05/06/2013

Le culot des faux-culs du DIP, une merveille du genre!

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Décidément, on ne manque pas d'air au DIP !

Voilà qu'à la lecture de la TdG du 4 juin, on apprend que la Direction générale de l'enseignement primaire a décidé de supprimer les notes entières et d'introduire une "nouvelle" évaluation à l'aide de notes à la demi-bonnes.

Madame Isabelle Vuillemin, directrice du Service de l'enseignement primaire, argumente. "Plus précises, les demi-notes favorisent les élèves en difficulté. Ce système de demi-bonnes est plus précis que l'ancien, plus nuancé et plus juste au final".

Tiens donc, quelle découverte!

Cerise sur le gâteau, ce changement "permet à Genève de s'aligner sur ses voisins puisqu'une majorité de cantons romands utilise ce type d'évaluation".

Eh bien... quelle surprise...car voyez-vous, c'est là exactement ce que l'Arle avait réclamé, en 2006, après la victoire de son initiative qui demandait le retour des notes certificatives et annuelles à l'école primaire.

Pour rappel, celles-ci avaient été supprimées, sous prétexte de Rénovation de l'enseignement primaire, au profit de vaseux commentaires et d'une fumeuse évaluation basée sur des cycles d'apprentissage de quatre ans.

Suite au résultat de cette votation, nous avions alors activement participé à l'élaboration du nouveau règlement qui en découlait.

Dans cette perspective, je me souviens des nombreuses séances de travail avec le DIP pendant lesquelles nous avions tenté, en vain, de faire accepter à M. Beer un système de notes avec des demi-bonnes.

Pour les mêmes raisons invoquées aujourd'hui par le même département!

Que de noms d'oiseaux n'avons-nous pas entendus alors...

A quelle arrogance avons-nous dû faire face...

Rien n'y fit, M. Beer ne voulait rien savoir. Soutenu par la Société pédagogique genevoise (SPG), il tenait mordicus aux notes entières.

Aujourd'hui, sept ans après, à cinq mois du départ de Charles Beer, on nous donne raison!

Enfin, le DIP se rend à l'évidence et fait preuve d'un peu de bon sens.

Comme quoi il n'est jamais trop tard pour bien faire... même au DIP!

Si seulement cette logique pouvait être respectée au sujet de toutes les aberrations qui sont encore nombreuses dans l'enseignement primaire...

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Commentaires

Pour info, un billet publié en juin 2012:

http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2012/06/14/il-n-est-jamais-trop-tard-pour-bien-faire.html

Écrit par : Duval | 05/06/2013

en effet je me souviens de l'article paru en 2006! ce qui prouve que durablement ceux nés avant les balbutiements de la TV sont conçu pour taper durablement sur le clou de certaines autorités.Mais comme elles détestent montrer le visage de leurs faiblesses à accepter que d'autres aient raison,elles rétrogradent aussi lentement que le fameux,qui va piano va longtemps.En attendant que de temps et d'énergie non perdues puisque pour les anciennes générations elle revient sitot une bonne nuit de sommeil ,
Malheureusement le Dip n'est pas seul sujet méritant coups de colère,ils sont nombreux et la ténacité durable des anciens en fera encore reculer beaucoup et cette fois le mot durable risque bien de leur être servi mais d'une manière très indigeste autant que celle qui leur fait dire,la nature on est beaucoup plus forts qu'elle.Mazette quel orgueil démesuré!
Au sujet de Harmos c'est à se demander s'il n'a pas été inventé pour encore mieux et davantage compliquer et ce par plaisir durable sans doute, la vie à tout le monde

Écrit par : lovsmeralda | 05/06/2013

Comme vous avez raison M. Duval.
Depuis fort longtemps, d'innombrables gourous gravitent autour du DIP. Ils ont pu se constituer de juteuses rentes aux cours des ans.
Par des complicités politiques évidentes (vous en savez quelque chose ...) ils ont "garanti" le discours du chef Ch. Béer. Dès lors, ils ont vite compris qu'il pouvaient aisément se "nourrir sur la bête" (nominations, missions, recherches, rapports, décharges,...) au détriment des "braves petits soldats" que constituent les enseignants et leurs élèves.
Il en est de la pédagogie comme de la politique; on peut souvent nier l'évidence mais pas éternellement...

Écrit par : Exprof | 05/06/2013

Les aberrations dans l’enseignement, il y en aura toujours ! Les politiques scolaires bégaient. Un nouvel élu veut “moderniser” l’école (ou y mettre son empreinte) en imposant des réformes que son successeur s’empressera de supprimer pour, lui aussi “moderniser l’école”. Cette valse de notes est juste un exemple que vous avez su dénoncer. L’usage de la langue est aussi un bel exemple. A ce sujet, la roue semble tourner aussi. Cf.

http://micheleroullet.blog.tdg.ch/archive/2013/06/06/lueur-de-bon-sens-au-dip.html

Écrit par : Michèle Roullet | 06/06/2013

Le budget serait probablement équilibré si on pouvait supprimer tous ceux qui, comme l'écrit Exprof ci-dessus, ont pris l'habitude de se "nourrir de la bête" avec la complicité de leurs copains politiques, et cela dans d'autres départements que le DIP aussi.

Écrit par : Mère-Grand | 06/06/2013

Les commentaires sont fermés.