plus nécessaire d’avoir des maîtres

adjoints. Il serait judicieux de leur donner des charges d’enseignement, ce qui

serait en outre bénéfique pour ces directeurs puisqu’ils auraient un pied dans

la réalité.

 

Rapport de M. Jean Romain

 

Mesdames et Messieurs les députés,

Pour paraître sérieuse, notre école s’est ingéniée à complexifier son propre système ; le quantitatif a suppléé au qualitatif. Et, se refermant ainsi peu à peu sur son propre fonctionnement, notre école ne résout pas les problèmes, elle les sécrète. Ainsi, au degré primaire, elle a désigné il y a quelques années des directeurs d’établissement en large surnombre, et elle vient à la rentrée 2012 de leur permettre, par délégation, d’engager des maîtres adjoints (MA) et des maîtres référents (MR). Et pour le dire crûment : à Genève, plus le savoir

s’universalise, plus notre école se provincialise.

La soif de modernisation a fait augmenter exponentiellement la gestion parce qu’elle déteste les temps morts, elle veut aller vite alors que l’apprentissage à la culture ne se fait pas à la va-vite. Cette succession d’ajouts gestionnaires s’apparente à de la gesticulation, incapable de résoudre les difficultés liées à notre temps. Non seulement cette lourdeur administrative est néfaste pour l’école et ne lui permet en rien de gagner en efficacité – tout au contraire –, mais encore cela a un prix, un prix excessif en période de restriction budgétaire. Nous n’avons simplement pas les moyens de donner dans cette complexité inutile.

Dans les autres cantons suisses, les directeurs d’école primaire enseignent à temps partiel et ils n’ont pas un éventail d’adjoints qui viendraient les épauler. Si Genève connaît des zones plus délicates d’enseignement, elle n’est pas à ce point différente des autres qu’il lui faille mettre sur pied ces doublons.

Simple, tranchante, précise et pleine de bon sens, cette pétition demande de renoncer aux doublons que la toute nouvelle introduction de ces MA et MR impose.

Si l’on en croit le DIP : « depuis 1990 l’école primaire genevoise a vu ses effectifs croître fortement (+26%). Les structures d’encadrement n’ont pas changé depuis des décennies pour faire face à cette forte croissance des effectifs alors que le contexte socio-économique de Genève s’est profondément modifié ». Cette affirmation est parfaitement exacte. Dès lors, il fallait logiquement augmenter le nombre d’inspecteurs (directeurs) dans la  même mesure. Il aurait donc fallu engager des directeurs dans la proportion, et passer de 28 inspecteurs à 36 directeurs, et non d’abord à 94 directeurs, en 2008 (une augmentation de plus de 200%), puis aujourd’hui à 79 directeurs dont certains à temps partiel. Et on veut encore y adjoindre, depuis la rentrée 2012, des MA et des MR !

Certes, ces maîtres adjoints ne sont pas payés autrement que par une décharge d’heures d’enseignement. Mais cette décharge a un prix : il faut engager plus d’instituteurs (ou de remplaçants) pour combler les lacunes de l’horaire. Tout cela s’ajoute au salaire des directeurs qui sont payés en classe 24. Nous n’avons pas les moyens de cette énième genevoiserie car il est faux de penser que plus d’encadrement administratif induit automatiquement de meilleurs résultats. Ce qui induit de meilleurs résultats, c’est plus d’exigence – un mot qui a déserté les écoles de chez nous.

Cessons de gesticuler et de nous auto-intoxiquer avec une administration pléthorique. Ce dont notre école a urgemment besoin n’est pas d’une augmentation administrative, truffée de doublons, et artificiellement légitime, mais de :

Remettre le savoir au centre de l’école. Le rôle premier de l’école est de transmettre pas à pas des connaissances et d’en vérifier l’acquisition (notes, épreuves communes). L’héritage culturel passe aussi par l’école ; celui qui l’acquiert se sent plus fort, car cet héritage assure à chaque élève les principaux repères pour sa vie d’adulte.

Mettre l’accent sur les connaissances de base.Trop de jeunes sortent de l’école obligatoire sans maîtriser le calcul, la lecture ni l’écriture. Il en va de la dignité de chaque élève de pouvoir acquérir ces connaissances élémentaires. Notre école doit s’y engager. La langue française doit faire l’objet de tous les soins parce qu’il ne s’agit pas d’une branche mais du tronc de l’école, dont les lacunes ont des répercussions sur les autres disciplines.

