31/05/2013

Une aberration de plus au DIP!

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Le député Jean Romain pose une question urgente écrite au Conseil d'Etat. Je vous en livre la teneur ci-dessous.



Question urgente écrite

La confection de l’horaire scolaire est un acte pédagogique et pas simplement technique et administratif.

 

 Le DIP caresse le projet, suite à la recommandation 7 de la Cour des Comptes, de créer une fonction PAT (Personnel administratif et technique) de « Gestionnaire en organisation scolaire ». Cette nouvelle fonction serait destinée à remplacer, dès la rentrée 2014, le système actuel des BG (Bureaux de gestion) et des BHR (Bureaux des horaires), chargés pour les premiers de confectionner les sessions d’épreuves périodiques et sollicités pour différentes opérations de gestion et, pour les seconds, de confectionner les horaires des élèves et des maîtres. Actuellement et depuis des décennies, des membres du corps enseignant, sont payés par dégrèvement ou au cachet en ce qui concerne les horaires, pour assurer ce travail.

 

Pour un professeur, recevoir son horaire en début d’année est un moment important. Il en va de même pour chaque élève. La confection de l’horaire individuel a de fortes implications durant toute l’année scolaire, et le dosage des séries d’heures de cours nécessite des connaissances fines, non seulement en gestion mathématique, mais surtout en pédagogie. Etant lui-même enseignant, un professeur est mieux à même qu’un simple gestionnaire administratif de mesurer la délicate alchimie nécessaire pour faire ce travail.

 

La réception des horaires n’est pas, pour les maîtres et les élèves, un moment ni un acte anodin : elle détermine durant toute l’année une attitude face à ce que sera le travail à accomplir. L’ancien directeur du collège

Rousseau, M. Gilbert Perret, disait que la satisfaction des maîtres et des élèves par rapport à leur horaire était un gage de réussite et de calme dans l’école. Chimiste de formation, il savait l’art des mélanges délicats.

 

On ne gère pas une école comme on gère une entreprise, et l’efficacité ne se niche pas toujours aux endroits attendus. Ce glissement des valeurs entrepreneuriales sur les valeurs scolaires est dommageable - si on peut encore l’être - pour notre école dont la tendance est celle d’imposer une conception étroitement technique de la pédagogie.

 

En outre, la double rentrée scolaire envisagée (février et septembre), en raison de la nouvelle Constitution 2012, obligeant la formation de nos jeunes jusqu’à leur 18 ans, va poser de nouveaux problèmes qu’on pense pouvoir résoudre plus facilement avec les équipes de gestion extérieures à la chose scolaire.

 

 Puisque je n’en suis pas certain, ma question est la suivante :

 

Pourquoi s’obstiner à vouloir substituer une gestion purement administrative à une conception pédagogique qui a fait ses preuves ?

 

 

Que le Conseil d’État soit vivement remercié par avance pour la réponse qu’il apportera à la présente question.

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23/05/2013

Formation des futurs enseignants genevois, où en est-on?

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Cela fait depuis la création de l'IUFE (2009) qu'avec l'Arle, j'ai dénoncé à maintes reprises les nombreux dysfonctionnements de cet institut, notamment le fait que le diplôme qu'il délivre n'était pas reconnu dans les autres cantons (voir les liens que je publie à la fin de ce billet).

Nos autorités promettaient d'y travailler...

Aujourd'hui, le temps a passé et RIEN n'a changé!

C'est la raison pour laquelle le député Jean Romain a déposé aujourd'hui même, une question urgente écrite au bureau du Grand Conseil.

Je vous en livre la teneur ci-dessous.

 

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Il serait temps que les diplômes de l’IUFE soient enfin reconnus par la Confédération

 

Depuis sa création, l’Institut Universitaire de Formation des Enseignants (IUFE), qui à Genève a pris la place d’une Haute Ecole Pédagogique – comme cela est institué partout ailleurs en Suisse – et qui délivre des diplômes après une année de plus que ce qui se fait ailleurs en Suisse, n’est pas encore parvenu à faire reconnaître ses titres par la CDIP.

Cet IUFE a connu de multiples problèmes depuis sa mise sur pied, tant en ce qui concerne le contenu des cours dispensés que l’organisation administrative. Est-ce une raison du retard confédéral ?

Par ailleurs, Genève n’a pas souhaité deux filières différenciées pour la formation de ses maîtres qui enseignent au Secondaire 1 (Cycle d’orientation) et de ceux qui enseignement au Secondaire 2 (écoles du post-obligatoire), ce qui force le concours de deux commissions différentes en vue d’établir les dossiers de procédure de reconnaissance fédérale, mais enfin il est largement temps que les étudiants qui fréquentent cet Institut genevois ne soient plus lésés sur la validité suisse de leur diplôme, alors qu’ils le sont déjà sur la durée de leurs études.

 

Ma question est donc la suivante :

 

Depuis le temps que les étudiants et les politiques attendent, ne serait-il pas urgent que les diplômes délivrés par l’IUFE soient enfin reconnus par la Confédération et que Genève ne passe pas une fois de plus pour le parent pauvre de l’enseignement ?

