09/05/2013

Une société de voyous assistés

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J'ai lu avec beaucoup d'attention l'article "Surchauffe aux cuisines scolaires" paru dans le GHI du 8-9 mai.

On y apprend que "les BENEVOLES qui œuvrent aux service des chères petites têtes blondes n'en peuvent plus de la hausse des problèmes d'irrespect, des décibels et d'exiguïté des réfectoires".

Agathe, employée d'une cuisine scolaire, a "l'impression d'être un distributeur, un robot invisible où les mots "merci" et "s'il vous-plaît" sont remplacés par "encore" et "ta gueule"...

Pourtant, "les autorités nient les questions d'irrespect"!

Ce n'est pas le défi majeur d'aujourd'hui selon Nicolas Diserens, directeur du giap (Groupement intercommunal pour l'animation parascolaire). Pour Isabelle Widmer, cheffe du service des écoles et de la petite enfance, il semble que ce soit les compétences des animateurs qui sont remises en cause...que certains sont plus aptes que d'autres à gérer ce genre de problèmes.

Plutôt que d'interdire aux enfants de taper dans leur assiette avec leur cuillère, afin de "réduire le bruit", Isabelle Widmer préfère "travailler sur les matériaux phono-absorbants, comme les tables, les parois et les murs".

C'est vidéo-gag!

Franchement, on croit rêver. Dans quelle société vivons-nous?

Désormais. tout est dû à l'enfant roi, tout lui est permis!

Une question d'éducation... que nenni!

Pas du tout, selon les autorités, la priorité est ailleurs. Il faut améliorer l'aménagement des espaces, la formation du personnel...et "même si les enfants n'ont pas toujours un comportement idéal, ce sont des enfants" !!!

Revoir leur éducation, fixer, une bonne fois pour toutes, des limites acceptables aux comportement des petits voyous? Pensez donc... "ce sont les adultes, y compris les bénévoles, qui doivent réfléchir aux meilleurs moyens pour proposer aux élèves un temps de repos et de repas de qualité".

Elle est belle la génération future que nos autorités préparent.

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Commentaires

la photo a elle seule est représentative d'un monde de gosses entrainés à manifester et surtout ne pas étudier et encore moins travailler! bel avenir !
Seule satisfaction ,les Socialistes seront obligés de leur obéir et surtout travailler deux fois plus pour les entretenir jusqu'à 50 ans.Nous on sera loin mais partis en riant à l'avance de la bonne farce qui leur est réservée

Écrit par : lovsmeralda | 09/05/2013

Surtout que le problème n'est pas que les solutions manquent, mais que l'on ne peut pas les appliquées sous peine d'être "éjectés" ou accusés de maltraitance.
Mais le pire ce sont les enfants qui subiront de plein fouet les conséquences de ces nouveaux modes d'éducations.

Écrit par : avocat marseille | 09/05/2013

La question est posée... et OUI, on assiste à la déliquescence des principes élémentaires de l'éducation....au nom de la réalisation de soi et du développement de la personnalité, on évite à l'enfant toute frustration, toute contrainte, tout effort! C'est l'âge du biberon qui s'éternise. Des leçons prémâchées, lisse et sans morceau à mastiquer.
Le phénomène n'est pas nouveau. Cela fait quand même quelques années que cela dure. Nous voyons arriver des jeunes enseignant(e)s de cette génération biberon qui têtent à longueur de journée dans le tram, dans la rue comme dans les classes, parce qu'il faut éviter la "déshydratation fulgurante"!
La génération biberon, celle de l'éternel stade oral, des plaisirs immédiats contre la génération volontariste et laborieuse de nos parents.
Attention au retour du balancier !

Écrit par : J-F Girardet | 09/05/2013

et oui, lentement le retour à l'âge de la pierre, celui de la loi du plus fort, celui de la jungle, celui du chacun pour soi, les autres je m'en fous, surtout celui du monde sans obligation - évidemment - ni restriction aux désirs des uns et volontés des autres.

Écrit par : uranus2011 | 09/05/2013

Ah, là là...Tout cela me rend nostalgique...Où sont passées les belles générations travailleuses et conscientes de leur devoir ? Celles qui ont fait la guerre de 14-18 par exemple ? Disparus le sens du devoir, le patriotisme, le respect de l'autorité et toutes ces valeurs sacrées ? Quel dommage qu'en voyant aujourd'hui l'écart se creuser entre les riches et les pauvres, les pauvres ne comprennent plus qu'ils ont des devoirs et des obligations ! Est-ce parce qu'ils sont bêtes, ou parce qu'ils sont pauvres ?