 

–Recentrer l’école obligatoire sur le respect et sur l’effort. Pour que l’autorité de l’école soit restaurée, il convient d’abord d’assurer l’autorité à l’école. Cela implique que chaque élève l’apprenne au sein de cette vie en commun. Les manquements doivent être sanctionnés. Valoriser l’effort, c’est d’abord donner à chacun les moyens de se rendre compte que les résultats scolaires ne sont pas des droits, mais la récompense d’un mérite.

L’accent doit être porté prioritairement sur ces trois buts car nous en sommes fort loin aujourd’hui. Cessons d’alourdir une structure qui devient poussive et inefficace ! L’heure est à la soustraction au DIP en matière administrative. Il est temps de revenir à l’essentiel en ces temps peu cléments en matière budgétaire.

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11/04/2013

Plan de route pour le nouveau Président du DIP

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Les élections au Conseil d'Etat genevois sont toute proches. Tous les partis politiques s'activent et cherchent à présenter leurs "meilleurs" candidats...

Combien de nouvelle personnalité?

Ce qui est certain, c'est que le poste de Président du DIP est à pourvoir...mais qui peut dire, à l'heure actuelle qui le reprendra?

Quoi qu'il en soit, en ce qui concerne l'école primaire, un vaste chantier se présente à lui!

Lui Président,

il devra faire table rase des aberrations qui ont été faites par son prédécesseur et, entre autre, sans ordre d'importance

            - opérer des coupes drastiques dans l'organigramme de la direction pour supprimer les nombreux postes inutiles qui sont autant de placards dorés

            - notamment, diminuer massivement les postes de directeurs d'établissement et supprimer leur possibilité de travail à temps partiel

            - leur imposer une charge d'enseignement de l'ordre de 25 %

            - supprimer les postes "doublons" que représentent les postes de maîtres adjoints

            - créer une cellule d'appui pour les élèves en difficultés scolaires avec l'ouverture de classes d'appui dans chaque établissement prises en charge entre autre par les directeurs d'établissement et par les futurs enseignants, étudiants à l'IUFE

            - supprimer les conseils d'établissement, inutiles et dispendieux

            - supprimer les projets d'école pour les remplacer par UN projet cantonal, élaboré par les autorités compétentes

            - engager des enseignants spécialistes en charge de l'enseignement de l'allemand

            - dans pratiquement toutes les disciplines, mettre en place des moyens didactiques appropriés et efficaces ( par exemple, remplacement de MMF pour "L'île aux mots")

            - sauf justification sérieuse, supprimer tous "luxes" abusifs, tels le remplacement trop fréquent du matériel informatique dans les écoles

            - supprimer la possibilité pour les profs de gym de participer à 2 semaines de camps de ski ou classe verte (limitation à une semaine)

            - faire acheter le matériel de base par les parents (crayons, gomme, cahiers, etc.)

            - gagner un temps de travail significatif d'un mois par la passation des épreuves cantonales dans le courant de la 2ème et 3ème semaine de juin au lieu de début mai ainsi que la remise des moyennes annuelles à fin juin

            - organisation des classes pour l'années scolaire suivante par les directeurs d'établissement dans la 1ère quinzaine de juillet

            Etc, etc, etc.

 

Du pain sur la planche....

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10/04/2013

Après la France, au tour de Genève

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L'escalade ne fait probablement que commencer!

Le site de la TdG nous fait découvrir les "aventures panaméennes" de certains de nos élus...grâce à un moteur de recherche qui permet d'interroger le registre du commerce de cet Eldorado en matière d'évasion et de fraude fiscale, de dissimulation de fonds grâce à des sociétés offshore.

J'adôôôôre!

Oui, j'adore la manière dont les élus en question cherchent à se justifier. La main sur le cœur, venir nous dire toute leur bonne foi.

Créer des sociétés offshore? Pas de problème!

Pensez donc, non, non, il n'y a pas de contradiction entre cette activité et son mandat d'élu.

En aucun cas ces sociétés n'ont été créées pour frauder le fisc.

Elles ont été vendues par centaines à des avocats genevois...elles étaient utiles dans des cas où les clients désiraient payer moins d'impôts, mais en aucun cas s'y soustraire.

On ne les encourage pas mais... si ça peut rendre service à des clients tant que cela rentre dans le cadre légal!