 

Que le Conseil d’Etat soit remercié de la réponse qu’il voudra bien apporter à cette question urgente.


Liens divers:


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2012/10/01/les-enseignants-genevois-sont-discrimines.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2009/10/31/charles-beer-reussit-son-coup-les-deputes-bernes.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2010/10/19/formation-des-enseignants-la-cata-annoncee.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/04/18/rassemblement-des-etudiants-de-l-iufe-formation-des-enseigna1.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2011/05/03/en-colere-les-futurs-enseignants-manifestent-demain.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2012/06/20/l-iufe-severement-decrie.html


http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2012/06/27/l-iufe-va-t-il-reussir-a-me-casser.html

 

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22/05/2013

Le Valais qui pleure

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- Salut Cyprien, alors comment?

- M'en parle pas, j'vais chez Héritier, tu m'accompagnes?

- Mais? T'es tout pâle, y un problème?

- Tu te rends pas compte ou quoi?! Tu sais pas?

- Non, quoi?

- Ben... j'ai plus qu'à acheter des plants de patates et les semer sur mon terrain à Verbier.

- Ah, bon, tu voulais pas y construire une douzaine de chalets, tu avais pas fait les plans et toutes les démarches?

- Ben!!!! Ca y est, ils ont tranché. Toutes les demandes de construire postérieures au 11 mars 2012 sont rejetées. C'est la cata!

- Aie! Oui, mais....on est en Valais! C'est pas comme ailleurs, on va bien trouver une combine, tu crois pas?

- Hum, j'crois bien qu'y a Oskar qu'est sur le coup...faudra voir! Tu me remontes un peu le moral, ça vaut un bon coup, viens j'te paye le verre.

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19/05/2013

Conseil municipal, chroniques de la mauvaise foi

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Chacun y va de son chapelet, politiciens de gauche ou de droite, journalistes aguerris ou apprenti-journaliste, chacun avec sa dose de mauvaise foi!

Alors, pourquoi pas moi!

L'affaire est pourtant simple.

D'un côté ceux qui privilégient la faute "politique". Ainsi, ils ont tendance à plutôt sanctionner le fait que certains se permettent de prendre le parlement municipal pour un lieu de manifestation...au point de minimiser l'autre aspect des choses...

Et ceux qui en profitent pour tenir des propos idiots et malsains.

De part et d'autre, il y a faute, certes.

Mais de nature et de proportions différentes. Il s'agit donc d'en tenir compte quant aux sanctions à appliquer.

Car entre proférer des insultes homophobes tout en menaçant d'exhiber des croix gammées et manifester de manière inopportune, son soutien à une juste cause, pour moi, il n'y a pas photo.

Privilégier l'incorrection à l'horreur intolérable et insoutenable ne me semble pas judicieux, d'autant plus de la part de journalistes...aguerris ou novices.

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16/05/2013

Ces cons que je méprise

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L'être humain est censé intelligent, et donc doté de la capacité de raisonnement...à moins d'un handicap mental et donc de dégénérescence.

Ce ne sont pourtant pas d'eux dont il est question ici mais bel et bien de tous ceux, encore trop nombreux, qui, consciemment, ouvertement, véhiculent leur idéologie nauséabonde!

« On n'est pas des pédés » !

Depuis longtemps, il me tenait à cœur de faire ce coup de gueule, c'est à la suite de l'article "Dérapages au Municipal: «Une surenchère de la provocation» que je me suis décidé.

Aujourd'hui, c'est dans les travées du Conseil municipal qu'un élu tient des propos homophobes intolérables. Pourtant, c'est tous les jours que, partout, nous y sommes confrontés.

Associant allègrement un pédéraste à un homosexuel, combien de fois n'ai-je pas entendu ces expressions idiotes? Combien de fois n'ai-je pas dû écouter ces "blagues" imbéciles sur les homosexuels? Parfois même de la part de gens qui vous sont proches!

Soutenue même par certains bigots, véhiculée souvent au sein des familles, cette idéologie malsaine est encore tenace tant les cons sont nombreux. Et je crains fort qu'il faudra beaucoup de temps encore pour que les mœurs évoluent.

Pour l'heure, voyez-vous, ces cons là, je les méprise!

Et une fois n'est pas coutume, je salue et applaudis toutes les actions menées dans le cadre de la lutte contre l'homophobie, notamment celles du DIP.

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13/05/2013

Gonflés ces profs de gym!

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A chaque fois c'est la même chose...Parler du salaire des fonctionnaires, particulièrement ceux des enseignants et ceux de la police, sujet brûlant!

Pour s'en rendre compte, il suffit de lire les commentaires pour le moins virulents qui accompagnent l'article sur "les profs de gym du secondaire qui se plaignent de leurs salaires" publié sur le site de la TdG.

On y apprend que "les maîtres d’éducation physique de l’enseignement secondaire sont en colère. Ils ne comprennent pas pourquoi ils ne bénéficient pas d’un traitement salarial équivalent à celui des maîtres des autres disciplines".