Écrit par : Rions un peu ! | 09/05/2013

Le sujet mérite une profonde réflexion sur plusieurs plans.
L'article met en évidence les gestes et attitudes des enfants. En fait, il est normal que les petits imitent les grands dans leurs réactions en ce sens qu'ils sont des "éponges" pour enregistrer ce qu'ils captent. Je ne parle pas des réactions des personnes qui s'en occupent de leurs mieux dans le milieu scolaire mais de celles qu'ils côtoient dans leur vie extra-scolaire. J'en veux pour preuve qu'il y a des actions publiques pour essayer de redonner aux citoyens la notion du respect et de plus de civilité dans le quotidien
Dans une autre dimension, pourquoi les enfants réagissent-ils ainsi? Une des raisons provient du fait qu'ils éprouvent un profond malaise de se retrouver en milieu collectif alors qu'ils auraient besoin d'un "cocon" qui les reçoivent personnellement.
J'ai moi-même deux petites-filles que je prends deux fois par semaine pour les repas de midi. Elles sont énormément soulagées de ne pas fréquenter ces moments où les enfants se défoulent sans avoir de quoi se reposer de leurs matinées selon leurs besoins et leurs créativités.
A l'origine, où y a-t-il manque de respect? ne serait-ce pas dans cette façon pratique de parquer les enfants dans un lieu qui ne leur correspond pas vraiment, en tous cas à une bonne majorité d'entre eux?
Petite observation : au sortir de l'école vers 11h30, je vois que les cuisines scolaires offrent un morceau de pain blanc aux enfants afin qu'ils patientent jusqu'au repas. Est-ce vraiment la solution diéthétique nécessaire à leur croissance ou n'est-ce qu'un "truc" pour les faire patienter, donc une forme de manipulation?

Écrit par : Marie-France de Meuron | 10/05/2013

Soit, les conditions d'accueil ne sont pas toujours idéales mais est-ce là une raison valable. Peut-on pour autant, comprendre ou même excuser des enfants qui se permettent de traiter comme des chiens des gens, bénévoles de surcroit, qui se dévouent pour leur apporter le meilleurs possible?
Je connais des endroits dans le monde où, malheureusement, les enfants sont réunis en bien plus grand nombre, dans des conditions bien plus précaires qu'à Genève, et qui se comportent pourtant tout autrement!
Ce qui ne signifie pas bien sûr que, chez nous, bien que, dans la plupart des cas, ces conditions d'accueil soient déjà tout à fait satisfaisantes, il serait peut-être souhaitable de les améliorer encore.
Le problème n'est pas là me semble-t-il mais plutôt dans ce que vous évoquez en premier dans votre commentaire. L'éducation! L'exemple des parents! Notre société est devenue celle de l'enfant roi et tout lui est pardonné ou dû en même temps que le laxisme a gagné bien des parents.
A noter que nos autorités ne semblent pas trop se soucier du problème puisqu'on apprend dans la TdG du jour qu'elles prévoient maintenant de diminuer les coûts des crèches. Les députés vont en effet se prononcer sur une augmentation du nombre d’enfants par adulte en crèche... encore une histoire de pognon plutôt que de qualité!
C'est rageant quand on sait l'argent mal dépensé au DIP. Je vous renvoie par exemple à mon billet précédent (Le cadeau des contribuables) qui traite de la gratuité du matériel scolaire de base.

Écrit par : Duval | 10/05/2013

Aux intervenants précédents : la dernière fois que vous avez vu un enfant en âge d'aller au resto scolaire, c'était quand ?

Faut arrêter de vous "informer" avec le GHI, ca finit par accélérer Alzeihmer.

Écrit par : Djinus | 10/05/2013

@Djinus
Heu....pourriez-vous développer? Qu'est-ce à dire?

Écrit par : Duval | 10/05/2013

C'est à dire, que quand on accepte la réalité telle que décrite par un grand journal tel que le GHI, il se peut que cela ne corresponde pas à la réalité vécue par ceux qui ont de vrais enfants, qui vont en cantine scolaire.

Écrit par : Djinus | 10/05/2013

Et quelle est-elle alors cette réalité ? Dites-le nous , vous qui prétendez la connaître .

Écrit par : Duval | 10/05/2013

Si vous voulez savoir, vu que vous semblez avoir du temps, adressez-vous au giap pour devenir encadrant bénévole.

Écrit par : Djinus | 10/05/2013

OK, si vous voulez botter en touche, c'est votre problème...sans intérêt!

Écrit par : Duval | 10/05/2013

Il y a d'autres gros problèmes aux Cuisines scolaires tel que les parents qui laissent des ardoises de plusieurs milliers de francs de repas impayés pour leur progéniture ou l'obligation, il y a quelques années, de servir des légumes Bio (exigeance de Tornare) bien que les mômes n'aiment pas les légumes et que leurs parents n'ont pas les moyens d'acheter cette pseudo-qualité alors que la production est totalement insuffisante et que ces légumes arrivaient, en camion, depuis la région de Morat ! Si ça ce n'est pas de l'écologie

Écrit par : Yvan Descloux-Rouiller | 10/05/2013

@djinus

Encadrants bénévoles au G.I.A.P. ???? Heu ... ya comme un prob ... vous confondez association bénévole et animatrices/animateurs parascolaire ... Bien que ces dernières/derniers fassent plus d'heures que celles qui leur sont rétribuées, la tâche n'est pas la même. L'irrespect et le manque de savoir-vivre à leur encontre par contre, oui.

Écrit par : Rions jaune | 11/05/2013

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