 

Magnifique, quelle bonté, quelle grandeur d'âme!

Mais mais mais...alors...

Pour quelle raison ces aventures panaméennes...?

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08/04/2013

Poudre aux yeux

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Ou quand un gouvernement prend les citoyens pour des imbéciles...et je reste poli!

Suite à une sale affaire de mensonges de la part d'un certain ministre, le président Hollande se doit de réagir.

C'est ainsi que "le Premier ministre est chargé de préparer avec les ministres concernés, et sous l’autorité du président de la République, un ensemble de mesures, en vue d’assurer la transparence complète sur les patrimoines des responsables politiques et des collaborateurs des ministres du Président de la République et du Premier ministre, de sanctionner plus sévèrement les manquements à la loi en matière financière et aux règles de déontologie et de probité, et de renforcer la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux.

Dans l’immédiat les déclarations de patrimoine de tous les membres du Gouvernement seront publiées d’ici le 15 avril".

On pourrait applaudir...et pourtant...

Une question néanmoins!

En quoi publier sa déclaration de patrimoine empêche-t-il la malhonnêteté et le mensonge?

Pourquoi cette déclaration serait-elle complète? Croyez-vous vraiment que l'escroc qui cache une grande partie de son patrimoine sera assez stupide pour tout soudainement le déclarer?

Les mesures annoncées par le gouvernement Hollande ne sont que des effets de manches, de la poudre aux yeux.

J'ose espérer que les citoyens français ne se laisseront pas berner de la sorte.

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07/04/2013

Enseigner l'économie familiale ou le bon sens des femmes paysannes suisses

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"Mobilisation pour que l'école enseigne la poutze"!

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt cet article paru ce samedi dans la TdG.

Enfin, des personnes de bon sens se manifestent et appellent au retour de l'enseignement de l'économie familiale à l'école obligatoire.

Il va leur en falloir du courage et de la ténacité pour faire valoir leurs arguments auprès des technocrates qui ont la main mise sur notre école.

Et pourtant, quelle sagesse dans cette démarche.

Il faut venir en aide aux parents "désespérés". Des pères et des mères débordés, qui ne connaissent plus les bons gestes pour s'occuper du ménage, croulant sous les montagnes de lessive et peinant à confectionner trois repas par jour sans compter les "goûters sains qui font plaisir aux enfants".

Il est grand temps d'enseigner à l'école obligatoire, aux filles et aux garçons, les tâches pratiques comme la cuisine ainsi que l'entretien du linge et du ménage.

Redonner ses lettres de noblesse à l'économie familiale!

Comme elles ont raison ces femmes paysannes suisses lorsqu'elles affirment que le PER (plan d'études romand) néglige les compétences pratiques.

Il suffit de le consulter pour constater à quel point ce plan d'études se perd, une fois de plus, dans des formules redondantes qui se limitent à d'insignifiants aspects théoriques.

Sans compter la peau de chagrin  que représente le temps qui y est consacré...

Adieu l'enseignement de l'entretien du linge, de la couture, du raccommodage, de la cuisine, des travaux manuels...de la tenue d'un budget familial.

Selon Monsieur Olivier Maradan, secrétaire général de la CIIP (Conférence intercantonale de l'instruction publique), soutenu par Monsieur Harry Koumrouyan du DIP genevois, transmettre ces savoirs est d'abord une tâche des familles...

Si seulement ils disaient vrai!

Mais voilà, c'est oublier que la famille dont ils parlent, celle à laquelle ils font référence...n'existe tout simplement plus!

A notre époque, les parents ont d'autres priorités. La plupart d'entre eux sont accaparés par leur travail et leurs ambitions, société oblige!

Désormais, l'Etat est là pour  prendre en charge notre progéniture.

Dès lors, Messieurs les technocrates, qui donc peut encore transmettre le b.a.-ba de ces compétences, pourtant indispensables, si ce n'est l'école obligatoire?

A défaut, tout ce savoir-faire est condamné à disparaître en même temps que la génération de nos parents et grands-parents.

Je les entends déjà....En voilà une idée rétrograde et réactionnaire!

Il est vrai que pour nos jeunes, à l'heure de l'obésité, de la course à l'endettement, il y a bien mieux à faire!

Soyez rassurés, l'école mise en place par nos pédagogos de service s'en charge.

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