Et du coup, chacun y va de sa petite pointe sarcastique.

Pensez donc, des profs de gym aux gros muscles mais aux neurones limités qui osent demander une augmentation. Sacrilège suprême, se comparer à des enseignants de français ou de math, des gens à la grosse tête, des universitaires, eux!

Mais voilà....cette image n'est que caricature.

Les "déverseurs de boue", savent-ils que, de nos jours, le prof de gym n'a rien à voir avec celui qu'ils imaginent, celui qu'ils se représentent comme dans la BD du Petit Spirou?

Aujourd'hui, pour être prof de gym au secondaire, il faut avoir suivi une double formation (universitaire). Outre une longue formation spécifique à cet enseignement, ils ont l'obligation d'enseigner une autre branche pour laquelle ils ont dû obtenir une licence (ou un master).

Ainsi, ces enseignants ne sont jamais UNIQUEMENT prof de gym, mais également prof de géo, d'histoire, de français, de math, etc.

Dès lors, leur revendication est-elle vraiment indécente?

Ne sont-ils pas des profs comme les autres et donc rétribués à salaire égal?

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09/05/2013

Une société de voyous assistés

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J'ai lu avec beaucoup d'attention l'article "Surchauffe aux cuisines scolaires" paru dans le GHI du 8-9 mai.

On y apprend que "les BENEVOLES qui œuvrent aux service des chères petites têtes blondes n'en peuvent plus de la hausse des problèmes d'irrespect, des décibels et d'exiguïté des réfectoires".

Agathe, employée d'une cuisine scolaire, a "l'impression d'être un distributeur, un robot invisible où les mots "merci" et "s'il vous-plaît" sont remplacés par "encore" et "ta gueule"...

Pourtant, "les autorités nient les questions d'irrespect"!

Ce n'est pas le défi majeur d'aujourd'hui selon Nicolas Diserens, directeur du giap (Groupement intercommunal pour l'animation parascolaire). Pour Isabelle Widmer, cheffe du service des écoles et de la petite enfance, il semble que ce soit les compétences des animateurs qui sont remises en cause...que certains sont plus aptes que d'autres à gérer ce genre de problèmes.

Plutôt que d'interdire aux enfants de taper dans leur assiette avec leur cuillère, afin de "réduire le bruit", Isabelle Widmer préfère "travailler sur les matériaux phono-absorbants, comme les tables, les parois et les murs".

C'est vidéo-gag!

Franchement, on croit rêver. Dans quelle société vivons-nous?

Désormais. tout est dû à l'enfant roi, tout lui est permis!

Une question d'éducation... que nenni!

Pas du tout, selon les autorités, la priorité est ailleurs. Il faut améliorer l'aménagement des espaces, la formation du personnel...et "même si les enfants n'ont pas toujours un comportement idéal, ce sont des enfants" !!!

Revoir leur éducation, fixer, une bonne fois pour toutes, des limites acceptables aux comportement des petits voyous? Pensez donc... "ce sont les adultes, y compris les bénévoles, qui doivent réfléchir aux meilleurs moyens pour proposer aux élèves un temps de repos et de repas de qualité".

Elle est belle la génération future que nos autorités préparent.

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05/05/2013

Le cadeau des contribuables

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800000 francs! C'est l'équivalent d'environ 7 ou 8 postes d'enseignants primaires...c'est aussi le cadeau qui est fait chaque année aux parents des élèves qui fréquentent l'école primaire genevoise.

Car, en effet, à Genève, chaque élève reçoit au début de l'année scolaire tout une batterie de matériel scolaire estimé à environ 25 francs par élève. C'est que les crayons, les cahiers, les gommes, etc. coûtent assez chers.

Aux enseignants de gérer ce budget. Ils ont pour charge de commander chaque année ce matériel pour leurs élèves.

Ils se trouvent qu'à la rentrée scolaire 2012/2013, l'école primaire genevoise a accueilli 32339 élèves(prévisions du SRED). Le calcul est vite fait, à 25 frs/élève, un budget de plus de 800000 francs.

Certes, la loi garantit la gratuité de l'école mais pas forcément la gratuité du matériel!

J'en veux pour preuve que cette particularité genevoise n'est pas appliquée dans tous les cantons. En Valais par exemple, les parents reçoivent une liste précise du matériel qu'ils doivent fournir, à leurs frais, à leur enfant pour la rentrée scolaire.

Au nom de quoi cet investissement est-il donc offert aux parents genevois?

En ces temps de difficultés financières et de pénurie d'enseignants ne serait-ce pas l'occasion, à Genève, de mettre un terme à cette pratique?

Quand on sait de quelle manière bien des élèves martyrisent leur matériel, on se dit que s'ils doivent le payer, tout le monde aurait à y gagner...car je suis persuadé qu'alors, ils en prendraient beaucoup plus soin.

Mesdames et Messieurs les députés, la balle est dans votre camps...

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